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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:38

Diffusé dans “Complément d'enquête”, le documentaire “Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien” vient d'être récompensé du prix Albert Londres dans la catégorie audiovisuelle. Retour sur l'élaboration de ce reportage avec ses auteurs, les journalistes Tristan Waleckx et Mathieu Rénier.

 

A la différence des derniers documentaires récompensés par le prix Albert-Londres, « Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien », est à cheval sur l’actualité française et sur le grand reportage avec des séquences frappantes tournées au Cameroun notamment.

Nous sommes en contact avec les gens qui ont témoigné dans notre film, en particulier ceux qui travaillent dans les plantations. Depuis la diffusion, il s’est passé pas mal de choses. Les mineurs n’y travaillent plus. Il y a maintenant une vérification systématique des pièces d’identité sur les plantations, ce qui n’était pas le cas lors de notre tournage. Les ouvriers ont reçu un équipement de protection (des bottes, des gants). Evoquer Vincent Bolloré échappe au cadre stricto français. Plus de trois quarts du chiffre d’affaires de son groupe est réalisé en Afrique. C’est en cela que ce personnage est intéressant. Il nous dit énormément de choses sur le développement de ce continent, sur le rappport à la liberté de la presse en France mais aussi à l’étranger. Cette dimension internationale met en lumière un certain nombre de ressorts : la façon dont il arrive à obtenir toutes ses concessions portuaires dans le monde, comment il développe un incroyable réseau d’influences pour obtenir des marchés, les conditions de travail dans ses plantations, la façon dont ses outils d’information peuvent lui servir d’outils d’influence… C’est un sujet multifacettes qui va au-delà de la polémique sur Canal+, les Guignols ou iTélé.

 

Ce film a été diffusé à deux reprises sur France 2 en 2016.  Comment a-t-il réagi ?

Il y a eu plusieurs étapes. La première diffusion (le 7 avril 2016) n’a pas provoqué de réaction directe de Vincent Bolloré. On a même eu des retours assez positifs de son entourage, des textos de félicitations. On se disait « finalement, il n’est pas si méchant que cela avec les journalistes…». Dans plusieurs passages de notre film, on reconnaît que c’est un industriel exceptionnel. Paradoxalement, les passages sonores les plus ravageurs viennent, non pas de ses « ennemis », mais de son entourage, quand Philippe Labro, son conseiller média de toujours, confirme qu’il a bien déprogrammé le documentaire sur le Crédit mutuel sans argumenter, quand Alain Minc nous dit que son ami découvre la « liberté éditoriale », ou encore quand Ange Mancini parle de lui comme du chef d'un « camp de Gitans»… La première réaction publique est venue plus tard, en juin 2016, lors d’une assemblée générale devant les actionnaires de son groupe : Vincent Bolloré a prétendu qu’on avait bidonné le sujet et que les mineurs dans les plantations de palmiers à huile gérées par Socapalm, qui fait partie du groupe Bolloré, « avaient été payés » pour dire qu’ils étaient mineurs. C’est évidemment totalement faux.

 

Où en sont les procédures judiciaires engagées contre vous et France 2 ?

La première plainte contre X avec constitution de partie civile pour diffamation a été déposée au TGI de Nanterre début juillet 2016, vingt-quatre heures avant la date de prescription. Tout le monde est visé dans cette plainte, des rédacteurs en chef au monteur et aux techniciens. Vers le 20 juillet, France 2 a décidé de rediffuser le sujet : un choix classique et habituel de France 2 qui rediffuse, dans ses grilles d’été, les principales enquêtes de l’année. A cette occasion, Nicolas Poincaré a reproposé à Vincent Bolloré de venir s’expliquer dans les fauteuils rouges de Complément d’enquête. Il a encore décliné l’invitation. Puis nous avons, cette fois, été attaqués au tribunal de commerce : Bolloré nous réclame 50 millions d’euros de préjudice commercial pour « dénigrement et concurrence déloyale », comme si un reportage de France 2 faisait de la concurrence au groupe Bolloré, dont les métiers premiers sont la manutention portuaire et les batteries électriques.

