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20 décembre 2025 6 20 /12 /décembre /2025 11:42

Le 11 décembre 2025, le Portugal a connu sa première grève générale en plus de dix ans, appelée conjointement par les deux principales centrales syndicales du pays, la CGTP-IN et l’UGT, en réaction au projet de réforme du code du travail défendu par le gouvernement minoritaire de centre-droite. Une réforme directement dictée par les ordres euro-austéritaires de l’Union européenne et qui rappelle les mêmes politiques dictées en France avec les ordonnances Loi travail, la réforme El Khomri, de Macron et Valls Hollande. Même causes, mêmes effets !

La grève a eu des impacts immédiats et palpables : les transports ferroviaires et urbains ont été largement à l’arrêt, les métros de Lisbonne et de Porto n’ont quasiment pas circulé, et de nombreux vols ont été annulés, y compris à l’aéroport de Lisbonne où la plupart des services ont été suspendus.
Les écoles publiques ont fermé leurs portes, les hôpitaux ont fonctionné en mode minimal, et la collecte des déchets ainsi que d’autres services municipaux étaient fortement perturbés.

Selon les chiffres avancés par la CGTP-IN, plus de trois millions de travailleurs ont rejoint la grève, un niveau de participation qualifié de massif par la centrale syndicale, même si le gouvernement a tenté de minimiser l’ampleur de la mobilisation.
Des manifestations et piquets de grève se sont tenus dans des dizaines de villes à travers le pays, rassemblant des milliers de personnes dans les rues pour exprimer leur rejet du projet de réforme et défendre leurs conditions de travail.

Les syndicats dénoncent un projet de loi modifiant plus de 100 articles du code du travail, qui faciliterait les licenciements, allongerait la durée des contrats temporaires, affaiblirait la négociation collective, et réduirait certaines protections, notamment en matière de congés liés à la maternité ou à la l’allaitement.
Ce texte, présenté par le gouvernement comme une modernisation nécessaire pour stimuler la croissance et la productivité, est perçu par les syndicats comme une attaque contre les droits acquis des travailleurs. une dérégulation du marché du travail.

 

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