Blog de la chanteuse Elizabeth
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La tronche simiesque de Charles Pasqua va-t-elle enfin un jour disparaître de nos écrans ? D’abord parce que, du point de vue photogénique, elle peut apparaître comme une incitation à la pornographie, et l’on devrait exiger au moins le contrôle parental pour les moins de 12 ans. Mais il y a évidemment plus grave. Charles est un voyou, ou, si l’on préfère un « dévoyé », celui qui a quitté « la bonne voie », la voie de l’honnêteté. On pourrait dire aussi une « crapule », ou utiliser des substantifs voisins : une « canaille », un « bandit », un « voleur ».
Sa biographie nous rappelle qu’il est constamment mêlé à toutes les basses besognes de la république gaulliste, et qu’on le redoute, même parfois à gauche.
Un peu d’histoire ? Ca manque dans les établissements scolaires. Né en 1927, Charles Pasqua a participé à la Résistance ( ?) dans la région de Marseille, en compagnie de personnages haut placés dans le « milieu », et notamment Jo Attia, un grand humaniste.
Tout le monde se souvient que le fameux SAC (service d’action civique) fut créé en Janvier 1960, et notamment par Alexandre Sanguinetti, tellement drôle pour ses bons mots, et Charles Pasqua. Il s’agissait, en principe, de lutter contre l’OAS, et de sauver la république.
En réalité, le SAC intervenait dans la politique africaine et réglait les comptes entre militants de la droite.
Parmi ses interventions particulièrement pittoresques, on peut citer l’assassinat de Jean de Broglie, en 1976, à la veille de Noël. Le « suicide » de Robert Boulin, le 30 octobre 1979, et l’explosion finale, connue sous le nom de « Tuerie d’Auriol », qui se solda par le meurtre de six personnes en Juillet 1981.
J’ai eu la chance de faire passer le bac, à la Maison Centrale de Saint Maur, à l’un de ces énergiques étudiants, qui ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. Je me souviens qu’il s’appelait Ange Poletti et il était d’ailleurs fort sympathique. Je regrette un peu, aujourd’hui, qu’il n’ait pas procédé à une épuration plus large de tous ces hommes de droite plus ou moins musclés. Et je continue de m’interroger sur cette prise d’otages de l’école maternelle de Neuilly, le 13 mai 1993. C’est trop beau pour être vrai : M. Sarkozy, en maire héroïque, affronte le tueur, Eric Schmitt, dont le surnom est demeuré célèbre : Human Bomb.
Charles Pasqua est ministre de l’Intérieur. Le preneur d’otages est assassiné par les hommes du RAID. Très bien, il ne parlera plus. Seule, la famille ne se satisfait pas de cette explication. Mais elle n’aura pas droit à une véritable enquête, tout comme la famille Boulin n’aura pas le droit, même avec l’avocat Jacques Vergès, de poursuivre l’enquête sur cette noyade curieuse au cours de laquelle l’eau ne pénètre pas dans les poumons !
Bref, les chefs d’accusation contre Charles Pasqua ne concernent aujourd’hui que des escroqueries qui sont monnaie courante dans la corruption ambiante. Ils n’évoquent pas ses crimes, ses assassinats commandités, ou ses complicités. Probablement fait-il peur encore ?
Pour ma part, j’aimerais bien savoir aussi pourquoi M. Badinter a menacé les enfants de Robert Boulin de les poursuivre en diffamation s’ils persistaient dans leur recherche de la vérité. Et pourquoi il a ainsi protégé ses tueurs…Badinter, avec sa gueule de Christ mal supplicié, me semble avoir été l’alibi crédible du socialisme. Il a refusé la révision du procès Mis et Thiennot. A quand l’incarcération de Badinter et sa condamnation à dix ans de vie normale, au SMIC ?
Mais nous sommes là dans la haute politique, dans la politique de très haut vol, celle qui demande aux chômeurs de se calmer, aux SDF de s’entraîner à ne pas être aussi douillets, à tous les travailleurs de la boucler, et de s’habituer à recevoir des coups de matraques de CRS.