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:28

Michèle Marchand, mise en examen pour blanchiment aggravé, est incarcérée en mars 2003 à la prison de Fresnes. L’affaire se soldera par un non-lieu prononcé en novembre 2008. Elle obtiendra d’être floutée dans le documentaire Les Méthodes choc des paparazzis (Canal +, 2009) où elle apparaît au tribunal correctionnel, sa seule apparition filmée connue.

 

Au cœur du système de chantage de l’État profond ?

Notons que Michèle Marchand a recours aux services du cabinet d’avocats de Francis Szpiner lors de ses démêlés successif avec la justice, comme lors du placement en redressement judiciaire, le 6 février 2006, de Shadow & Cie. La protégée de Régine devait bientôt rebondir avec People Press, puis s’associer à Cédric Siré, ancien directeur de la communication de Capgemini, dans Pure People, le site Internet à l’origine de la publication, en 2008, de la photo de Rachida Dati – sa « grande copine » – enceinte, puis les photos du couple présidentiel à Disneyland Paris. Notons qu’à l’époque, Pierre-Jérôme Henin, un de ses anciens stagiaires de Voici, occupait le porte-parolat de l’Élysée. « L’éminence grise de la presse people » (Le Monde), proche de Carla Bruni, a été membre des grands donateurs de l’UMP, toujours au premier rang des meetings de Nicolas Sarkozy jusqu’à la primaire de l’automne dernier, toujours assise à côté de « Carla ».

Ayant revendu ses parts dans Pure People en 2010, elle rachète l’agence de Daniel Angeli, « roi des paparazzis » (elle a récupéré au passage ses archives), dont elle a fait Bestimage, la principale agence de photos en France, fournissant aujourd’hui un tiers des couvertures d’hebdomadaires et comptant comme client la quasi-intégralité de la presse sur papier glacé (Paris Match, Gala, Voici, Closer, Ici Paris, etc.). Elle a surtout propulsé une de ses protégées, Laurence Pieau, issue du Figaro Magazine et connue à Voici, qu’elle a accompagnée au lancement de Public (avec Nicolas Pigasse, frère du banquier Matthieu Pigasse), puis de Closer en 2005. Depuis, l’ombre de la « papesse de la presse à scandale » (Elle) plane sur nombre de révélations, comme celle, dans Closer, de la liaison de François Hollande avec Julie Gayet (photographiés par Sébastien Valiela, dont elle est le témoin de mariage), de l’outing de Florian Philippot, etc. « Ce coffre blindé de secrets qu’elle livre ou retient au gré de ses coups de cœur et de ses intérêts […] a désormais sa place dans l’establishment. […] Elle déjeune avec Xavier Niel, Ramzi Khiroun, le bras droit d’Arnaud Lagardère ou Bernard-Henri Lévy, au Ritz. […] Il l’a appelée un jour paniqué après avoir été paparazzé à New York : dans l’heure tout était réglé. Pour ceux-là et pour quelques autres, Michèle Marchand est un bouclier » (Vanity Fair).

Alors que les bruits sur l’homosexualité d’Emmanuel Macron s’amplifiaient et que la parution de photos compromettantes dans Closer paraissait imminente, Xavier Niel, PDG d’Iliad, copropriétaire du Monde, au cours d’un dîner avec les Macron, leur recommande les services de « la Mata Hari des paparazzis » (Le Monde), avant d’organiser une rencontre dans son hôtel particulier du Ranelagh quelques mois plus tard : « Il arrive souvent qu’[il] recommande Mimi à des amis soucieux de protéger leur vie privée. Il connaît l’étendue de ses qualités et de son circuit interne qui branche toutes les lignes intérieures de l’Élysée à Beauvau, du Canard enchaîné à BFMTV. » Depuis, toute la presse aura été abreuvée par les photos d’un couple idyllique vendues par « Mimi » et Bestimage. C’est encore elle qui a convaincu Emmanuel Macron de court-circuiter « l’affaire Mathieu Gallet » (vraisemblablement entretenue par le banquier homosexuel Philippe Villin) lors d’un discours à Bobino en février dernier. Ces derniers mois, son dévoué Sébastien Valiela a suivi Manuel Valls, Jean-Luc Mélenchon, Marion Maréchal-Le Pen ou encore François Fillon, tandis que Michèle Marchand multipliait les publireportages sur Emmanuel Macron et « scoops » gênants pour ses adversaires.

