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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 10:30

Chers contemporains !

Permettez-moi de vous féliciter d’abord pour votre exceptionnelle faculté d’obéissance ! Vous n’êtes pas des pauvres types, des couilles molles, des vagins secs.

Vous n’êtes pas des obéisseurs, des suiveurs d’abrutis congénitaux, des mous du disque dur !

Non, vous êtes conviviaux. C’est une qualité, quand on pense aux lamentables gamins qui furent résistants au nazisme, résistants à leurs patrons, et qui serraient fâcheusement les fesses à chaque fois qu’on cherchait à les sodomiser. Vous avez compris qu’il ne faut jamais offrir de résistance, qu’il faut être poli et lisse. Que vos prédécesseurs étaient lamentables !

Sommes-nous contemporains ? Je n’en doute pas, puisque nous vivons le même temps. Ah ! que je voudrais avoir votre faculté d’obéir à tout sans douleur !

Je me demande parfois de quel trou de la sécu vous sortez, et au nom de quelle merde hygiénique vous empuantissez l’hexagone, qui fut le berceau (ah ! les berceaux de l’an 2000 !) des grandes révolutions.

Chers contemporains, vous ne redoutez pas la gastro-entérite chronique, la chiasse et la trouille du gendarme, vous adorez les ordres, les propagandes, les slogans !

Vous adorez les foultitudes organisées, les conglomérats de crétins agglutinés devant le pape, devant Zidane, devant le téléthon, devant les pédés en marche, les enculés à la file indienne !

Vous aimez le mauvais alcool, la came trafiquée, le loisir organisé, la vacance macabre avec photos à l’appui ! Vous savez ne pas être difficile !

Vous aimez l’obéissance passive, l’obéissance active, et vous obéissez tellement fort, de vous-mêmes, que le pouvoir n’a plus besoin de vous donner des ordres. Vous l’avez bien baisé, le pouvoir, il n’a même plus besoin d’exercer sa force !

Vous le devancez par votre merveilleuse lâcheté, en sortant, de vous-mêmes, hors de vos propres domiciles que vous payez à crédit, pour fumer dehors le tabac que l’état vous interdit de fumer partout et vous oblige à acheter en même temps ! Et vous applaudissez des deux mains, parce que vous n’en avez pas trois !

Et vous achetez les bagnoles que l’état vous interdit de conduire, et tout ça, à tempérament, ah ! vous avez un formidable tempérament d’acheteurs !

Vous êtes des survivants à crédit ! des étrons de très petit calibre, des mini-merdes de trottoir !

Vous êtes prêts à vous ramasser de vous-mêmes, avec une petite pelle et un balai, pour vous jeter ensuite dans le récipient prévu à cet effet !

Tout seuls, sans aucune intervention extérieure !

 

ROLLAND HENAULT

 
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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 10:20

L’inauguration symbolique de « l’Allée de la Nakba » (« catastrophe » en arabe) par le maire (PCF) de Bezons ne passe pas. À peine dévoilée ce lundi, la plaque écrite en français et en arabe en mémoire de l’exode des Palestiniens, a été retirée dès ce mardi. Les instances représentatives de la communauté juive de France et d’Israël n’ont pas tardé à condamner cette action. La plaque a par ailleurs été taguée à la bombe noire par un individu qui a été vu arriver en courant.

Dans le même temps, le préfet du Val-d’Oise, Jean-Yves Latournerie, a demandé « la dépose immédiate de la plaque ». Dans son courrier adressé au maire et relayé par le Crif, le préfet détaille les motivations de son recours gracieux.

La première relève que l’apposition de cette plaque et le commentaire qu’elle comporte constituent une « prise de position rompant avec le principe de neutralité républicaine dans le domaine international, domaine réservé à l’Etat en vertu des articles 52 et suivants de la Constitution ». Sous le nom, il était inscrit : « en mémoire de l’expulsion des 800 000 Palestiniens et de la destruction des 532 villages en 1948 par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’Etat d’Israël ».

Dans le même temps, la mairie de Bezons a déjà subi des représailles. Outre les insultes sur les réseaux sociaux, le maire aurait reçu « une multitude » d’appels anonymes, avec des voix parfois modifiées. Des appels insultants le traitant notamment de « communiste nazi » mais aussi menaçants : « on va vous tuer », « on va faire sauter la mairie ». Dominique Lesparre envisage de déposer plainte.

