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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 11:00

D’ailleurs on ne parle plus de “pays sous-développés” mais de “pays en développement”, et le “storytelling” à la mode nous assure que ces pays deviendront bientôt des “pays émergents”. L’idéologie post-communiste pronostiquait la “fin de l’histoire”. Elle promettait des lendemains qui chantent au royaume du libre-échange. Elle annonçait les temps nouveaux de la “mondialisation heureuse”. L’ouverture et la dérégulation des marchés portaient la promesse d’un avenir radieux.

Propagée depuis trois décennies, cette fable libérale subit l’épreuve des faits. Dans son dernier rapport sur “l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition” http://www.fao.org/3/a-I7695f.pdf, l’ONU déclare que 815 millions de personnes ont souffert de malnutrition en 2016, soit 82 millions de plus qu’en 2015. En clair, 11% de la population mondiale crève de faim. Non seulement on a atteint un record absolu (jamais l’humanité n’a connu autant d’affamés), mais la situation se détériore, et pour 2017 les associations s’attendent au pire.

Les inégalités atteignent des sommets vertigineux. Transposé au Moyen-Âge, le fossé qui sépare nos hyper-riches des masses paupérisées eût horrifié les plus égoïstes des aristocrates. Mais pour nos libéraux, l’accumulation et la concentration du capital à des niveaux astronomiques sont des signaux positifs. Selon l’association Oxfam, les 1% plus riches possèdent 48% de la richesse mondiale, et les 20% plus riches s’approprient le reste. Aux 80% restants, soit l’écrasante majorité de la population mondiale, il ne reste que des clopinettes.

Ce contraste entre 815 millions d’affamés et une poignée de milliardaires devrait provoquer l’indignation générale. Mais on s’en accommode avec fatalisme comme s’il s’agissait d’une catastrophe naturelle. Jetant un voile pudique sur les causes d’une telle injustice, la doxa occulte délibérément le poids des structures. Entre discours lénifiants et poncifs néo-libéraux, les mécanismes qui fondent l’enrichissement des uns sur l’appauvrissement des autres sont sortis des écrans-radars. Par conformisme idéologique, la bureaucratie onusienne tord l’interprétation des faits.

Elle omet de dire, par exemple, que la dégradation de la situation alimentaire s’explique largement par le recul de l’agriculture paysanne au profit de l’agro-business. Sous l’impulsion des multinationales de l’agroalimentaire, on transforme des millions d’hectares de polyculture-élevage en zones franches défiscalisées où sont implantées des monocultures d’exportation. Cette politique met les petits cultivateurs à la merci des fluctuations des marchés internationaux. Prise en otage par la mondialisation, l’agriculture vivrière régresse et la production locale décline.

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 10:56

Aujourd’hui, plus de cent-vingt organisations de défense des droits humains, syndicats, associations de tourisme éthique, groupes sportifs et confessionnels de plus de 20 pays lancent un appel international  appelant l’événement majeur cycliste Giro d’Italia à déplacer son « Big Start » 2018 d’Israël en raison des graves et croissantes violations du droit international et des droits humains des Palestiniens.

Le célèbre linguiste Noam Chomsky, les éminents juristes John Dugard et Richard Falk ancien rapporteur spécial des Nations Unis sur la Palestine, le dramaturge italien Moni Ovadia, les parlementaires européens Eléonore Forenza, Curzio Maltese et Sergio Cofferati, l’ancienne vice-présidente du Parlement européen Luisa Morgantini ont également signé l’appel.

L’appel est lancé à la veille de la présentation officielle de la course prévue le 29 novembre à Milan, qui coïncide avec la Journée internationale de solidarité des Nations Unies avec le peuple palestinien.

Les signataires soulignent que la tenue du Giro d’Italia en Israël masquerait à la fois l’occupation militaire israélienne, la discrimination contre les Palestiniens et augmenterait le sentiment d’impunité d’Israël, encourageant le déni continu des droits des Palestiniens tels que stipulés par les Nations Unies.

