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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:47

L’Assemblée nationale a publié le détail du scrutin public qui a permis la nuit dernière, par 25 voix contre 5, l’adoption du dispositif des boîtes noires qui surveilleront le comportement des internautes par des algorithmes. Ces derniers auront la charge de « dénoncer » automatiquement les internautes qui devraient faire l’objet d’une surveillance accrue par les services de renseignement, avec la possibilité d’une levée de leur anonymat.

Sur 577 députés élus, 5 se sont opposés à ce dispositif orwellien :

    •    Laure de La Raudière (UMP)

    •    Lionel Tardy (UMP)

    •    Isabelle Attard (Nouvelle Donne)

    •    Sergio Coronado (EELV)

    •    Jean-Jacques Candelier (GDR)

Les députés du groupe Gauche Démocratique et Républicaine, dont fait partie le Front de Gauche et qui n’ont pas voté contre cette loi sont donc:

4e Seine-Saint-Denis Marie-George Buffet

5e Puy-de-Dôme André Chassaigne

11e Seine-Saint-Denis François Asensi

4e Hauts-de-Seine Jacqueline Fraysse

20e Nord Alain Bocquet

2e Cher Nicolas Sansu

13e Bouches-du-Rhône Gaby Charroux

6e Oise Patrice Carvalho

2e La Réunion Huguette Bello

1re Martinique Alfred Marie-Jeanne

4e Martinique Jean-Philippe Nilor

1re Guyane Gabriel Serville

2e Martinique Bruno Nestor Azérot

Tous les députés socialistes présents (19) ont voté pour. Le Front National, qui avait dit son indignation lors de la discussion générale, n’a pas jugé utile de se déplacer.

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:45

Malgré tous les beaux discours de la COP21, l'artificialisation des sols se poursuit en France à un rythme effréné, avec la disparition chaque année de près de 80 000 ha de terres agricoles. Aux portes de Paris, le dernier prétexte en date à bétonnage massif est l'accueil d'une exposition universelle en 2025.

Les élus ont décidé sans consulter les habitants de s’engager dans la course à la candidature, au sud de l’Ile de France, sur le Plateau de Saclay – site de la très contestée et mal engagée « Université » Paris-Saclay, au nord sur le site agricole du Triangle de Gonesse - déjà menacé par le projet « EuropaCity », un giga complexe d'affaires-loisirs-commerces porté par le groupe Auchan et le groupe chinois Wanda. Ce sont deux sites riches de leur agriculture sur des terres parmi les plus fertiles de France.

Les moyens de propagande mis en œuvre sont gigantesques : grands panneaux dans les mairies, communication dans les journaux officiels, affiches dans les abribus, campagnes sur les réseaux sociaux, publipostages massifs, spam des boîtes courriel des établissements et entreprises, etc. Tout est fait pour arracher a posteriori au citoyen son « consentement », sans jamais lui avoir donné l'occasion d'examiner ces projets sur le fond, ni de s'informer réellement sur leurs coûts et leurs conséquences. Pire, les discours délirants des promoteurs du projet sont repris sans recul et propagés en boucle par certains élus. On nous parle d'une « chance inouïe », d'un "accélérateur de développement et d'innovation", et on ose promettre "23 milliards d'euros de retombées économiques et 160 000 créations d'emplois durables" alors que tous les récents exemples montrent des surcoûts supérieurs aux retombées financières et des dégâts irréversibles !

En réalité, il s'agit d’accélérer des projets d'urbanisation et de concentration à grande échelle, dans une logique auto-circulaire, où "le futur métro justifie l'Expo, qui accélérera la venue du métro", ces beaux équipements devant attirer de nouvelles populations et activités économiques, qui à leur tour auront besoin d'équipements... Devant cette congestion programmée, tel maire, soutenant l'Exposition Universelle sur le Plateau de Saclay, prétend encore contester le vocable de « ville nouvelle ». Tels autres élus n'ont pas d'idée quand on les interroge sur l’explosion du trafic aérien de Roissy, sur l'augmentation de l'afflux automobile et sur les pollutions et nuisances induites. Pourtant, on attendrait entre 45 et 60 millions de visiteurs, sur une période de 6 mois. Sans compter la nuisance visuelle que représente une sphère de 125 mètres de diamètre posée au milieu des champs.