Selon son directeur de cabinet, Patrick Noël, plusieurs individus tout de noir vêtus, dissimulés derrière des foulards, ont fait des allées et venues à scooter pour prendre en photo la plaque. « C’est la cause qu’on défend avant tout, pour soutenir un peuple qui souffre depuis trop longtemps, on n’est pas là pour cultiver la haine ou provoquer qui que ce soit », souligne le directeur de cabinet rappelant que la pose de la plaque n’avait qu’une portée « symbolique ».

 
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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 10:12

La scène se passe dans un lycée du sud de la France. En ce début juillet, les professeurs de français peuvent enfin souffler, ils sont venus à bout de la soixantaine de copies rédigées par des élèves de première lors de l'épreuve anticipée du bac. Reste la commission d'harmonisation, une réunion où ils doivent s'entendre sur leur notation.

Ce jour-là, l'inspectrice pédagogique régionale (IPR) a fait le déplacement en personne. C'est exceptionnel ; d'habitude, un professeur est missionné par le rectorat pour encadrer ses collègues. Dans la salle, on n'entend pas une mouche voler. La dizaine de correcteurs écoutent religieusement l'IPR, une femme d'une soixantaine d'années aux cheveux courts et aux traits tirés. D'un ton autoritaire, elle annonce d'emblée la couleur : « Si la moyenne de votre paquet de copies est d'un point en dessous de la moyenne académique, vous relevez tout votre paquet d'un point ! » Simple, clair, net.

Personne ne pipe mot, il s'agit d'un ordre. Pierre, enseignant depuis une vingtaine d'années, bougonne dans son coin. Son paquet de copies est juste en dessous de la moyenne et, bien sûr, en dessous de la moyenne académique. L'inspectrice s'approche de lui.

- « Puisque vous êtes un point en dessous, vous rajoutez un point à toutes les copies ! lui intime-t-elle, sûre de sa logique.

- Désolé, je ne le ferai pas, rétorque Pierre, dans l'indifférence générale.

- Mais… mais vous ne pouvez pas ne pas le faire ! » s'étrangle l'IPR.

La voilà qui sort de sa poche un papier. Une circulaire du ministère de l'Éducation nationale. L'enseignant lit la page et demie avec attention, cherchant en vain la phrase qui l'obligerait à remonter ses notes. Il n'y a rien de tel et il le signifie à l'inspectrice qui, prise au dépourvu face à tant d'audace, argue du fait que l'obligation se dégage « de l'ensemble du texte ». Vexée et rouge de colère, elle devient menaçante.

- « C'est une faute professionnelle ! »

Pierre, sûr de son bon droit et de la justesse de ses corrections, ne se laisse pas impressionner.

- « Je l'assume pleinement et je suis prêt à accepter toutes les sanctions.

- Vous serez convoqué au rectorat ! » tranche l'IPR.

Pierre n'a pas été convoqué au rectorat, mais cette année, pour la première fois de sa carrière, ce professeur agrégé ne corrigera pas les épreuves anticipées de français. « Voilà, après 17 ans de correction au bac, j'ai été puni par l'inspectrice… » conclut-il. Un de ses collègues qui osa également dire non – ils ne sont pas nombreux – a été « puni » d'une autre manière : il a été envoyé, pour faire passer les oraux, dans un lycée à 150 kilomètres de chez lui !

 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 10:04

"L'inflation continue" des prix des nouveaux médicaments, "injustifiée et inacceptable", menace le système d'Assurance maladie et "l'accès équitable" aux soins, ont dénoncé mercredi huit organisations de défense des malades et des professionnels.

Les prix des traitements "qualifiés d’innovants", notamment contre le cancer, l'hépatite C ou les maladies rares, augmentent de manière "significative" et "injustifiée" depuis de nombreuses années et sont devenus "exorbitants", critiquent ces associations dans un livre blanc publié conjointement.

En cancérologie, "le coût moyen d'une année de vie gagnée est passé de 15.877 euros en 1996, à 175.968 euros en 2016", rappelle la Ligue contre le cancer. Les laboratoires "demandent des prix astronomiques même quand les médicaments n'ont pas nécessité d'investissement important en recherche et développement", renchérit l'association UFC-Que Choisir.

L'UFC cite l'exemple de plusieurs médicaments, dont le "Keytruda", indiqué dans le traitement de certains mélanomes, pour lequel "la Haute autorité de santé a estimé que l'amélioration du service médical rendu" n'était "que mineure par rapport aux traitements existants", mais qui coûte en France jusqu'à "72.000 euros par an".

