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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 10:21

"Une demande irresponsable", avait jugé Mme Lucia Kovarovič Makayová, la porte-parole de Volkswagen (VW) en Slovaquie, lorsque les ouvriers avaient réclamé une augmentation de salaire de 16 %. Pourtant, le 26 juin dernier, après six jours d’une grève largement suivie, les 12 500 employés du groupe ont obtenu 14,1 % sur deux ans, assortis d’une refonte de la grille des bas salaires, d’une prime immédiate de 500 euros et d’un jour de congé additionnel.

« La grève a grondé comme une tempête après un très long silence, raconte M. Ján Macho, chargé du contrôle technique des moteurs dans l’usine de Martin et délégué de Moderné Odbory (Syndicat moderne). Les investisseurs savent que les Slovaques travaillent bien et ne protestent jamais. Ils ont bénéficié au maximum du fort taux de chômage et de la peur des salariés de perdre le peu qu’ils avaient. Mais, aujourd’hui, notre niveau de qualification nous permet de ne plus nous laisser intimider par les menaces de délocalisation. »

Depuis le rachat des usines Škoda, en 1991, Volkswagen a beaucoup misé sur ce paradis des constructeurs d’automobiles, profitant au mieux des dix années de « vacances fiscales » offertes en 2001 par le gouvernement libéral de M. Mikuláš Dzurinda et d’une main-d’œuvre bon marché et compétente. En 2016, les ouvriers slovaques du premier groupe automobile mondial ont assemblé 388 000 véhicules de plusieurs marques, notamment les modèles les plus prestigieux : Porsche Cayenne, Audi Q7 ou Volkswagen Touareg.

Toutefois, ils auraient bien du mal à rouler dans ces bolides de luxe, quasi exclusivement destinés à l’exportation vers l’Europe occidentale, la Chine ou les États-Unis. Car, en dépit d’une productivité équivalente à celle de leurs collègues allemands, les salariés de VW Slovaquie gagnent en moyenne trois fois moins : 679 euros par mois en début de carrière à Bratislava, alors qu’à six cents kilomètres de là les ouvriers de Wolfsbourg commencent à 2070 euros.

L’effet de surprise a profité aux grévistes : « La direction n’a pas cru à un arrêt de travail massif. Les Allemands ont pensé qu’il suffirait de proclamer que nous sommes mieux payés que les autres Slovaques, en parlant de 1 800 euros en moyenne, précise le syndicaliste. Cela a mis en rage la plupart des ouvriers, qui gagnent moins de 1 000 euros. »

 

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 10:17

L’Europe passe à la vitesse supérieure. Lors d’une conférence de presse à Bruxelles, la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a exigé ce mercredi 4 octobre dans le cadre de la lutte contre les multinationales de la Silicon Valley très friandes des schémas d’optimisation fiscale, que deux géants américains - Apple et Amazon - remboursent sans plus tarder des centaines de millions d’"avantages fiscaux indus". Pour Apple, la facture s’élève même à 13 milliards ! Une somme pharaonique qui renvoie à des arriérés d'impôts.

Selon la Commission européenne, la firme à la pomme a en effet bénéficié en Irlande, où se situe son siège européen, d’un taux d’imposition sur ses bénéfices européens de seulement 1 % en 2003, et jusqu’à 0,005 % en 2014 alors que le pays dispose déjà d’un taux d’impôt sur les sociétés très bas, à 12,5 %. En août 2016, l’exécutif européen a donc prié Apple de rembourser les montants perçus de manière indue, soit 13 milliards d’euros, mais le gouvernement irlandais a aussitôt fait appel de la décision, lui qui ne souhaite pas voir ces firmes quitter le pays. Un recours qui n’exonère pas Dublin d’engager la procédure de recouvrement des 13 milliards.

 

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 10:13

Dans le cas de Salah Hamouri, détenu depuis un mois, la presse en général et le gouvernement français sont restés silencieux. Etonnant ! Car les conditions de sa détention devraient soulever l’indignation. En langage conforme au discours israélien  on écrira : « La justice israélienne l’a condamné à six mois de détention administrative ».

En fait, cette justice qui met en « détention administrative », c’est ni plus ni moins que le même principe que les « lettres de cachet ».  Salah Hamouri, comme 400 autres Palestiniens actuellement, est « embastillé » et non pas détenu : pas de jugement contradictoire, pas d’inculpation, pas de preuves, un dossier secret. Et cette peine de 6 mois est renouvelable à l’infini sans avoir à en justifier.

