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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 10:44

« Du passé faisons table rase » : lors du conseil municipal qui s’est tenu il y a trois semaines à Rennes, Yannick Le Gargasson (Parti de gauche) a mis en application ce couplet de l’Internationale. Il a demandé en effet que l’on débaptise le boulevard Alexis Carrel. Une demande pour relayer la pétition lancée il y a plus d’une année déjà par le mouvement des jeunes communistes, suivant ainsi d’autres communes dans lesquelles certains élus semblent avoir fait du mémoricide un véritable fond de commerce.

« Pour liquider les peuples, on commence par leur enlever leur mémoire. On détruit leurs livres, leur culture, leur histoire. Puis quelqu’un d’autre écrit d’autres livres, leur donne une autre culture, leur invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est, et ce qu’il était. Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite.» écrivait l’historien tchèque Milan Hübl.

Car c’est bien une mémoire que les communistes de Rennes souhaitent effacer – suivant ainsi Paris, Strasbourg, ou Lyon – dans cette entreprise. Celle de la vie d’Alexis Carrel, chirurgien et biologiste français à qui l’on doit le premier pontage cardiaque expérimental. En 1912, il obtint le prix Nobel de médecine « en reconnaissance de ses travaux sur la suture vasculaire et la transplantation de cellules sanguines et d’organes », devenant à l’époque à la fois le plus jeune lauréat et le premier scientifique récompensé pour ses travaux hors de son propre pays.

Pionnier de la transplantation d’organes, il fût également décoré de la Légion d’honneur après la Première Guerre mondiale, pour son développement au front de la méthode de Carrel-Dakin de traitement des brûlures (notamment la solution de Dakin) qui, avant le développement des antibiotiques, sauva la vie de nombreux blessés de guerre.

Alexis Carrel est également mondialement connu pour avoir écrit l’ouvrage « l’homme, cet inconnu », ouvrage qui, ajouté à son parcours politique (il adhéra au PPF de Doriot) lui valent les foudres des militants de la gauche communiste puisqu’il y étayait des théories eugénistes, estimant que la sélection naturelle ne jouait plus son rôle, tout en contestant l’égalité prétendue des hommes entre eux. Des propos qui, dans la première moitié du 20ème siècle, pouvaient être librement débattus, contestés, réfutés, sans que cela ne suscite le clouage au pilori d’un homme qui, avant tout, aura contribué à l’avancée médicale et scientifique et qui a toujours été salué pour ses recherches.

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 10:37

Il faut avouer que la passion de la propagande occidentale pour les gaz toxiques a quelque chose de fascinant. Des attaques chimiques imaginaires du gouvernement syrien au double empoisonnement de Salisbury, la thématique accusatoire brille par sa répétition, et la mauvaise foi otanienne s’illustre par sa constance. Dans “l’affaire Skripal”, on veut donc nous faire croire que Moscou a tenté d’assassiner un ex-espion russe et sa fille sur le sol britannique. Des preuves ? Pas le moindre commencement. Rien ne prouve que le gaz “Novitchok” ait été utilisé pour commettre cette tentative d’homicide. La meilleure façon de le savoir serait de transmettre un échantillon à l’Office international des armes chimiques (OIAC), mais Londres s’est bien gardé de le faire.

De même, les Russes ont immédiatement dit qu’ils étaient prêts à participer à une enquête internationale, mais les Britanniques n’en veulent pas. Pourquoi ? Inutile de se le demander. Faute de preuves matérielles, le dossier de l’accusation a l’épaisseur d’un papier à cigarettes. Une semaine à peine après les faits, au terme d’une pseudo-enquête, le gouvernement britannique a déclaré que la Russie était coupable. Une telle précipitation ferait rougir de honte n’importe quel service d’investigation judiciaire normalement constitué. Et elle est d’autant plus suspecte que la charge anti-russe a été orchestrée en Occident avec un acharnement qui fleure la préméditation. Il fallait traîner la Russie dans la boue. On l’a fait, avec une grossièreté sans précédent.

Ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Serguei Skripal a été trouvé inconscient sur un banc, ainsi que sa fille, aux abords d’un centre commercial de Salisbury. Curieux procédé pour des services secrets ! L’amateurisme du “modus operandi” devrait au moins faire douter de leur implication. Et puis, qui est Skripal, au juste ? Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995, il est condamné à 13 ans de prison pour trahison en 2004 par la Russie. Au terme d’un échange d’agents de renseignement russo-américain, il obtient l’asile au Royaume-Uni en 2010. Pour quelle raison Moscou aurait supprimé ce paisible retraité ? Exilé depuis huit ans, rien ne dit qu’il ait conservé des secrets compromettants, ni qu’il ait représenté le moindre danger pour la Russie.

Ajoutée à l’inexistence de preuves matérielles, cette absence désespérante de mobile ridiculise l’accusation occidentale. Mais rien n’y fait. Pour les Occidentaux, hurler à l’assassin vaut démonstration de culpabilité. Le problème, c’est que cette arrogance dissimule difficilement l’essentiel : Theresa May et ses collègues mentent comme des arracheurs de dents. Qui peut croire que le pouvoir russe a fait exécuter un de ses ex-agents sur le sol d’un pays-clé de l’OTAN, alors que règne un climat de tension sans précédent avec cette organisation ? Qui peut croire que cette décision, déjà invraisemblable quant à ses motifs et grossière quant à son “modus operandi”, a été prise quinze jours avant l’élection présidentielle russe ? Qui peut penser, enfin, que Moscou s’est tiré une balle dans le pied sur la scène internationale à la veille d’un succès majeur – et prévisible – de politique intérieure ?

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 10:31

Au moins 16 manifestants palestiniens de la bande de Gaza ont été tués hier – Journée de la terre – par l’armée israélienne postée de l’autre côté de la « barrière de sécurité - frontière ». Le Croissant-Rouge a recensé plus d’un millier de blessés – 1416 aux dernières nouvelles - frappés pour la plupart par des balles d’acier recouvertes de caoutchouc. Et ce n’est pas fini, car les Gazaouis manifesteront aujourd’hui et dans les jours à venir. Le mouvement de protestation - estimé à plusieurs dizaines de milliers de personnes - est prévu pour durer six semaines. Soutenus par le Hamas, les participants réclament le « droit au retour » des réfugiés expulsés manu militari de leur domicile, il y a 70 ans, lors de la création d’Israël, et exigent la levée du blocus de la bande de Gaza.

 

Pour disperser la foule, l’armée israélienne tire aussi à balles réelles et utilise des drones qui pulvérisent des gaz lacrymogènes au-dessus des manifestants.

Une étude récente publiée par l’Université de Californie fait le point sur la nature de ces gaz qui peuvent être mortels

Une étude conduite par l’Université de Californie et publiée par le Centre des Droits de l’Homme de cette université note l’usage fréquent et sans discernement de bombes de gaz lacrymogène contre les Palestiniens (…) Les membres de l’équipe de chercheurs, après avoir été témoins de ces tirs, ont conclu que cet usage n’est pas limité aux protestations ou auteurs potentiels de violence, comme les enfants lançant des pierres. « Il est quelque fois dangereux de sortir du centre quand le gaz est dans l’air ».

 

Gaz Mortel

L’Université de Californie définit le gaz lacrymogène comme un terme général pour désigner les produits irritants le composant, pour contrôler une foule et note que, ces dernières années, de nouvelles formes de gaz ont été développées, beaucoup plus puissantes. Le type de produit auquel Israël a recours n’est pas précisé et les informations fournies par les résidents font qu’ils doivent être exposés à des formes puissantes (…)

Le rapport indique que l’usage de gaz lacrymogène et autres irritants chimiques sont interdits comme arme de guerre par la Convention sur les Armes Chimiques de 1992 mais « pas dans un but civil aussi longtemps que le type et les quantités se conforment aux buts recherchés ». Il conclut que l’usage fait par Israël est en total contradiction avec les procédures internationales sur l’usage classique.

Le gaz lacrymogène est mortel et cela a été prouvé en de maintes occasions  particulièrement par moi lors de l’enterrement, en avril 2004, de Noha Kamish dont la mort résulte de la décharge de gaz lacrymogène par les fenêtres de sa maison.

