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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 09:48

Le 19 janvier, les autorités philippines ont décrété la suspension de l’envoi de main d’œuvre vers le Koweït, après la mort de sept employées de maison philippines.

Fin janvier, un autre événement a mis de l’huile sur le feu. Le corps de Joanna Demafelis, une employée de maison philippine, a été découvert dans le congélateur d’un appartement abandonné dans la capitale koweïtienne.

La jeune femme avait été tuée un an auparavant par ses employeurs et son corps portait des marques de strangulation. Après cette découverte macabre, le ministère du Travail des Philippines a décidé l’interdiction totale de l’envoi de main d’œuvre au Koweït et le président Rodrigo Duterte a appelé au rapatriement de tous les travailleurs philippins qui y résident.

 

À la demande de Manille, le gouvernement koweïtien a alors accordé aux employées de maison philippines un délai de trois semaines (qualifié d’”amnistie” par les autorités du Koweït) durant lequel elles étaient autorisées à se réfugier à l’ambassade en vue de leur rapatriement aux Philippines. Plus de 10 800 employées de maison philippines dont le visa a expiré, ou qui ont fui leurs employeurs, étaient ainsi autorisées à rentrer chez elles.

Ce délai a ensuite été prolongé de deux mois, jusqu’au 22 avril. Jusque-là, seulement 3 000 travailleuses avaient alors fait appel à l’ambassade, et 337 d’entre elles avaient été rapatriées à bord de trois vols commerciaux.

Or, le 19 avril, un membre du ministère des Affaires étrangères philippin a fait fuiter des vidéos montrant des membres de l’ambassade au Koweït qui aident des employées de maison à s’enfuir de chez leurs employeurs.

Les images ont provoqué un tollé côté koweïtien. Les autorités du pays ont ainsi arrêté deux Philippins impliqués dans ces opérations, indiquant que les véhicules qu’on voyait dans ces vidéos appartenaient à l’ambassade, information que les autorités des Philippines n’ont pas démentie. Malgré les excuses présentées par celles-ci, le Koweït a rappelé son ambassadeur à Manille et a posé un ultimatum d’une semaine à l’ambassadeur des Philippines pour quitter le pays.

Les scandales de maltraitance des employés de maison venues du sud-est de l’Asie sont fréquents dans les pays du Golfe, mais c’est la première fois que cette question prend une telle ampleur.

 

Plus de deux millions de Philippins sont employés dans le Golfe, dont plus de 250 000 au Koweït. Les jeunes femmes y travaillent comme employées de maison dans l’espoir de venir en aide à leurs familles. Ces aides constituent une importante manne économique pour les Philippines. Mais le système de ”kafala” (tutelle qui rend les travailleurs immigrés totalement dépendants de leurs employeurs), la confiscation de leurs passeports et les rudes conditions de travail font qu’elles déchantent très vite.

 

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 09:41

Au IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.

Arrive le 1er mai 1886. Un grand nombre de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340 000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.

Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après).

 

Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française au pied de la toute nouvelle Tour Eiffel.

Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé), sachant que jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).

Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera « organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation. »

Dès l'année suivante, le 1er mai 1890, des ouvriers font grève et défilent, un triangle rouge à la boutonnière pour symboliser le partage de la journée en trois (travail, sommeil, loisir).

Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame. La troupe équipée des nouveaux fusils Lebel et Chassepot tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont huit de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, qui défilait habillée de blanc et les bras couverts de fleurs d'aubépine, devient le symbole de cette journée.

Avec le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

 

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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 10:06

Cela faisait longtemps que le French Doctor n’avait pas montré sa bobine à la télé. C’était mercredi, sur BFM TV. Et pour dire quoi ? Que « l’accueil des réfugiés ordonné est une chance pour notre pays et surtout pour l’Europe ». Que c’est grâce aux migrants que les villages vont se « reconstruire ». Ah ! mais quel manque de flair, pour le couple Kouchner-Okrent, d’avoir préféré investir dans les beaux quartiers et des îles pour millionnaires plutôt que dans l’un de ces villages à reconstruire !

