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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 09:05

Le Sénégal est partie à la Convention des Nations unies contre la torture et autres

peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, au Pacte international

relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et à la Charte africaine des

droits de l'Homme et des peuples qui prohibent la torture et les mauvais traitements.

En droit interne, le Sénégal s'est doté de mesures de prévention et de

répression de la torture, qui s'adressent à tous les agents d'application de la loi

pouvant être en situation de porter atteinte à la sécurité et à l'intégrité physique

de la personne humaine.

 

UNE TORTURE ROUTINIÈRE

 

Néanmoins, comme le rappelle le rapport d'Amnesty International, « Sénégal,

terre d'impunité », publié en septembre 2010, le recours à la torture est systématique

au Sénégal pour extorquer les aveux des personnes détenues et accusées

de délits divers. Présumés rebelles de Casamance, sympathisants de ces

rebelles, présumés voleurs, « dealers » de drogue ou prisonniers de droit commun,

tous sont exposés à des risques de torture quel que soit le délit dont ils

sont accusés. Cette pratique est d'autant plus ancrée que, dans bien des cas, les

tribunaux acceptent comme élément de preuve des aveux obtenus sous la torture.

Ainsi, le rapport d'Amnesty International montre du doigt plusieurs affaires

dans lesquelles le juge a choisi de fermer les yeux sur les dénonciations d'actes

de torture exprimées par les détenus et leurs avocats.

 

DES AFFAIRES VITE OUBLIÉES

Dans le même temps, les autorités sénégalaises enquêtent rarement à propos

des allégations de torture en détention. Les cas de mort en détention sont fréquents.

Pourtant, si des enquêtes sont parfois ouvertes, elles sont rarement menées de manière rapide,

indépendante et impartiale.

> Meilleurs Voeux pour 2011, pour une nouvelle année de solidarité et de résistance !

Signez la pétition sur : http://www.acatfrance.fr/appel_mois.php?id=53#lettre

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 09:03

Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les abeilles ne font pas seulement du miel, elles sont une humble et géante force de travail, pollinisant 90% des plantes que nous cultivons.

De multiples études scientifiques mettent en cause un groupe de pesticides toxiques pour expliquer leur rapide disparition, et les populations d'abeilles ont augmenté dans plusieurs pays d'Europe qui ont interdit ces produits. Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler l'autorisation de l'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles nous devons faire changer la position de notre gouvernement.

Nous n'avons pas de temps à perdre -- le débat fait rage quant aux mesures à prendre pour sauver ces espèces. Il ne s'agit pas seulement des bourdons et des abeilles, il s'agit de notre survie. Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l'agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens:

https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?vl

Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre -- elles pollinisent chaque année les plantes et les cultures pour une valeur estimée à plus de 40 milliards de dollars, représentant plus d'un tiers de l'approvisionnement en nourriture dans beaucoup de pays. Sans aucune action immédiate pour les sauvegarder, le monde pourrait se retrouver sans fruits, ni légumes, noix, huiles et coton.

Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles sont maintenant éteintes et d'autres ne totalisent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais des recherches indépendantes à la pointe du sujet ont mise en avant de fortes preuves mettant en cause les pesticides du groupe des néonicotinoïdes. L'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabriquant Bayer, ont interdit certains de ces produits. Mais Bayer, Syngenta et d'autres continuent d'exporter ce poison dans le monde. Et la France, pendant un temps fer de lance des interdictions, vient tout juste de renouveler pour un an l'autorisation commerciale d'un produit phare contenant cette substance toxique.

La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous pouvons amener les décideurs français et européens à agir, d'autres dans le monde suivront. Cela ne sera pas facile. Une fuite révèle que l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis avait connaissance des dangers de ces pesticides mais les a ignoré. Le document indique que le produit "hautement toxique" de Bayer représente "une préoccupation de risque majeur pour les insectes non ciblés [les abeilles]".