Giro d’Italia travaille avec la société israélienne Comtec Group, l’organisateur de l’événement «Big Start», qui a des activités  dans les colonies israéliennes illégales. Dans des images officielles de course, cartes et vidéos , le Giro d’Italia décrit de manière trompeuse Jérusalem-Est, qui est sous occupation militaire israélienne depuis cinquante ans, comme si elle faisait partie d’Israël et la capitale unifiée de l’État d’Israël.

L’étape finale prévue pour le sud d’Israël passera par des douzaines de villages bédouins palestiniens qu’Israël refuse de reconnaître ou à qui Israël refuse de fournir « les services les plus élémentaires, y compris électricité, eau, cliniques, écoles et routes », l’un de ces villages ayant été détruit plus de cent fois .

Les soutiens de la déclaration condamnent également le projet du Giro d’Italia de « célébrer » 70 ans de la création de l’État d’Israël alors que les Palestiniens commémorent 70 ans de dépossession, de déplacement forcé et de déni des droits des réfugiés palestiniens conformément aux résolutions des Nations Unies .

 

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 10:23

Il est un âge où l’on se sent un peu trop grand

Pour écrire des po-èmes

On a peur d’avoir l’air bête

A chanter la vie de pohème

A force de rimer

De faire des vers

On a sa pudeur il vient un âge où on l’a

Sa pudeur de faire

Et alors au lieu de vermifuger

Ses impressions ses sensations ses impassions

On se les prosaïse on se les pasteurise

A partir d’un certain âge

On est un peu trop grand

Pour appeler toujours sa maman

Dans de longs sanglots bêlants

Ruisselant de sang de sang de sangtiment

Seul Ruisseulant Seul de Sang

Donc

Il vient un âge où l’on se sent un grand dadais

Sur un grand dada

C’est plus le Pégaze qui fonce pleins gaz

C’est plutôt le Goncourt qui tourne court

C’est la sobre histoire et le style c’est l’homme et c’est

                                                                  la somme

Romanesque la fresque titanesque la cathédrale de

Chartres croisée avec la neuvième symphonie sur fond

D’estampes orientales

Je vous dis moi

Il est un âge où l’on est grand

On sort tout seul sans sa maman

Sans son papa

Sans son tonton

Sans son cache-nez

Sans son caleçon

Sans ses cale-pieds

 
 
Rolland HENAULT ("Sept poèmes pour mourir en bonne santé" - 2009)
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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 10:11
Entre la révolution aux côtés de Mélenchon et l’« épanouissement » aux côtés de Jeremstar, la désormais ex-porte-parole de La France insoumise a tranché : elle se retire de la vie politique. Besoin de reconnaissance médiatique ou rationalisme du porte-monnaie ?

Aux États-Unis les « opposants » trotskystes des 70’s sont devenus les pires impérialistes néoconservateurs des années 2000, en France les rebelles soixante-huitards se sont mus en politiciens professionnels à la solde de l’euromondialisme ; de nos jours les « insoumis » formés aux « valeurs » de la bourgeoisie libérale de gauche finissent chroniqueurs télé pour des chaînes généralistes privées. On a les révolutionnaires que l’on mérite.

Ancienne vice-présidente de SOS Racisme et militante durant quinze ans au Parti socialiste, l’avocate franco-chilienne Raquel Garrido était censée faire gronder la voix de la contestation sociale dans Les Terriens du dimanche, l’émission du rusé Thierry Ardisson sur C8 (propriété de l’ultralibéral Bolloré). À en juger par ses prestations d’apprentie révolutionnaire anticapitaliste entre Jeremstar et Gilles-William Goldnadel, il vaut effectivement mieux pour l’image de Mélenchon que la compagne de l’agent anti-Dieudonné et anti-Philippot Alexis Corbière se retire officiellement de La France insoumise. Incapable d’analyser le rapport Capital/Travail en dehors du prisme de la religion des droits de l’homme, la quarantenaire Garrido (qui pense enfin pouvoir briller sur les écrans ?) commençait à devenir lourde pour le Parti...