Une chance, c’en est une, pour le couple Kouchner-Ockrent, que les migrants n’aient pas envahi les 5e et 6e arrondissements de Paris, où ils vivaient en 2009 depuis trente-cinq ans dans 250 mètres carrés – pour un loyer de 5.000 euros par mois, un montant 30 % inférieur à la moyenne du marché (L’Express). Une chance, encore, que les migrants n’aillent pas dans les stations de ski huppées comme à Morzine-Avoriaz, où Kouchner-Okrent sont les heureux propriétaires d’un gentil pied-à-terre. Une chance que les migrants n’aient pas été expédiés à la résidence très privée de personnalités politiques et du show-biz, de banquiers, de patrons du CAC 40 : le golf de Sperone, en Corse. Un endroit absolument idyllique où de luxueuses villas se disséminent, à peine visibles, dans le maquis. Du bateau, on aperçoit cependant celle du couple médiatique, construite en bois exotique, dominant la grande bleue avec, en contrebas, sa plage privée où est amarré un modeste rafiot.

Cela serait pourtant une chance, pour les migrants, de poser le pied à Sperone et d’aller partager leur richesse avec du si beau linge ! L’occasion unique de prendre des cours de finance, de comédie, de chant. Las : impossible ! Les Kouchner, les Mimi Mathy, les Bedos, les Bruel, les Bohringer, les Higelin (ils sont 180 défenseurs du multiculturalisme à y avoir posé leurs pénates) ont fait ériger un mur de trois mètres de haut afin que leur intimité soit respectée. Vraiment pas de chance, pour les migrants, qui auraient pu garder leurs villas tous les longs mois d’hiver et contribuer à faire vivre le golf alors désespérément mort. Et avec un Kouchner les ravitaillant, sacs de riz portés virilement sur l’épaule, ça en aurait, de la gueule…

 
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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 09:49

Je vous invite à lire une passionnante interview de Kévin Boucaud-Victoire sur l’écrivain George Orwell, dont voici un extrait :

 

Vous voyez en Orwell un promoteur du «socialisme du vécu» et du «socialisme populaire». Quelles sont les spécificités de ces deux formes de socialisme?

 

Je rapproche le socialisme d'Orwell et celui de Simone Weil sur ce plan. En fait, je montre que ce ne sont pas les livres et la théorie qui ont converti Orwell au socialisme, mais ce qu'il a pu vivre, en Birmanie, dans les bas-fonds parisiens et londoniens qu'il a fréquentés, à Wigan, où il a côtoyé les ouvriers, et en Espagne. Il explique d'ailleurs qu'en Catalogne il a constaté que non seulement le socialisme était désirable, mais qu'il était en plus possible.

Orwell, comme Simone Weil, plaide pour que les socialistes partent du vécu des classes populaires.

Sinon, dans Le quai de Wigan, il affirme que «le mouvement socialiste a autre chose à faire que de se transformer en une association de matérialistes dialectiques ; ce qu'il doit être, c'est une ligue des opprimés contre les oppresseurs.» Pour lui, il doit accueillir «tous ceux qui courbent l'échine devant un patron ou frissonnent à l'idée du prochain loyer à payer». C'est en cela qu'il est vraiment populaire, alors qu'il constate que les socialistes appartiennent surtout à la classe moyenne éduquée. En fait, Orwell, comme Weil, plaide pour que les socialistes partent du vécu des classes populaires, qui ne se limitent pas qu'aux ouvriers, mais qui comprennent aussi les classes moyennes inférieures - des petits boutiquiers aux fonctionnaires -, en passant par les paysans.

 

Alors qu'en Europe la social-démocratie est en train de mourir pour cause de faillite idéologique, la pensée d'Orwell peut-elle inspirer une nouvelle gauche?

 

Je l'espère en tout cas. Sa critique du progrès par exemple me paraît essentielle. Il apparaît aujourd'hui évident que le progrès technique a «fait faillite», comme le disait Orwell, et n'a pas tenu ses promesses. Il a renforcé à la fois l'aliénation capitaliste et l'exploitation des classes populaires. «Si un homme ne peut prendre plaisir au retour du printemps, pourquoi devrait-il être heureux dans une Utopie qui circonscrit le travail? Que fera-t-il du temps de loisir que lui accordera la machine?», se demande Orwell dans «Quelques réflexions avec le crapaud ordinaire».