Nous devons faire entendre nos voix pour contrer la très forte influence des industriels sur les décideurs politques et les scientifiques en France, en Europe et aux Etats-Unis où ils financent les études et siègent dans les organes de régulation. Les vrais experts -- les apiculteurs et les agriculteurs -- demandent l'interdiction de ces pesticides mortels pour les abeilles, jusqu'à ce que, et seulement si de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger. Soutenons-les dès à présent. Signez la pétition ci-dessous, et faites suivre cet email :

https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?vl

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:59

 

Bonjour à tous, je vous souhaite une année 2011 remplie de bonnes chansons

Chaquemois une nouvelle chanson est en écoute, ce mois de janvier ce sera «Dernier cri» de Louis Capart

Si vous constatez des erreurs, des fichiers son ou vidéo qui ne fonctionnent pas, contactez-moi.

Si vous souhaitez me communiquer vos coordonnées téléphoniques, faites les moi parvenir par mail. gerard-gorsse@chansonrebelle.com

Je suis toujours à la recherche de spectaclespour me produire sur scène ou dans la rue. Alors si vous avez des tuyaux, contactez moi. J’en arrive à oublier que je chante moi aussi !!!!

Les dessins deBurki, du mois de décembre 2010 :

http://chansonrebelle.com/dessins-de-burki/burki-decembre-2010.html

Louis Capart "Premières chansons - L'intégrale". Quelle joie d'écouter toutes ces chansons "fruit de quelques décennies de travail ..." m'a écrit Louis Capart, chanteur hélas pas assez médiatisé, Grand prix de l'Académie Charles Cros, Prix de la S.A.C.E.M. qui sort un double CD, florilège de ses créations anthologiques :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/louis-capart-premieres-chansons-l-integrale.html

La musique n’a pas de frontières, mouvement «Playing for change» une initiative qui ne manque pas d’intérêt :

http://chansonrebelle.com/dossiers/la-musique-n-a-pas-de-frontieres.html

Jean Vasca, presque un demi-siècle de chansons et toujours fidèle à ses convictions, reconnu par les amateurs de chansons d’expression et de conviction. En plus un être d’une grande humanité :

http://chansonrebelle.com/les-chanteurs/vasca-jean.html

Quand les animateurs incultes de radio se prennent pour des connaisseurs en matière de guitare. Désopilant, mais triste :

http://chansonrebelle.com/betiser/oui-fm-plus-idiot-tu-meurs.html

« En vrac, des concerts » :

http://chansonrebelle.com/en-vrac-des-concerts/en-vrac-des-concerts.html

 

Brian Thompson, un précieux collaborateur américain, spécialiste en chanson française :

http://chansonrebelle.com/mes-rencontres/brian-thompson.html

Masdauparle de la chanson et du site «Chanson Rebelle» sur Radio galère (Marseille) :

http://chansonrebelle.com/medias-parlant-du-site/masdau-parle-de-la-chanson-et-du-site-chanson-rebelle.html

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:27

 caricatureNous voici donc en pleine trêve des confiseurs. Profitons-en pour nous instruire puisque les écrans de télévision sont débarrassés des tristes faciès de nos exploiteurs. Les riches cons, ministres, chefs d’états, financiers, et la bande d’escrocs à leurs ordres, c'est-à-dire les personnes qui s’empressent à leur obéir dans les médias, sont occupés ailleurs. Ils bouffent, ils s’en mettent plein le buffet, ils se remplissent la panse. Espérons au moins que quelques uns d’entre eux ne s’en remettront pas, et que ça va, par exemple, les faire exploser. Mais profitons en surtout pour chercher l’origine de cette expression qui est si révélatrice de la nature de l’homme, même pour ceux qui ne croient pas qu’il y ait une nature humaine. J’ai bien peur que si, qu’il existe une « nature » de l’homme, et je ne vois pas pourquoi un simple rédacteur ou lecteur de l’Echo, n’irait pas contre l’opinion des plus grands philosophes professionnels !