« Mimi offre aux Macron de s’occuper de leur image. Allez, la tranquillité vaut bien quelques photos posées, choisies et retouchées en bonne intelligence. [ …] Avec “Brigitte”, la ligne fonctionne désormais vingt-quatre heures sur vingt-quatre. » (Vanity Fair).

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:16

Voici encore un bel exemple de l’incompétence d’un grand nombre d’élus macronistes. Yaël Braun-Pivet, député de la 5ème circonscription des Yvelines et surtout nouvelle présidente LREM de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, avoue à son administration ne rien savoir du fonctionnement législatif.

 “Je ne suis pas constitutionnaliste. Pouvez-vous me dire comment il faut présenter le texte sur l’état d’urgence ? Et, surtout, quand vote-t-on les décrets ?”, a naïvement demandé Yaël Braun-Pivet à des fonctionnaires de la commission un peu embarrassés et surtout ébahis de devoir expliquer à cette avocate de formation que les décrets ne sont pas votés mais pris par le gouvernement.

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:10

La trilogie se présente comme une chronique de la France d’aujourd’hui. On y suit plusieurs personnages, généralement à peine esquissés, tous transsexuels, drogués, tatoués, ratés tristes et revanchards, qui gravitent autour de Vernon Subutex, un ancien disquaire à qui une star de rock a confié un enregistrement révolutionnaire avant de mourir, et qui va plus ou moins devenir le DJ et le gourou d’une sorte de secte de débiles qui cherchent à atteindre l’extase par la danse. Suspecté d’avoir détourné de l’argent, Subutex quitte la communauté, vexé. Dans le tome précédent, un producteur soupçonné d’avoir assassiné une actrice porno, Vodka Satana, avait été agressé par sa fille, Aïcha, une musulmane pratiquante, et une amie de celle-ci. À présent, celui-ci se venge. Voilà à peu près l’histoire résumée.

Dans son monde enchanté, la société française est dirigée par les nazis

Les lecteurs de Virginie Despentes sont convaincus que leur auteur fétiche est “dérangeante”, quand elle ne fait que dérouler la doxa d’époque sur tous les sujets, et encore le fait-elle avec moins de subtilité que la plupart des médias qui savent s’arrêter juste avant de percuter le réel et d’anéantir leurs positions dogmatiques. Despentes, elle, au grand bonheur des taquins, n’a pas de frein. Elle fonce tête baissée comme un taureau, et le lecteur éprouve alors la divine émotion du toréador frôlé par 500 kilos de bêtise et de méchanceté.

Ainsi, dans son monde enchanté, la société française est dirigée par les nazis : ils sont sur Internet, à l’école privée (on y fait réciter Mein Kampf aux élèves), dans les médias, à gauche, partout ! Les bourgeois sont les pires. Ils considèrent les Noirs comme des singes, veulent éliminer les « pédés », pensent que « la place des femmes est à la maison, et qu’il faut corriger celles qui sortent » (sic !). Ils font croire qu’ils aiment les belles choses alors qu’ils « savent ce qu’ils font lorsqu’ils meublent leurs appartements […] : chaque objet ici hurle à l’attention de ceux qui ne sont pas habitués au luxe : dégage de là sale prolétaire ». Ils ont inventé la laïcité « pour emmerder les immigrés » et soufflent sur les braises de l’islamophobie pour détourner l’attention des pauvres. Et le terrorisme islamiste ? Circulez, y a rien à voir ! Les tueurs du Bataclan se sont « inspirés des films et des jeux de Hollywood » et « aucun des assassins n’était pratiquant ». Quant aux motivations profondes, là encore, rien à voir avec l’islam. Les terroristes sont simplement des humiliés qui se vengent comme ils peuvent : « Les Blancs veulent avoir le droit d’humilier les Arabes. Ils l’ont toujours fait. Ça fait bizarre de penser que maintenant c’est l’inverse. » On sent que le “bien fait” des enfants n’est pas loin !

