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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 09:04

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 09:02

Jacques Testart doit sa renommée aux premières « mères porteuses » sur des bovins en 1971, à la naissance du premier bébé éprouvette en France dénommé Amandine en 1982, aux premiers succès en France de la fécondation in vitro humaine puis, en 1986, de la congélation de l’embryon humain et enfin, en 1994, de la FIV avec injection du spermatozoïde. Il est, en effet, le premier biologiste français ayant conçu dans notre pays les créations ci-nommées.

Tant d’attributs permettent d’imaginer l’homme comme un savant fou, contemplant la vie comme un terrain d’expériences infinies, trafiquant dans son poussiéreux laboratoire des êtres humains, aujourd’hui debout aux premières loges des États généraux de la bioéthique.

Une sorte de savant fou, il l’assume, citant en introduction de l’un de ses essais Jean Rostand : « Ne prenons pas des airs de demi-dieux […] là où nous n’avons été que de petits sorciers. »

En y regardant de plus près, il semblerait, en effet, que le biologiste ait des remords de ses « petites tambouilles » de sorcier. En tout cas, il devient une figure de poids contre la GPA dans la tempête des États généraux de la bioéthique. Répondant à une interview du JDD Europe 1, il déclare : « Les mères porteuses pour aider les couples d’hommes, je suis contre. C’est de l’esclavage. » Quant à la PMA qui doit son introduction en France à notre biologiste, il estime, toujours dans la même interview, qu’« au-delà de la détresse de ces enfants sans origine, la médicalisation de l’insémination artificielle a ouvert la porte à l’eugénisme ». Son œuvre tourne au cauchemar : à cause de lui, l’eugénisme progresse à grands pas.

Le grand biologiste, ayant voulu rendre le monde meilleur, assiste, impuissant, aux conséquences logiques de ses créations scientifiques, à l’écroulement du monde parfait qu’il s’était imaginé, où tout couple pouvait concevoir. Il s’était cru tout-puissant jusqu’au jour où…

Lui pour qui « le transhumanisme [est] contre l’humanité », comme il titrera l’une de ses conférences, voit son œuvre servir à la sélection de l’humanité par « un eugénisme mou et démocratique, sans souffrance ».

 

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 08:56

La Cour d’appel de Paris a refusé jeudi 26 février (NDLR : 2015) la libération du plus vieux prisonnier de France, Georges Ibrahim Abdallah, 64 ans.

Légalisme ou frilosité ? À l’heure où la lutte contre le terrorisme bat son plein, la Cour d’appel a préféré, jeudi 26 février, maintenir Georges Ibrahim Abdallah en détention. Dangereux terroriste pour les uns, simple résistant libanais pour les autres.

 

Qui est Georges Ibrahim Abdallah ?

Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, Georges Ibrahim Abdallah a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d’assises spéciale de Lyon en 1987 pour complicité dans l’assassinat de deux diplomates en 1982 à Paris, l’Américain Charles Ray et l’Israélien Yacov Barsimentov.

Précisons que Charles Ray était un agent de la DIA ( Defense Intelligence Agency ) et  Yacov Barsimentov un agent du Mossad (note du PRCF).

Se décrivant comme un « révolutionnaire », militant de la cause palestinienne, Georges Ibrahim Abdallah a cofondé en 1980 les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), groupuscule marxiste pro-syrien et anti-israélien qui a revendiqué cinq attentats, dont quatre mortels, entre 1981 et 82 en France.

Ses objectifs étaient la libération du Liban de toute présence étrangère (France, États-Unis, Israël) et la création d’un État palestinien.

 

Condamné dans un contexte politique tendu

La condamnation de ce militant libanais est intervenue dans un contexte politique particulièrement tendu alors qu’il était soupçonné d’être l’instigateur d’une série d’attentats commis en 1985 et 1986 en France (treize morts et des centaines de blessées) et revendiqués par le CSPPA (Comité de Solidarité avec les Prisonniers Politiques Arabes), un groupuscule qui réclame alors notamment la libération de George Ibrahim Abdallah.