Depuis le 23 août, rien ne permet de penser que le gouvernement français ait agi pour obtenir la libération de Salah Hamouri ou bien il l’aurait fait avec la discrétion et la retenue qui sont de mise quand les violations du droit international sont le fait de l’Etat israélien. Israël n’est tout de même pas la Turquie, le Venezuela ou la Hongrie de  Victor Orban… C’est vrai, sauf dans les Territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et de Gaza.

Or le cas de Salah Hamouri, notre compatriote, est emblématique de la répression exercée par l’Etat d’Israël et son armée d’occupation contre toute la population palestinienne à commencer par sa jeunesse. Mais en France, on ne parle pas « d’armée d’occupation israélienne ». On dit « Tsahal », un nom bien sympathique qui signifie « armée de défense ». Salah Hamouri a fait sept ans de prison entre 20 et 27 ans, de 2005 à 2011 sur la base d’une accusation que la France a finalement jugée sans fondements, mais elle ne l’a pas défendu pour autant. La France se mobilisait alors uniquement pour Gilad Shalit, soldat de « Tsahal », c’est à dire, en réalité, d’une armée d’occupation qui participait au terrifiant blocus de deux millions de civils.

 

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 10:05

Selon la presse russe, la Chine vient de procéder à une série d’exercices militaires comprenant des tirs réels à Djibouti. Cette base devrait comprendre 10.000 soldats chinois jusqu’en 2026. La base se situe à Obock, une ville portuaire du nord de Djibouti.

Le mois dernier, la Chine avait déjà organisé une opération humanitaire, lors d’une mission contre la piraterie dans le golfe d’Aden, en faisant évacuer par sa Marine des Yéménites qui furent débarqués à Djibouti.

La Chine a signé un bail de dix ans dont le coût est de vingt millions de dollars par an. Les Chinois devraient aussi investir douze milliards de dollars dans de grosses infrastructures pour faire de Djibouti la zone franche la plus importante d’Afrique.

Djibouti abrite également la base militaire américaine du camp Lemonnier, une petite base japonaise et une base française. Le coût de la location de la base américaine est de soixante-trois millions de dollars, soit trois fois le coût de la base chinoise.

 

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 09:57

L’OTAN connaît de profondes divisions, qui découlent en grande partie de la confrontation entre Ankara et Washington.

La Turquie, qui est en fait le poids lourd de l’OTAN, est actuellement en train de combattre des rebelles kurdes soutenus par les USA au nord de la Syrie. Autrement dit, les USA, qui sont membres de l’OTAN, soutiennent et financent des rebelles kurdes qui luttent contre un État membre de l’OTAN.

La Turquie demeure officiellement membre de l’OTAN, dont le système de défense antiaérienne est intégré et coordonné. Sauf que le gouvernement Erdogan a acheté un système de défense antiaérienne russe S-400, prévu pour être utilisé contre les mandataires des USA kurdes au nord de la Syrie.

Un membre de l’OTAN utilise donc maintenant le système de défense antiaérienne d’un ennemi des USA et de l’OTAN contre des rebelles soutenus par les USA et l’OTAN.

La Turquie a aussi dépêché ses forces armées dans le nord syrien dans le but éventuel d’annexer une partie du territoire syrien. L’alliance entre Moscou et Ankara est ainsi une alliance de circonstance.

Israël soutient fermement la formation d’un État kurde en Irak et au nord de la Syrie, qui est considéré comme un tremplin vers la formation du Grand Israël. Tel-Aviv songe d’ailleurs à réinstaller à partir d’Israël plus de 200 000 Juifs d’origine kurde vers le Kurdistan irakien.

La coopération militaire bilatérale entre la Turquie et Israël est également compromise. Inutile de dire que la nouvelle donne a aussi entraîné un raffermissement de la coopération militaire entre les USA et Israël, qui prévoit la création d’une base militaire étasunienne en Israël.

Pour sa part, la Turquie a établi des liens plus étroits avec l’Iran, qui contribueront à nuire aux stratégies des USA et de l’OTAN à la grandeur du Moyen-Orient.

La stratégie de Washington consiste à déstabiliser et à affaiblir les puissances économiques régionales au Moyen-Orient, y compris la Turquie et l’Iran. Cette politique s’accompagne aussi d’un processus de fragmentation politique.

Depuis la guerre du Golfe (1991), le Pentagone a envisagé la création d’un « Kurdistan libre », qui comprendrait l’annexion de parties de l’Irak, de la Syrie, de l’Iran ainsi que de la Turquie.