(…)

La fin du roman* vire carrément au sublime. La bande de ratés, drogués, etc. se fait en effet décimer dans un attentat à la grenade et à la kalachnikov commis… par une jeune patriote ! Une fille qui a décidé de massacrer « les jouisseurs et les dépravés » car elle abhorre « l’agonie démocratique […], la France moribonde, blessée par le métissage et la dissolution des moeurs. L’absence de foi. De droiture ». Bref, une catho-facho ! Chroniqueuse extralucide de la France d’aujourd’hui, Virginie Despentes réussit cette gageure de peindre les islamistes en victimes et les catholiques en terroristes. Chapeau l’artiste.

 

(*) "Vernon Subutex 3"

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 10:59

À partir du samedi 1er juillet 2017, le code de la route prévoit de nouvelles interdictions. Attention aux mauvaises habitudes car l’amende va être salée, sans oublier le retrait de points qui menacera votre permis.

Les automobilistes vont devoir se concentrer sur la route. Plus question d’être distrait même si l’estomac grogne !

Désormais, manger au volant, ne serait-ce qu’un sandwich ou un bout de tarte, vous coupera l’appétit et 75 euros et 3 points en moins sur le permis.

Même tarif, mesdames, si vous vous remaquillez au volant, même en profitant d’un feu rouge. 75 euros et 3 points, y compris, insistons sur ce point, si vous êtes à l’arrêt ou sur un parking de supermarché qui est considéré comme une voie ouverte à la circulation. Pour être tranquille avant de sortir votre bâton de rouge à lèvres, vous devrez vous garer le long du trottoir et couper le contact. Précisons tout de suite que le fait de fouiller dans la boite à gants sera sanctionné de la même façon.

Pour le téléphone et autres tablettes, la douleur ressentie au niveau du portefeuille sera aiguë, à moins d’être d’origine grecque en descendance directe avec un certain Crésus. Regarder un écran, un téléphone, une tablette ou un lecteur DVD, est désormais passible de 1.500 euros d’amende et de 3 points en moins sur le permis.

Le simple fait de tenir un téléphone sans l’utiliser vous soulagera de 135 euros et de 3 points en moins. Un conseil, ne le posez même pas sur vos genoux, coupez-le et enfermez-le dans la fameuse boite à gants que la loi vous interdit désormais d’ouvrir en roulant. Seul le dispositif intégré au véhicule vous autorise à téléphoner, mais vous pouvez vous faire arrêter si vous composez un numéro. Le must étant le bouton intégré au volant pour prendre un appel ou pour régler la radio, mais évidemment un tel dispositif a un coût.

Pour les 2 roues, il est rappelé que le fait de coincer un téléphone entre son oreille et le casque est interdit (et dangereux en cas de chute). La règle est simple et valable pour tout le monde : tout dispositif en contact direct avec les oreilles est interdit. Donc pas d’oreillettes, kit main-libre pour smartphone et pas de casque pour écouter de la musique, même pour les cyclistes !

Pas de casque pour écouter la musique si vous conduisez, ce qui ne vous autorise pas pour autant à tester votre ampli 2x40w et vos nouvelles enceintes. Interdiction d’écouter la musique à fond dans sa voiture, au risque de ne plus entendre la circulation. Amende 75€.

À partir du 1er juillet, il est également interdit de fumer en voiture en présence d’un mineur : 68 euros.

Quant aux jeunes conducteurs qui prendraient le volant avec plus de 0,2 g/l d’alcool, ils pourraient payer jusqu’à 4.500 euros et se voir retirer 6 points sur le permis. Autrement dit, plus de permis !

Tous les véhicules à deux ou trois roues motorisés, ainsi que les quads, devront être équipés d’une plaque de format 210 x 130 mm. Si votre plaque n’est pas au bon format, pensez à retirer 135 euros au distributeur avant de prendre le guidon. À donner au premier policier ou gendarme qui vous contrôlera.