La réalité, nous le comprenons bien, est une opération essentiellement foncière et immobilière à Saclay, commercialo-immobilière à Gonesse, qui porterait irrémédiablement atteinte à l'agriculture la plus proche de la capitale et à la qualité de vie des populations. Cette agriculture péri-urbaine, développée sur des terres d'une exceptionnelle fertilité, est souvent en cours de transition, avec le développement de circuits courts, de filières bio et du lien citadins-agriculteurs. Il importe aujourd'hui de protéger ces ressources vitales au plus près de nos villes.

Signer la pétition

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:41

Alors que les États-Unis avec l’aide de l’OEA ne cesse d’intensifier ses attaques contre le Venezuela, Caracas a décidé d’engager le processus de retrait de cette organisation. Un processus soutenu par les pays de l’ALBA mais également la Chine et la Russie qui dénoncent les attaques contre un pays souverain. Rappelons que le Venezuela n’est pas le premier pays victime de l’OEA, Cuba avait également était expulsé de l’OEA en 1962. Autorisé à y revenir, la Havane a refusé de rejoindre cette organisation que les cubains dénoncent comme un « instrument de domination impérialiste de l’hémisphère, pour briser la souveraineté, l’indépendance et la dignité de notre Amérique ».

Le ministre cubain des affaires étrangères a affirmé le soutien de Cuba au Venezuela :

  « le Venezuela a adopté la digne décision de se retirer de l’OEA, ce que nous soutenons fermement, après avoir affronté courageusement le harcèlement, l’ingérence, et l’ignominie auquel il a été sujet dans cette institution et par son secrétaire général ».

Le ministre chinois des affaires étrangères a déclaré son soutien à Caracas :

 « Nous espérons sincèrement et croyons que la société vénézuélienne peut elle-même mener ses affaires intérieures, maintenir sa stabilité nationale et continuer de réussir son développement économique et social »

Le ministre des affaires étrangères russes a lui fustigé « le rôle destructif de forces extérieures » au Venezuela en référence aux morts dans les violentes « manifestations  » dans le pays. Dénonçant « les efforts pour obtenir des résultats politiques via des manifestations violentes ne correspondant pas à des pratiques démocratiques ».

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:35

Les revendications des prisonniers en grève de la faim comprennent : les visites de la famille, des soins adéquats, la fin de la pratique israélienne de détention de Palestiniens sans accusation ni procès dans ce qu’Israël appelle la détention administrative et l’arrêt de la mise à l’isolement.

Voici quelques éléments sur la grève de la faim des Palestiniens :"

Lire ces éléments publié par l'ONG de soutien aux prisonniers palestiniens "Addameer" en français sur le site de l'Agence.

Israël, qui punit les prisonniers en grève de la faim a décidé de rester sourd à leur demandes.

En Palestine occupée, une grève générale a été lancée en solidarité avec les grévistes de la faim, comme le rapporte cet article de France 24.

Des rassemblements sont prévus dans plusieurs villes de France en solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens. Voir aussi ces belles PHOTOS de solidarité avec ces prisonniers prises au parlement européen à l'initiative de députés européens.

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 10:12

 

 

Les malheureux sont pas contents

Les pauvres deviennent franch'ment méchants

C'est emmerdant

Les chômeurs n'ont pas envie de rire

Et les comiques c'est de pire en pire

Les font gémir

Dans leurs fauteuils-télévisions

Les enculés ont mal au fion

L'irritation

S’ faire mettre profond et si rigide

ça leur fout des hémorroïdes

ça devient sordide.

 

D'être toujours à jamais vaincus

Ils se grattent le trou de la Sécu

Z'ont mal au cul

Pour un peu ils deviendraient vulgaires

Z'en oublieraient les bonnes manières

Retourneraient primaires

Sur l'écran s'étalent des palaces

Des voyous qui parlent à leur place

A force ça lasse

Ils lorgnent leur taule un peu cradingue

Ils voient Schuller à Saint- Domingue

C'est tout d’ même dingue.

 

Ils se rappellent Super Menteur

Et comment on leur a fait peur

Aux électeurs

Sur les routes et puis même ailleurs

Les flics leur font des haies d'honneur

Pour leur bonheur

Quand ils leur sucrent leur permis

C'est pour leur espérance de vie

C'est c' qu'on leur dit

Ils ont beau chercher l'espérance

Ils en voient pas tell'ment en France

Drôle de substance.

 

Quelle époque c'est vraiment superbe

Les citoyens bouffent de la merde

Mais aux fines herbes

ça s' commercialise en sachets

Très hygiéniques mais sachez

On peut cracher

Cracher sur ces gueules de tafiotes

Tirer la chasse d'eau sur les chiottes

Et l’ bulletin de vote.

