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31 octobre 2026 6 31 /10 /octobre /2026 08:32

La Haute Autorité de santé (HAS) a été chargée par le ministère de la Santé d’établir un référentiel de bonnes pratiques pour la mise en place du suicide assisté ou de l’euthanasie. La démarche s’apparente à celle suivie pour un médicament à visée thérapeutique, à la différence près que la finalité est ici inversée : on recherche simplement « une mort propre », ce qui constitue une grande première en matière de santé !

Ce document soupèse les avantages et inconvénients de telle ou telle pratique. Par exemple, dans le cadre d’un suicide assisté, le patient pourra choisir de boire une solution contenant 15 g de phénobarbital. Cela entraînera normalement un coma profond avec blocage respiratoire et choc cardiovasculaire, puis le décès en moins d’une demi-heure. Toutefois, la potion est amère, également au sens propre, et le produit peut provoquer des vomissements qu’il faudra tenter de prévenir.

Le suicide aux barbituriques souvent associés à l’alcool ne date pas d’hier. Si le patient préfère la voie veineuse avec des produits équivalents, il devra déclencher lui-même le dispositif d’injection. Cette deuxième méthode est plus rapide. Les échecs sont possibles ; il a donc fallu envisager des alternatives. Récemment, aux États-Unis, une condamnée à mort a résisté à des doses massives de barbituriques injectées et elle s’est réveillée après cinq jours de coma. Les « bonnes pratiques » consisteront alors, en cas d’échec de l’ingestion orale, à compléter le « traitement » par une injection complémentaire intraveineuse. Et si c’est la voie injectable qui échoue, un curare sera ajouté afin de provoquer une paralysie respiratoire. On basculera alors, en l’absence de consentement explicite de l’intéressé devenu inconscient, du suicide assisté à l’euthanasie. Mais au point où l’on en est…

Le document définitif doit être publié au début de l’année 2027. L’ensemble des modalités y sera détaillé : prix du médicament, rémunération du professionnel (doit-on encore dire « de santé » ?). La HAS poursuit ses travaux sur le choix des molécules en retenant des critères de rapidité, d’absence de douleur et de détresse respiratoire. Les pharmaciens hospitaliers seront responsables de la délivrance et de la traçabilité des produits.

Actuellement selon la loi, le médecin demeure le seul décideur, un compte rendu des discussions n’est pas exigé, la loi se contente d’un simple accord non tracé du patient.
 

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