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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 10:10

Sous prétexte de « traditions », le Ministère de la transition écologique et solidaire veut, comme les années précédentes, autoriser diverses pratiques cruelles de piégeage de centaines de milliers d’oiseaux. En plus d’être cruels, certains de ces pièges sont non-sélectifs.

 

Ces chasses sont dites « traditionnelles » car elles dérogent aux directives européennes. Elles datent d’une période où les populations rurales avaient besoin de se nourrir de protéines animales à bon compte. Ce n’est plus justifié aujourd’hui. D’autant que le piégeage est difficilement contrôlable, et les pratiques cruelles :

Difficilement contrôlable : lorsque la police de la nature arrive sur place, si jamais elle arrive, il est souvent trop tard. Et quand bien même, lorsqu’un pinson ou un chardonneret est pris et que le garde arrive, le piégeur a beau jeu de dire qu’il allait le relâcher.

Cruel : lors des opérations de contrôle qu’elles conduisent elles-mêmes, les associations ont souvent trouvé des oiseaux blessés voire même morts dans les pièges. Au stress s’ajoutent les heurts physiques du grillage, la souffrance des oiseaux collés par les pattes, par les plumes des ailes, par la queue ou par le corps, et lorsqu’ils sont décollés, aux stress des manipulations, à la violence des collets…

 

Bien entendu, il s’agit d’une pratique non sélective puisque n’importe quel oiseau autre que les grives et merles noirs peut se retrouver englués, ce qui a conduit en 2004 la Cour de justice de l’Union Européenne à condamner l’Espagne qui autorisait une pratique similaire. Malgré l’obligation de relâcher les spécimens d’espèces non ciblées, ceux-ci ont peu de chances de survivre, surtout les petits passereaux (mésanges, rouges-gorges, etc.) : articulations démises en se débattant et mutilations, plumes arrachées par la glu, intoxication due aux solvants chimiques utilisés pour décoller les oiseaux (« traditionnellement » cela se faisait avec de la cendre). Alors que les chasseurs déclarent avoir capturé 42 319 oiseaux la saison 2017-2018, chiffre relativement stable depuis quelques années, les arrêtés soumis à consultation autorisent le piégeage de 78 000 grives ou merles noirs pour la saison 2018-2019 ! Les chasseurs n’étant pas soumis à l’obligation de relâcher les appelants en fin de saison, ce quota s’ajoute à l’important prélèvement de ces espèces par tir au fusil (plus de 2,5 millions de grives de merles noirs en France d’après l’enquête nationale sur la saison 2013-2014[4]).

 

Nous invitons les plus courageux à déposer sur le site de la consultation avant le 14/08

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1855   

 

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 10:06

Dimanche dernier, le général syrien Aziz Esber a été assassiné dans la ville de Masyaf, dans le centre de la Syrie. Son véhicule a explosé, le tuant sur le coup, ainsi que son chauffeur. L’attentat a aussitôt été revendiqué par le groupe islamiste Tahrir al-Cham, nouveau nom d’Al-Nosra, c’est-à-dire d’Al-Qaïda. Personne ne croit à cette revendication. Le général était un homme très protégé et les islamistes sont bien incapables de monter des attentats aussi sophistiqués. Pour eux, seuls les kamikazes tiennent lieu de stratégie.

Les Syriens et les Iraniens ont immédiatement accusé le Mossad israélien. Ceci n’a rien d’absurde, car le général Esber, avant d’être un militaire, était un scientifique. Physicien de formation (il aurait, notamment, étudié en France), il était un membre important du Centre d’études et de recherches scientifiques (CERS). Cette entité est notamment chargée du programme de missiles sophistiqués pouvant permettre à l’armée syrienne de frapper un objectif à plusieurs centaines de kilomètres de distance.

Très lié aux Iraniens, Esber était depuis longtemps dans le viseur des Israéliens. Ces derniers ont naturellement refusé de commenter l’assassinat, mais le ministre de l’Information a tout de même déclaré, à propos d’Esber : « Je suis absolument ravi qu’il ne soit plus de ce monde. »

C’est le très sérieux New York Times qui a relancé le dossier en affirmant que c’est bien le Mossad qui a procédé à l’opération : « Aziz Esber était l’un des plus importants experts syriens en fusées, responsable de la mise en place d’un arsenal de missiles guidés qui étaient capables d’atteindre avec une précision extrême des villes israéliennes situées à des centaines de kilomètres. » Le journal ajoute que c’est le quatrième scientifique assassiné au Proche-Orient par le Mossad depuis quatre ans.

