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1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 10:10
Les groupes PSA et Renault ont été assignés en justice par les anciens salariés de l'entreprise creusoise GM&S de La Souterraine, ont annoncé jeudi ces derniers et leur avocat Jean-Louis Borie, dans un communiqué de presse.

"Oui, nous attaquons PSA et Renault pour ce qu'ils nous ont fait subir depuis des années, les vies brisées, les carrières cassées, la souffrance des familles et sans oublier les conséquences psychologiques. Tout cela a été orchestré par les constructeurs automobiles, nous demandons réparation!" écrivent les salariés.
Les 85 licenciés de GM&S et les 33 autres salariés repris au sein de l'entreprise LSI réclament une somme totale de 7,4 millions d'euros aux deux constructeurs qu'ils accusent d'avoir provoqué la chute de l'ex-équipementier automobile en le maintenant en situation de dépendance économique. "Nous demandons 80.000 euros pour chacun des 85 licenciés et 20.000 euros pour chacun des personnels repris par LSI. D'autres ont annoncé qu'ils allaient se joindre à la procédure", a précisé Me Borie à l'AFP.
L'assignation en justice pour "abus de position dominante" et "responsabilité pour faute" devant le tribunal de grande instance de Guéret (Creuse) a été délivrée par huissier lundi à Peugeot et mardi à Renault. L'association de soutien et de défense ainsi que le comité d'entreprise réclament également respectivement 5000 euros et 20.000 euros aux constructeurs automobiles. Me Borie a indiqué laisser cependant la porte ouverte à une conciliation. "Notre démarche aboutira à une audience civile devant le tribunal de grande instance sauf si l'on aboutit à un protocole d'accord. Nous avons toujours privilégié la discussion", a-t-il dit.
Fin septembre, l'avocat avait sommé Renault et PSA de participer à une "conciliation" sous peine d'engager contre eux ces poursuites. Le directeur juridique de PSA, Mark Rollinger, avait répondu le 8 octobre. Dans ce courrier, PSA "considère avoir respecté ses engagements et être en mesure d'en justifier" mais estime que "le projet d'assignation en justice est un signal négatif, n'étant pas de nature à permettre au site de travailler avec de nouveaux clients et de se développer", avait expliqué Me Borie.
Renault n'a pas donné de réponse, selon le communiqué.
En mai 2017, après des mois de mobilisation, de manifestations et d'opération coups de poing, les salariés excédés avaient menacé de faire sauter leur entreprise avec des bouteilles de gaz. Ce dossier social avait accaparé les premiers mois de la présidence Macron. L'entreprise a finalement été reprise pour un euro symbolique en septembre 2017, avec 120 emplois conservés.

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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 11:39
Jean-Claude Michéa a publié, sur le site « Les Amis de Bartleby », Une lettre à propos du mouvement des Gilets jaunes.

D’emblée oppose-t-il ces derniers au mouvement Nuit debout défini comme « une révolte […] de ces urbains hypermobiles et surdiplômés qui constituent, depuis l’ère Mitterrand, le principal vivier dans lequel se recrutent les cadres de la gauche et de l’extrême gauche libérales (et, notamment, de ses secteurs les plus ouvertement contre-révolutionnaires et antipopulaires : Regards, Politis, NPA, Université Paris VIII, etc.) ». Au contraire discerne-t-il dans le spontanéisme insurrectionnel des Gilets jaunes les linéaments prometteurs d’une « conscience révolutionnaire pour refuser d’avoir encore à choisir entre exploiteurs de gauche et exploiteurs de droite », comparant ainsi le mouvement à Podemos en 2011, « avant que les Clémentine Autain et les Benoît Hamon du cru ne réussissent à enterrer ce mouvement prometteur en le coupant progressivement de ses bases populaires ».