Ce n’est qu’après sa condamnation que l’on apprendra qu’il n’avait pas de lien avec ces attentats.

 

Neuf demandes de libération refusées

Éligible à la libération conditionnelle depuis 1999, il a déjà déposé en vain neuf demandes en ce sens.

En 2003, la justice française avait accepté sa libération mais Dominique Perben, alors ministre de la justice, s’y était opposé et avait demandé au parquet général de faire appel. Les Américains étaient également intervenus considérant le détenu comme une menace encore active. La Cour d’appel avait finalement refusé sa libération.

En 2013, la justice acceptait de libérer Georges Ibrahim Abdallah et il revenait alors à Manuel Valls, ministre de l’intérieur, de prendre l’arrêté d’expulsion. Mais la Cour de Cassation intervenait alors pour annuler la libération conditionnelle au motif que le détenu aurait dû être soumis « à titre probatoire, à une mesure de semi-liberté ou de placement sous surveillance électronique pendant une période d’un an au moins ».

 

Une atteinte à la séparation des pouvoirs ?

Le 5 novembre 2015, le tribunal d’application des peines a de nouveau refusé de remettre en liberté l’ancien chef des FARL, décision confirmée aujourd’hui en appel.

Sa nouvelle demande a été déclarée irrecevable au motif qu’il n’avait pas fait préalablement l’objet d’un arrêté d’expulsion. La cour d’appel a ajouté à cet argument le fait que l’ancien militant « ne regrettait pas les actes pour lesquels il avait été condamné » et rappelé qu’il n’avait pas indemnisé les ayants droit des victimes.

Pour Me Jean-Louis Chalanset, subordonner la libération conditionnelle à la signature préalable d’un arrêté d’expulsion constitue une « entrave à la séparation des pouvoirs », l’exécutif dictant ainsi sa conduite au judiciaire. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il formerait un pourvoi en cassation contre cette décision.

 

De nombreux soutiens

Me Jean-Louis Chalanset assure que Georges Ibrahim Abdallah souhaite rejoindre le Liban craignant pour sa sécurité en France. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’avait pas demandé de semi-liberté. Il devrait selon lui, « être très bien accueilli » au Liban où il est « attendu » depuis de nombreuses années par les autorités du pays.

Le sort de Georges Ibrahim Abdallah a ému de nombreuses associations, partis politiques et élus de gauche dont certains lui ont encore aujourd’hui manifesté leur soutien. Yves Bonnet, patron de la DST au moment de l’arrestation de Georges Ibrahim Abdallah, dénonçait, déjà en 2012, dans les colonnes de La Dépêche, une « vengeance d’État” trouvant « anormal et scandaleux de maintenir encore Georges Ibrahim Abdallah en prison ».

 

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 08:52

Salah Hamouri est détenu en, et par Israël, sans jugement, ni inculpation, depuis désormais six mois.

Une détention ardemment dénoncée à leurs homologues israéliens, nous assurent les diplomates, qui font semblant de gesticuler pour feindre l’indignation.

En réalité, ils ont baissé pavillon dès le premier jour. La France a baissé pavillon le jour même de l’enlèvement de Salah Hamouri, au petit matin du 23 août dernier, à Jérusalem-est annexé.

Salah Hamouri est depuis lors détenu de la manière la plus arbitraire qui soit, et la France, qui est sa patrie par sa mère, avec la Palestine qui est sa mère-patrie, la France n’oppose autre chose que la seule « protection diplomatique », c’est-à-dire concrètement, de simples « visites au parloir » du personnel consulaire.

Si ces visites apportent à Salah Hamouri un moment de réconfort certain, brisant son isolement le temps d’une entrevue, l’effet pervers sinon malsain de cette “protection” reste néanmoins de conférer à son emprisonnement, le caractère légitime, voire licite, qu’il n’a absolument pas, et cela à défaut d’être clairement jugé et décrété illégal, et donc intolérable, par la France.