 

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 10:07

Alain de Peretti, jeudi dernier à 6h du matin, la secrétaire de votre association Vigilance Halal et son époux ont eu une surprise puisque des visiteurs impromptus ont cassé leur porte et sont entrés chez eux dans la région de Bayonne. Pouvez-vous nous expliquer ?

Ce fut évidemment un gros choc psychologique pour ces personnes.

Les forces de l’ordre ont défoncé la porte. Ils ont cassé des choses dans la maison en faisant une fouille extrêmement brutale. Ils les ont mis au sol et leur ont mis les menottes. Ils avaient les cagoules, les casques et les gilets par balles. C’était le grand, grand cinéma.

Ils ont été remplacés tout de suite après par des officiers de police judiciaire qui ont commencé à les interroger.

Ensuite, elle a été emmenée au poste de police de Bayonne, interrogée jusqu’à 11h et mise ensuite en garde à vue dans une cellule avec 3 co-détenus un peu spéciaux, drogués, hystériques…

Elle a connu les joies de la garde à vue pour être libérée le soir à 18 h sans avoir été présentée à un juge, sans qu’on lui ait notifié quoi que ce soit.

Le motif qui aurait justifié cette opération est qu’elle ferait du trafic d’armes. Elle fait effectivement du tir sportif avec son époux. Elle est donc titulaire d’une autorisation de détention d’armes. On lui a saisi ces armes qu’elle possède pourtant en toute légalité.

 

La Police a-t-elle présenté une autorisation préalable ?

Il n’y a pas de commission rogatoire. On ne lui a jamais fait valoir ses droits. Elle n’a pas eu le droit à un avocat dès la première heure.

Le plus fort est que l’Officier de Police Judiciaire territorialement compétent de la brigade de gendarmerie locale n’a pas été prévenu. Le chef de la brigade qu’elle connaît bien par ailleurs le lui a confirmé lorsqu’elle lui a raconté son affaire. Ce gendarme était abasourdi par la méthode d’abord et surtout surpris de ne pas avoir été alerté, ce qui aurait dû être fait.

 
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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 10:01

        C'est une nouvelle taxe qui est ajoutée et qui frappe de façon inique une voiture d'occasion, c'est-à-dire une voiture qui a déjà été taxée lors de son achat à l'état neuf. Il suffit donc qu'elle passe en de secondes mains (et les transactions suivantes aussi) pour que l'acheteur doive acquitter une taxe additionnelle. Comme si cette voiture n'avait pas supporté de prélèvements très lourds depuis la vente initiale et ensuite pour son usage. Avançant sur la pointe des pieds, la taxe ne frappera au début que les véhicules de plus de 10 CV. Mais quand sera-t-il ensuite puisqu'on sait que le fisc est suffisamment roué pour élargir sournoisement l'assiette de l'impôt ? Le montant de la taxe va crescendo : de 10 CV à 11 CV inclus, il faudra payer 100 euros, puis 300 euros entre 12 CV et 14 CV inclus, pour atteindre 1 000 euros dès 15 CV de puissance fiscale. Pour le député Joël Giraud qui a engagé cette brillante trouvaille, « il s'agit d'envoyer un signal incitant les automobilistes à choisir des véhicules moins puissants ». En réalité, ce député éclairé risque tout simplement de saboter l'ensemble du marché de l'occasion en gelant les transactions alors qu'il vise en premier lieu les SUV hybrides rechargeables qui échappent en partie au malus en neuf. Ces véhicules plutôt hauts de gamme, puisqu'ils ont le mérite de défricher une nouvelle technologie appelée à irriguer ensuite, lorsqu'elles seront amorties, le marché des voitures plus modestes, sont littéralement punis d'avoir trop bien fait. Voilà qui dépasse l'entendement mais ne semble pas choquer le législateur ni même Nicolas Hulot.