Son équilibre entre patriotisme et internationalisme me paraît aussi vital, quand la gauche s'est aujourd'hui parfois trop perdue dans un internationalisme abstrait, croyant que la nation renvoyait toujours aux heures les plus sombres. Ainsi, l'Anglais rappelle que «la théorie selon laquelle “les prolétaires n'ont pas de patrie” […] finit toujours par être absurde dans la pratique». La nation est le seul bien de ceux qui sont privés de tout et c'est aujourd'hui le seul cadre démocratique existant aujourd'hui. Enfin Orwell représente un socialisme qui reste radical, qui refuse à la fois de se compromettre dans l'autoritarisme, mais aussi avec le mode de production capitaliste, comme le PS depuis au moins 1983.

 

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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 09:32

Les ECHOs, l’équivalent allemand des Victoires de la musique, tirent leur révérence. Le scandale de l'attribution d'une récompense le 13 avril aux deux rappeurs Farid Bang et Kollegah, notamment accusés d'avoir écrit des textes antisémites, aura eu raison de la compétition.

L'annonce a été faite le 25 avril par ses organisateurs : «Il n'y aura plus d'ECHOs [...] On ne veut pas que ce prix de la musique puisse être considéré comme une plateforme pour l'antisémitisme, le mépris des femmes, l'homophobie ou la banalisation de la violence», a déclaré la Fédération de l'industrie musicale, organisatrice des ECHOs jusqu'ici.

L'objet de l'indignation entourant la dernière remise des prix ? Des textes issus d'un album des rappeurs Farid Bang et Kollegah qui avait été récompensé. Baptisé Jung, brutal, gutaussehend 3 (Jeune, brutal et beau gosse 3), l'opus s'est vendu à 200 000 exemplaires en Allemagne.

Dans le titre 0815, le rappeur Kollegah décrit dans une phrase «son corps, plus dessiné que ceux des détenus d'Auschwitz». Dans une autre chanson, on retrouve la phrase : «Je vais faire un holocauste, donnez-moi un Molotov.» Les deux rappeurs ont nié être antisémites.

Mais le soupçon a étreint l'immense chef d'orchestre argentin et israélien Daniel Barenboim, doté de sept récompenses ainsi que le violoniste français Renaud Capuçon, qui en avait reçu quatre. Ils ont tous deux décidé de rendre leurs récompenses.

 

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NDLR : Ces paroles de chanson sont d’une extrême gravité effectivement. On frissonne d’angoisse à l’idée que ces criminels potentiels aient pu circuler en ville, leur récompense sous le bras ! (Pour les coincés du cervelet, je précise que cette phrase est au deuxième degré).

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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 09:23

L'actrice américaine Natalie Portman devait recevoir le 28 juin prochain, à Jérusalem, le prix Genesis. Cette distinction récompense «les êtres humains exceptionnels qui représentent les valeurs juives dans leurs contributions au bien de l'humanité» et la comédienne, qui détient la double nationalité israélo-américaine, devait donc succéder à des personnalités telles que l'artiste Anish Kapoor ou l'ex-maire de New-York, Michael Bloomberg.

Mais l'intéressée a récemment fait part de sa décision de boycotter la cérémonie. Elle a expliqué sa décision en invoquant des événements récents «extrêmement pénibles», ainsi que l'a annoncé l'organisation décernant le prix. En conséquence, elle a également annoncé ne pas avoir «d'autre choix que d'annuler la cérémonie».

Loin de passer inaperçue, cette décision a suscité de très vives critiques au sein de la droite israélienne. «Finalement, l'idée d'attribuer le prix Genesis à Natalie Portman était une pure folie», a ainsi estimé Oren Hazan, député israélien du Likoud, parti dont le Premier ministre Benjamin Netanyahou est issu. 