Résolument ancré dans la vie réelle, Michéa n’est évidemment pas dupe du discours gouvernemental débilitant sur la prétendue « transition écologique » (d’autant que celle-ci n’est qu’une nouvelle manière de justifier la poursuite effrénée du turbo-capitalisme dopé à l’éolien ou à toute autre énergie « verte » supposée non polluante mais jésuitement affublé du masque éthique de l’« écologie », cette insupportable pensée unique préemptée et détournée par les « Hulotberlus » d’EELV et leurs filiales d’extrême gauche), mobilisé à des fins culpabilisatrices pour assommer le populo sommé de balancer sa poubelle roulant au diesel chez le premier ferrailleur venu et de se rendre au boulot à 50 km de son domicile, de faire ses courses à 20 ou d’aller se faire soigner à 10.

Toutefois, parfaitement conscient que cette « gauche kérosène » (qui passe son temps dans les avions et va répandre, urbi et orbi, la bonne parole écolo-droit-de-l’hommiste) ne se laissera pas faire, le philosophe se demande « jusqu’où un tel mouvement révolutionnaire (mouvement qui n’est pas sans rapport, dans sa naissance, son programme rassembleur et son mode de développement, avec la grande révolte du Midi de 1907) peut aller dans les tristes conditions politiques qui sont les nôtres ».

Il est évident que Macron et son « gouvernement thatchérien de gauche […] c’est-à-dire un gouvernement cynique et impavide sont clairement prêts à aller jusqu’aux pires extrémités pinochetistes (comme Maggie avec les mineurs gallois ou les grévistes de la faim irlandais) pour imposer leur “société de croissance” et ce pouvoir antidémocratique des juges, aujourd’hui triomphant, qui en est le corollaire obligé », ce, bien entendu, avec le concours complaisant de ce fallacieux contre-pouvoir que représente le « servile personnel médiatique français ».

En dépit de trois quarts des Français qui n’ont pas voté pour lui, le président de la République, tel un loup, n’hésite pas à montrer les crocs. Et si, pour une fois, les moutons mordaient ?

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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 11:26

ll faut se pincer pour le croire : en plein mouvement des gilets jaunes, la majorité LREM-MoDem, après avoir voté l’augmentation des taxes sur les carburants qui a déclenché la colère, a adopté un amendement stipulant que les compagnies d’assurance doivent augmenter de 33 millions d’euros leur contribution au Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO). Mais quel est donc ce mystérieux fonds qu’il faudrait ainsi abonder toutes affaires cessantes ? C’est le fonds permettant aux conducteurs accidentés par un tiers en fuite ou une personne non assurée d’être indemnisés.
Ah… Mais alors, faut-il en déduire que ce genre de conducteurs et de délinquance – délits de fuite, conduite sans assurance – est en augmentation ? Oui. Selon Le Parisien, il y aurait en France 700 000 véhicules non assurés ! Et il y a eu, en 2017, plus de 36.000 demandes d’indemnisation.Donc ce fonds est de plus en plus mis à contribution. 26 % des dossiers concernaient des délits de fuite. Et les versements se montent à 154,2 millions d’euros, une augmentation de 13 % !
Évidemment, cette charge supplémentaire est très mal vue par les compagnies d’assurance qui pourraient, pour y répondre, avoir recours à un levier bien connu : l’augmentation des assurances des automobilistes.
Le gouvernement et la majorité d’Emmanuel Macron pourront toujours se défausser sur les assureurs en disant : « C’est pas Bibi ! » Mais à l’Assemblée, il s’est quand même trouvé assez de bibis de service pour le voter, cet amendement.

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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 11:18

Un nouveau coup dur pour les automobilistes. Afin de financer un programme de travaux à 700 millions d’euros, les prix des péages autoroutiers vont subir « une hausse spécifique ».
Les tarifs des péages augmentent tous les ans au 1er février, suivant l’inflation. Mais en 2019, ces tarifs subiront un accroissement supplémentaire, compris entre 0,1% et 0,39%, afin de financer un plan de travaux à 700 millions.
Les travaux en question concernent 23 bretelles d’autoroutes et des « aménagements pour la réduction de l’empreinte environnementale ».
Cette hausse significative viendra s’ajouter à la progression habituelle, indexée sur le taux d’évaluation des prix à la consommation (hors tabac), en application des contrats conclus entre l’État et les sociétés concessionnaires d’autoroutes (ASF, Escota, APRR et Area). Deux avenants ont d’ailleurs été publiés concernant ces majorations au Journal officiel du 8 novembre, mettant à jour ces contrats.