Car aucune charge n’est retenue contre lui. Ni officiellement ni même officieusement.

Il n’est aucun dossier sur la base duquel il pourrait se défendre comme tout justiciable, et pour cause : il n’est de criminel dans cette affaire que l’enfermement souffert par Salah Hamouri.

La Chine, la Turquie, l’Iran, le Venezuela, Cuba, la Russie, le Maroc, l’Algérie ou encore le Mali et plus amplement tous autres pays, procèderaient de la sorte :

– que nos médias en feraient leurs gros titres sur 5 colonnes,

– que des banderoles seraient étendues sur les perrons de toutes les mairies,

– que des affiches seraient apposées aux frontons de toutes les préfectures, et

– que les ambassadeurs seraient convoqués, sinon décrétés persona non grata.

Mais pour Salah Hamouri, rien de cela. Pour Salah rien de tel, alors qu’il n’est rien d’autre que l’otage, je ne trouve pas meilleure qualification juridique, l’otage d’un état étranger, sans que la France, pourtant si prompte à donner des leçons de droits de l’homme au reste du monde, ne réagisse.

 
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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 10:44

Je me souviens que nous avons été tout de suite copains, avec l’américain Robert Kramer, étudiant à New-York et fils de grands bourgeois intellectuels connus dans le milieu.

Je me souviens que les différences sociales, on ne les voyait pas, il ne les montrait pas. Je me souviens encore que nous avions organisé une course de bicyclettes avec Robert et plusieurs autres « étudiants » d’Issoudun.

On partait des Pyramides, on allait en haut de la côte du Portal, puis on tournait vers les Lagnys. C’est là, je me souviens, quand on avait pris vers Ménétréols, que j’avais prévu ce que j’appelais le Col. A un moment, la côte atteint 215 mètres d’altitude, puis après on redescend vers les Pyramides et je me souviens que sur la vieille carte d’Etat-Major, on voyait la cour de la ferme à 170 mètres.

Je me souviens que j’avais calculé de le lâcher dans la côte, pendant que les autres le distrairaient et j’avais presque réussi, mais dès qu’il avait voulu il était revenu sur moi comme un cinglé dans la descente, il m’avait doublé et il s’était ramassé sur l’accotement. J’avais eu peur, mais il s’était relevé aussi sec, il se tenait le bras gauche avec la main droite et il rigolait:

- Je me suis laissé aller, c’est rien... juste une fracture...

On lui avait refilé le plus mauvais vélo, un pignon fixe, sans dérailleur, et il gagnait quand même! Il avait été soigné à l’hôpital d’Issoudun, avec du nitrate d’argent notamment, (je ne sais pas pourquoi, à l’époque, les médecins du centre de la France étaient très branchés sur le nitrate d’argent, à propos de n’importe quoi). Il était très content parce que c’était un médicament archaïque, et il avait téléphoné la chose à son père aussitôt. Pour signaler le caractère médiéval du traitement, avec une certaine fierté.

L’hôpital d’Issoudun, je me souviens, lui paraissait être une curiosité, une reconstitution historique. Il ne savait pas que ça existait encore, des établissements comme ça !

Je me souviens encore qu’avec Robert, on allait chercher les vaches avec la 2CV et que ça se passait comme dans un western. Les vaches couraient, Robert, debout dans la 2CV découverte lançait des cris d’américain !

Il conduisait aussi le tracteur mais il descendait et marchait à côté, tranquillement. On se battait sur le tas de fourrage, mais pour rigoler. Comme c’était trop banal, il avait eu l’idée d’un duel à la fourche, toujours pour rigoler. Il jouait de la flûte, buvait du vin de la vigne, quand il pleuvait. Je crois que j’ai compris le mot « blues » cet été-là.

Il était allé dans le Puy-de-Dôme, avec le groupe d’étudiants américains, et il m’avait raconté qu’il était « sorti avec une fille », qu’il avait « tout fait sauf to fuck ». Il semblait le regretter très vivement.