 

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 10:02
L’ancien ambassadeur britannique en Syrie (2003-2006), Peter Ford, a réagi à une déclaration du gouvernement britannique concernant l’évacuation « exceptionnelle » par Israël de cette invention des services de renseignement américain et britannique, les Casques Blancs :

« La déclaration du gouvernement contient deux mensonges éhontés.

Les Casques Blancs n’ont certainement pas aidé toutes les parties dans ce conflit. Depuis le début, ils ont seulement opéré dans des zones tenues par les rebelles. Les zones contrôlées par le gouvernement ont pour leur part la véritable Défense Civile syrienne et le Croissant Rouge syrien. C’est vraiment un bobard énorme de la part du gouvernement. Il va sans dire que les médias dominants occidentaux ne le relèveront pas.

Deuxièmement, les Casques Blancs ne sont pas des bénévoles. Ils occupent des postes pour lesquels ils sont grassement rémunérés, par les gouvernements occidentaux. Ils ont un service de presse fort de 150 personnes, plus important que celui de l’ensemble du service d’ambulances du Royaume-Uni. Leur prétention d’avoir sauvé plus de 115 000 vies n’a jamais été vérifiée. La colocation de leurs bureaux avec les centres d’opérations jihadistes a été largement documentée.

Apparemment, le gouvernement britannique ment parce qu’il est nerveux et craint d’être accusé d’avoir importé dans ce pays des dizaines de migrants dangereux qui ont souvent été associés à des extrémistes (les réseaux sociaux regorgent de vidéos auto-propagées de leurs méfaits, où on les voit notamment participer à des décapitations, brandir des drapeaux de Daech et d’Al-Qaïda, etc.), et souhaite couvrir leurs crimes et les blanchir.

L’exfiltration dramatique des Casques Blancs laisse de nombreuses questions sans réponse :

1. Pourquoi a-t-on jugé nécessaire d’évacuer ce groupe particulier dans le sud alors que d’autres groupes de Casques Blancs ont tout simplement pris le bus pour le nord de la Syrie lorsque les opérations militaires se sont terminées à Alep, dans la Ghouta orientale et ailleurs, et qu’un exode similaire en bus a été organisé pour les rebelles à Deraa ?

2. Pourquoi les Casques Blancs devraient-ils être considérés comme plus menacés que les combattants, dont beaucoup se sont « réconciliés » ou ont été relocalisés par autobus ? Dans la démonologie du gouvernement, les Casques Blancs ne sont pas considérés comme étant pires que les autres djihadistes.

3. Le gouvernement britannique craindrait-il que ce groupe particulier soit capturé et interrogé, révélant peut-être la vérité sur les incidents présumés d’usage d’armes chimiques ?

4. Seront-ils maintenant imposés aux provinces du Royaume-Uni qui luttent déjà pour absorber les migrants, ou iront-ils dans des endroits huppés comme Esher et Carshalton ?

5. Les maires locaux seront-ils informés des antécédents de ces fugitifs ? Recevront-ils des ressources supplémentaires pour les accueillir et faire face aux besoins de sécurité qui en résulteront ? Il faut garder à l’esprit que Raed Saleh, le leader des Casques blancs, s’est vu refuser un visa pour les États-Unis en 2016. »

 
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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 10:22

Michèle Marchand, dite Mimi, est la seule, parmi les trois principales agences spécialisées dans le « beautiful people », par le truchement de sa société Bestimage, à avoir la mainmise sur la gestion des photos du couple présidentiel. Ce pourquoi Benalla multi-tâches veille au grain.

Le Monde, en 2014, brossait de la désormais septuagénaire Mimi Marchand un portrait édifiant. « Elle parle comme un scénario de Michel Audiard avec une voix éraillée, une gouaille de mec des bas-fonds » ; une adepte « des formules désopilantes, “Je m’en bats les c…” étant la plus banale ». Passée de « reine des paparazzis à l’amie de Brigitte Macron » (elle le dit elle-même en avril 2018), c’est depuis 2016, par l’entremise de Xavier Niel, patron du Monde, qu’elle se retrouve une proche parmi les proches du couple Macron.