En cause, selon ces associations : la négociation "opaque" des prix entre gouvernements et industriels du secteur, les "pressions" exercées par les laboratoires et leur "manque de transparence", concernant les coûts de production et de recherche ou encore l'évaluation des médicaments.

En France, les instruments utilisés lors des négociations conventionnelles sont "inflationnistes": ils reposent notamment sur la fixation d'un prix public élevé associé à des "remises confidentielles" consenties par les laboratoires en fonction des volumes de vente, explique Médecins du Monde.

Si les pouvoirs publics tentent de "maitriser les dépenses" à l'aide d'économies axées majoritairement sur les "médicaments de tous les jours", l'arrivée prochaine de nouveaux traitements se comptant "en centaines de milliers d'euros par patient", se traduira par "une nouvelle augmentation" des dépenses, prévient l'association.

 

(NDLR : Prix de la boîte de pilules "anti-cancer" du foie (sans efficacité d'ailleurs) : 3000 euros (oui, il y a bien trois zéros !)

 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 09:53

Selon les spécialistes du domaine, la Chine, les États-Unis et la Russie — les 3 nations les plus dépensières dans les domaines de la recherche et du développement de technologies d'armement — sont entrés dans une compétition intense sur la programmation d'Intelligence Artificielle militaire. Israël, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud, la France, l'Australie, le Royaume-Uni — et certainement d'autres encore qui ne se manifestent pas — explorent actuellement les potentiels de telles technologies. La grande course aux robots et autres drones de combat autonomes est donc en cours et les réunions du groupe d'experts de l'ONU, avec ses communiqués, semblent un peu vaines face à la réalité : des "robots tueurs autonomes" existent déjà et les grandes puissances comptent bien en faire usage à court terme. Malgré le danger que représentent ces tueurs de métal (capables de choisir eux-mêmes des cibles et de les détruire), qui est présent dans tous les esprits, rien ne semble donc pouvoir empêcher leur émergence : Vladimir Poutine n'a-t-il pas déjà expliqué que "celui qui deviendra leader dans le domaine de l'IA sera le maître du monde" ?

 

Le Département de recherche militaire américain (Darpa) a un budget de 15 milliards d'euros pour le seul développement des robots militaires. Selon le New York Times, ce département a déjà testé des drones autonomes pouvant décider quelle cible attaquer "sans aucune aide humaine". Côté russe, un robot humanoïde a été dévoilé en 2016, censé aider les cosmonautes sur la station spatiale internationale, mais cette vidéo (https://information.tv5monde.com/info/robots-tueurs-autonomes-malgre-une-mise-en-garde-de-l-onu-leur-developpement-continue-243991) le montrant en train de tirer sur des cibles avec deux armes à feu semble plutôt indiquer que Fedor (Final Experimental Demonstration Object Research) n'a pas vocation à se cantonner seulement à de la maintenance dans l’espace.

Le char-robot autonome russe Nerehta, quant à lui, s'il ne paye pas de mine — et s'il semble moins inquiétant que le "Fedor-Terminator" — n'en est pas moins une arme redoutable. Ce petit char d'assaut de 2,5 mètres de long, bourré de technologie, est censé partir au combat entièrement seul, sans aucune aide humaine comme cette autre vidéo le démontre (https://information.tv5monde.com/info/robots-tueurs-autonomes-malgre-une-mise-en-garde-de-l-onu-leur-developpement-continue-243991)

 

Les avancées très rapides de l'IA sont au cœur du développement de la robotique militaire et les leaders du domaine tels Google ne s'y sont pas trompés en proposant leurs services au Pentagone, ce qui a provoqué une levée de boucliers parmi les employés ne voulant pas participer à des programmes militaires… de drones militaires (Article L'Obs — "Drones : des milliers de salariés de Google s'opposent à un projet avec le Pentagone"). Ce scandale a fait reculer le géant californien qui a déclaré stopper ce partenariat gênant en terme d'image. Mais les entreprises d'armement, elles, ne sont pas aussi regardantes sur l'éthique, comme dans le cas de… Kalashnikov, en Russie.