Dans de telles circonstances, la Turquie va-t-elle demeurer un membre actif de l’OTAN ?

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 12:50

Les éditions Hatier vont publier un ouvrage en écriture inclusive, qui consiste à rendre la langue française plus égalitaire entre les femmes et les hommes. Ses détracteurs sont nombreux.

 

Prêt·e, cheffe, artisan·e... L'écriture inclusive, vous connaissez ? Elle consiste à adopter des règles de syntaxe et d'orthographe qui permettent de ne plus faire systématiquement primer le masculin dans la langue française, grâce à l'utilisation du "point milieu", d'accorder les noms de métiers et fonctions selon le sexe, ou de faire usage du féminin et du masculin par ordre alphabétique.

Pour lutter contre les stéréotypes de genre, les éditions Hatier ont décidé de publier le premier manuel en écriture inclusive. Ce manuel d'histoire pour l'année scolaire 2017-2018 est destiné aux élèves de CE2.

Une initiative encouragée par le Haut conseil entre les femmes et les hommes, qui avait publié en 2015 un guide pratique "pour une communication publique sans stéréotype de sexe".

Les éditions Hatier "donnent l'exemple pour une écriture inclusive et une éducation égalitaire", a salué l'instance sur Twitter.

Si l'initiative a été approuvée par de nombreux internautes, elle a aussi ses détracteurs, à l'image de Raphaël Enthoven.

Dans sa chronique sur Europe 1, le philosophe a égratigné l'écriture inclusive, la comparant à la novlangue de "1984" de George Orwell, assurant qu'elle "appauvrit le langage", "c'est le cerveau qu'on vous lave quand on purge la langue". 

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 12:29

L’athlète français Pierre-Ambroise Bosse est devenu champion du monde du 800 m à Londres le 8 août dernier. Mais trois semaines plus tard, il était victime d’une très violente agression près de Bordeaux. Trois individus l’ont roué de coups au visage, entraînant la fin immédiate de sa saison et un préjudice physique et moral important.

Une information judiciaire a été ouverte et l’un des agresseurs a été placé en garde à vue. Mais étonnamment, les médias n’ont pas communiqué sur l’identité des auteurs des faits. Y aurait-il quelque chose à cacher ?

Rappelons que Pierre-Ambroise Bosse est connu pour avoir affiché son soutien à Dieudonné – ou du moins sa sympathie pour l’univers de l’humoriste – en effectuant une quenelle à l’occasion de sa victoire aux championnats d’Europe des moins de 23 ans en 2013.

Dans un post du 25 septembre 2017, la Ligue de défense juive s’est ouvertement réjouie de cette agression sur Facebook.

La LDJ s’est déjà rendue coupable de multiples agressions violentes, notamment contre Alain Soral, des journalistes, des militants pro-palestiniens, des juifs antisionistes et de nombreuses autres personnalités, mais aussi de tentatives d’intimidation et de pression sur les tribunaux. Et ce en toute impunité, en raison d’une protection par les agents d’Israël au sommet de l’État.

 

 

 

NDLR : Nous aussi avons été menacés par ces sympathiques personnes :

 

Cher(ère) boycoteur/euse, comme la dernière fois,

We have are a very particular set of skills, skills We have acquired over a very long career. Skills that make us a nightmare for people like you.

Bref vous l'aurez compris les boycotteur, maintenant on va vous scalper un par un, Collectif par collectif, association par association...

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=244269069287529&id=173605739687196

 

Nous avons le temps, et la volonté.

La bise de la Brigade

https://brigadejuive.com

 

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 12:20

Brigitte Bardot s'est indignée auprès de Nicolas Hulot, le tout nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, longtemps compagnon de route des défenseurs de l'environnement et de la cause animale. « Hulot est un vendu et un lâche ! » tonne BB dans les colonnes de Var-Matin . « Il n'a pas de parole. Je suis écœurée de voir comment il retourne sa veste. » La raison d'une telle colère ? L'autorisation de la reprise de la chasse au sanglier cet été en France, notamment dans le Var, alors que des hectares de maquis et de forêts ont brûlés dans tout le sud-est de la France. Fin juillet, la fondation Bardot demandait donc au ministre de repousser l'ouverture de la chasse et des battues, « pour protéger et non détruire les rescapés de cet été meurtrier ».