 

Des gaz produits aux Etats-Unis

Les résidents disent que des événements ordinaires comme des anniversaires d’enfants ou des pique-niques familiaux sont perturbés par des tirs de gaz, parfois prises en vidéo. « Les soldats tirent quand ils s’ennuyent, quand ils veulent aller au « clash » ou quand ils veulent entrer dans le camp ou quand ils veulent s’amuser. »

(…) Comme toutes les armes utilisées par les militaires israéliens, ce gaz est une production américaine. La marque du fabricant, Combined Systems, de Jameston en Pennsylvanie,  apparaît en clair sur les déchets laissés par les soldats (…)

 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 10:01

Il est à craindre que les journalistes de Paris Match chargés de relater le voyage des Macron en Inde aient été sous l’empire de substances hallucinogènes au moment d’écrire leurs articles… Ou ensorcelés.

Sous le cliché représentant le couple devant le Taj Mahal, le rédacteur inscrit (avant de s’évanouir de bonheur) : « Pour les Indiens, Macron mérite plus que jamais le titre de Macron le majestueux. » Une équipe de réanimation se porte au chevet du bienheureux qui peut donc continuer à essaimer ses commentaires telles des fleurs répandues sous les pas de saint Emmanuel et sœur Brigitte. « Brigitte Macron promène avec classe l’élégance française. » « Un parcours sans faute. » « De la petite robe rose à la tenue de cocktail en dentelle », le tout « 100 % signé Louis Vuitton »… Tout est garanti hors de prix ! C’est extraordinaire ! Elle ne pouvait pas trouver fringues plus chères ! Quelle femme !

Emporté par sa joie ou sous l’empire de produits bizarres, le ravi de la presse française perd le contrôle de son stylo et pond le très grand commentaire qui fera date dans l’histoire du journalisme :

« Même les chèvres de la capitale s’inclinent sur son passage. »

Le rédacteur en chef de Paris Match tombe à genoux, les secrétaires se signent tandis que les actionnaires appellent le Vatican pour signaler l’événement.

« Publiez l’interview d’une des chèvres », hurle le directeur. « On l’a pas ? Ah zut… » Chacun s’attendait plutôt à un émerveillement des cochons d’Inde, mais ils n’avaient pas été prévenus de l’arrivée du Messie. La seule fausse note du voyage.

« Au pays du dieu Shiva aux mille bras, la diplomatie du “en même temps” si chère à Emmanuel Macron fait merveille. » Poignées de mains à Shiva : une demi-heure. Il n’a pas eu le temps… Le parallèle Dieu-Macron est clair. Les produits ingérés par le rédacteur sont un peu surdosés. Les yeux exorbités, il continue toutefois l’écriture de son ode au tout-puissant : « Mais Emmanuel Macron veut imposer sa façon de faire, celle d’un leader qui imprime sa marque sur la planète géopolitique. » Jusque-là, tout va bien. La suite, hélas, part en figure libre : « Pour cela il est prêt à donner de sa personne. Samedi 10 mars il a tombé la veste et relevé les manches de chemise pour “vendre” la France. » Arrivé à ce point, l’halluciné de Paris Match confond strip-tease et commerce extérieur. En revanche, Brigitte garde sa jupe. En de pareilles circonstances, n’est-ce pas le signe d’un manque d’adhésion au projet ?

Emmanuel Macron ne quittera pas l’Inde sans avoir délivré les clés de la réussite à l’adresse de la jeunesse du pays : « Just do it ! Ne respectez pas les règles. » Trichez aux examens, volez la copie du meilleur, foncez dans le tas et, avec un peu de chance, vous parviendrez un jour à écrire des articles dans Paris Match… Cannabis, cirage et brosse à reluire fournis par la direction. Depuis cette révélation, les étudiants indiens n’ont plus de goût à rien.

 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:53
Cette nuit, l’université de droit de Montpellier a connu de violents affrontements. Plusieurs jeunes encagoulés et armés de «tasers» se sont introduits dans un amphithéâtre pour déloger des étudiants bloqueurs. Le ministère de l’Enseignement supérieur a missionné une enquête pour faire la lumière sur les faits. Par ailleurs, le parquet de Montpellier a ouvert une enquête judiciaire pour fait de violences en réunion et avec arme.