Enfin pour les Parisiens, si votre véhicule n’arbore pas la vignette Crit’Air, fin de la tolérance et du discours de prévention, il vous en coûtera 68 euros.

Rappelons que les véhicules munis de la vignette Crit’Air 5 ne sont plus autorisés à rouler en semaine entre 8 heures et 20 heures.

Bonne route à toutes et à tous !

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 10:55

Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. Les Français vont encore en faire les frais l'an prochain. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre a annoncé le report de quasiment toutes les baisses d'impôts annoncées par le candidat Macron. Il ne reste plus que la hausse de 1,7 point de la CSG compensée en partie par la suppression des 3,15 points de cotisations chômage et maladie payées par les salariés. Ces deux mesures interviendront, elles, dès le 1er janvier. En cause : le dérapage des déficits publics révélé par la Cour des comptes.

La suppression complète de la taxe d'habitation pour 80 % des ménages est repoussée à 2022, la réforme de l'ISF qui devait sortir de l'assiette imposable tous les actifs non immobiliers, l'instauration de la flat tax de 30 % (prélèvements sociaux inclus) sur les revenus du capital n'interviendront qu'en 2019. Tout comme la transformation du CICE en baisse des charges. Un report assorti d'aucune certitude que, cette fois, ces mesures ne seront pas l'an prochain encore repoussées. Le retour du déficit public sous la barre des 3 % du PIB est d'autant moins acquis que se profilent de nouvelles charges du fait de la hausse des taux d'intérêt (augmentation de la charge de la dette) et que ces réformes devaient contribuer à redonner du dynamisme à la croissance, redonner de l'attractivité à notre pays.

Exit les mesures sur le capital qui devaient inciter les expatriés à rentrer

Exit en 2018 la baisse des charges et la baisse de l'impôt sur les sociétés qui devaient relancer l'investissement aujourd'hui en berne. Exit toutes les mesures sur le capital qui devaient inciter les expatriés à rentrer, à investir sur leur épargne sur des placements qui financent l'économie. Pire : en 2016, ces revenus seront encore plus taxés qu'aujourd'hui du fait de la hausse de la CSG. Exit la relance du pouvoir d'achat au travers de la disparition progressive de la taxe d'habitation. Au total, les ménages paieront en 2018 plus de CSG sur les revenus salariaux, leurs pensions et sur les revenus de leur épargne, plus d'impôts locaux, plus de taxe carbone. Édouard Philippe a, en effet, annoncé l'accélération de la montée en puissance de cet impôt qui frappe la consommation de carburants. Il avait été prévu que cette « contribution climat », qui a représenté pour chaque Français en moyenne un coût supplémentaire de 86 euros en 2016, atteigne 200 euros bien avant 2020. S'y ajoute la hausse du prix du paquet de cigarettes, qui devrait passer en moyenne progressivement de 7 à 10 euros.

Autre contre-message : la baisse des dépenses publiques se transforme en une stabilisation, ce qui, certes, exige des économies compte tenu de l'inflation et de l'évolution naturelle des dépenses, mais on est loin d'un programme drastique de retour à l'équilibre par la maîtrise des dépenses.

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 10:50

L’actuelle patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte – dont la nomination fut « opaque et antidémocratique », selon les rédactions de France 2 et France 3 – « limoge tous ceux qui s’opposent à elle » et serait très intrusive, entrant « dans le détail des émissions, le choix des invités, la composition des rédactions ». Ou quand la liberté de la presse devient un vœu pieux.

On savait déjà que l’intéressée, à l’instar d’Anne Lauvergeon, n’aimait pas les visages pâles : « On a une télévision d’hommes blancs de plus de cinquante ans, et ça, il va falloir que cela change », déclarait-elle en septembre 2015, sur l’antenne d’Europe 1. Phrase démagogique et gratuitement blessante qu’Ivan Rioufol résumait ainsi, dans Le Figaro :

« Cela me paraît relever davantage du cliché, de la pensée paresseuse. On est là dans le slogan ou la propagande, plus que dans la réalité ou l’analyse. Ce que l’on demande à la télévision publique est d’être ouverte à tous les courants intellectuels, et non à tous les communautarismes. Le terrain qu’emprunte Delphine Ernotte, par facilité, est glissant. »

‌Certains, dans son entourage, parlent même de « haine du mâle blanc ».