Une reine, donc. Une ex-reine de la nuit, aussi, « la Mata Hari des paparazzis » aux mille vies. Ex-gérante de boîtes de nuit comme « Les Mémories", réservées aux lesbiennes, copine avec l’ex-patronne de la PJ qu’elle a connue à la mondaine, forte d’un « réseau exceptionnel et varié, fait de show-biz et de politique, de grands bandits et de grands flics, de concierge d’hôtels, de garçons de bar et de filles diverses », lit-on dans Le Monde, son parcours ressemble à celui de la fameuse Régine (Choukroun), dont elle est l’amie. Aussi, à cinquante ans, le temps étant venu de se recycler, dotée d’un épais et fleuri carnet d’adresses, s’est-elle lancée dans la presse people. « Très futée et très redoutable », copine des flics comme des voyous, elle n’a pas son pareil pour mener ses affaires. La rémunération de ses indics ? En espèces fort sonnantes et trébuchantes, ce qui lui vaudra d’être convoquée par le pôle financier…

Cette dame, anciennement mariée à un braqueur et, depuis 2015, à un commandant de police à la retraite gérant de Chouet’press, raison sociale de Bestimage, avait donc tout pour plaire au Président et à Madame. Elle, en tout cas, ne tarit pas d’éloges : « Brigitte est formidable. Lui aussi est incroyable. Ce sont des gens tellement intègres et vrais. » 

Qui a parlé de « copinage malsain » ?

 

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 09:52

Quand un rappeur rencontre un autre rappeur, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Des histoires de… rien du tout. Ils se tapent dessus. A l'aéroport d’Orly, une bataille rangée a eu lieu entre Booba assisté de ses sbires et un certain Kaaris et sa bande, tous deux rappeurs très remontés contre la haine, le racisme et toutes ces violences qui rongent notre société.

Alors que l’origine de l’antagonisme laisse indifférente l’intégralité des témoins de la scène, France Info prend la peine d’aller faire une enquête dans l’univers « rappeur » pour en exposer le contenu. Le douloureux problème se résume ainsi : « Booba reproche au rappeur de Sevran de ne pas l’avoir soutenu, lors de son clash avec La Fouine en 2013. » Bigre ! Déjà en conflit avec un autre collègue de bureau en 2013, Booba serait l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu La Fouine et n’a pas bronché. Pas tiré un seul coup de feu alors que la bête était à sa portée. Dans la jungle, terrible jungle, la fouine bouge encore, et par la faute de l’impertinent d’Orly, l’empêcheur de décoller en rond. Merci France Info pour cet exposé de fond sans lequel nous ne saurions rien de la poésie qui habite ces deux animateurs de salle d’attente.

Dans un autre papier consacré à cet intermède, France Info s’enfonce dans l’épais brouillard qui entoure les raisons du conflit et parle d’un contentieux Booba vs Rohff (?). Une agression commise dans une boutique de vêtements pour laquelle il aurait été condamné à cinq ans de prison. Jugement en appel qui serait, lui aussi, à verser au lourd dossier du Kaaris. Le sujet est épuisant.

Après fermeture du hall 1, les Booba, Kaaris et une douzaine d’autres personnes ont été interpellées et auditionnées (sans boîte à rythmes). Les passagers en partance pour des pays lointains se sont promis de ne jamais revenir.

 

Mais qui sont-ils, ces deux lascars ?

Kaaris, Okou Armand Gnakouri de son vrai nom, est un immigré ivoirien ayant grandi à Sevran. Son titre de gloire musical ? La chanson « Kalash ». Qui, à l’en croire, « a traumatisé les gens, a traumatisé le rap français, a traumatisé la street, a traumatisé tout le monde ». De fait, elle a surtout traumatisé ceux qui l’ont entendue, parce que, dans le genre « ennemi public », c’était du Vivaldi. Quant au clip éponyme, façon sketch des « Inconnus » : « New York, Los Angeles, Boston ou Sarcelles, c’est le même destin », il semble avoir été tourné après un pari idiot suite à une soirée trop arrosée : entre armes automatiques en plastoc, filles aux seins en plastique et Ferrari d’un rose bonbon du plus bel effet, Kaaris y partage la vedette avec un certain… Booba.

De son côté, le pedigree de Booba n’est pas non plus au top de la « street credibility ». Son père est un mannequin sénégalais et sa mère, d’origine belge, exerce la profession de greffière (!). Il grandit à Meudon-la-Forêt ; c’est-à-dire assez loin des Minguettes, et encore plus de Harlem. Il prétend être de « confession musulmane » pour faire taire les rumeurs qui le donnent pour « juif ». Pour mettre tout le monde d’accord, en 1997, il braque un chauffeur de taxi qui, pourtant, n’y était pour rien. Ce qui lui vaut quelques mois de prison. Au trou, il se fait alors appeler le « Duc ». Normal, c’est un poète.