 

«Des hommes cagoulés habillés en noir sont entrés dans l’amphi, avec des palettes de bois tranchantes et des tasers (pistolet électrique) et se sont mis à taper partout et sur tout le monde». Le témoignage est glaçant. Cette nuit, un peu après minuit, l’amphithéâtre de l’université de droit de Montpellier, occupé depuis quelques heures par des étudiants, a été attaqué par une dizaine d’individus armés et cagoulés.

Une étudiante présente lors de l’affrontement raconte: «Nous occupions l’amphithéâtre de manière pacifique depuis plusieurs heures et nous avions décidé d’y passer la nuit, puisqu’on voulait y faire une assemblée générale ce matin à 8 heures. Vers minuit, alors que nous étions une quarantaine d’étudiants des facs de droit, de sciences et de lettres, des hommes ont fait irruption dans l’amphi. Ils nous ont dit de dégager et ont frappé tout le monde», se souvient-elle.

Selon plusieurs sources, les individus cagoulés étaient une dizaine, et plusieurs étudiants ont été blessés. Au moins trois ont été emmenés par les pompiers. «J’ai vu une fille avec le visage en sang devant moi», témoigne un étudiant en sciences politiques, également présent au moment des faits.

«Tout s’est passé très vite, raconte le jeune homme, c’était effrayant. Je me suis pris une bouteille sur la tête, c’était très violent», ajoute-t-il. «Une fille s’est fait coincer sous la grille de sécurité en continuant de se faire taser», témoigne une autre étudiante.

 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:46

Jeudi soir, « Envoyé spécial » consacrait un reportage sur les plagiats de certains comiques français sur des amuseurs américains. Des séquences entières recopiées mot à mot en toute discrétion et, bien entendu, sans le moindre reversement de droits d’auteur. Hélas, la quasi-intégralité de l’enquête se concentrait sur Tomer Sisley, artiste qui a fait grand usage de sa photocopieuse pour élaborer son spectacle « À hauteur de 30 % », nous dit la voix off de France 2. Les noms de Gad Elmaleh, Arthur, Jamel, Michel Leeb (et d’autres moins connus), également gros clients de « Rank Xerox », sont à peine prononcés du bout des lèvres au détriment de celui qui semble avoir été tiré au sort pour être livré en pâture au téléspectateur.

Kader Aoun, parrain et auteur de la génération « Jamel Comedy Club », se défile devant les micros des journalistes. Un humoriste débutant soupçonné d’être l’anonyme auteur de ces révélations montre les SMS truffés d’injures et de menaces de mort qu’il a reçus de ce personnage. Qu’est-ce qu’on se marre, dans ce boulot !

Élie Semoun, qui ne s’est jamais livré au moindre pillage, confirme involontairement l’ambiance mafieuse de ce versant du métier en paraissant esquiver les questions, davantage par peur de représailles que par manque de franchise. Qu’est-ce qu’on rigole, chez les comiques !

Stupéfaction des artistes américains à la vue de leurs sketchs rejoués au mot près par les boute-en-train français… « Ils n’ont rien à dire. » « Ce sont des menteurs. Des voleurs… » « C’est un pillage de mon travail. » Certains déplorent la réputation des comiques français en la matière. Le propriétaire d’une salle mythique où se sont produites des stars tels que Jim Carrey ou Robin Williams raconte qu’un spectateur de par chez nous a été surpris en train de filmer un « one man show » grâce à une caméra dissimulée dans son chapeau… Un James Bond du rire.

 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:37

Dix des douze membres du Haut-Comité des commémorations nationales ont annoncé mercredi 21 mars leur démission collective à la ministre de la Culture Françoise Nyssen qui avait retiré le nom de Charles Maurras du Livre des commémorations nationales 2018.

"La décision que vous avez prise de retirer le nom de Charles Maurras de la longue liste de faits mémorables établie par notre Haut-Comité au titre de l'année 2018 –après l'avoir d'abord ratifiée par une préface élogieuse- et d'interrompre la diffusion du Livre des commémorations nationales nous rend impossible, à notre plus vif regret, de continuer de siéger dans cette instance", ont écrit les démissionnaires dans une lettre ouverte à la ministre Nyssen dont l'AFP a obtenu une copie.

