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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 10:39

La veille et le premier jour du confinement, plus d’un million de personnes auraient quitté le Grand Paris, tandis que l’Ile de Ré enregistrait une hausse de sa population de 30%. Ces chiffres ont été communiqués par le patron d’Orange Stéphane Richard sur Europe 1 et au Monde. L’opérateur les a transmises à l’Inserm, de manière à améliorer ses prévisions épidémiologiques.

Ce dispositif expérimental a été approuvé officiellement mercredi par la CNIL car il entre en conformité avec le règlement sur les données personnelles. Ce sont les 24 millions d’abonnés mobiles d’Orange qui ont été ciblés. Un échantillon de la population tellement vaste qu’il peut être considéré comme représentatif.

L'opérateur s'est appuyé sur le signal envoyé par nos téléphones aux antennes relais. A partir de l'identification des antennes, il est possible de localiser les portables et donc leur propriétaire.

« Ces statistiques consistent tout simplement à compter les mobiles raccordés au réseau à un instant donné, dans des régions administratives françaises de plusieurs milliers de personnes définies par l’INSEE », a déclaré un porte-parole d'Orange.

Orange a une grande expérience en la matière. Avec sa division Orange Business Services, il commercialise depuis 2013 nos métadonnées mobiles auprès d’acteurs du tourisme ou du transport. Son service phare, c’est FluxVision. Il consiste à collecter chaque minute les millions de données qui transitent par le réseau mobile d'une zone définie à l’avance. Appels émis et reçus, SMS, consommation de datas, de nombreuses informations peuvent être exploitées.

Le tout est converti en indicateurs statistiques pour alimenter un modèle permettant de comptabiliser la foule et de suivre ses déplacements. Des informations très précises localement qui sont traduites en temps réel sous forme de cartographie 3D.

Convaincu par l'utilité de ses données, Orange demande aujourd'hui à pouvoir les conserver au-delà la période d'un an fixée par la loi. Il nourrit également de nouvelles ambitions : « Orange agirait en tant que coffre-fort des données pour produire à la demande des autorités, avec des données éventuellement fournies par les autorités, des analyses précises et pertinentes permettant aux autorités d’agir, de prendre des mesures éclairées en matière de politique publique ».

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Conclusion : Avant d'entrer dans la Résistance, il faudra jeter vos portables, camarades !

 

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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 08:23

"Plutôt que de gérer une épidémie en dents de scie, la France va donc essayer de contrôler une épidémie au long cours. De la “méchanceté” du virus et sa létalité dépendra en grande partie le bilan humain qu’il faudra dresser à la fin de la crise. En Chine, les autorités ont dénombré 20 % de cas graves. Selon des estimations, la mortalité serait comprise entre 0,5 et 1 %… La question du nombre de cas sans aucun symptôme n’est toutefois pas clairement tranchée et pourrait laisser espérer une situation un peu moins dramatique." (Le Figaro)

C’est ce genre d’informations qu’on aimerait voir diffusé, pas le catastrophisme de fin du monde qui concentre vers les supermarchés tout un peuple ahuri. La crise des gilets jaunes avait fait du tort à la grande distribution. La crise du coronavirus va lui faire le plus grand bien.

Commençons par éteindre la télé et réfléchir tout seuls.

A quoi rêvent des dirigeants qui ne sont plus crédibles, qui accumulent les escroqueries et les histoires de cul, qui voient se lever devant eux la colère d’à peu près toutes les corporations et ce, malgré la violence mise en oeuvre depuis plus d’un an pour les faire taire ?

Eh bien précisément, ils rêvent de les faire taire. Et ce virus tombe à pic pour calmer tout le monde, bien mieux qu’un régiment de CRS.

D’abord on empêche les gens de se regrouper. On ferme les cafés et les restaurants parce que les cabarets font toujours trembler les dirigeants. Ils ont peur des arrière-salles obscures où les conspirateurs complotent, des bombes artisanales dans la manche, prêts à foncer sur l’Assemblée Nationale.