 

        Sportives visées. Poursuivant une sorte de chasse aux sorcières, le projet de loi de finances imagine un nouvel impôt censé rapporter 30 millions d'euros à l'État. Cette taxe nouvelle serait prélevée, si le Sénat n'y met son veto, sur les voitures sportives et haut de gamme à raison de 500 euros par CV fiscal à compter du 36e. Magnanime, le projet plafonne tout de même - pour le moment - cette super-taxe à 8 000 euros (soit à compter de 51 CV). Sans attendre, elle sera prélevée dès le 1er janvier 2018, la date de facture (et non de livraison) faisant foi.

 

        Collections épargnées. Le 12 octobre dernier, la Fédération française des véhicules d'époque (FFVE) avait découvert un amendement du groupe La République en marche (LREM) assimilant les véhicules de collection de forte cylindrée (plus de 36 chevaux) aux véhicules de luxe de « très haute puissance » évoqués au point précédent. Plutôt que de jouer les victimes, la FFVE s'est emparée dès le lendemain du dossier en interpellant le Premier ministre, M. Édouard Philippe, le ministre des Comptes publics, M. Gérard Darmanin, et le rapporteur général du Budget, M. Joël Giraud. Elle a fait valoir la sottise de cette taxation et a demandé une exonération de ces véhicules, partie intégrante de notre patrimoine automobile dont la valeur est le plus souvent comprise entre 8 000 et 15 000 euros. Elle a obtenu gain de cause, au moins pour les véhicules détenant une carte grise collection, ce qui devrait concerner environ 5 000 véhicules à caractère historique. Une leçon pour l'ensemble des automobilistes qui doivent retenir qu'en faisant preuve de leur désaccord, ils peuvent, à la façon des motards, faire plier les pouvoirs publics qui redoutent la contestation par-dessus tout.

 

        Primé et taxé à la fois. C'est l'une des conséquences insolites de l'arsenal déployé par le gouvernement : un véhicule pourra à la fois être primé et ensuite taxé, pour la même raison. Cette situation kafkaïenne, relevée par le Centre national des professions de l'automobile, rapproche la prime à la conversion qui aide les ménages les plus défavorisés à échanger une voiture très polluante contre une occasion qui l'est moins. Mais, relève le CNPA, il pourra y avoir chevauchement de la prime à la conversion et du malus. « En effet, constate le CNPA, en l'état actuel des annonces, un véhicule neuf essence ou diesel émettant entre 120 et 130 g/CO2 par km est éligible à la prime à la conversion (- de 130 g de CO2), car il est considéré comme peu émetteur... tout en faisant l'objet d'un malus pouvant aller de 50 à 253 euros (seuil de déclenchement du malus à 120 g de CO2) car il est considéré comme trop émetteur. Ce chevauchement de la prime à la conversion et du malus pourrait se faire également sur la gamme diesel, un amendement dans ce sens souhaitant abaisser le seuil de déclenchement du malus spécifique sur le diesel à 99 g CO2/km ayant été déposé. Ainsi, un véhicule diesel émettant 130 g de CO2/km pourrait à la fois bénéficier d'une prime à la conversion de 1000 euros…, mais ferait l'objet d'un malus de 2 300 euros ! »

 

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 09:55
Des élus français, qui cherchaient à rencontrer le dirigeant palestinien emprisonné Marwan Barghouthi, se verront refuser l'entrée sur le territoire israélien. Les autorités leur reprochent d'être partisans du boycott de l’État hébreu.

 

Le gouvernement israélien a indiqué, lundi 13 novembre, qu'il refusera l'entrée sur son territoire à une délégation d’élus français (Communistes et Insoumis) qui entendaient rencontrer le responsable palestinien Marwan Barghouthi.

Emprisonné depuis plus de 15 ans, celui-ci est considéré comme un "terroriste" par l'État hébreu qui lui a infligé cinq peines de prison à perpétuité pour meurtres et pour son rôle dans la seconde Intifada (soulèvement palestinien entre 2000 et 2005). Il est au contraire surnommé "le Mandela palestinien" par ses partisans locaux et occidentaux.