 Mais revenons aux confiseurs, cette catégorie d’artisans, grâce à laquelle nous bénéficions de cette trêve, c'est-à-dire de ce « cessez-le-feu », de cette cessation des combats. Entre Noël et le 1er Janvier, en effet, on ne se bat pas, on déguste, non plus des rafales d’armes automatiques, mais des friandises, des confiseries. Histoire de reprendre des forces avant l’attaque. Ce phénomène est, nous disent les dictionnaires, assez récent puisqu’on l’appelait autrefois la « trêve de Dieu ». Cette trêve aurait été instituée en 1245 exactement, sous Saint Louis, et Dieu, qui existait à l’époque, aurait donné le signal de l’arrêt des combats. Dieu lui-même en personne, avec une phrase du genre :

« Bon, les enfants ! vous allez vous reposer un peu, je vais faire tomber la neige pour que ça fasse plus propre !...dame vous en avez fait des saloperies…bande cochons !... »

Et les soldats de l’époque ont accroché leurs armures aux branches des arbres !

Et ils se sont mis à s’empiffrer avec des kilos de sucre parce qu’ils ne savaient pas encore que le sucre ça donne le diabète. On faisait couler le sang mais on ne l’analysait pas !

On dit aussi que, dès Noël 1914, les soldats allemands se sont mis à entonner des cantiques et que les soldats anglais, qui eussent dû logiquement en profiter pour les zigouiller, ont repris en chœur les mêmes cantiques, mais en anglais. Du coup ça leur aurait donné une idée : « et si on jouait au foot ? » Ils sont allés demander à Dieu une autorisation, mais Dieu était introuvable ! Reparti dans ses appartements célestes ?  Au bout d’une semaine, cependant, les footballeurs se sont lassés de ce jeu où l’on ne produit que très rarement des morts. Et puis les autorités militaires se sont senties inutiles, alors elles ont donné l’ordre de cesser ces gamineries et de se remettre au boulot. En traînant la patte, les combattants ont fini par leur obéir. On dit que Dieu est venu siffler la fin du match. Ca se passait près d’Ypres, (prenez des notes, on ne s’instruit jamais assez !) où l’on avait déjà expérimenté les gaz de combat, notamment celui qui deviendra le plus populaire : l’ypérite. Allez voir vous-même le monument aux morts à Ypres. Cinq mille noms y sont gravés dans la pierre, ce qui, au passage, en rend la lecture fastidieuse à la longue.

 Sans compter qu’on ne peut pas vraiment lire ceux du haut, sans disposer de jumelles. Mais je m’éloigne du sujet, qui est la trêve des confiseurs.

 Je tire de cette expression au moins deux leçons.

La première c’est que si l’on refuse de faire la guerre, collectivement, la guerre n’existe plus. Il est donc évident que la guerre est voulue, ou au moins acceptée, par les combattants eux-mêmes, parce qu’ils aiment, mis à part quelques illuminés, s’entretuer. Cette remarque n’est pas nouvelle, elle avait déjà été faite dans l’Antiquité, reprise par La Bruyère puis par les socialistes pacifistes, dont certains, pas tous, pas Louis Lecoin, sont devenus par la suite, les alliés du nazisme. Dans le cerveau de l’immense majorité des êtres humains, le désir de tuer l’autre est plus fort que l’appétit pour les friandises sucrées. Dans un sens c’est plutôt bon pour la santé et l’on n’a jamais vu un combattant victime du diabète après avoir ingéré un projectile bien placé.

 Mais je vous ai promis une autre remarque d’ordre philosophique. La voilà. Durant la trêve des confiseurs, qui concerne tous ceux qui travaillent et notamment les chefs d’états, qui ne travaillent pas mais nous exploitent, il y en a qui en profitent pour « se sucrer ». Attention, pas comme vous et moi ! Pas mettre un sucre dans le café du matin !

« Se sucrer, c’est (je cite Alain Rey) s’octroyer une large part d’un bénéfice, au détriment des autres ». Selon Alain Rey, c’est peut-être aussi l’extension d’un sens conventionnel : « se sucrer de quelqu’un : le prendre pour un imbécile. ». Mais il y a pire, peut-être : « Se sucrer, c’est maltraiter en parlant de la police, assaisonner. »

Ce qui est paradoxal, c’est que, par antiphrase, on dise : « il m’a salé » ou il « m’a sucré », en parlant d’un juge.