Entre Kaaris et Booba, il y a encore d’autres points communs. Toujours inspirés des USA, là où les rappeurs gagnent plus d’argent en vendant des fringues que des disques, Booba lance sa propre marque, Unküt, tandis que Kaaris crée la sienne, Jeune Riche.

Tout un programme.

 
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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 09:38
Les infirmières et infirmiers du CHU de Grenoble font part de leur désespoir dans une lettre ouverte à destination de leur direction mais également de la France entière et des autorités. La voici :

 

« Lettre à la direction du CHU de Grenoble Alpes concernant la situation catastrophique en gériatrie » (Soins de Longue Durée et EHPAD)

 

Ceci est un cri d’alarme, un cri de désespoir, car nous n’avons plus le temps. Nous n’avons plus le temps de soigner ni de prendre soin, nous n’avons plus le temps d’exercer notre métier. En tant que soignants, nous sommes en première ligne. Nous subissons nous-mêmes et voyons les patients subir les conséquences délétères de la politique du chiffre qui est menée partout au CHU. L’EHPAD et le SLD sont des lieux de vie, les gens qui y vivent y subissent au quotidien, et ce jusqu’à leur mort, les conséquences de cette politique gestionnaire.

Régulièrement, mes collègues se retrouvent seul infirmier ou infirmière pour 40 résidents. Avez-vous une idée de ce que cela signifie de travailler dans ces conditions ? À l’aide d’un calcul simple on se rend compte que, sur un service de 7h30, une fois retirées les 30 minutes de transmissions orales, il ne reste à l’ infirmier que 10,5 minutes par patient.

Mais ces 10,5 minutes ne sont même pas du temps de présence consacré à chaque patient, car il faut déduire le temps que l’infirmier passe à : vérifier les prescriptions, piler les médicaments si nécessaire (environ 1/4 des patients), valider les actes dans le logiciel, faire les transmissions avec le médecin, préparer les perfusions, faire les transmissions écrites, gérer les imprévus, répondre au téléphone et aux familles, ranger la pharmacie, etc.

La situation des aides-soignants ou soignantes n’est pas plus enviable, d’autant plus que si l’infirmier n’a que peu de temps pour réaliser les soins qui lui sont propres alors il (ou elle) n’en n’aura pas pour réaliser les soins d’hygiène et de confort avec les aides-soignants.

Les conséquences de ce manque de temps sur les patients ? De la douleur et de la souffrance provoquées par des gestes trop rapides des soignants, une douche par semaine au mieux, des pansements non renouvelés à temps, des escarres qui se développent par manque de temps avec les patients pour les mobiliser, des résidents réveillés très tôt pour pouvoir finir les tours de soin, au détriment de leur santé et de leur confort, des pertes d’autonomie accélérées par manque de temps pour les accompagner dans les gestes de la vie quotidienne, gestes qu’on fait à leur place pour gagner du temps. Pour aller toujours plus vite, on les rend grabataires. Même d’un point de vue purement comptable cela n’a pas de sens : une fois grabataires, ces patients nécessitent encore plus de temps et de moyens.

Si on ne se fie qu’aux plannings, si on ne se fie qu’aux actes de soin dont la case « validé » a bien été cochée, alors on pourrait penser (le pensez-vous d’ailleurs?) que tout va pour le mieux puisque « le travail est fait ». Alors oui, les cases, sont bien cochées, les médicaments sont donnés, les corps sont lavés mais à quel prix ? Au prix d’une maltraitance institutionnalisée qui est dirigée bien évidement contre les patients mais également contre les soignants qui se voient, malgré eux, collabos de cette politique du chiffre…

 

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 09:32

La machine de propagande remplaciste prend du plomb dans l’aile. Mais dans sa version italienne, la situation en est pour le moins tragi-comique.

Rappelons les faits : dans la nuit du 30 au 31 juillet, Daisy Osakue, athlète italienne d’origine nigériane, traversait un passage clouté quand une voiture, avec à son bord trois jeunes hommes, s’approcha pour lui lancer un œuf, qu’elle reçut, hélas, en plein œil. Elle a dû se rendre à l’hôpital, où lui fut prescrit une cure de cortisone.