Supprimer les émissions emblématiques de France Télévisions – « 30 millions d’amis », par exemple, qui ne concernait sans doute que les vieux Blancs réactionnaires ! –, couper les têtes qui dépassent – la dernière en date : David Pujadas, dans l’attente d’avoir celle de Michel Drucker –, c’est surtout contre-productif, comme en témoigne Le Parisien :

« France 2 continue sa dégringolade. Comme le prouvent les chiffres d’audience de Médiamétrie pour le mois de mars [2017], dévoilés lundi soir, le remodelage brutal de la deuxième chaîne n’a pas pour l’instant eu l’effet escompté. Le vaisseau amiral de France Télévisions a même atteint le plus bas niveau d’audience de son histoire en mars avec 12,1 % de part d’audience en moyenne. »

Ce grand nettoyage pourrait même, qui sait, concerner la plus vieille émission de télévision française – « Le Jour du Seigneur » – que, malgré ses protestations du contraire, le secrétaire d’État Marlène Schiappa rêve de voir disparaître.

Delphine Ernotte, surprise en train d’embrasser Brigitte Macron le soir du débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle, est aussi une militante du camp autoproclamé progressiste. Et c’est visiblement une affaire de famille, Valeurs actuelles rappelant que « sa sœur, Marie-Christine Lemardeley, est adjointe d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris ».

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 10:39

Selon Le Canard enchaîné, Nicolas Hulot pourrait se retrouver au cœur de plusieurs conflits d'intérêts. EDF, Veolia et Vinci ont été les mécènes de sa Fondation, alors que devenu ministre, il va devoir trancher sur le nucléaire ou encore l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Après les soupçons autour des ministres Modem Sylvie Goulard, François Bayrou et Marielle de Sarnez, ceux qui pèsent sur la ministre du Travail Muriel Pénicaud et l'affaire Richard Ferrand, Le Canard enchaîné révèle un éventuel conflit d'intérêts entre les anciennes activités de Nicolas Hulot lorsqu'il présidait sa Fondation et ses actuelles missions de ministre de la Transition écologique et solidaire.

Il y a semaine, la journaliste Audrey Pulvar a repris les clefs de la Fondation Nicolas-Hulot rebaptisée Fondation pour la nature et l'homme. Nommé au gouvernement, son ex-président et fondateur ne pouvait pas cumuler les deux fonctions. D'autant que les risques de conflits d'intérêt seraient sérieux.

 

EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation

C'est en tout cas ce qu'affirme l'hebdomadaire satirique. Amené à se prononcer sur l'avenir du nucléaire, Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d'électricité. "Jusqu'en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation. Depuis, l'électricien a réduit la voilure, mais il allonge encore 100.000 euros par an", assure l'hebdomadaire. Or, le ministre va devoir trancher sur le cas de l'EPR de Flamanville et fermer Fessenheim, cette fermeture étant une promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

Mêmes liens avec Veolia, géant de l'eau et du traitement des déchets. "De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d'administration", assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n'envisage "pas du tout" de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d'investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L'Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun.

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 10:34

Ce lundi, Lengadoc Info publiait un article sur le vote par le Conseil départemental de l’Hérault d’une subvention de 1 460 000 euros à l’association « Un Toit Où Apprendre », chargée de la mise en œuvre du nouveau projet « Approche intégrée d’accueil des mineurs non-accompagnés et jeunes majeurs de l’Hérault ». Ce projet doit permettre, entre autre, l’accueil dans l’Hérault de ces jeunes clandestins, leur permettre d’apprendre le français ou encore d’obtenir des papiers.

Si cette subvention a été massivement votée par les élus départementaux, certains s’y sont tout de même opposés. Ainsi, la conseillère départementale Nicole Zénon (Défendre l’Hérault), a mis en avant le fait que les salaires attribués à certains personnels dédiés à ce projet étaient très importants.

