Il semblerait que les émeutiers arrêtés le 17 octobre ne parlent pas français. J'ai lu à ce propos le commentaire d'un journaliste de Libération qui, en une seule phrase, cumulait deux fautes de sens assez graves pour une personne de sa profession. "Ceux qui cassaient avaient tous un air de familiarité". Un air de famille aurait suffi. Et la seconde : "Ils étaient en grande partie des hommes racisés, noirs et arabes". Voulait-il dire des hommes de couleur ou exprimer l'idée qu'ils étaient opprimés à cause de leur race, ce qui ne serait pas approprié pour des gens qui défoncent les vitrines sans la contrainte de leur oppresseur.
J'ai entendu dans l'émission "Envoyé spécial" de jeudi dernier une collaboratrice du ministre de l'Intérieur parler de la "volumétrie des manifestants". Et concernant un fait divers récent, j'ai lu dans le Figaro qu'un homme était mort "sous la pluralité de coups de couteau".
Ces représentants de la classe dominante qui débitent autant de fautes de français en si peu de lignes devraient nous inquiéter bien davantage que les Noirs qui dévalisent les magasins. Ceux-là au moins n'ont pas la prétention de nous gouverner.

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