 

 

Extrait du CD : Elizabeth « Je me souviens » (2005)

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=6ZYCECayh9w

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 10:00

Il est né le divin poussin ! L’artiste performeur qui couvait des œufs au palais de Tokyo depuis une vingtaine de jours a enfin donné la vie. Que d’émotions… Vingt jours de gestation assis dans une boîte en Plexiglas au vu du public. La performance est indéniable. L’avant-gardisme ébouriffant. Le Monde annonce la naissance avec le plus grand sérieux. On ne rigole pas avec l’art contemporain. Le couveur Abraham Poincheval, dont le patronyme laisse augurer des projets les plus fous, peut s’envelopper dans 150 mètres de papier toilette ou se suspendre par les oreilles à l’Arc de Triomphe, Le Monde s’extasiera quoi qu’il arrive. Le type a sa carte d’artiste contemporain. Officielle, estampillée, timbrée, lue et approuvée par les instances boboïsantes. Intouchable. Il éternue : œuvre ! Il pète : installation ! Il s’assoit dans les cabinets : avant-garde !

Le pauvre homme ne peut plus faire un geste sans avoir la direction du palais de Tokyo à ses basques. Chaque moment de sa vie quotidienne est susceptible d’être classé au patrimoine. Lui-même ne s’appartient plus. Propriété du ministère de la Culture ! Son simple reflet dans une glace vaut une fortune. On s’arrache le miroir.

« Ça a été très dur pour lui, beaucoup plus dur que lorsqu’il était enfermé dans un rocher de douze tonnes », déclare un porte-parole de centre contemporain-poulailler. Le bougre est un coutumier de l’acte gratuit, inutile et ridicule.

Là est la performance. Le tiercé gagnant.

À tout moment, nous pouvons croiser Abraham Poincheval sans le savoir. Enfermé dans une poubelle, allongé sous un rail de métro ou en train de couver discrètement au rayon frais d’un Carrefour Market. L’artiste est imprévisible. Avant de jeter un mouchoir usagé, toujours penser à vérifier qu’Abraham n’est pas à l’intérieur du réceptacle. Sous le capot de votre voiture, dans le conduit de la cheminée… Tout peut devenir performance. Avant d’allumer un feu, inspectez le tuyau du poêle avec une lampe de poche. Il est peut–être dedans à réchauffer des œufs d’hirondelle.

Le langage pompeux du bonhomme pour expliquer sa démarche « artistique » est un monument d’intellectualisme décadent. À la limite du sketch : « C’est mon premier travail avec du vivant… Avant, je faisais corps, j’étais à l’intérieur des choses. Là, c’est une véritable transformation, je suis à l’extérieur, je suis celui qui entoure. » Traduction en français normal : « Quand je suis dans un objet, c’est pas pareil que quand je suis assis dessus. » L’enfumage à son plus haut niveau. Le journaliste du Monde en frémit de plaisir. Tant de contorsions pour décrire une banalité insignifiante est un art en soi. Du point de vue de l’intello tourmenté, l’œuvre n’est plus la chose mais le discours alambiqué qui la présente. Dans ces conditions, un presse-purée peut finir exposé au palais de Tokyo. Pour peu qu’Abraham Poincheval s’assoie dessus dans l’espoir d’obtenir une soupe bien chaude… Le monde en fera ses choux gras. Sans une seule coquille !

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 09:54

La technique de base du coup d’État consiste à s’emparer des organes centraux de l’administration et en l’occurrence, des institutions de la République. Les auteurs, nous disent les spécialistes, appartiennent le plus souvent eux-mêmes, aux structures étatiques. Nous y sommes.

Qui sont les commanditaires ?

Il ne fait plus de doute maintenant que c’est François Hollande et son homme de confiance, Jean Pierre Jouyet, le Secrétaire Général de l’Élysée, qui sont à l’origine du projet qu’il faut bien définir comme un véritable coup d’État.

Qui sont ils ?

C’est Aquilino Morelle qui va dévoiler le pot aux roses. C’était en avril 2014, cet ex conseiller de François Hollande (il était l’une des plumes des discours présidentiels) venait de quitter l’Élysée après la révélation de ses liens présumés avec l’industrie pharmaceutique et de sa passion pour les chaussures bien cirées. Dans la presse, il accusait l’entourage du chef de l’État d’avoir monté toute l’affaire pour l’éliminer politiquement parce qu’il était trop à gauche. « Les Français ont voté pour le discours du Bourget, pas pour le programme des Gracques, dit il, ce sont leurs idées qui sont aux commandes tout simplement ! Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, en est membre. Emmanuel Macron, je n’en sais rien, peut-être. Mais il n’a pas besoin d’y adhérer ; il est totalement en symbiose avec eux ». Et de conclure : « Oui, c’est bien leur programme qui est appliqué aujourd’hui. Un programme pour lequel les Français n’ont pas voté ».

