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21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 10:03

La Loire-Atlantique est le département - après la Seine-Saint-Denis - qui compte le plus grand nombre de bidonvilles en France. Selon les chiffres officiels, sur l'ensemble de l'Hexagone, 150.000 personnes s'y entassent dans des abris de fortune et des caravanes délabrées au milieu de décharges à ciel ouvert comme celle dans laquelle Vincent Lapierre s'est rendu. À la périphérie de Nantes, c'est tout un écosystème qui s'est tissé, au fil des ans, avec l'arrivée de populations qui s'y sont agglutinées depuis les années 2000. « Les premiers (issus de cette émigration roumaine) sont arrivés et en ont fait venir d’autres et encore d’autres… », expliquait, il y a trois ans, au Figaro, un membre du collectif RomEurope Nantes. Si une part de ces occupants illégaux trouvent à s'employer auprès des maraîchers nantais, comme l'écrivait Olivier Quentin, journaliste à France 3 Pays de Loire, en 2024, « cette problématique des bidonvilles génère également une économie aussi souterraine que perverse, celle des réseaux qui font venir des familles de Roumanie en leur proposant, moyennant rémunération bien sûr, une caravane, une cabane ». Ce que confirme une autre « militante associative » au Figaro : « C’est devenu une zone compliquée et enclavée, qui peut abriter un certain nombre de trafics. Dès qu’ils se font expulser d’un terrain, une partie des Roms viennent ou reviennent ici. C’est insoluble. »

En toute logique, bon nombre d'associations s'y déploient pour soulager la misère, distribuer l'aide alimentaire, dispenser des soins (via un service dédié au CHU de Nantes, le « PASS Mobile », composé de deux infirmières, un médecin et une assistante sociale), fournir le raccordement à l'eau courante (Solidarités International), le tout au chevet d'une population en très grande précarité. Après tentatives d'expulsions avortées, manifestations d'opposants soutenues ou orchestrées par des initiatives militantes, réinstallations des mêmes populations sur le terrain d'à côté et propositions de relogements refusées, la municipalité de Nantes a finalement décidé d'un projet d'ampleur pour démanteler le bidonville de la prairie des Mauves. Chiffré à 80 millions d’euros, il serait « en cours de préparation » en attendant, en 2031, « l’éclosion d’un pôle d’écologie urbaine en lieu et place des habitats précaires » et laisse un peu songeur... D'autant que, manifestement, pour certains responsables politiques, les bidonvilles nantais, c'est chasse gardée !

C'est en tout cas l'impression qui ressort du reportage « empêché » de Vincent Lapierre, journaliste indépendant, dans lequel on voit apparaître la fameuse Margot Medkour, surgie de nulle part, criant suffisamment fort à la récupération politique au profit de l'extrême droite par une « chaîne de facho pas la bienvenue ici » pour décourager les équipes d'aller interroger les occupants du bidonville.

Margot Medkour, qui se décrit comme « une figure des luttes sociales nantaises» , « militante écologiste », a déjà été candidate aux municipales de 2020 sur une liste LFI, pour un piètre résultat. Manifestement en froid avec le parti de Mélenchon, elle récidive cette année avec « Nantes populaire », une liste dissidente qui a obtenu 5,53 % au premier tour de dimanche dernier. Mais sa liste est exclue de l'accord entre la Gauche unie et LFI pour le second tour.

Pas de bol !
 

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