Que fait-on ensuite ? On met en place le confinement. Le nôtre évidemment. Parce que les ministres  sont pas concernés, ils peuvent continuer de circuler et de s’afficher abondamment hors de chez eux, partout où les caméras saisiront leurs tronches de menteurs professionnels. Ils vont même dans les EHPAD narguer les petits vieux à qui ils ont interdit les visites.
Les journalistes aussi sont exemptés, ils sont autorisés à se regrouper sur les plateaux de télé, aussi nombreux qu’ils le souhaitent et sans masques malheureusement.

Enfin on y est arrivé :  la ville est morte, les rues désertes. Plus de manifestants, plus de voitures qui crament, plus de flics qui s’éreintent… Les gardiens de la paix vont pouvoir se reposer, dans des rondes peinardes, et sympathiser avec les milices de quartiers venues leur donner un coup de main. Le peuple sera enfermé chez lui de son proche chef. L’Etat pourra enfin exercer le gouvernement idéal : la rétorsion sans coupable, sans jugement, sans condamnation, sans rien. L’incarcération sans la prison, la contrainte sans la bavure. Le couvre-feu 24h/24h et 7j/7j.

Le prochain virus sera-t-il informatique pour fermer la gueule des résistants retranchés chez eux ?

 

 

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 10:31

il y a un mystère Macron. Chirac, Sarkozy, Hollande, chacun dans son style, n’avaient rien de mystérieux. Il suffisait de les observer un peu pour savoir à quoi s’en tenir sur leur compte. Avec Macron, c’est autre chose. Ses ressorts intimes sont cachés, et l’on ne sait pas, au fond, ce qui le meut. Même ses relations avec sa maternelle épouse sont un mystère. Sous la surface lisse comme une image de synthèse, on ignore tout de sa machinerie intérieure et de ses évidents troubles de la personnalité. On peut lui trouver une tête de gendre idéal, lui reconnaître une bonne mémoire et une excellente connaissance technique des dossiers, voire un certain talent oratoire, on ne parvient pas à trouver qu’il était taillé pour le poste, alors qu’il serait parfait derrière un guichet de banque ou dans le rôle d’un DRH chargé d’annoncer au personnel un nouveau plan de licenciements. L’impression qui domine est que la politique, au fond, lui est tout aussi étrangère que la culture du pays qu’il est censé diriger. Que ce soit en France ou dans le monde, cet homme à la fois hautain, méprisant et bavard ne comprend pas ce qui se passe. Il gère (mal), il communique (mal), il réprime (brutalement), il supprime la liberté d’expression (efficacement) mais il ne gouverne pas.

C’est un président narcissique qui n’a ni ami ni homme de confiance – puisqu’il ne fait confiance à personne. Qui a de l’influence sur lui ? Brigitte peut-être, personne d’autre. Entouré de députés inconsistants et de ministres de circonstance, il ne sait pas choisir ses collaborateurs, comme en témoignent l’affaire Benalla et la multiplication des départs au sein de son entourage. Mieux encore, c’est le premier président de la République qui n’a pas su attirer à lui la moindre personnalité dotée d’une carrure d’homme d’État. Il s’est entouré d’une majorité de transparents anonymes condamnés à le rester (Cédric O, Franck Riester), parmi lesquels bon nombre de médiocres et d’incultes, de ridicules ou de grotesques, de François de Rugy (« Homard m’a tué ») à Benjamin Griveaux (« Paris m’habite ») en passant par Agnès Buzyn (coronavirée), le Castaner de l’Intérieur ou la Belloubet de la Justice, sans oublier Sibeth. Qui peut prendre au sérieux pareille équipe de Branquignols ?

Il en est resté, précisément, au stade de l’esquisse, qui chez lui prend la forme d’une série d’hésitations et se traduit par des inconséquences. C’est la marque d’une absence totale de vision des choses. En Europe, où il s’est brouillé avec la moitié des gouvernements, après avoir cherché à associer Angela Merkel à ses projets de « refondation » européenne, il n’a cessé de se heurter aux rebuffades de la chancelière, qui a vite évalué le personnage, mais il n’en a pas tiré les leçons. Il a fait sensation en déclarant l’OTAN en état de « mort cérébrale » sans comprendre que l’OTAN pèse toujours de tout son poids et que c’est bien, plutôt, l’Union européenne qui est en état de mort cérébrale. Il a paru comprendre qu’il était de l’intérêt de la France de se rapprocher de l’axe Moscou-Damas-Téhéran, mais il n’a pas fait le moindre geste pour s’opposer aux sanctions absurdes qui frappent ces trois pays. Tout récemment, il est encore allé en Allemagne pour dénoncer les entreprises de « déstabilisation » qu’il attribue à la Russie, montrant par là qu’en dépit de ses divergences avec Trump, il reste plus que jamais le fidèle vassal des Américains. Comment s’étonner, là encore, qu’on ne le prenne au sérieux ni à Moscou ni à Washington ni à Pékin ?