Un jour, je lui avais passé la faux, pour le maïs. Je me souviens des paroles de ma mère :

- Enfin Rolland, mon petit, la faux, tu te rends pas compte… un américain avec une faux… c’est dangereux ! Dis-moi que tu recommenceras pas...

Et puis il est reparti par le bateau, au Havre, la traversée durait sept jours et il avait sept bouteilles de vin de la vigne. Pour son père, en principe. Mais il les a vidées, les bouteilles, durant la traversée.

Ensuite, on devait aller en Amérique, mais ma mère avait peur pour moi, j’étais jeune et pas du tout habitué à l’Amérique. C’était trop grand, New York, je me perdrais. Même sur le bateau, sûrement que je me noierais. Et puis il y avait les buildings, je ne saurais pas monter si haut, je serais tombé, forcément, et tout ça sans compter les gangsters, Rolland mon petit, tu es jeune encore… je me souviens de ses paroles et de sa voix, très exactement.

Et puis Robert Kramer téléphone un jour de l’été 1984 :

- Allô… c’est Robeur…   

Il est à la gare d’Issoudun mais nous ne devons pas aller le chercher, il sera au comptoir du Café Guillaume vers midi. Ils font Issoudun-Saint-Valentin à pied, les Kramer ! A midi, au café Guillaume, il était là avec sa femme, Erika.

On s’est tous retrouvés, mes deux frères, l’américain et moi, devant quatre Ricard français.

Robeur et Erika étaient habillés en routards, avec des sacs à dos. On est allés aux Pyramides, on a passé une journée étrange et merveilleuse, hors du temps. Robert Kramer était un artiste connu en France, dans le monde entier, pour un cinéma très engagé et marginal. Il avait tourné « Guns » notamment, et, bizarrement, il avait représenté la France au Festival de Cannes. Il préparait « Diesel » avec Agnès Soral, Gérard Klein, Laurent Terzieff et plein d’artistes connus. Mais il ne savait pas encore le titre du film, ni même le nom des acteurs. Il envisageait un tournage au Portugal, et il était un peu déçu de ne pas avoir Adjani dans la distribution.

Je me souviens que mon frère Paul, qui avait séjourné en Angleterre et aux Etats-Unis, a parlé anglais toute l’après-midi, bien que Robeur parlât français, et qu’il lui ait demandé d’en faire autant. Je me souviens que la scène se passait d’abord dans la cuisine de la ferme puis dans la salle à manger de mon frère Jean-Philippe. Il s’est inquiété de la mort de ma mère, du vin de la vigne, et on est allés en direction du champ où on jouait au western. C’était bien, de sa part, une recherche du temps perdu.

A un moment, Robert a dit :

- Est-ce qu’il y a toujours la pièce noire, la pièce sacrée ?...

C’était la salle à manger, où on ne mangeait jamais, qu’on traversait effectivement sans faire de bruit, avec des gestes particuliers, des sortes de rituels.

Je me souviens, je lui ai rappelé qu’on avait écrit une chanson ensemble, et que ça s’intitulait « Haricot blues ».

Je me souviens qu’il ne s’en souvenait pas, lui. J’étais presque déçu. J’ai rappelé les paroles, pourtant énergiques :

« Marchands de fayots

  Tous au poteau »

Il avait oublié notre premier chef d’oeuvre. Je me suis consolé. Je me suis dit que la culture orale, ça s’envolait vite, finalement, et que les américains n’avaient pas beaucoup de mémoire.

On s’est téléphoné, à plusieurs reprises, dans les années quatre-vingt. On était redevenus les copains de l’été 56, d’autant que j’étais anar, tendance Monde Libertaire, anti-militariste.

Vers 1990, « Bande à Part », une association de cinéphiles de Châteauroux, passionnée, très sympathique, lui a rendu hommage. J’ai repris contact avec lui.

A un moment, il m’avait parlé d’une maison, qu’il allait peut-être acheter, à Joigny, dans l’Yonne. Une autre fois, je l’ai attendu au téléphone parce qu’il était sous la douche. Ca m’a rappelé la salle de bains et les séances de phonétique.