(…)

La délégation, qui entendait également rencontrer l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, en détention administrative en Israël depuis le 23 août, comprend notamment le secrétaire général du PCF et sénateur Pierre Laurent, quatre députés La France insoumise, Clémentine Autain, Danièle Obono, Muriel Ressiguier et Michel Larive, et des élus locaux dont les maires communistes de Gennevilliers Patrice Leclerc et celui de Stains, Azzedine Taibi.

Ils font partie d’une délégation plus large composée d’une vingtaine d’élus (dont des députés) européens, qui comptaient se rendre en Israël et dans les Territoires palestiniens du 18 au 23 novembre pour "alerter sur la situation des près de 6 000 prisonniers politiques palestiniens". Seuls les élus français sont visés par la mesure israélienne.

 

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 09:50

L'eurodéputé britannique Nigel Farage a encore mis les pieds dans le plat ce 14 novembre 2017 au Parlement européen de Strasbourg. Le fondateur du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) a dénoncé l'influence à Bruxelles du milliardaire américain d'origine hongroise George Soros et de son réseau d'ONG chapeauté par sa fondation Open Society (OSF). «Son influence, ici à Bruxelles, est absolument extraordinaire», a-t-il ainsi lancé dans son temps de parole imparti, réclamant l'ouverture d'une enquête. A l'appui de son assertion, le flamboyant élu eurosceptique, avance que l'OSF serait le principal bailleur de fonds de l'enquête sur les Paradise Papers.

Nigel Farage rappelle également qu'au Royaume-Uni, la commission électorale a ouvert début novembre une enquête sur un hypothétique financement offshore, voire précisément russe, de la campagne en faveur de la sortie du pays de l'Union européenne. La décision a fait suite à la requête d'un parlementaire britannique travailliste, Ben Bradshaw. Or, toujours d'après l'ancien dirigeant du parti UKIP, ce même Ben Bradshaw est en lien... avec la fondation de George Soros.

Manœuvre de diversion visant à détourner l'attention de l'activisme et du lobbying de l'OSF dans les institutions européennes et de la reporter sur la Russie et son ingérence supposée ? C'est ce que Nigel Farage tend à démontrer, citant notamment un document édité par l'OSF elle-même et titré «Alliés fiables au Parlement européen (2014-2019)».

Sous forme de répertoire, la fondation de George Soros recense en effet les décideurs, députés et dirigeants européens en fonction de leur adhésion aux idéaux de la «société ouverte», notamment l'ouverture des frontières et l'accueil des migrants. «La présence d'un député européen dans cette énumération indique qu'il est susceptible d'apporter son soutien aux valeurs de l'Open Society», souligne cet annuaire en introduction, ajoutant : «On doit les approcher avec un esprit ouvert.»

«C'est là que se trouve la véritable collusion politique internationale», a encore martelé Nigel Farage devant ses collègues, rappelant aussi que George Soros avait transféré en octobre 2017 vers l'OSF et la constellation d'ONG qu'elle irrigue quelque 18 milliards de dollars de sa fortune personnelle.

 
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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 09:46

Dans leur article de synthèse sur leurs analyses des archives du Goulag publié en 1993 dans l’American Historical Review, Getty, Rittersporn et Zemskov établissent avec précision l’évolution du nombre de prisonniers au Goulag (Victims of the Soviet Penal System in the pre war years : a first approach on the basis of the archival evidence)

 

    •    A la fin des grandes purges de 1937-38, en janvier 1939, la population de l’ensemble des camps de travail, colonies pénitentiaires et des prisons en URSS était de 2 022 976 personnes, soit une augmentation de 1 006 030 par rapport à la situation d’avant 1937, permettant ainsi d’évaluer l’ampleur – massive – de la répression en 37-38, alors que l’URSS se préparait face à la menace fasciste.