Parmi les membres du Haut-Comité qui ont démissionné figurent notamment l'historien et ancien ministre Jean-Noël Jeanneney et l'historien Pascal Ory, spécialiste de la collaboration durant l'Occupation.

La ministre de la Culture Françoise Nyssen avait décidé fin janvier d'effacer Maurras du livre des commémorations nationales après des protestations d'associations antiracistes. "Vous comprendrez que, dans ces conditions, nous ne puissions continuer à siéger avec, en permanence, la menace soit de la censure soit de l'autocensure", ont écrit les membres du Haut-Comité dans leur lettre ouverte à Françoise Nyssen.

Volume de plus de 300 pages, publié par les Éditions du patrimoine (Centre des monuments nationaux), le Livre des commémorations nationales, est un catalogue de dates marquantes de l'histoire de France dont l'année est l'occasion de se souvenir, vendu 10 euros. Le 150e anniversaire de Maurras faisait partie de la liste.

 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:34

L’endettement global du système ferroviaire devrait s’élever, en 2018, à près de 55 milliards d’euros. Un gouffre qui « menace aujourd’hui d’engloutir tout le système », martèle Édouard Philippe. Le premier ministre n’hésitant pas à comparer ce chiffre au « budget annuel de l’éducation nationale » comme pour frapper les esprits, cependant que l’exécutif entend, par ordonnances, porter le coup de grâce à la SNCF.

Aujourd’hui, si la reprise de la dette par l’État est enfin évoquée par les pouvoirs publics, elle est l’objet d’un chantage social pour imposer aux cheminots toujours plus de sacrifices. « Une fois qu’on aura fait la transformation de la SNCF (d’établissement public en société anonyme – NDLR) et transformé le statut des cheminots, une fois qu’on aura permis à la SNCF de renouer avec les bénéfices (…), nous pourrons envisager de reprendre la dette de la SNCF », déclarait Bruno Le Maire il y a peu, sans donner plus de détails, ni sur les modalités ni sur le calendrier. « Ce chantage à la dette est purement dogmatique et sert à justifier l’ouverture à la concurrence et la casse du statut des cheminots », reprend Sébastien Gasc. Une ineptie pour la CGT, qui précise que non seulement « l’origine de la dette n’a rien à voir avec le statut des personnels, mais que l’ouverture du rail à des opérateurs privés ne règle pas le problème de l’endettement du réseau ». Preuve en est, au Royaume-Uni, chantre du libéralisme où une vingtaine d’opérateurs privés se partagent le réseau, Network Rail, le gestionnaire d’infra-structures renationalisé, cumule une dette de « 46,3 milliards de livres sterling, soit plus de 51 milliards d’euros en 2017, le tout sur un réseau de 17 000 kilomètres de voies, contre 29 000 en France », précise Sébastien Gasc, secrétaire fédéral de la CGT cheminots . Et si l’ouverture à la concurrence ne permet pas de résorber la dette, la fin des embauches de cheminots au statut ne le permettra pas non plus. « Le système ferroviaire nécessite annuellement près de 3 milliards d’euros d’investissements pour maintenir son niveau de performance. Parler de contrepartie signifie que cette somme devrait être gagnée sur le dos de 150 000 cheminots », s’agace Sébastien Gasc.

 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:30

La visite n’apparait pas à l’agenda présidentiel. Le 14 mars, Emmanuel Macron a reçu tout sourire à l’Elysée Hashim Thaçi, président sulfureux du Kosovo. En 2011, un rapport du Conseil de l'Europe l’accusait pourtant d’avoir dirigé pendant la guerre du Kosovo, à la fin des années 1990, un trafic international d'organes, prélevés surtout sur des prisonniers serbes.

« De nombreux indices concrets et convergents confirment que des Serbes ainsi que des Kosovars albanais ont été tenus prisonniers dans des lieux de détention secrets sous contrôle de l’UÇK au Nord de l’Albanie et soumis à des traitements inhumains et dégradants, pour finalement disparaître », affirmait le rapport européen. Les détenus étaient conduits en Albanie, exécutés d’une balle dans la tête, opérés et leurs organes vendus à des cliniques étrangères.