Je veux dire qu’il existait toujours, par des petits détails, qui venaient ponctuer les mois et les années.

Il m’a invité au Grand Rex, pour un de ses films. Je l’ai raté encore. Il m’a invité à passer rue Alphand à Paris, dans le 13ème arrondissement, que je connaissais assez bien, je l’ai raté une deuxième fois. Il m’a invité pour son chef d’oeuvre, « Route One USA »… j’ai tout raté.

En janvier 2000, je me décide à lui téléphoner, il vient de tourner un film et de jouer un rôle dans un autre, auprès d’Isabelle Huppert.

Au téléphone, je n’entends pas la voix familière de celui qui disait « you-meur ». C’est une voix féminine, jeune :

- Je suis la fille de Robert Kramer… (c’est une très belle voix, très profonde et très présente en même temps, je la trouve très envoûtante et très éloignée de moi, ce qui me fait un peu de peine)… Robert Kramer est mort il y a quelques semaines.

En novembre 1999.

Deux jours plus tard, j’entreprends de raconter « l’année de l’américain ». 

J’en suis à quarante pages, et ça vient bien, je crois.

Mais mon ordinateur se bloque. Le réparateur intervient et il efface Robert Kramer. Salaud !... On n’a pas le droit d’effacer Robert !

Je me souviens de l’année de l’américain, je me souviens de Robert Kramer, de sa voix, de son rire, de cette impossible rencontre.

Tous les informaticiens du monde ne pourront jamais effacer Robert Kramer. 

 

ROLLAND HENAULT

("Le Bonheur de Saint Valentin" Editions de l'impossible - 2002)

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 10:39

    •    Janvier 2017 : l‘Assemblée nationale vote en faveur de l‘installation de caméras de surveillance obligatoires dans tous les en abattoirs dès 2018.

    •    Janvier 2018 : la vidéosurveillance a disparu du projet de loi présenté le 31 janvier par le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert.

La vidéosurveillance en abattoir mais aussi l‘étourdissement systématique des animaux avant la mise à mort et l‘interdiction d‘abattre des femelles gestantes font partie des combats prioritaires pour WELFARM.

Rien n’est joué, nous pouvons encore agir auprès du ministère de l’Agriculture pour qu’il remette cette mesure à l’ordre du jour.

Le député Olivier Falorni va déposer un amendement au projet de loi afin que la vidéosurveillance trouve sa place en abattoir.

Nous devons continuer à mobiliser les citoyens et les élus, et pour cela nous avons besoin de vous et de votre soutien. 

Aidez-nous à porter la voix du milliard d'animaux
élevés et abattus en France.
Ensemble, agissons !

 

https://welfarm.fr

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 10:25

Le 1er février avec l’accord du régime Macron, les tarifs des péages sur autoroutes privatisées ont augmenté de 0,87% à 2,04%. Une hausse encore plus forte que celle qui avait déjà eu lieu en 2017.

Faut il rappeler que les autoroutes, patrimoine commun de la nation ont été bradées par le premier ministre De Villepin pour une bouchée de pain et que depuis les multinationales du BTP Vinci, Eiffage, Bouygues et compagnie se gavent en faisant payer toujours plus les usagers ?

Pire, Macron va augmenter le cadeau : en renouvelant encore pour de nombreuses années les concessions. En Effet, en avril 2015, Macron ministre de l’Economie de F Hollande a signé un accord secret avec les sociétés d’autoroutes – dénoncé par les députés PCF sous contrainte du Tribunal administratif – qui prévoit une clause d’allongement de la durée de concession pour compenser le gel des tarifs en 2015, et des hausses de tarifs additionnelles chaque année de 2019 à 2023. Merci qui  ? Merci Macron !

