C’est plus de 50 000 lycéens allemands qui ont participé à des manifestations le vendredi 5 décembre contre le projet de service militaire dit « volontaire », mis en place en Allemagne (et de façon simultanée en France). Une date choisie car à Berlin, le régime débattait d’une loi imposant examens médicaux et recensement obligatoire aux jeunes garçons de 10 ans pour établir leur futur enrôlement.
En effet, lancé dans un réarmement massif, dans le cadre de l’Union européenne-OTAN, le régime allemand ne cache plus son ambition de rétablir la plus grande armée d’Europe, forte de 270 000 soldats de carrière en 2035. D’ores et déjà, derrière le mot publicitaire de service volontaire, le gouvernement Merz a fait savoir que la conscription générale forcée est envisagée s’il n’y avait pas assez de volontaires. Le service militaire entrera en vigueur dans quelques semaines, le 1er janvier 2026.
De fait, la jeunesse allemande montre la voie pour la jeunesse française. Car il y va de son avenir de réagir maintenant, et de se tourner vers l’action collective pour défendre littéralement sa vie face à la guerre des tranchées à laquelle la destine l’Union européenne (et l’OTAN) pour étendre son grand marché à l’Est, et participer à la troisième guerre mondiale qui se profile à terme sur le front occidental en relais du maitre hégémonique américain.
De ce point de vue, il est inquiétant de voir le silence d’une partie de la jeunesse française politisée, malheureusement pour une part plus occupée à jouer à la politique politicienne directement héritée de la social-démocratie et de ses rites stériles, qu’à se tourner offensivement vers la bataille urgente de la paix.

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