De s’habituer aussi à la prison, car le traitement de la pauvreté, c’est non seulement le racket des automobilistes, c’est aussi l’enfermement. Alors que les grands singes comme Charles Pasqua ou les petits comme Nicolas Sarkozy (Carla Bruni est zoophile !!!) échappent aux lois, les jeunes et les moins jeunes, à qui la République se doit de fournir un travail, se retrouvent par une fatalité, qui n’est que la conséquence du libéralisme débridé actuel, dans une misère où ils descendent par paliers.
Le lecteur excusera, j’espère, cette biographie, un peu morne, d’un des grands bandits emblématiques du capitalisme livré à lui-même, de cette société du spectacle, de la marchandise et du mensonge permanents, qui se permet, en prime, d’humilier les pauvres.
La bestialité des gouvernants actuels atteint des limites dont on se demande jusqu’où elles vont aller. En tout cas, c’est bien le rôle d’un quotidien comme « L’Echo », de dénoncer toutes ces injustices, et avec les seuls mots qui conviennent, les mots grossiers, qui ont toujours été utilisés dans les périodes révolutionnaires.
Il est révolutionnaire et sain d’appeler Sarkozy « couilles molles », comme le faisait Louis Pergaud dans la Guerre des Boutons. Et la grande Séverine, communiste et secrétaire de Jules Vallès ne craignait pas d’écrire, à propos du journaliste traître, Henri de Rochefort : « Vieux cadavre vivant dévoré sur pied par les vers » !
Ah, elles en avaient, les gonzesses, vers le début du 20ème siècle.
Les gouvernants d’aujourd’hui déshonorent le monde animal. Même les rapaces ne se mangent pas entre eux. J’espère vivement assister à des scènes d’anthropophagie du genre : « Carla Bruni dévorant la couille gauche de Charles Pasqua ». Ou encore, « Mr Fillon dévoré vivant par ses confrères ». Je vous laisse imaginer la suite. La cuisine électorale des soi-disant grands de ce monde, ça pue, ça m’intoxique !
Je préfère la cuisine populaire, où l’on ne mange pas de viande pourrie !
En effet, des dizaines de citoyens viennent se s’écraser en avion et ce ne sont pas des citoyens ordinaires, mais des chefs d’états, des ministres, des sous-secrétaires d’états, des gardes du corps, des maîtresses des gardes du corps, qui n’ont pas su garder le corps de ces importants personnages. Ah ! les salopes ! On leur fait faire un petit baptême de l’air gratos, on leur dit :
-Sœur Salope, tu vas pas payer le voyage, c’est un entraînement pour la montée au paradis. Mais tu vas veiller le corps du garde du corps du président.
Certains ajoutent :
-Tais-toi et suce, tu es catholique et les catholiques ne donnent pas la parole aux femmes !
Je me répète ? Je redonde ? Oui, l’heure est grave. Historique.
Je fais évidemment allusion à cet atterrissage un peu manqué des plus hauts dignitaires de l’Etat Poldève, cher au cœur d’Alfred Jarry.
Et je m’indigne, devant l’absence de tout principe de précaution ! Ah ils ont la tête dure, les Polonais ! Ils n’écoutent rien. J’en ai connu beaucoup, à la ferme, quand ils venaient biner les betteraves. Mon père leur disait gentiment :
-Fais gaffe, ami Polack, déjà que tu m’as envoyé me bagarrer contre les Boches, eh bien maintenant, tu bines les betteraves à l’envers ! Tu pioches la betterave et tu conserves l’ivraie !
Evidemment, le gars comprenait pas, parce qu’il était trop catholique. Il avait trop lu le catéchisme, et il confondait l’ivraie avec l’ivresse ! Voilà à quoi mène l’excès de religion !
Mais je reviens à cette histoire d’atterrissage un peu trop rapide, avec les conséquences qu’il a eues. En principe, quand un avion se crashe, à l’intérieur, il y a des gens ordinaires. Rarement des maîtres du monde ! Alors il faut se poser des questions, parce que, si ça continue, ils vont tous y passer les maîtres du monde, et on sera là, en bas, tout désemparés. On les enterrera quand même, mais à contre cœur ! Sans enthousiasme, je dirais même, sans foi ! Sans espérance, sans charité, sans rien. J’en connais même qui m’ont dit, en confidence, ne le répétez pas : moi, j’irai leur z y pisser sur leur tombe !