La conséquences de cette privatisation et de ce cadeau fait par Macron aux milliardaires, c’est l’explosion des bénéfices et dividendes des multinationales qui profitent de la rente : les actionnaires captent ainsi plus de 1,5 milliards de bénéfices qui si les autoroutes n’avaient pas été privatisées rentreraient dans les caisses de l’Etat. De quoi embaucher les personnels soignants qui manquent tant dans les maisons de retraites ! Depuis 2007, les dividendes versés aux actionnaires ont été multipliés par dix.

Même l’autorité gouvernementale en charge du contrôle des concessions autoroutières alerte contre les augmentations injustes et injustifiées de tarifs : “les augmentations des tarifs de péages prévues excèdent le juste niveau qu’il serait légitime de faire supporter aux usagers », estimant que « le niveau de rémunération des sociétés concessionnaires devrait être plus conforme aux risques supportés ».

Dans ce contexte, les députés communistes du groupe PCF vont redéposer une proposition de loi sur la nationalisation des autoroutes.

 
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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 10:11
"L'abaissement de la limitation à 80 km/h n'a pas permis de réduire le nombre d'accidents". C'est le bilan que l'association 40 Millions d'automobilistes dresse elle-même, ce mardi, d'une expérimentation menée par l'Etat, de juillet 2015 à juin 2017.

 

Engagée contre la généralisation de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires, l'association "40 Millions d'automobilistes", apporte une nouvelle pièce à ce dossier brûlant. L'association de défense des automobilistes a publié, ce mardi, son propre bilan de l'expérimentation menée de juillet 2015 à juin 2017 sur trois portions de route nationale. Elle regrette "qu'aucun bilan officiel n'en a été communiqué à ce jour". Bien qu'à l'époque, "le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve (...) ait promis que cette expérimentation (...) serait "transparente, honnête et rigoureuse".

"Le gouvernement a toujours refusé de communiquer les données d'accidentalité recueillies au cours de l'expérimentation, d'abord en observant un mutisme suspect, puis en prétendant que l'expérimentation était "non-concluante" sans en apporter les preuves chiffrées", tance Pierre Chasseray, délégué général de l'association.

"Sur certaines portions, l'accidentalité est même repartie à la hausse"

L'association a donc entrepris elle-même de recenser tous les accidents survenus sur les trois portions de routes nationales - d'une longueur totale de 86 km, situées dans la Drôme (26), la Haute-Saône (70), et entre la Nièvre (58) et l'Yonne (89) - concernées par l'expérimentation et de comparer les données disponibles avec celles des années précédentes, pour déterminer l'impact de la mesure sur l'accidentalité et la mortalité de ces tronçons. "Nous avons étudié tous les accidents survenus entre 2012 et 2016 (...) et l'analyse de ces chiffres démontrent que l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h à partir de juillet 2015 n'a pas permis de réduire le nombre d'accidents - et plus particulièrement le nombre d'accidents mortels - de la circulation. Sur certaines portions, l'accidentalité est même repartie à la hausse avec la mise en œuvre de l'expérimentation !", constate Pierre Chasseray.

 

Autre action, l'association 40 Millions d'automobilistes appelle tous les usagers de la route opposés aux 80 km/h à se mobiliser, avec l'opération "40 millions d'automobilistes, 40 millions d'électeurs". Elle demande aux usagers de télécharger sur son site internet, la carte d'électeur factice qu'elle a créée et de l'envoyer symboliquement au Président de la République.

 

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 10:00

«A-t-on le droit, en France, de contester la politique israélienne, de condamner son mépris du droit international, de dénoncer les injustices subies par le peuple palestinien ? Et ce, dans une période où le peuple palestinien est de plus en plus menacé par la colonisation, les projets d’annexion, le projet de redéfinir la nature même de l’Etat d’Israël», se sont interrogés dans une tribune publiée par ces intellectuels, dont parmi eux le géopolitologue Pascal Boniface, le professeur et essayiste Rony Brauman et le journaliste et historien Dominique Vidal.