Mais qui sont ces gens dont parle Aquilino Morelle ?

Le nom « Gracques » a été donné à deux frères et hommes d’État romains Tiberius et Gaius Gracchus renommés pour leur tentative infructueuse de réformer le système social romain (espérons que leurs contemporains aient le même succès !)

« Les Gracques » d’aujourd’hui, c’est un petit groupe d’hommes d’affaires, de hauts fonctionnaires et d’intellectuels qui s’activent depuis 2007 dans les coulisses du pouvoir pour convertir la gauche française au libéralisme. Pour la plupart, ils occupent des postes hauts placés, souvent dans des banques, des compagnies d’assurances, des fonds d’investissement. Tous ont fait au moins l’ENA ou HEC. Anciens du PS, pour beaucoup d’entre eux, ils ont peuplé les cabinets ministériels des années 1980 et 1990, servant les socialistes « modernes », Rocard surtout mais aussi Jospin, Fabius, Bérégovoy ou Strauss-Kahn. Quand la droite est revenue au pouvoir, ils ont déserté le service de l’État pour rejoindre (ah! le pantouflage! ) le monde de l’entreprise. Ils y ont gagné beaucoup d’argent mais sans jamais abandonner tout à fait la politique. Aujourd’hui, ils sont dans les coulisses du pouvoir et ils ont des ramifications qui vont jusqu’au plus haut sommet de l’État.

Il est quasiment certain que c’est Jean-Pierre Jouyet qui a cofondé ce groupe semi-clandestin. L’ASPEN et la NED ont déterminé son cadre idéologique (lire « Macron ciblé par la CIA ? »). Voici ce qu’il dit à propos de l’action des Gracques à l’occasion de l’élection présidentielle de 2012 et ensuite. Lisez bien, car c’est tout simplement époustouflant:

« L’approche des Gracques entre les deux tours, celle d’un rapprochement des réformistes et des sociaux-démocrates, était préconisée aussi par Ségolène Royal. Elle n’a pas fait l’unanimité au PS. J’en ai pris acte. Nicolas Sarkozy m’a demandé de m’occuper de l’Europe. J’ai constaté que ce n’est un enjeu ni de droite ni de gauche, mais qu’il répond à un impératif national. J’observe qu’il s’est lancé dans une politique de réforme que les Gracques appelaient de leurs vœux. (!!!) Je remarque que l’homme a l’énergie nécessaire pour les mener à bien et qu’il est loin de la caricature de l’ultralibéral qu’on avait dessinée de lui ». Jouyet laudateur de Sarkozy ! Et maintenant Valls qui propose ses services à Fillon… No comment.

On y trouve des gens comme Roger Godino, Guillaume Hannezo, Gilles de Margerie, Ariane Obolenski, François Villeroy de Galha, Erik Orsena, Denis Olivennes directeur général d’Europe 1 et Lagardère Active (Paris-Match, JDD, Newsweb), Matthieu Pigasse, responsable monde des fusions acquisitions (fusac) et du conseil aux gouvernements de la Banque Lazard dont il est directeur général délégué en France. Il est propriétaire et président des Nouvelles Editions Indépendantes qui contrôlent le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova et actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post. Bernard Spitz, président de la Fédération Française de l’Assurance regroupant la Fédération française des sociétés d’assurance et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance. Il préside également le Pôle International et Europe du MEDEF. Mathilde Lemoine, macro économiste Group Chief Economist chez Edmond de Rothschild Group et membre du Haut Conseil des Finances Publiques… et il y en a d’autres du même calibre.

Et qui participent aux travaux des Graques ? Cohn Bendit et…. Macron !

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 09:43

Breizh-info.com : Que représente Macron ?