En effet, selon le plan prévisionnel de financement du projet, les frais de personnels de ce projet s’élèvent à 920 057,39 € soit 63 % de la subvention attribuée alors que cela ne représente que 13 CDI. Et pour cause, deux des personnels employés dans ce projet s’accaparent 35 % du budget « frais de personnels ».

En effet, le directeur du projet et le chef de service seront payés respectivement 7 833 € et 5 500 € par mois pendant deux ans.

Pour Nicole Zénon, cela n’est pas correct : « Je ne peux alors m’empêcher de penser aux bénévoles d’associations caritatives, auxquels nous accordons généreusement quelques subsides.

Que vont-ils penser quand ils découvriront cela ? L’action humanitaire ou caritative peut-elle devenir un métier, rentable au demeurant ? La misère peut-elle devenir un business ? »

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 10:26

Wikileaks a publié en juin de cette année de nouvelles informations sur un projet de la CIA intitulé Cherry Blossom. Depuis 2007, l'agence utilisait des routeurs domestiques piratés comme appareils d’écoute.

En parallèle, une entreprise spécialisée en cybersécurité et basée en Californie aurait trouvé les données de 198 millions d’électeurs américains sur le serveur non sécurisé Amazon Cloud. Données personnelles et inclinaisons politiques s'y trouvaient.

RT: Comment de telles quantités d'informations ont-elles pu être accessibles sans le moindre mot de passe ?

John McAfee (J. M. A.) : Des faits de piratage ont lieu constamment. Ce qui me préoccupe n’est pas le fait que les informations soient disponibles – vous pouvez toutes les acheter auprès de Google. Ce qui m’inquiète est comment ils ont eu accès à ces informations. Mon numéro de téléphone, mon adresse, mon âge, mon état civil, si j'ai foi ou non en l'Obamacare, ce que je pense de l’immigration, ce que je ressens quant à notre politique nationale... cette base de données contient toutes les tendances politiques de pratiquement tous les adultes aux Etats-Unis. Ne devrions-nous pas plutôt nous poser la question de comment cette société a obtenu ces informations ? C'est ce qui me préoccupe. Car en fin de compte, dès lors que vous avez mis des informations sur une base de données, le fait est qu'elles seront piratées, elles seront rendues publiques. C’est un fait, et nous devons nous sentir concernés, mais le plus important est la question du «comment».

Cela a pu avoir lieu car des entreprises telles que Google et Facebook ont acquis des données sur chacun d'entre nous : quels blogs nous visitons, nos messages sur Facebook ou sur Twitter... tout cela est capté. Il n'y a aucune confidentialité. [...]

RT : WikiLeaks vient de publier des documents secrets révélant que les routeurs domestiques de différents fabricants pouvaient être transformés en poste d'écoute pour la CIA. Cela ne vous semble-t-il pas choquant  ?

J. M. A. : Comme tous les professionnels en matière de cybersécurité, je le savais. J’ai déjà parlé de cela. Et ce n’est pas seulement la CIA. Les hackers peuvent pénétrer dans pratiquement tous les routeurs domestiques américains. La CIA peut prendre contrôle d'un routeur, surveiller tout le trafic et même ajouter des logiciels malveillants à tout appareil connecté à ce routeur. Personnellement, je ne me connecte jamais aux systèmes wi-fi, je me sers de la LTE (1) sur mon téléphone. Je sais que cela semble fou, mais c’est le seul moyen d’assurer ma sécurité. Car chaque routeur, aux Etats-Unis, est suspect.

Nous avons alerté à ce sujet pendant des années, mais personne n'y a prêté attention jusqu’à ce que WikiLeaks en parle. Tout cela est dévastateur en termes d'impact sur la vie privée des Américains. Car dès lors que le routeur est compromis, les téléphones portables qui y sont attachés, votre ordinateur portable, votre ordinateur de bureau, votre tablette... tout est infecté. Piratant, ils peuvent non seulement consulter vos données mais aussi écouter les conversations et vous surveiller à l'aide des caméras de vos appareils.

Lire l'interview

 

(1) successeur de la 4G

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