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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 10:26

À propos du documentaire d’ARTE : "Goulag, une histoire soviétique", de P. Rotman, N. Werth et F. Aymé, février 2020 :

Constatons tout d’abord que ce documentaire est financé par un fonds européen (Creative Europe – média de l’Union européenne), au moment même où le Parlement européen, s’alignant sur les gouvernements polonais, baltes et ukrainien, entend interdire toute activité communiste, et ce au nom d’une comparaison scélérate entre nazisme et communisme, laquelle ne peut se faire qu’avec des amalgames ignobles et en occultant les responsabilités du Capital dans l’éclosion du fascisme.

La tonalité du documentaire ne laisse aucun doute sur la profonde syntonie avec la répression anticommuniste en cours, lorsqu’il est dit, par exemple, à propos de Staline en 1945 : “Étrange paradoxe, le dictateur sanguinaire figure au côté des démocraties comme l’artisan de la victoire sur le totalitarisme nazi“. On l’aura compris : il y a pour les auteurs du documentaire d’un côté les totalitarismes (nazi et stalinien), de l’autre les “démocraties”, comme si ces dernières, elles aussi en voie de fascisation (y compris en France malgré le coup d’arrêt très provisoire du Front populaire) n’avaient pas encouragé les nazis, de la « non-intervention » en Espagne (au détriment des Républicains) au « choix de la défaite » de 1940 en passant par Munich et bien d’autres « bonnes manières » à l’égard de Hitler, de Franco et de Mussolini…

Pourtant, ce que montre ce documentaire, ce sont des camps de travail, extrêmement sévères, épouvantables parfois, une exploitation dont nous avons eu de nombreux équivalents dans l’Occident, sur son sol et ses colonies. Mais en aucun cas, il ne s’agit de camps d’extermination comparables à ceux mis en place par les nazis. Anne Applebaum, correspondante de The Economist et auteur d’un livre sur le Goulag qui fait autorité dans les milieux néo-conservateurs états-uniens, dit elle-même, noir sur blanc, que ces camps n’étaient pas destinés à tuer (cf. l’appendice de son ouvrage Gulag: A History).

Selon le documentaire, environ 20 millions de personnes ont connu le Goulag. Anne Applebaum parle, elle, de 18 millions, Nicolas Werth de 15 millions dans son dernier livre, Le Cimetière de l’espérance, alors qu’il est pourtant co-auteur de ce même documentaire. Ces chiffres sont très élevés. Ils sont aussi à mettre en parallèle avec le fait que le Goulag n’a jamais compté plus de 2 561 351 de prisonniers par an (chiffre de 1950), ce qui implique donc que les prisonniers n’étaient pas tous condamnés à de lourdes peines et que beaucoup sortaient du Goulag : ainsi, Nicolas Werth, dans son même ouvrage, rapporte qu’au 1er janvier 1940, on trouve 60,7 % des détenus purgeant des peines de moins de cinq ans.

Surtout, ce documentaire passe sous silence le nombre de décès enregistrés au Goulag. Car aussi terribles que soient ces destins brisés, on n’atteint certainement pas les chiffres de la propagande habituelle de la guerre froide : en effet, 1,6 million de personnes sont décédées au Goulag. Autre fait que cache savamment ce documentaire : la plupart de ces décès (près de 900 000) ont eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des circonstances évidemment exceptionnelles puisque, à cette époque, l’Union soviétique subit la perte de 27 millions de ses concitoyens : le mot d’ordre d’alors, alors que le pays se battait pour sa survie collective, étant « tout pour le Front, tout pour la victoire ».