 Ainsi, le « sucré-salé » n’est pas une découverte gastronomique récente. On sale le cochon quand on l’a tué, et il s’est sucré abondamment, si on parle d’un vrai cochon, comme Mr Sarkozy par exemple.

 Mr Sarkozy est gastronomiquement à point. Qu’attend-on pour tuer le cochon ?

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:19

PAU — Une militante basque de nationalité française est sous le coup d'une extradition imminente vers l'Espagne depuis que la cours d'appel de Pau a validé le mandat d'arrêt européen délivré par la justice espagnole. (lire la suite) http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=20946

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:14

Au parlement, lundi 13 décembre 2010, la Commission Mixte Paritaire (CMP) a décidé de réintégrer des restrictions à  l'Aide Médicale d'Etat (AME), dispositif de protection de la santé des personnes pauvres en situation irrégulière.

Au préalable, l'Assemblée nationale avait adopté ces restrictions à partir dinformations erronées ou approximatives. Sur la base darguments de santé publique et respectueux du principe dun accès aux soins pour tous, le Sénat avait finalement décidé décarter ces mesures.

Sous la pression de François Fillon et sans attendre les conclusions dun rapport de lInspection générale des affaires sociales (IGAS) et de lInspection générale des finances (IGF), la CMP a fait le choix de  reprendre les amendements votés par lAssemblée nationale,  bien que dangereux pour la santé des personnes et portant atteinte aux fondements mêmes de  la santé publique.

Ainsi, l'accès aux soins de 200 000 personnes, parmi les plus pauvres (le montant de leurs revenus est compris entre 0 et 634 euros par mois), est remis en cause.

Faute de ressources, ces personnes risquent de différer leurs soins. Elles consulteront un médecin ou se présenteront aux portes des hôpitaux dans lurgence ou lorsquelles seront très gravement malades. Les retards à laccès aux soins entraînent des pathologies plus lourdes et par conséquent plus coûteuses.

 Le système daccord préalable exigé avant de pouvoir bénéficier de soins hospitaliers lourds va encore alourdir la facture pour la collectivité en retardant les prises en charge et en imposant des contraintes administratives coûteuses et redondantes.

Avec la réduction du panier de soins, lécart en termes daccès aux soins avec le reste de la population va encore se creuser, les plus pauvres étant les plus pénalisés.

Cette politique est contraire à toutes les préconisations en matière de santé publique qui recommandent de multiplier les mesures en faveur de la prévention et du dépistage, pour une prise en charge la plus précoce possible des pathologies graves (cancers, maladies cardio-vasculaires, neurologiques, diabète, etc).

Les associations membres du CISS, de la FNARS, de lODSE et de lUNIOPSS sindignent du choix fait par les membres de la CMP. Sous la pression du Gouvernement, ils ont privilégié les enjeux politiciens et électoraux liés à limmigration au détriment des recommandations des professionnels de santé, des revendications des associations de malades et des politiques de santé publique menées par le ministère de la Santé. Ces mesures auront des conséquences graves sur la santé et la vie des plus vulnérables dont le Gouvernement et la majorité parlementaire auront à porter la responsabilité.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:11

Julian Assange et Eric Cantona ont défrayé la chronique ces derniers temps. Le premier en publiant des documents confidentiels du gouvernement US. Le second en appelant à faire s'effondrer le système bancaire. Mais quel point commun y a-t-il entre le cyberactiviste australien et l'ancienne gloire de Manchester ?
>
>
VOIR LA VIDEO
>
L'équipe d'
Investig'Action et Michel Collon vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d'année.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 09:40

Madame le Ministre des Affaires Étrangères,

A l’Assemblée nationale, le 22 décembre dernier, vous avez répondu à la question du député Hervé de Charrette, qui vous interrogeait sur l’inaction de l’Union européenne au Proche-Orient. L’ancien ministre y soulignait à juste titre que cette situation était plus que choquante, eu égard aux déclarations faites par cette dernière, notamment la déclaration du Conseil des ministres des Affaires étrangères 8 décembre 2009.