J’ai essayé de les calmer :
-Contentez-vous de cracher, amis alcooliques ! Comme Boris…sinon, ce sera de l’exhibitionnisme ! c’est dix ans fermes au placard !
Mais ils sont incurables, les vrais alcooliques chrétiens. Ils veulent pisser sur la tombe de Sarkozy. Ils disent que c’est un polack et que c’est tout ce qu’il mérite. Je les raisonne, pourtant :
-Si c’était un vrai Polonais, il aurait biné les betteraves chez mon père, comme les autres, et il aurait été bourré au bout du rang, comme les autres…je l’aurais su ! A la campagne, tout se sait ! A cause des commères derrière leurs rideaux, y compris si c’est pas des rideaux de fer…
Or ce vieux camarade communiste repenti venait de donner un premier indice capital !
En effet, la toute première erreur de ce président polonais, ça a été de monter dans un « Tupolev », de fabrication soviétique, autant dire marxiste léniniste. On ne s’instruit plus dans nos écoles, sinon, on saurait que Marx est responsable de la qualité du parc aéronautique des ex-pays de l’Est. Marx et Engels avaient travaillé en usine et ils avaient saboté les avions russes, à titre préventif, en pensant que la dictature du prolétariat viendrait plus tard. On ne peut pas leur reprocher, puisque le petit père des peuples n’était pas encore au pouvoir. Il était tout petit petit, Joseph, d’ailleurs on l’avait surnommé « Stalinou ». Joli, non ?
En plus d’être carrément communiste, le « Tupolev » il datait de 1972. Mais les Polonais, quand ça a bu, on peut plus les tenir ! Rien à faire ! Aucune moralité, aucun raisonnement. Ils essaient, assez communément, de travestir leur nom en ajoutant un « ski » à la fin. C’est infantile. Ils s’imaginent que lorsqu’on les voit tituber c’est qu’ils sont aux Jeux Olympiques d’Hiver. Ils confondent la Glace de la Vodka avec la Glisse sur la Vistule. Ensuite, au moment des obsèques, la presse télévisée nous dit qu’ils « se massent » derrière le cortège !
Franchement, est-ce que c’est bien le moment de se faire masser en public ? Surtout que c’est des gonzesses, les femmes chargées des gardes du corps, qui procèdent à l’opération.
En présence de Lèche Valesa, qui porte un nom indécent, lui aussi. Il ne pourrait pas se retenir un peu, à 98 ans ? Excusez-moi, mais je n’ai pas tout à fait terminé. Voilà qu’en plus, Marx a écrit « La question juive ». Encore un antisémite, comme Siné, Didier Porte et Georges Frêche ! C’est pas étonnant que Dieu, le vrai, celui de l’Ancien Testament, les ait obligés à picoler avec excès, avec les tristes conséquences que l’on sait !
Ah ! c’est bien triste, oui, tout ça ! Quand c’est une vieille Caravelle qui s’aplatit dans la brousse, bon, c’est triste aussi, mais on oublie vite.
Ce qui m’inquiète, dans ce fait divers, c’est le problème de la pauvreté, matérielle, intellectuelle et morale. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les pilotes de ligne sont assez souvent complètement bourrés. Amusez vous à compter les catastrophes aériennes depuis le Concorde. C’est ahurissant ! Et voilà qu’aujourd’hui, j’apprends qu’un héros de la « Patrouille de France » vient de larguer son Mirage F1, à Gidy, au Nord d’Orléans.
Gidy, c’est pour ainsi dire mes racines beauceronnes. Je me demande si c’était pas à moi qu’il en voulait. Le pilote, lui, il s’en fout, il a actionné son siège éjectable. Mais moi, en dessous, j’aurais pu y être !
Et j’apprends que notre ami Maurice Montet vient d’obtenir son brevet de pilote ! Mon dieu Seigneur, Maurice (qu’on surnomme MAM (MA urice M ontet) fais pas le con, lâche le manche ! Ou alors viens chez nous à Déols, on a la maintenance des aéroplanes chinois. Ceux-là, tu pourras même pas les faire décoller, tellement le bar de l’aéroport est long !...