Pour la lanceuse de poids, aucun doute : « Je ne veux pas jouer la carte du racisme et du sexisme, mais ils cherchaient une femme de couleur. » L’hystérie antiraciste peut commencer, avec son lot d’affabulations et de délires de persécution.

Les faits divers s’enchaînent : Teramo, homme d’origine sénégalaise insulté par un « On n’est pas chez le vétérinaire » ; Palerme, jeune Sénégalais insulté au son de « Rentre chez toi ! » ; Catane, chauffeur de bus, ignore un groupe de femmes africaines (tant pis si le bus était plein), etc. « L’alerte racisme », fait la une de tous les journaux. La conclusion est sans appel : l’Italie est un pays de sales racistes primaires.

Mais la farce n’a pas duré longtemps. Les photos de la grande manifestation antiraciste organisée par le Parti démocrate en sont pour le moins éloquentes : quatorze personnes derrière une bannière « Assez de racisme ». Quatorze !

Et l’enquête sur le dommage subi par Daisy Osakue en a immédiatement exclu le caractère xénophobe. Le lancement d’œufs étant le nouveau passe-temps débile des jeunes en mal de sensations : plusieurs faits similaires avaient été enregistrés par des personnes plus blanches que le lait.

Laissons de côté l’interrogation « Pourquoi les journalistes n’ont-ils pas fait le lien et relaté ces autres faits ? », car le meilleur devait encore arriver : le lanceur d’œuf identifié n’est ni un féroce skinhead ni un cul-terreux de souche, mais… le fils d’un conseiller municipal du Parti démocrate ! Rires dans la salle.

 

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 09:24
"Plus on construit, plus on incarcère", a réagi jeudi 26 juillet sur France Info Amid Khallouf, coordinateur sud-est à l’Observatoire international des prisons, après la publication des chiffres de l'administration pénitentiaire.

Le nombre de détenus a atteint un nouveau record : 70710 personnes étaient incarcérées dans les prisons françaises au 1er juillet dernier. Selon Amid Khallouf, "on constate une augmentation de la population carcérale encore plus forte que le nombre de places, sans que cela ait un impact sur le taux de délinquance". Il préconise "de sortir de la culture du tout carcéral".

 

Les mesures prises sous le quinquennat de François Hollande pour lutter contre la surpopulation carcérale ne sont-elles pas efficaces ?

Amid Khallouf : Non, elles n'ont pas été efficaces. La mesure principale prise par Christiane Taubira, c'est la contrainte pénale, une mesure alternative à la détention. Elle est venue s'ajouter à de nombreuses autres mesures alternatives et les juges les ont très peu utilisées. On constate de plus en plus une augmentation de la population carcérale.

 

Est-ce dans les maisons d'arrêt, où les prévenus attendent leur jugement, que la situation est la plus délicate ?

Le nombre de prévenus en attente de leur jugement a franchi la barre des 21000 en juillet. Entre 2010 et aujourd'hui, en seulement huit ans, cela représente une augmentation de 32% du nombre de prévenus, qui sont des personnes présumées innocentes. Dans les maisons d'arrêt, c'est 142% d'occupation en moyenne. À la prison de Fresnes, tristement célèbre pour ses conditions de détention, il y avait au 1er juillet, 2548 personnes détenues pour 1300 places. Cela représente 193% de densité. Il y a des personnes qui dorment sur des matelas à même le sol. Il y a beaucoup de nuisibles comme des punaises de lit, des rats. Les douches sont limitées à trois par semaine. Les détenus passent la majorité de leur temps en cellule, cela peut aller jusqu'à 22 heures sur 24. Je vous laisse imaginer la situation explosive qui règne, notamment en cette période de fortes chaleurs.

 

La réforme du gouvernement - détention courtes proscrites et multiplication des alternatives en milieu ouvert - va-t-elle dans le bon sens ?

Ce discours va plutôt dans le bon sens. Mais il y a un autre volet des annonces du gouvernement. C'est la construction de 7500 places de prisons d'ici 2022 et 8000 à partir de 2022. Selon nous, ce n'est pas forcément la solution. On constate qu'il y a une augmentation parallèle du nombre de prisons et de celui du nombre de personnes incarcérées. Plus on construit, plus on incarcère. On constate même une augmentation de la population carcérale encore plus forte que le nombre de places, sans que cela ait un impact sur le taux de délinquance, qui reste relativement stable. Les solutions seraient plutôt de sortir de la culture du tout carcéral en pensant une peine déconnectée de la prison comme peine de référence. Aujourd'hui, il n'y a que l'amende ou la prison.