L'agence de presse russe TASS rapportait en juillet 2017 que l'entreprise russe Kalashnikov entamerait en 2018 la production en série de nouveaux modules de combats utilisant la technologie NeuroNet. NeuroNet est une technologie logicielle d'apprentissage automatique — basée sur des algorithmes de réseaux de neurones artificiels — permettant "d'identifier des cibles, de s'améliorer par l'expérience et de décider par 'lui même' des tirs à effectuer". Kalashnikov — célèbre pour ses fusils semi-automatiques et ses millions de morts depuis des décennies  — fait la publicité de son nouveau module de combat à réseau de neurones avec des dessins d’enfants, sur son site.

 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 09:46

Aucune entreprise ne fait le poids face à l’arsenal juridique américain. Dès que les États-unis décident de sanctionner un pays, par un embargo notamment, ils peuvent s’attaquer à tout ceux qui commercent avec le pays en question. 

Ils peuvent directement condamner grâce aux sanctions primaires toutes les entités considérées comme « US person » : citoyens américains, sociétés américaines mais également filiales étrangères implantées aux États-unis. 

Mais ils peuvent également poursuivre tous les acteurs économiques qui utilisent le dollar américain grâce aux sanctions secondaires extraterritoriales.

Si l’on peut comprendre que les Américains peuvent condamner des personnes et des entreprises soumises à leur juridiction, il est plus compliqué pour les autres pays d’accepter une telle ingérence dans des entreprises étrangères.

« Les sanctions secondaires, c’est beaucoup plus pernicieux, cela peut avoir des impacts et des effets au-delà même des seules sociétés qui ont une activité ou des filiales aux États-Unis. Il y a des entreprises qui ont demandé des dérogations. Je pense qu’elles se font assez peu d’illusions sur le fait qu’elles les obtiendront, mais c’est normal qu’elles les demandent », estime maître Arthur Dethomas, spécialiste en droit des affaires. En effet, la seule chance de rester en Iran pour les entreprises françaises dépend des bonnes grâces de l’administration américaine.

« Il n’y a quasiment jamais de dérogation et il y en aura encore moins pour des entreprises françaises. Il est arrivé ce à quoi on s'attendait, c’est-à-dire que l’Europe, en dépit de ce qui a été dit par Bruno Le Maire et par Emmanuel Macron, est incapable de défendre les entreprises face au principe d’extraterritorialité des États-Unis. Ces entreprises sont habituées, elles étaient présentes en Iran, elles s’étaient retirées lorsqu’il y avait eu les précédentes sanctions. Elles sont extrêmement réalistes sur cet aspect-là », explique Christopher Dembik.

Les entreprises ont en mémoire l’amende record de 8,9 milliards de dollars infligée en 2014 à la banque BNP Paribas, accusée d’avoir contourné les embargos américains imposés au Soudan, en Iran et à Cuba.

C’est peut-être pour cela qu’elles ont compris qu’elles n’avaient rien à attendre du gouvernement français ou de l’Union européenne. Dès le 17 mai, Total a annoncé qu’elles se retirerait d’Iran si les États-Unis lui refusait une dérogation. 

Quant au groupe PSA, c’est le 4 juin que son retrait a été officialisé par un communiqué de presse où l’on pouvait lire : « Les activités du Groupe PSA en Iran représentant moins de 1 % de son chiffre d'affaires. Ce contexte ne modifie ni les objectifs généraux du plan Push to Pass [ensemble d'objectifs de croissance du chiffre d'affaires à atteindre d'ici à 2021], ni les orientations financières actuelles ». 

Les entreprises ont en mémoire l’amende record de 8,9 milliards de dollars infligée en 2014 à la banque BNP Paribas, accusée d’avoir contourné les embargos américains imposés au Soudan, en Iran et à Cuba

Il est vrai que si de nombreux véhicules Peugeot et Citroën sont vendus en Iran, ils sont fabriqués par des marques iraniennes, ce qui réduit considérablement les marges pour le groupe PSA.

De son côté, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a déclaré lors de l’assemblée générale des actionnaires : « Nous n'abandonnerons pas [le marché iranien], même si nous devons réduire notre voilure ». C’est la première entreprise française à vouloir rester coûte que coûte sur le sol iranien. 

Christopher Dembik tempère cette décision : « Ils resteraient en Iran dans le sens où ils ont une co-entreprise. La co-entreprise subsistera mais il n’y aura pas de nouveaux investissements. C’est ça l’embargo, c’est ne plus injecter de l’argent dans le pays ».