Alain de Benoist. La morphopsychologie nous dit déjà qu’Emmanuel Macron est une petite chose caractérielle, manipulable et incapable de décision. Disons que c’est un algorithme, une image de synthèse, un milliardaire issu des télécoms, un joueur de flûte programmé pour mener par le bout du nez « selzésseux » qui ne voient pas plus loin que le bout de ce nez. C’est le candidat de la Caste, le candidat des dominants et des puissants. C’est un libéral-libertaire qui conçoit la France comme une « start up » et ne rêve que d’abolition des frontières et des limites, des histoires et des filiations. C’est l’homme de la mondialisation, l’homme des flux migratoires, l’homme de la précarité universelle. Le chef de file des « progressistes » par opposition à ceux qui ne croient plus au progrès parce qu’ils ont constaté que celui-ci n’améliore plus, mais au contraire assombrit leur ordinaire quotidien.

Dans le passé, les milieux d’affaires soutenaient le candidat qu’ils estimaient le plus apte à défendre leurs intérêts (Alain Juppé en début de campagne). Cette fois-ci, ils ont jugé plus simple d’en présenter un eux-mêmes. Aude Lancelin n’a pas tort, à cet égard, de parler de « putsch du CAC 40 ».

Lire l’interview

 
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 09:40

« C’est François Mitterrand – avec Pierre Bérégovoy – qui a déréglementé l’économie française et l’a largement ouverte à toutes les formes de concurrence. C’est Jacques Delors qui a été, à Paris comme à Bruxelles, l’un des bâtisseurs de l’Europe monétaire avec les évolutions qu’elle impliquait sur le plan des politiques macroéconomiques. C’est Lionel Jospin qui a engagé les regroupements industriels les plus innovants, quitte à ouvrir le capital d’entreprises publiques. »

Qui a donc écrit ces vilaines choses, qui est le coupable ? Philippe Poutou ? Marine Le Pen ? François Asselineau ? Non, vous n’y êtes pas, ne cherchez pas dans l’opposition, ce n’est pas là que vous trouverez la réponse ! Il s’agit tout simplement de François Hollande lui-même, dans un livre publié en 2006 (une conversation avec Edwy Plenel, qui est décidément dans tous les mauvais coups) et intitulé Devoirs de vérité. Et il est important de citer encore la phrase qui suit directement cet extrait et qui, pour ainsi dire, lui sert de conclusion : « Cessons donc de revêtir des oripeaux qui ne trompent personne. » Bravo ! Il fallait oser une telle confession en pleine campagne des présidentielles, alors qu’une certaine Ségolène Royale avec qui il entretenait un lien privilégié était justement candidate sous les couleurs du Parti socialiste ! Difficile de ne pas voir, dans cet accès surprenant d’honnêteté, de cynisme diront certains, une sorte d’acte manqué.

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 09:35

Mélenchon, Hamon et Fillon désormais éliminés, il reste donc un face à face Macron/Le Pen dans lequel l’on essaye encore de nous faire croire que la République serait du côté du premier alors que c’est exactement l’inverse.

Repentance coloniale allant jusqu’à accuser la République de Jules Ferry de « crime contre l’humanité », généralisation des discriminations positives, déni stupéfiant et répété de la culture française, négation de toute continuité, culte de l’évanescence, de la mobilité, éloge du mondialisme et du sans-frontièrisme, saupoudrage de « droits » distribués à toutes les communautés, et même un programme pour l’enseignement supérieur résumé à la « généralisation d’Erasmus », c’est-à-dire du bougisme jeuniste et du tourisme estudiantin inconsistants. Tout n’est que désaffiliation républicaine et brouillage des repères dans la bulle macroniste.

Au-delà du racolage clientéliste et communautaire distillé au hasard d’une communication désordonnée, c’est la candidature elle-même qui rompt totalement avec la tradition républicaine. La vacuité et la contradiction des propositions sont clairement assumées et revendiquées par un personnage hors-sol qui se dispense d’autant plus volontiers de programme qu’il ignore ce qui sortira des urnes aux législatives et s’en moque d’ailleurs. Sa profession de foi du premier tour est éclairante. On n’y trouve que du bavardage creux sur les deux premières pages et un catalogue désinvolte de commercial paresseux dans la dernière.

L’on se souvient qu’il y a quelques années, un fêtard parisien avait parié chez Castel, avec sa bande de noctambules, qu’il réussirait à épouser la célèbre et jolie héritière d’une principauté rocailleuse. Le séducteur parvînt à ses fins, condamnant plus tard la princesse humiliée à plaider à Rome le vice du consentement issu de ce jeu de mauvais garçon. Emmanuel Macron lui ressemble. Il a sans doute parié avec lui-même qu’un Bel Ami pourrait devenir chef de l’État en se payant les électeurs et en se moquant de la République.

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