Cette augmentation des prix des péages a ravivé un sujet de débat vieux d’une douzaine d’années. La privatisation des autoroutes. En 2006, l’État a cédé plus de 9000 km (sur près de 12000) à des sociétés concessionnaires d’autoroutes. La dépense publique s’est donc désolidarisée de l’entretien, de l’exploitation et de la construction, au moins pour 25 ou 30 ans. Ces sociétés privées se rémunèrent grâce aux péages. En 2016, ces sociétés ont vu leurs bénéfices flamber de 25,2% par rapport à l’année précédente pour atteindre les 2,8 milliards d’euros, et ainsi reverser 4,7 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires (+41%).

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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 11:12

Permettez-moi de vous mettre en garde contre les « Fake News » sur la rougeole (fausses nouvelles), qui circulent actuellement dans les médias.

Fake News n°1 : « Les cas de rougeole atteignent des records en Europe » (France Info)
Avec « 41 000 cas depuis le 1er janvier 2018, les cas de rougeole atteignent des records en Europe », affirme France-Info.

C’est faux. En aucun cas il ne s’agit d’un record.
En 1980, la France comptait à elle seule 400 000 à 600 000 cas de rougeole chaque année.

Fake News n°2 : « La France est particulièrement touchée par l’épidémie »

C’est absolument faux.
Les tableaux publiés par l’Organisation mondiale de la Santé pour la « zone Europe » recensent 61 000 cas de rougeole de septembre 2017 à août 2018.
52 000 d’entre eux (85 %), se sont produits dans les pays de l’Est et des Balkans :
   Ukraine (32 618 cas)
   Serbie (5710 cas)
   Russie (3940 cas)
   Grèce (3142 cas)
   Roumanie (1766 cas)
   Albanie (1379 cas)
   Géorgie (1212 cas)
   Turquie (532 cas)
   Slovaquie (446 cas)
   Kirghizstan (400 cas)
   Biélorussie (216 cas)
   Moldavie (271 cas).

Avec 2734 cas, la France représente une très faible partie du total (4 %). Proportionnellement à sa population, elle est peu touchée.

Fake News n°3 : « On est menacé par un fléau » Dr Jean-Louis Bavoux sur France-Info.

Depuis le début de l’année 2018, la rougeole a provoqué 3 décès en France.
On a cent fois plus de risque de mourir noyé, 200 fois plus de mourir de la tuberculose, et 50 000 fois plus de mourir du cancer, que de la rougeole.
À noter que les complications de la rougeole touchent essentiellement les personnes ayant perdu leurs défenses naturelles à cause d’une chimiothérapie, du sida, ou de dénutrition.

Lire l'article

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 11:18

"Dans une déclaration, Mélenchon vient de  dire : “Je féliciterai ceux qui y sont allés, mais je féliciterai également ceux qui n’y sont pas allés”. (En Provence, on appelle cela une valse à deux temps).
Clémentine Autain a déclaré :  je n’irai pas à cette manifestation défiler aux côtés de Marine Le Pen !
Mais elle n’est pas seule à utiliser cette position, même Martinez le secrétaire de la CGT n’appelle pas à être présent à cette manifestation et cela me parait pour le moins stupide, mais je vais essayer de m’en expliquer.
Il faut savoir que d’abord on ne manifeste pas !  On défile en voiture.
Par ailleurs, si cette manifestation permettait de bloquer l’ensemble de notre pays (ce qui est possible) elle contraindrait « Monsieur j’assume, ils n’ont qu’à venir me chercher » et nous constaterions que lorsqu’on vient le chercher, il n’apprécie pas du tout.
Pour contrer cette manifestation certains des  porte-voix de Macron proposent déjà des échappatoires,  par exemple verser 20 euros (une vrai sucette !) à celles et ceux qui travaillent à plus de 30 kilomètres du lieu de leur domicile. Il faudra pour cela qu’en plus, ils obtiennent l’accord de leurs employeurs.
Si avec cette manifestation nous arrivions à faire reculer Macron, ce serait déjà une preuve que la loi peut aussi venir de la rue, lorsque celle-ci se mobilise fortement.
Si ma mémoire est bonne, Mélenchon et d’autres responsables nationaux des Insoumis, avaient bien accepté de participer, lors des funérailles d’une vieille dame juive qui avait été assassinée, à une manifestation dont le défilé se fit derrière les drapeaux du CRIF, et de sa milice fascisante, défilé duquel les militants des Insoumis furent d’ailleurs expulsés manu militari..." Source