 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 09:37
L’État ukrainien contemporain (ou ce qu’il en reste) nous fournit de nombreuses informations sur le processus d’effondrement d’un état. L’Ukraine est un laboratoire virtuel d’effondrement. Chaque niveau de la pile d’effondrement est représenté là, offrant un terrain fertile pour une analyse de l’effondrement qui fonctionne de bas en haut :

 

- L’effondrement culturel est le résultat d’un effort pseudo-nationaliste niant l’héritage russe de l’Ukraine et le remplaçant par un culte de l’adulation de toutes choses occidentales, une langue nationale et une culture synthétisées à partir de dialectes villageois et des griefs historiques profondément enracinés.

 

- L’effondrement social est venu de la marginalisation et de l’ostracisme d’une grande partie de la population qui s’est associée plus étroitement avec la Russie qu’avec le pseudo-nationalisme ukrainien nativiste. Beaucoup de ces gens se sont installés là après la Révolution [russe de 1917, NdT], pour exercer une influence civilisatrice sur une région agraire arriérée. Beaucoup de leurs descendants sont maintenant retournés en Russie.

 

- L’effondrement politique a commencé avec le renversement violent, dirigé depuis l’étranger, du gouvernement constitutionnel et son remplacement par des comparses triés sur le volet par le Département d’État américain. Dans sa deuxième phase, une mauvaise politique a provoqué une guerre civile qui se poursuit à ce jour, et un démembrement du pays, Donetsk, Lugansk et la Crimée se séparant. Quelque part en cours de route, le parlement ukrainien a été « renforcé » par des oligarques et des criminels de toutes sortes, ce qui a rendu la politique du pays si corrompue qu’elle est devenue ingouvernable, même pour ses puissants gestionnaires de la CIA.

 

- L’effondrement commercial a été facilement produit en coupant de nombreux liens économiques entre l’Ukraine et la Russie. En particulier, cela a détruit une grande partie du secteur industriel avancé de l’économie ukrainienne (qui était autrefois la fierté de l’URSS), provoquant l’exfiltration de nombreux spécialistes techniques vers d’autres lieux plus productifs, comme la Corée du Nord, qui en avait besoin, avec quelques scientifiques experts en fusée et en armes atomiques. Tous les principaux secteurs de haute technologie – moteurs de fusée, gros moteurs de navires, moteurs d’hélicoptères, etc. – ont été relocalisés en Russie. La Russie reste le principal partenaire commercial de l’Ukraine, mais cela montre seulement que sa tentative de réorientation vers l’Occident a été un échec. L’Ukraine parvient encore à exporter vers l’Ouest des objets tels que des bûches (en coupant à blanc ce qui reste de ses forêts) et de la terre (arrachage de sa couche arable à l’aide de bulldozers et de chargeurs à godets pour l’export).

 

- L’effondrement financier a traversé plusieurs itérations : la chute de la valeur de la monnaie nationale qui a appauvri une grande partie de la population ; la réduction des services sociaux et la fermeture des écoles pendant l’hiver en raison du manque de chauffage ; l’incapacité de la population à se nourrir sans recourir au travail sous-payé dans les pays voisins. À un niveau plus élevé, l’Ukraine a été manœuvrée pour être mise en position de servitude permanente de sa dette : elle s’est engouffrée dans la dette extérieure à tel point qu’elle ne pourra jamais la rembourser sans une croissance économique régulière ; de plus, étant donné que toutes les autres phases de l’effondrement se poursuivent rapidement, il n’y a aucune raison de s’attendre à de la croissance.

 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 09:29

Durant la Guerre froide, la CIA récupéra quelques uns des meilleurs officiers nazis pour poursuivre sa lutte contre l’URSS. Parmi eux, Gerhard von Mende qui avait recruté des musulmans soviétiques contre Moscou [1]. Ce haut-fonctionnaire installa à Munich, en 1953, le chef des Frères musulmans hors d’Égypte, Saïd Ramadan [2].

Dans la même période, la CIA envoie —sous couverture— des officiers nazis un peu partout dans le monde pour lutter contre les pro-Soviétiques. Par exemple, Otto Skorzeny en Égypte, Fazlollah Zahedi en Iran et Alois Brunner [3] en Syrie. Tous organisent les services secrets locaux sur le modèle de la Gestapo. Brunner ne sera évincé que longtemps plus tard, en 2000, par le président Bachar el-Assad.