 

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 09:18
Espagne, Italie, Portugal, Belgique, une grève massive est menée par les pilotes et personnels de Ryanair, la compagnie aérienne phare du dumping antisocial et fiscal du ciel européen. Des centaines de vols sont annulés les 25 et 26 juillet 2018 partout en Europe.

 

Au soir de la première journée de grève du 25 juillet, Ryanair a annoncé la suppression de 20% de ses avions basés à l’aéroport de Dublin et de 300 emplois de pilotes et personnels navigants les exploitant. En effet, la compagnie veut transférer la base d’exploitation de ses avions…  en Pologne. Preuve s’il en est que dans tous les domaines, l’Union Européenne favorise le dumping social.

Au-delà de la grève à Ryanair, cette compagnie est également en pointe pour briser les droits de grève de l’ensemble des travailleurs de l’aérien. La compagnie s’appuie directement sur la Commission Européenne, sur la base des directives européennes du Ciel Européen,  pour briser les grèves des contrôleurs aériens français. Par sa position géographique, le ciel français est stratégique pour le trafic aérien. Lorsque le contrôle aérien français fait grève, l’ensemble des vols européens est affecté.

La compagnie, avec d’autres multinationales du secteur vient ainsi de déposer une plainte auprès de la Commission Européenne sur la base du  « principe fondamental de la libre circulation au sein de l’Union européenne » figurant dans les traités, contre la France  accusée d’enfreindre la législation européenne en « ne permettant pas les vols à travers le pays » pendant les grèves du contrôle du trafic aérien (CTA).

Ryanair, AG,  EasyJet et Wizz Air se revendiquent d’une jurisprudence de 1997 où l’Espagne avait mis en cause les manifestations des agriculteurs français contre les exportations de fruits et légumes bénéficiant de l’écrasement des salaires des ouvriers agricoles en Espagne.  La  Cour européenne avait condamné la France au titre de la libre circulation des marchandises. Il s’agit ici d’une nouvelle illustration du fait que l’Union Européenne sert aussi à briser les grèves.

 

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 09:09
L'ancien chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a été entendu comme témoin dans l'enquête sur des soupçons de financement du terrorisme visant Lafarge en Syrie et a affirmé ne pas avoir été informé des activités du cimentier franco-suisse.

Rien vu, rien entendu. C'est du moins ce qu'affirme Laurent Fabius. Entendu le 20 juillet comme témoin par les juges d'instruction, le ministre des Affaires étrangères de 2012 à 2016, et actuel président du Conseil constitutionnel, a fait valoir qu'«aucun élément d'information» ne lui était parvenu concernant le maintien en Syrie de Lafarge au prix d'arrangements financiers avec des groupes armés, dont l'organisation Etat islamique (EI), selon son audition révélée par Le Monde et qu'a pu consulter l’AFP.

Le cimentier franco-suisse Lafarge a été inculpé fin juin notamment sous l'accusation rarissime de «complicité de crimes contre l'humanité» dans ce dossier explosif du financement présumé du terrorisme en Syrie. Les magistrats ont estimé avoir réuni des «indices graves et concordants» contre le cimentier pour ordonner son inculpation pour «complicité de crimes contre l'humanité», «financement d'une entreprise terroriste», «mise en danger de la vie» d'anciens salariés de sa cimenterie de Jalabiya, dans le nord de la Syrie, et «violation d'un embargo».

Huit cadres et dirigeants ont déjà été inculpés dans cette affaire, dont l'ancien PDG de Lafarge de 2007 à 2015, Bruno Lafont, pour financement d'une entreprise terroriste et/ou mise en danger de la vie d'autrui. Le cimentier est soupçonné d'avoir versé, via sa filiale LCS, près de 13 millions d'euros entre 2011 et 2015 pour maintenir sa cimenterie en Syrie, alors que le pays s'enfonçait dans la guerre. Ces sommes, qui ont bénéficié en partie à des groupes armés, dont l'EI, correspondaient notamment au versement d'une «taxe» pour sécuriser la circulation des salariés et des marchandises, à des achats de matières premières - dont du pétrole - à des fournisseurs proches de l'EI et à la rétribution d'intermédiaires chargés de négocier avec les factions, d'après l'enquête.

 

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