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 10:22

L'unique girafe blanche femelle répertoriée au Kenya et son petit ont été tués par des braconniers dans une réserve de l'est du pays, a annoncé mardi 10 mars une association locale. Ces animaux extrêmement rares n'ont été signalés dans aucun autre pays du monde.

 

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 10:10

Sans surprise, après 3 jours d’un procès en extradition qui a rapidement tourné à la caricature de justice politique, Julian Assange a été ré-expédié pour pourrir au fin fond des oubliettes de la prison de haute sécurité de Bellmarsh. Il n’aura, durant ces trois jours, jamais pu réellement accéder à ses avocats, embastillé jusque dans la salle d’audience au sein d’une cage de verre. Lui interdisant même d’entendre les débats. Il aura fallu que Julian Assange, affaibli à l’extrême se révolte, pour que la juge Galbraith – craignant pour la validité d’un procès trop visiblement inéquitable- demande à la défense de déposer une demande de libération conditionnelle. Mais jeudi, les avocats de Assange et de façon incompréhensible n’en auront rien fait… Mardi, ils avaient même réussi à plaider alors qu’Assange était absent du box, jusqu’à ce que là encore, la juge Galbraith s’en inquiète… stupéfiant jusque pour les journalistes du Monde.

Si l’étrange stratégie de défense de l’équipe d’avocats pose bien des questions, la mobilisation populaire elle est bien là. À l’image du collectif de soutien qui a fait le déplacement depuis la France, mobilisant notamment de nombreux gilets jaunes, et contrastant avec le silence médiatique entourant le procès Assange. Pourtant les rédactions de l’ensemble de la presse internationale connait et la valeur des révélations faites par Assange et Wikileaks et le soin apporté à leur diffusion : et pour cause, c’est à ces rédactions que Wikileaks en avait communiqué la primeur.

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Bravo les Suisses !

"Nous vous écrivons de Genève où la Résolution du député cantonal Vert genevois, Jean Rossiaud, a été traitée ce soir au Grand Conseil (parlement genevois).

Nous avons la grande Joie de vous annoncer que cette Résolution a été acceptée à une large majorité de 57 voix pour, 16 non, et 4 abstentions.
De plus, le pouvoir Exécutif du Canton de Genève (Conseil d’Etat) va soutenir cette Résolution auprès du gouvernement suisse (Conseil fédéral) !

Ce qui est exceptionnel, c’est qu’il y a eu une convergence entre la gauche avec Les Verts, le parti socialiste (PS) et Solidarités, une partie de la droite avec le parti démocrate chrétien (PDC), et la droite populiste avec le Mouvement citoyen genevois (MCG) et l’Union démocratique du centre (UDC).

C’est une magnifique victoire pour Julian Assange et pour nous tous, dans la tradition humaniste de Genève !

La décision finale appartient au gouvernement suisse. Dès lors, le Conseiller d’Etat genevois Mauro Poggia va présenter cette Résolution au Conseil fédéral (gouvernement suisse), composé de 7 membres. Nous vous tiendrons informés.

Nous profitons de ce message pour remercier très chaleureusement les membres de Wikijustice pour votre magnifique travail, dont en particulier Monika Karbowska, Véronique Pidancet Barrière et Aymeric Monville."

Avec nos cordiales salutations,
Le syndicat Adetra, Genève

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 09:52

Ce projet de serre tropicale géante, c’est, dans le nord de la France, maintenir en permanence à 26-28° un immense dôme de 20 000 m² équivalent à la surface d’environ 3 terrains de football. C’est une aberration énergétique.

Ce projet, c’est "exposer" hors de leurs milieux naturels des animaux et des végétaux exotiques. Le maintien dans une "prison de verre" d’insectes, d’oiseaux, de poissons, de reptiles et de mammifères n’est pas en phase avec la préoccupation de plus en plus marquée et légitime de notre population envers le respect des animaux et de la biodiversité en général. De plus les risques de dispersion d’espèces exotiques (insectes notamment) dans nos milieux ne sont pas à exclure.

Ce projet, c’est l’accroissement d’un trafic routier local déjà surchargé en raison de la proximité immédiate des plages de la côte d’Opale : 500 000 visiteurs sont prévus chaque année (parking de 625 places pour véhicules légers et 20 bus + 378 places "potentielles") alors que la serre sera immédiatement à côté du Centre hospitalier de l’arrondissement de Montreuil (CHAM) créé précisément hors agglomération pour en améliorer l’accessibilité.