«C'est une actrice, mais elle est indigne du moindre honneur de la part de l'Etat d'Israël», a ajouté le député, allant jusqu'à juger que Natalie Portman usurperait sa qualité de ressortissante israélienne à des fins personnelles : «Elle utilise de manière cynique son lieu de naissance pour faire progresser sa carrière.» Oren Hazan n'a toutefois pas précisé en quoi la nationalité israélienne serait un atout pour réussir dans le cinéma aux Etats-Unis.

Cependant, fort de son constat, le député a interpellé le ministre de l'Intérieur Aryé Dery, membre du parti religieux ultra-orthodoxe Shas, demandant à ce dernier de «retirer sa citoyenneté israélienne à Natalie Portman». «Elle a quitté Israël à l'âge de quatre ans et n'a aucun lien véritable avec cet Etat», a-t-il ajouté.

 

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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 09:19

La Cour des comptes vient de dévoiler un vol honteux, une escroquerie qui a touché tous les Français, notamment les plus modestes. Pourtant, les médias n’en parlent pas ou peu, alors qu’il devrait faire les grands titres des journaux. Une telle mansuétude s’explique par l’escroquerie écologique, car ce qui est en cause est la gestion de l’électricité dite verte, une fumisterie qui ruine nos compatriotes au nom de la lutte contre un réchauffement climatique dont les effets sont surévalués.

Ceux qui installent des éoliennes ou des panneaux solaires sont assurés d’un prix de revente supérieur au prix du marché et EDF est tenu d’acheter toute l’électricité produite, même si elle n’en a pas besoin. Quiconque veut mettre des panneaux solaires sur son toit doit déposer une déclaration de travaux à la mairie, qui accepte presque toujours sauf si les bâtiments se trouvent dans des zones classées. Les éoliennes sont simplement tenues d’obtenir un permis de construire. Selon la Cour des comptes, EDF s’est engagée à acheter pour 134 milliards d’euros de cette prétendue électricité verte sur vingt ans, soit près de sept milliards par an. Et ce sont les Français qui financent cette dispendieuse folie par l’intermédiaire d’une taxe sur la consommation d’électricité qui ne cesse – et pour cause – de s’alourdir. Tout le monde paye, y compris nos compatriotes les plus modestes, une centaine d’euros par ménage et par an. Effrayant ! Et cette manne n’a pas servi à créer des emplois en France, car les panneaux solaires proviennent, dans leur grande majorité, de Chine et les éoliennes sont souvent allemandes. Nous enrichissons l’étranger, alors que notre commerce extérieur est gravement déficitaire.

 

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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 09:11
Une semaine après l’attaque alliée contre la Syrie, de très nombreuses questions restent en suspens sur les objectifs de cette opération et sur sa réalisation. Les quelques faits établis contredisent les déclarations occidentales officielles.
 

Selon la narration occidentale, ces bombardements ne visaient pas à renverser la République arabe syrienne (dite le « régime de Bachar »), mais à sanctionner l’usage d’armes chimiques.

Cependant, aucune preuve de l’usage de ces armes par la Syrie n’a été publiée. À la place, les trois alliés ont chacun diffusé des évaluations fondées sur la vidéo originelle des Casques blancs ; vidéo elle-même contredite par la suite par plusieurs des personnes qui y apparaissent et par le personnel de l’hôpital dans lequel elle fut tournée.

A contrario, on peut donc se demander si l’objectif réel n’était pas de renverser la République. C’est ce que semble confirmer le fait que des missiles ont été tirés sur le Palais présidentiel à Damas. C’est également l’interprétation de la Russie pour qui le véritable objectif allié était de contrer « les succès des forces armées syriennes dans la lutte pour libérer leur territoire du terrorisme international ».