1. Dans votre réponse, vous avez affirmé qu’il n’était pas possible « pour des raisons de stabilité régionale » de rester sur l’échec actuel. Certes, la question de la stabilité est majeure mais ne pensez-vous pas que cette instabilité régionale est la conséquence d’une politique et des complicités dont celle-ci bénéficie et non pas un fait en soi ? Quelle résulte du refus obstiné de l’État d’Israël d’appliquer les résolutions pertinentes des Nations unies sur les conflits israélo-palestinien et israélo-arabe ? Et n’estimez-vous pas que les Palestiniens n’en peuvent plus de cette injustice qui les frappe – et la société israélienne par ricochet – depuis plus de 40 ans ? L’instabilité régionale est fruit de la complaisance de la « communauté internationale » à l’égard de cette injustice, de son refus d’imposer fermement le droit à Israël aussi.

Vous agissez et vous sanctionnez quand il s’agit de la Côte d’Ivoire, par exemple. Mais quand il s’agit de l’État d’Israël, qui pourtant piétine chaque jour les décisions de l’ONU, le mot sanction – et plus encore la chose – disparaît de votre vocabulaire.

Pis : comme ministre de la Justice et Garde des Sceaux vous avez fait envoyer, début 2010 aux Parquets, une directive exigeant qu’ils poursuivent celles et ceux de nos concitoyens qui - devant l’inaction de la communauté internationale, de l’Union européenne et de votre gouvernement - ont décidé de recourir au boycott citoyen des produits israéliens, comme leurs aînés l’avaient fait contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Vous avez même inventé un « boycott des produits casher », dont je vous mets au défi d’apporter la moindre preuve de l’existence dans notre pays, pour leur appliquer l’article 24 alinéa 8 de la Loi du 29 juillet 1881 réprimant la « provocation publique à la discrimination » : un tract distribué ou un autocollant apposé pourrait leur coûter, comme dans la plus sinistre des dictatures, trois ans de prison ferme, 45 000 euros d’amende et, pour les fonctionnaires, la radiation à vie.

Bref, au lieu de sanctionner Israël pour ses violations permanentes du droit international, vous sanctionnez ceux qui appellent au respect de ce droit et à la fin de l’impunité d’Israël. C’est le monde à l’envers : vous traitez comme des criminels celles et ceux qui veulent le droit et protégez comme des innocents les responsables – dixit le rapport Goldstone – de « crimes de guerre, voire contre l’Humanité ».

2. Toujours dans votre réponse du 22 décembre, vous évitez en revanche soigneusement d’informer la représentation nationale d’un aspect majeur du Conseil des Affaires générales de l’Union européenne tenu le 13 décembre dernier : à savoir que celui-ci se proposait, « le moment venu », de reconnaître l’existence d’un Etat de Palestine.

Or ce serait un acte politique majeur, de nature à débloquer une situation d’impasse qui peut, à tout moment, menacer gravement la paix mondiale. Reconnaître de facto et de jure un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale et contribuer à ce qu’il soit bientôt accueilli au sein des Nations unies, comme l’a envisagé le président américain Barack Obama dans son discours à la dernière Assemblée générale de l’organisation, voilà une décision que peut prendre sans tarder l’Union européenne. Car le « moment » n’est pas à venir : il est venu.

Au lieu d’agir, vous qui vous réclamez du gaullisme vous plaignez de n’être pas assez associée à la stratégie américaine, laquelle, c’est l’évidence, est paralysée devant l’intransigeance des dirigeants israéliens. Mais qui vous empêche de peser de tout votre poids en reconnaissant immédiatement l’État de Palestine ? Personne ! Qui donc pourrait empêcher l’Union européenne de faire ainsi bouger les lignes ? Personne !

Eh bien, c’est ce que je vous demande de faire, Madame le Ministre.

Je demande que la France déclare solennellement et officiellement reconnaître l’État de Palestine et entraîne les autres membres de l’Union à agir de même, comme le font en nombre grandissant des États du continent latino-américain, et ce sur la base des paramètres connus, et rappelés ici, conformes au droit international.