 

"Ici donc, on retombe sur les deux grands blocs historiques qui s'affrontent: les «Anywhere» (ceux de nulle part) et les «Somewhere» (ceux de quelque part), pour reprendre la terminologie de David Goodhart. Aux premiers, l'urbanisation verticale - l'Olympe jupitérien, le gigantisme des tours, la «start-up nation» - ; aux seconds, la périurbanisation horizontale galopante. Ce que les Américains appellent «Suburbia», l'habitat pavillonnaire à perte de vue qui a multiplié les oasis individuelles. Si on doit d'ailleurs ramener le rêve américain des classes moyennes - très largement plébiscité par les catégories populaires (il suffit de s'intéresser à la sociologie des prénoms pour s'en assurer) - à sa plus simple expression, il tient en deux mots: la voiture et le pavillon. L'une étant la condition de l'autre, et les deux réunis le symbole d'une vie bonne, quoiqu'à crédit.
S'il y a toutefois une nouveauté dans ce mouvement des gilets jaunes, c'est que cette fois-ci l'incendie est collectif, les départs de feu contagieux. Jusqu'à présent, la France périphérique se présentait en ordre dispersé, des bonnets rouges confinés à la pointe de la Bretagne à la récente démission de soixante-dix élus nivernais privés de ressources par l'État. Comment en aurait-il été autrement au vu de son éclatement géographique ? Or, pour la première fois, la hausse du prix des carburants est parvenue à cristalliser et à fédérer toutes les rancœurs au niveau national. C'est donc un pays à l'unisson, soutenu par une très large majorité de Français, qui s'apprête à bloquer les axes routiers. Mais quelle que soit l'ampleur de ces blocages, on ne voit pas trop sur quoi ils pourraient déboucher. Le gouvernement cédera ponctuellement, se contentant de-ci de-là d'allouer quelques aides et autres primes à la casse (il a déjà commencé). Mais l'autre casse, celle du territoire, ne s'en poursuivra pas moins..." Source

 

NDLR : Comme on aimerait que le deuxième ait tort !

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 11:09

C’est une nouveauté que le ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncée sur le plateau de l’émission « Capital » : le fisc va désormais surveiller les réseaux sociaux pour identifier les fraudeurs. « Nous allons pouvoir mettre les réseaux sociaux dans la grande base de données que vous avez vue tout à l’heure, c’est-à-dire la permissivité (sic) de constater que si vous vous faites prendre en photo de nombreuses fois avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens pour le faire, peut-être que c’est votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, ou peut-être pas », a-t-il annoncé.
Là, si vous le permettez, j’en reviens un instant à la littérature. Monsieur Darmanin parle de « permissivité ». C’est si cocasse qu’on ne peut que s’interroger : emploie-t-il le mot à dessein ou bien est-ce un lapsus révélateur des honteuses manœuvres qui se préparent ? Car, chers amis, la permissivité n’est rien d’autre que le dévoiement de la permission, le bras tordu à l’autorisation – deux mots qui eussent pourtant suffi, en principe, pour justifier la chose.
Le ministre lâche le mot – « permissivité » – défini ainsi par le dictionnaire : « Une tolérance exagérée qui peut conduire à l’anéantissement des règles de morale, de la bienséance, et de toutes sortes d’interdits acceptés par un groupe, une population, etc. »


