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11 juillet 2026 6 11 /07 /juillet /2026 10:36

La Sécurité sociale soutient une proposition de loi « visant à interdire la vente de tabac à une classe d’âge », qui a été déposée à l’Assemblée nationale. Elle se dit « favorable à la création d’une génération sans tabac, à l’image du Royaume-Uni qui, en 2026, a interdit la vente de cigarettes à toutes les personnes nées après le 1ᵉʳ janvier 2009 ». À l’instant t, cela ne changerait pas grand-chose, puisqu’en France, la vente de tabac est interdite aux mineurs. Après leur majorité, à 30, 40 ou 50 ans, la donne serait en revanche différente, puisque les personnes concernées ne seraient toujours pas libres de fumer si l’envie leur en prenait ou, tout du moins, d'acheter du tabac. La Sécurité sociale se moque du tiers comme du quart de l’article premier de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », et entend bien priver toute une génération d’un produit légal.

Les trafiquants, contre lesquels les pouvoirs publics semblent tout à fait impuissants, s’en frottent certainement déjà les mains. Mais au-delà du fait que cette interdiction pourrait faire augmenter considérablement la contrebande et le trafic, il convient de se demander s’il est tout à fait normal que l’État s’immisce ainsi dans la vie privée des Français. Cela ne présage, en tout cas, rien de bon, car sous couvert de politique de santé publique, tout est possible. Loin de nous l’idée d’être complotiste, mais il faut tout de même imaginer la suite… Une personne de la génération sans tabac qui fumerait quand même sera-t-elle prise en charge si elle contracte une affection liée à son tabagisme ?

Il en est de même pour l’alimentation, un autre terrain sur lequel l’assurance maladie s’engage. Elle plaide en faveur de la généralisation et de l’obligation de l’apposition du Nutri-Score sur les aliments emballés et préconise d’« ajouter une information sur le caractère ultra transformé du produit ». L’information puis… l’interdiction ? C’est ainsi qu’il en est avec le tabac, alors pourquoi pas avec le reste ?
 

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