Le document accablant, adopté à l’époque par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) à Strasbourg, évoquait aussi des exécutions sommaires et des enlèvements visant les opposants politiques d'Hashim Thaçi, désigné comme l’organisateur du trafic et qualifié par des services secrets de pays de l’OTAN comme le plus dangereux des « parrains de la pègre » du mouvement séparatiste de l’UCK, l'Armée de libération du Kosovo.

Thaçi dirigeait alors le « Groupe de Drenica », réunissant des personnalités de premier plan de l’UCK et accusé par le rapport d’avoir « renforcé dans des proportions phénoménales son assise dans les activités criminelles organisées, à l'époque florissantes au Kosovo et en Albanie ». Il aurait d’ailleurs agi avec « le soutien et la complicité » des structures de gouvernance officielles de l'Albanie, et notamment du gouvernement socialiste, mais également des services secrets albanais et de « la redoutable mafia albanaise ».

 

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Publié par ELIZABETH
24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:26

Le 26 février dernier, un journaliste slovaque a été assassiné avec sa fiancée. Le journaliste enquêtait sur des affaires de corruption. Cet assassinat a suscité l’émoi au sein d’une grande partie de la population. De nombreuses manifestations ont suivi, elles ont fini par provoquer la démission du Premier ministre slovaque, Robert Fico, le 15 mars dernier. Peu avant sa démission, Robert Fico avait soupçonné le milliardaire américain George Soros, qui a déjà soutenu plusieurs révolutions colorées par le passé, d’avoir préparé cette déstabilisation avec le président slovaque Andrej Kiska :

« Je veux poser une question simple à M. le président. Le 20 septembre 2017 à New York, sur la Cinquième avenue, pourquoi le chef d’État a-t-il rendu visite en privé à une personne, donc la réputation est discutable et dont le nom est George Soros. »

Certains journalistes présents dans la salle de conférence se sont alors mis à rire, et l’un a déclaré « vous êtes ridicule ».

« Vous pouvez rire autant que vous le souhaitez », a répondu Robert Fico, mais « pourquoi n’a-t-il pas été accompagné d’un représentant du ministère des Affaires étrangères pour cette réunion ? Le meurtre d’un journaliste démontre qu’il y a une tentative sérieuse de déstabilisation du pays. »

La déclaration de Robert Fico a suscité une vague de réactions négatives. Selon le ministre des Affaires étrangères, Miroslav Lajčák, « George Soros est un homme qui a eu une influence majeure sur l’évolution de l’Europe centrale et de l’Est. Il n’y a pas de doute là-dessus. » Néanmoins, il a dit ne pas vouloir « spéculer sur son implication dans les problèmes actuels de la Slovaquie ».

Le magnat et philanthrope de 87 ans, George Soros, a versé 45 millions de dollars de financements à la Slovaquie ces 25 dernières années, précise Ján Orlovský, le directeur exécutif de la fondation financée par Soros, Open Society Fund, en Slovaquie.

« Nous avons donné 45 millions sans rien attendre en retour, la seule chose qu’il voulait c’est que nous vivions dans une société libre où chacun a les mêmes chances, où règne l’État de droit et où l’éducation et la justice sont accessibles à tous. »

George Soros a nié toute implication dans les affaires internes de la Slovaquie via son porte-parole.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán voit également l’empreinte de George Soros dans les troubles qui agitent le pays :

« Le gouvernement slovaque actuel résiste à la migration et refuse de transformer son pays en pays d’immigration. Les organisations de Soros ont attaqué et vont continuer à attaquer les dirigeants de tels gouvernements de manière féroce ».

On apprend également dans les médias tchèques que le plus grand quotidien slovaque, SME, est lié à la structure organisationnelle d’une organisation à but non lucratif américaine, cofinancée par George Soros, et dans laquelle siège le directeur de la plus grande maison d’édition de Slovaquie.

L’ancien président tchèque Václav Klaus, qui avait perçu la dangerosité du milliardaire américain, avait poussé George Soros à déménager son Université d’Europe Centrale de Prague à Budapest.

 
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