Donc, les amis, vous avez compris ce qui vous attend : fini de faire les kékés sur Facebook ou Instagram, d’afficher des photos de restaurant étoilé quand on bouffe chez McDo, de multiplier les selfies sur le port de Saint-Tropez quand on dort au camping de la Rascasse languide et de se mettre en scène devant la vitrine de Vuitton quand on achète ses sacs chez Tati. Ça va aussi signer la mort du petit commerce ! Un exemple : qui voudra, maintenant, s’offrir les 20 minutes de frime à 89 euros en Ferrari ou en Lamborghini, sur les Champs-Élysées ?
Vous pensez pouvoir vous défendre ? Passer à confesse et battre votre coulpe : « Pardon, mais c’était pour de faux. Juste pour faire le kéké. » Malin, le fisc ne se laissera pas si facilement abuser. « Je constate d’abord que les Français, souvent, se photographient eux-mêmes sur les réseaux sociaux », a dit le ministre. « Ce sont vos comptes personnels qui seront d’abord regardés, par expérimentation, je le redis ici. La loi a été promulguée, nous les mettrons [les contrôles] en place sans doute au début de l’année prochaine en même temps que la police fiscale et en même temps que tout ce que la grande loi Fraude que nous avons présentée à la demande du président de la République se mettra en place dans les prochaines semaines. »
Voilà voilà… vous êtes prévenus.

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 11:04

Les quatre suspects dans l’affaire du projet d’attaque visant Emmanuel Macron sont passés aux aveux lors de leur garde à vue à la DGSI, nous apprend notamment France 2. Les quatre hommes ont détaillé le plan que Jean-Pierre B., le meneur présumé, avait prévu pour attaquer au couteau le président de la République, mercredi 7 novembre, durant les commémorations du 11 Novembre à Charleville-Mézières (Ardennes). À partir de ce que France 2 rapporte, j’ai essayé, avec le peu d’éléments que nous possédons, d’explorer le sujet et de me poser, comme enquêteur, les bonnes questions relatives à cette tentative.
La première porte sur le personnage central, un certain Jean Pierre B.. Il anime une page Facebook : « Les Barjols 38 ». Or, en argot, les barjols, ou barjots, sont des personnes farfelues, folles, qui ont l’habitude de prendre des risques, de faire des choses dangereuses. Avouer que prendre un tel pseudo en projetant de perpétrer une action violente, c’est envoyer un message lumineux à la DGSI.
Sur cette page, peu d’écrits, rien depuis le 6 octobre (peut-être effacés par les services). Par contre, le 3 septembre, un long texte loufoque dans lequel franceinfo a extrait cette phrase révélatrice : « Je cherche des patriotes, des vrais, pas des figurants. » Un vrai James Bond, ce JP. Quelques phrases plus loin, il explique : « Je vous laisse une semaine pour m envoyer un message en mp ( message privé ) à la suite de cela. Je procèderais à un nettoyage de cette page […]. » Voilà un apprenti terroriste qui communique avec ses affidés « secrètement » en message privé et même par téléphone (dixit France 2). Autant passer par les petites annonces, c’est plus simple.
Il y a une autre phrase, du 11 juillet, celle-ci, que la radio n’a pas révélée. Le mis en examen y indique : « Pourquoi vouloir verser le sang alors que nous sommes capables de changer notre pays uniquement par solidarité ? »
Alors, Jean-Pierre B. cache-t-il son jeu ou a-t-il changé de mode d’action ? Mystère.
Autre question suscitée par une information communiquée par l’AFP : « Lundi, tout s’accélère. Jean-Pierre B. prend la route avec un autre homme pour rejoindre Bouzonville, en Moselle. Dans cette commune de 3.500 habitants proche de Charleville-Mézières, ils retrouvent deux autres complices et passent la nuit à leur domicile. » Pourquoi ne pas agir en solo ? Pourquoi faire venir un homme de plus alors qu’une seule action est programmée ? C’est absurde car cela entraîne automatiquement l’inculpation du deuxième individu. De plus, voilà deux touristes qui, au lieu de dormir sous de faux noms dans un endroit discret (sous tente, dans un hôtel, dans un gîte), vont faire étape chez deux complices, matérialisant ainsi l’implication de ceux-ci.
Dernière question, celle sur le couteau. D’après France 2, « un couteau en céramique a été retrouvé dans sa voiture, il devait l’utiliser le jour même pour poignarder le Président lors de son bain de foule ». Or, impossible de poignarder avec un couteau en céramique : on ne peut que couper ou trancher. De plus, ces couteaux sont réalisés pour couper des choses non dures comme fruits ou légumes, car étant d’une grande fragilité, le moindre choc les brise. Enfin, Jean-Pierre B. aurait eu l’intention d’utiliser ce type d’ustensile non métallique pour tromper la détection du portique. Or, pour un bain de foule à l’extérieur, il n’est jamais prévu de portique, sauf cas exceptionnel.
En conclusion, soit ces terroristes sont des pieds nickelés, soit (plus inquiétant) ils ont pu être manipulés. Quant à dire que la vie du président de la République a été vraiment en danger, c’est une autre question…