Pourquoi l’Union européenne devrait-elle se placer à la remorque des États-Unis et se rendre dépendante de leur crise stratégique ? Elle peut, au contraire, marquer de son empreinte la politique mondiale. Elle le doit.

Et je vous demande instamment, par cette lettre ouverte, de faire dès aujourd’hui : que la France reconnaisse l’État de Palestine dans les frontières d’avant la guerre de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale : et qu’elle contribue décisivement, comme membre permanent du Conseil de sécurité son admission comme membre de plein droit par l’Assemblée générale des Nations unies.

Je vous prie de croire, Madame le Ministre, en l’expression de mes sentiments respectueux.

 

Jean-Claude Lefort

 Président de l’AFPS

 Député honoraire Association France-Palestine Solidarité (AFPS) 21 ter Rue Voltaire 75011 Paris

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 09:27

 

En ce jour du 29 décembre, à juste titre, les médias parlent des deux journalistes français otages capturés en Afghanistan depuis un an.

Nous joignons notre voix à toutes celles qui disent avec une vraie force : il faut obtenir leur libération ! C’est insupportable, en effet. 365 jours dans le noir total.

Et Salah Hamouri, lui, en est à son 2.113ème jour de prison dans les geôles israéliennes tandis qu’il est innocent. C’est un prisonnier politique. On sait où il se trouve. On sait qui le détient. Et le Président ne lève toujours pas le petit doigt pour lui. Silence à l’Elysée.

Nous ne pouvons évidemment pas ne pas penser à lui aujourd’hui pour exiger, encore et encore, avec force sa libération. Et nous lui écrivons…

Car « Nous sommes malades d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir. »

Pour lui écrire voir : http://salah-hamouri.fr/node/5

 

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 10:33

 

IMG00109-20101208-1547.jpgL’hiver, il fait assez communément plus froid que l’été, dans nos régions, et les sans abris, qui aiment le grand air et le contact avec la nature, adorent coucher dehors, souvent sur les trottoirs dans les grandes villes. A Paris, sous le métro Stalingrad, un lieu qu’ils affectionnent, devant le siège du Parti Communiste, l’immeuble du « Colonel Fabien ». On leur a d’ailleurs aménagé de somptueux canapés et ils disposent ainsi d’une maison sans murs, sans toit, sans chauffage, mais meublée. Quand je dis « on », je ne sais pas qui est à l’origine de cette œuvre caritative charmante qui permet en outre d’observer les pauvres dans leur milieu naturel.

Or, lorsqu’on est curieux, comme je le suis de nature, on va vers les pauvres et on engage le dialogue. J’avise un petit maigrichon, qui devait avoir beaucoup souffert de la malnutrition, vu qu’il flottait dans son pantalon trop large et trop long. Il était équipé par ailleurs d’une paire d’oreilles décollées et rougies par le froid.

-Que vous est-il arrivé, mon brave ?...vous êtes dans un drôle d’état ? Pourquoi ne travaillez-vous pas ?...même au SMIC, ça vous permettrait de louer une tente…alors qu’ici, sous le métro aérien, vous êtes en plein courant d’air !

C’était un être d’une grande noblesse et l’on sentait que la générosité l’avait privé des biens de ce monde :

-Vous savez je suis né à Neuilly sur Seine, dont j’ai même été le maire, et puis, à un moment j’ai eu honte d’être aussi riche et favorisé par le sort…

-Ces sentiments vous honorent, mon brave…

-Nicolas, appelez-moi Nicolas, ne faites pas de manières avec moi !...j’ai toujours rêvé d’être pauvre…c’est une belle expérience, très enrichissante ! ça me permet de connaître l’existence des dix millions de Français qui sont comme on dit « au-dessous du seuil de la pauvreté »…et puis ma femme est avec moi, nous sommes très unis…regardez-là…

Je vis alors une pauvre créature qui ressemblait à la mère Thénardier dans les « Misérables ». Elle s’appelait Carlita :