Mais Nicolas Hulot n'a pas souhaité accorder un quelconque moratoire, ce qui a rendu furieuse la pasionaria des animaux. « Je suis hors de moi ! lâche Brigitte Bardot dans Var-Matin. Humainement parlant, on n'a pas le droit de faire ça ! Comment peut-on encore tuer des animaux après tout ce qu'ils ont subi ? poursuit-elle. Ces fanatiques de la gâchette sont les djihadistes du monde animal... Ils me font peur. »

Entre Hulot et Bardot, la lune de miel n'aura donc duré qu'un mois. Début juin, BB se félicitait de la nomination du militant écologiste en employant des paroles de soie. « Bravo, se réjouissait-elle par avance, grâce à vous nous allons enfin améliorer le sort des animaux sauvages qui vous attendent depuis trop longtemps [...] Avec vous, cher Nicolas, nous allons enfin sortir de ces débats hystériques qui opposent l'homme et l'animal afin de redonner la paix à ceux qui la méritent... » Las, quelques semaines plus tard, cette belle harmonie se fissurait lorsque Nicolas Hulot autorisait l'abattage de deux loups sur le territoire, en cas d'attaque de troupeaux, puis de quarante bêtes dans les douze mois à venir, au grand dam des associations de défense des animaux.

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 12:10

 

Le gouvernement australien a décidé d’élever un mémorial à la mémoire de tous les animaux morts durant la Grande Guerre sur le site du Moulin de Pozières.

Les historiens estiment que 9 millions d’entre eux sont morts dans le conflit entre 1914 et 1918.

Pour Nigel Allsopp, président de l’association Australian War Animal Memorials, leur sacrifice a trop longtemps été mésestimé. «  Qu’ils aient eu un rôle stratégique comme les chevaux, les pigeons et les chiens, ou qu’ils aient simplement servi de nourriture, comme pour les vaches, les chats et les rats, il est important de prendre en compte le sacrifice de nos animaux  », déclare-t-il.

Pour le Docteur Brendon Nelson, directeur du War Memorial de Canberra et ancien ministre de la Défense australien, ces animaux étaient au moins aussi courageux que les hommes qui les accompagnaient. «  Dans la Somme, des milliers d’Australiens ont donné leur vie pour leur pays. Ces soldats étaient volontaires, les animaux qui les accompagnaient, ne l’étaient pas  ».

Ce monument, installé sur le lieu d’une sanglante bataille entre Australiens et Allemands, a une portée symbolique pour la nation Australienne. «  Il n’y a pas de terre sur la planète qui soit plus imprégnée par le sang australien. Établir ce monument ici c’était une évidence pour nous  », explique le Docteur Brendon Nelson.

Le mémorial est aussi un geste de réconciliations, il célèbre les animaux de tous les pays, qu’importent leurs camps. «  Ils ne l’ont pas choisi  », dit Brendon Nelson.

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 11:54

 

Le 26 septembre, la ministre des Armées, Florence Parly, et Pauline Rocafull, président de la Guilde française des scénaristes, ont signé une convention cadre afin de « favoriser l’écriture de scénarios sur le thème de la défense. »

« Par vos projets […] vous permettrez à chacun de saisir un soupçon du quotidien de nos armées et de vibrer un peu avec elles. […] « Nous voulons montrer que ces références peuvent ne pas être toujours américaines », a commenté Mme Parly.

« L’objectif est de faciliter le développement de nouveaux contenus, tant audiovisuels que cinématographiques, liés aux enjeux de la défense, à ses réalités opérationnelles et à l’expérience des femmes et des hommes qui en sont les acteurs au quotidien », explique le ministère des Armées. Il s’agit également, poursuit-il, de permettre « aux scénaristes de bénéficier de conseils et d’expertise afin d’appréhender l’univers de la défense, dans le respect le plus total de leur liberté artistique. »

Ce dernier point pose question : où s’arrêtera la « liberté artistique »? « La Mission sera toujours présente pour vous aider, pas vous censurer », a promis la ministre », a assuré Mme Parly.

Au moment du lancement de la Mission cinéma, il s’agissait de « favoriser la création » tant qu’elle ne portât pas atteinte au « rayonnement » des armées. En clair, des projets du style « Les bidasses en folie » n’auraient évidemment aucun soutien.

 

NDLR : Les projets du style « Avoir 20 ans dans les Aurès » de René Vautier encore moins ! Comme il le rappelle dans son livre « Caméra citoyenne », c’est Léon Blum qui signa les accords Blum-Byrnes en 1948, lesquels autorisaient l’entrée et la diffusion, pratiquement sans quota, des films américains en France. Chacun sait depuis que fut inventé aux Etats-Unis le célèbre dicton : « Là où le film passe, le drapeau vient ensuite ».

 

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