Ils soutiennent que quiconque a envie de contester la politique israélienne «va se poser la question des attaques auxquelles, il ou elle, risque d’être confronté : insultes, intimidation, pressions, amalgames, délégitimation, accusations infâmantes d’antisémitisme», dénonçant cette «forme de peur et d’autocensure qui s’installe» en France.

L’un des signataires de cette tribune, ont-ils rappelé, est toujours soumis aux attaques de ses détracteurs, y compris d’un ancien Premier ministre, seize ans après avoir écrit une note interne au Parti socialiste sur l’orientation de sa politique israélo-palestinienne, indiquant que des élus français sont interdits, en novembre dernier, de se rendre en Israël «sous prétexte qu’ils avaient demandé à rendre visite à Marwan Barghouthi, le Mandela palestinien, dans la prison où il est détenu par Israël».

Ces intellectuels, dont parmi eux figurent également Ivar Ekeland, ancien président de l'Université Paris Dauphine, Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité et Renée Le Mignot, co-présidente du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), ont critiqué les «inconditionnels» de la politique israélienne en France qui «font la promotion d’une +définition+ de l’antisémitisme qui prendrait en exemple la critique +excessive+ de la politique israélienne», déplorant le rétrécissement en France de la liberté d’expression et d’action citoyenne lorsqu'il s'agit de défendre le droit des Palestiniens.

Ils citent en exemple les tentatives de «diabolisation» des campagnes de Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS), que «chacun a le droit d’approuver ou non, mais qui ne sont qu’un moyen pacifique de tenter d’imposer le droit».

 

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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 11:57

Ce mercredi 7 février, le JT de 13 heures sur France 2 s’est ouvert sur « l’épisode neigeux » (dans le temps, on disait « chute de neige », j’attends avec impatience l’emploi « d’épisode hydraulique » pour désigner la pluie). Bref, durée des multiples « reportages » sur le sujet : 28 minutes. À 13h29, quelques mots sur le boycott du déjeuner avec Emmanuel Macron par les nationalistes corses et questions au ministre de l’Intérieur, présent en Corse. On l’interroge sur… la neige en région parisienne ! On enchaîne durant quatre minutes avec le feuilleton de la semaine (le Jura et la neige) et c’est tout pour l’information.

La Syrie, Le Yémen, le procès Abdeslam, la dégringolade boursière ? Quoi ? Qu’est-ce que vous dites ? Connais pas.

C’est consternant de nullité. Tout comme sont consternants la plupart des commentaires de nos concitoyens qui en appellent à l’État pour tout et n’importe quoi. Leur propre responsabilité ? Ils n’y songent même pas. Comment ça, le gouvernement ignorait quelle quantité de neige allait tomber ? Comment ça, il n’y a personne au bord des routes pour distribuer des pneus neige ! Mais que font-ils donc, dans les ministères ? Et que fait la police ?

Notez bien, tous ces pseudo-reportages sont riches d’enseignements. On y découvre l’incroyable inconséquence de ceux qui prennent la route sans précaution aucune, quels que soient les avertissements, persuadés que, quoi qu’il advienne, on viendra toujours les tirer d’un faux pas. Ceux qui laissent leur voiture au milieu de la chaussée et s’offusquent que les déneigeuses ne passent pas. Ceux qui, à l’instar d’un Juppé, s’avisent tout à coup que le TGV, face aux intempéries extraordinaires, n’est qu’un train à petite vitesse.

Et puis, on découvre la ville morte, Paris interdite. Les touristes qui, comme les singes au zoo, sont contraints de photographier nos parcs au travers des grilles closes. La nature ultra-domestiquée est interdite aux piétons pour cause de danger ! Quel danger ?

J’ai souvenir, moi, d’un Paris d’hiver où l’on pouvait traverser le Luxembourg dans la neige bleutée du matin, les Buttes-Chaumont pentues où les enfants faisaient de la luge et des bonshommes de neige… Aujourd’hui, ils sont contraints de ramasser la gadoue sur les capots de voiture ou même au milieu de la chaussée. Pauvres gosses !

 

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