La destruction du centre de recherche pharmaceutique de Barzeh reste un mystère. Cette installation n’avait rien de secrète. Elle avait été créée avec l’aide des Français. L’OIAC l’avait inspectée 5 fois et n’y avait rien trouvé qui puisse être lié à des recherches sur des armes chimiques. Selon ses responsables, dans le contexte des sanctions internationales, ce laboratoire menait des recherches sur des produits anti-cancéreux. Il n’était pas gardé et il n’y a eu aucune victime dans l’effondrement des bâtiments. Celui-ci n’a pas provoqué de dispersion d’agents chimiques dans l’atmosphère. Cette situation n’est pas sans rappeler la destruction par les États-Unis de l’usine d’Al-Shifa au Soudan. En 1998, le président Bill Clinton ordonna sa destruction par le tir de quatre Tomahawk, faisant un mort et dix blessés. Ses services de renseignement assuraient qu’elle fabriquait des gaz innervants pour le compte d’Oussama Ben Laden. Il s’avéra par la suite qu’elle était la principale unité de production de médicaments génériques dans le pays. Elle fabriquait notamment des médicaments contre le sida sans payer la licence de Gilead Science, une société dirigée par Donald Rumsfeld et George Schultz.

 

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 11:22
Après plusieurs siècles sur l'Ile de la Cité, le tribunal de Paris quitte ses murs pour le nouveau Palais de justice, un grand bâtiment moderne dans le quartier des Batignolles.

 

Ce nouveau bâtiment de 120.000 m² comporte notamment 90 salles d'audience pour les procès de première instance - contre 26 dans l'ancien palais - et 200 cellules destinées au dépôt de police et à l'administration pénitentiaire. Conçu par Renzo Piano, l'architecte du Centre Pompidou, le nouveau TGI est au centre d'une «cité judiciaire», qui comprend également les nouveaux locaux de la police judiciaire, transférée du fameux 36, quai des Orfèvres, et une Maison de l'ordre des avocats. Ce vaste déménagement concerne 2000 personnes. Parmi elles, 376 magistrats du siège, 136 magistrats du parquet de Paris et 18 du Parquet national financier. Mais aussi 1088 fonctionnaires du greffe du tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

C'est le groupe Bouygues qui finance la construction du bâtiment et qui en assurera l'entretien et la maintenance pendant 27 ans. En contrepartie, l'État versera un loyer pendant la durée du contrat à l'issue duquel il deviendra propriétaire de l'édifice. Coût total: 2,35 milliards d'euros. Soit, par an et en moyenne, 50 millions d'euros de loyer, correspondant au remboursement de l'investissement, et 35 millions d'euros de redevances de fonctionnement (prestations d'entretien, de maintenance, de renouvellement du bâtiment et de services). Des loyers annuels «qui pèseront fortement sur le budget du ministère de la Justice», a critiqué la Cour des comptes. L'investissement total, comprenant études, conception, travaux et frais de financement s'élève à 725 millions d’euros.

 

(NDLR : une broutille !… Ajoutons pour les usagers du périphérique entre Aubervilliers et Levallois qu'il faut se méfier des ralentissements le matin, quand le soleil se reflète sur les façades en verre du bâtiment. Plusieurs accidents ont déjà eu lieu… mais ces chiffres-là ne sont pas intéressants).

 

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 11:09
En à peine plus d’un mois, six décès - dont quatre suicides - ont été comptabilisés à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Un chiffre inquiétant au-dessus des statistiques habituelles. Deux enquêtes sont ouvertes.

Le chiffre est inquiétant : six détenus sont décédés ces dernières semaines au sein de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). Selon plusieurs associations, dont l’Observatoire international des prisons, quatre suicides ont été enregistrés en un mois et demi dans la plus grande maison d’arrêt d’Europe qui compte environ 4 100 détenus. Dont le dernier ce mardi, au bâtiment D3, lorsqu’un homme en détention provisoire depuis la fin d’année 2017 a mis fin à ses jours.

À ces décès s’en ajoutent deux autres qui font l’objet de deux enquêtes distinctes menées au sein de la prison pour en éclaircir les conditions. Un détenu a été frappé à mort en promenade, le second n’aurait pas été pris en charge à temps par les médecins.

« Des chiffres inquiétants, indique François Bès de l’Observatoire international des prisons (OIP), car cela serait presque autant que les décès comptabilisés sur douze mois certaines années. » Du côté des syndicats de surveillants pénitentiaires, on reste discret pour éviter toute émeute. 

 
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