    •    Wheatcroft estime à 4,1 million le nombre de condamnations politiques sur la période 1921-1953 (soit 0,6 pour 1000 habitants en moyenne) dont 1,34 millions sur la période 1937-38. Le total des condamnations sur la période 1939-1952 est de 13,7 millions dont 12,62 millions sont des condamnations criminelles et 1,1 million des condamnations politiques d’après Wheatcrof. L’esentiels des condamnés et des prisonniers du goulag sont en réalité des détenus de droits communs (91%). D’après Zemskov sur la période 1933-1953, 1,3 millions de personnes sont décédées au Goulag, soit en moyenne 4,2% des détenus sur la période, hors période de la seconde guerre mondiale, et 10% durant la seconde guerre mondiale (sachant que les 27 millions de morts victimes de l’invasion nazie durant la seconde guerre mondiale représente près de 14% de la population de l’URSS). Le très anti communiste historien Nicolas Werth est bien obligé de reconnaitre dans les années 2000 : « point important à préciser : en aucun lieu, ni à aucun moment, la mortalité des camps de travail soviétiques n’a atteint celle que l’on a pu observer dans les camps de concentration nazis durant la guerre, et qui était de l’ordre de 50 à 60 % »

    •    S’agissant des condamnations à morts, Wheatcroft les évalue d’après les archives à 799 000 sur la période 1921 1953 dont 682 000 durant la période des grandes purges de 1937 1938. On est ici très loin du slogan des “20 millions de morts de Staline” propagé par l’extrême droite et repris en coeur par la propagande anti communiste durant la guerre froide.

 

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 09:43

Saad Hariri a été contraint par l’Arabie saoudite de démissionner de son poste de Premier ministre au début du mois en raison de sa réticence à affronter le Hezbollah, selon les déclarations de proches de Hariri à Reuters.

Selon les sources, Hariri pensait qu’il avait convaincu les responsables saoudiens de la nécessité de maintenir une entente avec le Hezbollah pour la stabilité du Liban.

Lors d’une visite effectuée par Hariri au royaume saoudien avant sa démission, le prince Mohammed ben Salmane lui avait demandé de rencontrer des hauts responsables du renseignement saoudien ainsi que le ministre des Affaires du Golfe, Thamer al-Sabhane, en charge des relations avec le Liban.

« Quand l’avion de Hariri a atterri à Riyad, il a immédiatement compris que quelque chose ne tournait pas rond »

- Source proche de Hariri

Hariri est revenu à Beyrouth de ce voyage « heureux et détendu », ont indiqué des sources de son entourage. Il a posté un selfie de lui et Sabhane où les deux hommes étaient vus en train de sourire et a déclaré à ses assistants qu’il avait entendu des « déclarations encourageantes » de la part du prince héritier saoudien, y compris une promesse de relancer un programme d’aide saoudien à l’armée libanaise.

« Ce qui s’est passé lors de ces réunions, je crois, c’est que [Hariri] a révélé sa position sur la façon de traiter le Hezbollah au Liban : qu’une confrontation déstabiliserait le pays. Je pense qu’ils n’ont pas aimé ce qu’ils ont entendu », a indiqué l’une des sources, qui a été informée du contenu des réunions.

Des rumeurs ont circulé sur la situation de Hariri depuis qu’il a annoncé sa démission dans un communiqué prononcé dans la capitale saoudienne, Riyad.

Bien que Hariri ait indiqué que l’influence écrasante de l’Iran et du Hezbollah sur la politique libanaise était la raison de son départ du pouvoir, de nombreux éléments indiquent qu’il était maintenu en Arabie saoudite contre sa volonté.

« Quand l’avion de Hariri a atterri à Riyad [lors de sa visite ultérieure, le 4 novembre], il a immédiatement compris que quelque chose ne tournait pas rond », a déclaré une source de Hariri à Reuters.

« Il n’y avait personne pour l’attendre. »

 

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