Ce projet, c’est la disparition de plus de 9 hectares de terres agricoles incluses dans un projet de ZAC alors que les surfaces artificialisées du Pas-de-Calais atteignent déjà 15% contre 10 % au niveau national. La bétonisation de terres pour un projet inutile est inacceptable.

Lire la suite et signer la pétition

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 11:24

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 11:15

Selon une information du Scottish Sun, des centaines d’Écossais sont secrètement inscrits dans une base de données de la police – pour avoir raconté des blagues offensantes en ligne.

La police écossaise a enregistré plus de 3.300 « incidents haineux », tels que le partage de blagues offensantes sur les médias sociaux, même si ceux-ci n’impliquent aucun délit.

Mais des comédiens et des militants affirment que cela revient à “fliquer” abusivement le public et que cela constitue un danger pour la liberté d’expression.

Les agents suivent actuellement les directives officielles qui stipulent que les blagues apparaissant motivées par l’hostilité envers la race, la religion ou une personne transgenre sont inscrites « indépendamment de toute preuve permettant d’identifier l’élément de haine ».

Le très sérieux Times raconte que 858 incidents “non criminels” ont été enregistrés par les systèmes de la police écossaise l’année dernière – plus de deux par jour !

L’Angleterre et le Pays de Galles ne sont pas en reste : on y a fiché 120.000 “incidents” sur la même période.

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 11:09

Le tatouage, c’est le kitch absolu érigé en art, en culture, en philosophie de vie, une quintessence de mauvais goût de personnes moutonnières au possible. Les dessins vieillissent mal, sans exception et en plus, il faut être inconséquent pour penser qu’il puisse être sain d’injecter de l’encre, souvent venant de Chine, sous la peau. On pressent qu’il y a un risque de toxicité élevé… et c’est confirmé par des nouvelles récentes :

Les conclusions, rendues publiques en juillet dernier [2016], montrent que les encres – pour la plupart importées des États-Unis – contiennent des produits dangereux: 43% des échantillons testés renferment des hydrocarbures aromatiques polycycliques, 14% des amines aromatiques primaires, 9% des métaux lourds et 11% sont contaminés par des micro-organismes.
En 2015, l’Association des chimistes cantonaux de Suisse (ACCS) a contrôlé 229 produits utilisés dans les salons, dont 206 couleurs de tatouage et 23 couleurs de maquillage permanent. Les résultats se sont révélés effrayants: 56% des échantillons testés étaient non conformes, car contenant des produits nocifs et interdits.
« A court terme, l’injection peut engendrer des inflammations cutanées assez fortes et/ou des allergies, répond Patrick Edder. Et à plus long terme, il y a aussi un risque plus élevé de développer des tumeurs, puisque certaines de ces encres incriminées contiennent des substances identifiées comme cancérigènes."

Par ailleurs, il est spécialement comique de voir les corps de bobos, adeptes du bio, de la nature, du pur, opposants à notre société mercantile, être couverts de tatouages.

Ces comportements moutonniers et autodestructeurs font vivre toute une « industrie » du body-art, à commencer par les usines d’encre… Mais aussi des sociologues spécialisés dans ce phénomène qui expliquent avec des théories et un langage recherché que les tatouages épidermiques demeurent une marque d’engagement. Ensuite, des anthropologues du tatouage contemporain qui enrichissent le monde académique de leur profond savoir (Elise Müller, auteur du livre Une anthropologie du tatouage contemporain). Des galeries de tattoos, des salons internationaux, des concours de tatouage... et une pléthore de dermographeurs, qui seraient également considérés comme une catégorie d’artistes à part. Contrairement aux graffitis, un « art » de la même catégorie, le tatouage, ça paie bien.

Toutefois, une décision de Bruxelles pourrait signer la mort de plusieurs studios de tatouage en Suisse. En cause, le pigment Blue 15 qui sert de base à de nombreuses encres colorées. Selon l’Agence européenne des produits chimiques, cette substance serait, entre autres, cancérigène.

Lire l’intégralité

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