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 11:00

Il pleuvait à Paris ce mercredi 7 novembre. Et pourtant ils étaient là. Les grévistes du palace Park Hyatt Vendôme, debout, souriant, dignes. Avec leurs casseroles et leurs timbales, leurs chants et leurs cris, ils tiennent. Travailleurs des cuisines, femmes de chambres, moquettistes, au coude à coude. Les drapeaux rouges de la CGT-HPE gorgés d’eau sont un peu lourds, la fatigue commence à peser, mais la détermination est intacte.
Cet après-midi devaient se tenir des négociations, pour la première fois. Inspection du travail, direction du Park Hyatt, direction du sous-traitant STN, et représentants du personnel, tous réunis autour d’une table. Nous ne savons pas encore quelle fut l’issue de cette première rencontre, mais c’est un signe que la pression des grévistes paie. Les arrogants du palace, qui depuis Chicago donnaient des ordres pour qu’on ne discute pas avec les syndicats, doivent commencer à ravaler leur morgue.
« Macron n’aime que l’Europe ! », déclare une gréviste à la vue de notre autocollant « Brisons les chaînes de l’Union européenne ». « Ce ne sera pas facile, mais il faut en sortir, c’est une prison », ajoute-t-elle. Une de ses collègues la rejoint, fatiguée mais contente : hier soir, jusqu’à minuit, elle a réalisé une tournée dans l’hôtel pour parler aux non-grévistes, tenter de convaincre, montrer que la grève, de jour comme de nuit, est là, présente.
Après 43 jours de combat, dans le froid, sous la pluie, après les injures, les coups, les interventions des flics, elles et ils tiennent. Si nous les soutenons davantage, si nous leur apportons notre solidarité jour après jour, et sous mille formes différentes, elles et ils vaincront.

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 10:56

Tariq Ramadan obtient sa mise en liberté sous conditions, neuf mois après son incarcération pour viol. Les juges de la cour d'appel de Paris ont rendu leur décision ce 15 novembre après avoir examiné le recours déposé par l'avocat de l'islamologue.
Après une audience publique, qui devait initialement se dérouler à huis-clos, les juges de la cour d'appel de Paris ont ordonné la remise en liberté sous conditions de Tariq Ramadan. Ils cassent ainsi une décision du juge d'instruction rendue il y a une semaine, selon les informations de l'AFP.
La libération de l'islamologue suisse de 56 ans est soumise au versement d'une caution de 300 000 euros, selon son avocat Emmanuel Marsigny. Tariq Ramadan, qui doit remettre son passeport suisse, a interdiction de quitter le territoire, d'entrer en contact avec les plaignantes et certains témoins. Il devra pointer une fois par semaine au commissariat.

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