-Au début je voulais être « hétaïre », prostituée de luxe si vous préférez, comme elles sont toutes dans la bourgeoisie bien élevée. Et puis j’ai fait le grand saut, après en avoir fait beaucoup de petits, je me suis sentie prise par la vocation de la fraternité. Je me disais : « je vais aller voir l’abbé Pierre, il paraît qu’il allait aux putes dans sa jeunesse ». Il m’a répondu qu’il agissait ainsi par charité, c’est mieux que la justice, vous n’avez qu’à lire Roland Barthes dans « Mythologies », le chapitre s’appelle « Iconographie de l’abbé Pierre »….Hélas je ne savais pas lire. Barthes, le footballeur ? Non ce n’était pas le même !

J’ai laissé là ce couple à la dérive, j’avais de quoi faire une bonne émission pour TF1, avec un débat, vous savez ces débats où l’on s’entraîne avant, on choisit le bon et le mauvais…et puis on parle de choses incompréhensibles, avec des mots dont les gens du peuple ne saisissent pas le sens, ni nous d’ailleurs, c’est fait pour ça. De toute façon, le premier qui ouvre sa gueule on lui coupe le micro. Je vous ai dit d’écouter le dernier CD de Guy Béart il y a une chanson qui dit ça très bien : « La télé Attila ». Vous avez remarqué comme c’est culturel, ce début ? Et alors, pourquoi les lecteurs de l’Echo ne pourraient-ils pas comprendre la culture ? Dans le supplément « Culture », en plus…

Mais je poursuis ma visite, je ne vous laisse pas frémir d’impatience ! Je ne vous laisse pas mariner le pénis dans le trou du cul de Mr Fion, qui serait un ministre de l’UMP !

Et me voici justement en présence d’un délinquant. Non, ce n’est pas le préfet de l’Indre, lui, il a obtenu une promotion, quand la délinquance atteint un certain niveau c’est une bonne action. Quand il s’agit d’un misérable qui vole au supermarché, c’est un récidiviste, même avant qu’il ait commencé ! La vraie faute, le vrai crime, en 2010, c’est d’être pauvre. Un pauvre a toujours quelque chose à se reprocher ! Par exemple, vous volez de la nourriture, même très dégueulasse et toxique, dans un hypermarché, vous voilà condamnés à 20 ans de bagne ou à la prison à perpétuité.

J’avise donc un de ces amateurs de froid et de faim et je lui demande, pour mon reportage (assez bien payé, je ne vous dis pas le chiffre, et je passerai chez Drücker, pour le livre qu’un nègre est en train d’écrire, sur moi. Et tout le public, qui s’appelle l’audimat dans ce cas-là, sera convaincu, et on sera réélu en 2012. De toute façon, c’est pas nous qui dirigeons, mais des sociétés dites « multinationales » ou « transcontinentales ». Nous, nous profitons seulement, en nous bagarrant devant la soupière, comme font les chiens, les mauvais chiens, les « Chiens de garde du Capitalisme ». Je vous avais dit : lisez Paul Nizan ! Mes excuses à tous les bons chiens.)

Donc ce gars me répond :

-Je m’appelle Jean Valjean ! Je joue un rôle dans « Les Misérables » et la grognasse avec la chèvre, elle joue le rôle de la « Esméralda », autant dire qu’elle est « du Voyage ». Son vrai nom c’est Christine Boutin !

J’ai appris que ces deux scènes étaient les fleurons de la culture engagée, « Les Misérables » et « Notre Dame de Paris » d’un nommé Victor Hugo.

Du théâtre de rue, si vous préférez. Ils avaient embarqué les vrais pauvres pour l’hospice de Nanterre et ils jouaient la misère, devant le siège du Parti Communiste, sans son autorisation !

Il y a des jours, comme ça, aux approches des « Fêtes », on se met à penser à des contes d’autrefois : Staline, Lénine, Karl Marx, Bakounine, Orwell…

Il y a des jours où on redeviendrait méchant, c'est-à-dire juste, et je crois bien qu’on aurait raison. Et on aurait peut-être une médaille, en plus ?

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