Dans la période qui va de la révolution khomeiniste de 1979 aux attentats du 11-Septembre 2001, l’Allemagne de l’Ouest se montre prudente avec la Confrérie. Cependant, à la demande de la CIA et alors que la Syrie reconnaît l’Allemagne de l’Est, elle accepte d’offrir l’asile politique aux putschistes qui tentèrent le coup d’État de 1982 contre le président Hafez el-Assad, dont l’ancien Guide suprême Issam al-Attar (frère de la vice-présidente syrienne Najah el-Attar). Dans les années 90, la Confrérie se réorganise en Allemagne avec l’aide de deux hommes d’affaires, le Syrien Ali Ghaleb Himmat et l’Égyptien Youssef Nada, qui seront ultérieurement accusés par Washington de financer Oussma Ben Laden.

Lorsque les États-Unis ouvrent la « guerre sans fin » au « Moyen-Orient élargi », la CIA encourage l’Allemagne réunifiée à lancer un « Dialogue avec le monde musulman ». À Berlin, le ministère des Affaires étrangères s’appuie principalement pour cela sur le nouveau chef local de la Confrérie, Ibrahim el-Zayat, et sur un expert, Volker Perthes. Ce dernier deviendra le directeur du principal think tank fédéral, la Fondation pour la Science et la Politique (SWP).

En 2005, l’Allemagne participe à l’assassinat de Rafic Hariri en fournissant l’arme qui sera utilisée pour le tuer (il ne s’agit évidemment pas d’un explosif classique contrairement à la propagande du « Tribunal » spécial) [4]. Par la suite, l’Allemagne fournit le chef de la Mission d’enquête de l’Onu, l’ancien procureur Detlev Mehlis [5], et son adjoint, l’ancien commissaire de police Gerhard Lehmann qui se trouva impliqué dans l’affaire des prisons secrètes de la CIA.

 

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 10:37

Si la Coupe du monde n'a pas encore remplacé ton cerveau par un ballon de foot, lève-toi et marche pour commander chez ton libraire :

 

 

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 10:26

Le « philosophe » BHL se produisait sur les planches londoniennes pour démonter consciencieusement le Brexit et rappeler aux Anglais que le vote est un droit trop sérieux pour le donner à n’importe qui.

Les optimistes répondront qu’une pièce de théâtre est tout de même moins létale qu’une intervention militaire et que le citoyen britannique est moins à plaindre que ses homologues libyens, syriens ou autres malchanceux contradicteurs passifs du philosophe béat.

Le Serment de Tobrouk, Peshmerga, La Bataille de Mossoul… autant de théâtres où il s’est mis en scène, autant de documentaires à sa gloire où les véritables acteurs sont relégués au rang de figurants. La malédiction qui le poursuit a été intraitable : chacune de ses productions s’est révélée être un véritable four, cela, malgré une couverture médiatique plus que complaisante. Et c’est sur celle-ci que nous allons nous pencher au sujet de sa dernière trouvaille.

Pour "Last Exit before Brexit", nous sommes tombé sur trois retombées presse. En premier, nous pouvons citer Le Monde, et là, on serait en droit de s’attendre au pire, et pourtant… Rédigée par Philippe Bernard, correspondant à Londres, la critique s’est révélée hautement piquante : « Son égocentrisme, ses outrances et ses raccourcis affaiblissent son hymne à l’Europe. Réduire Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste, à son supposé « antisémitisme » ne brille pas par subtilité sur la réalité sociale du Royaume-Uni actuel. […] Et la supplique pour stopper le Brexit lancée tranquillement au cœur de Chelsea fait penser à ce que pourrait être un meeting antiraciste en plein Saint-Germain-des-Prés. »

Hormis Le Monde, BHL a pu compter sur les retours dithyrambiques de Baptiste Rossi (Le Point) et Benjamin Locoge (Paris Match) : « Il est brillant, il le sait, il s’amuse » pour l’un, « On ressort convaincu d’avoir assisté à une véritable “once in a lifetime performance” » pour l’autre. Ces panégyriques sont à lire, ne serait-ce que pour la véritable raison qui a poussé à les écrire. Car on est en droit de se demander comment deux journalistes a priori normalement constitués peuvent être à ce point subjugués. La réalité est bien prosaïque : Benjamin Locoge et Baptiste Rossi écrivent tous les deux pour La Règle du jeu, le blog de… Bernard-Henri Lévy.

 

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