Nicolas Sarkozy : né en 1955, il est le fils d'un noble hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l'Armée rouge, et d'Andrée Mallah, une juive originaire de Thesallonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce.
Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d'Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l'Assemblée nationale...
La suite ici :
> > http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkZpFFFupyFcZJCiVB.shtml
>
Détenu provisoirement à la prison du Pontet, Alain Orsoni observe une grève de la faim depuis trente-sept jours. Il proteste contre le fonctionnement de la juridiction interrégionale spécialisée, la Jirs, et dénonce l'impossibilité de se défendre contre une accusation d'association de malfaiteurs en vue de commettre un assassinat. Il y a quatre semaines, la Ligue des droits de l'Homme s'était émue de cette situation. Malgré d'autres messages d'inquiétude, celle des présidents de l'Assemblée et du Conseil exécutif de Corse, de l'Evêque de Corse, la seule réponse apportée à ce jour par l'institution judiciaire est une mauvaise polémique par voie de presse. Contre toute évidence, le procureur de la République de Marseille veut faire croire que la Jirs n'est pas une justice d'exception. Il ajoute que l'instruction en cours concernant M. Orsoni se déroule normalement. La LDH proteste avec force contre ce cynisme. Elle en appelle à une réponse immédiate de la part des magistrats responsables de ce blocage et de la mise en danger d'un homme.
En France et en Allemagne, « l’apathie de l’opinion publique permet aux dirigeants de ne pas se soucier de leurs mandants » constate la CIA dans un mémorandum consacré à la perception du conflit en Afghanistan obtenu par le site Wikileaks.
Bien que 80% des français et des allemands soient opposés à la guerre, le peu d’intérêt suscité par la question a permis aux responsables de ne pas tenir compte de cette opposition et d’envoyer des renforts, notent les rédacteurs de la « cellule rouge », chargée par Langley de fournir des propositions et des analyses novatrices.
Mais l’agence rappelle le précédent des Pays Bas où la coalition au pouvoir a éclaté sur la question Afghane, et s’inquiète d’un possible revirement de l’opinion si les prochains combats durant l’été sont meurtriers.
Il convient donc de préparer les opinions publiques à accepter des pertes, suggère le document, en établissant un lien entre l’expédition afghane et les préoccupations internes. L’importance accordée en France à la question des réfugiés, soulignée par la vague de protestation qui a accompagné la récente expulsion de douze afghans, fournit un premier axe de propagande : il faut persuader les français que l’OTAN vient en aide aux civils, en s’appuyant sur un sondage montrant que la majorité des afghans est favorable à la présence des troupes occidentales. Le document propose également d’insister sur les progrès réalisés dans l’éducation des femmes, qui seraient compromis par un retour des talibans. Le crédit dont jouit le président Obama en Europe pourrait également être mis à profit. Son implication directe permettrait de renforcer le soutien à l’intervention.
Dernier axe, la CIA recommande de faire délivrer les messages favorables à l’ISAF par des femmes afghanes. Les allemandes et les françaises, plus opposées que les hommes à la guerre, y seraient alors plus sensibles.
Pour la première fois depuis le génocide de plus de 600 000 Tutsi au Rwanda et l'assassinat des nombreux Hutu qui ont tenté de sy opposer, entre le 7 avril et juillet 1994, le président Nicolas Sarkozy, chef de l'Etat français, s'est rendu au Rwanda.
Evoquant la politique conduite par la France au Rwanda de 1990 à 1994, il a prononcé un discours dans lequel il a parlé de « graves erreurs d'appréciations », d' « erreurs politiques » et d'une « forme daveuglement ». Les faits impliquant la France ont commencé à être dévoilés par la Mission d'information parlementaire française de 1998. Ils ont été approfondis aussi bien par des chercheurs de différentes disciplines, des journalistes, des organisations de défense des droits de lHomme ou par des instances internationales .
Ces travaux font clairement apparaître que les responsabilités françaises vont au-delà de simples « erreurs ». Comment établir la vérité sur les faits passés ? Comment qualifier ces faits au plan du droit ? Comment expliquer le soutien apporté par les autorités françaises politiques et militaires au régime génocidaire alors qu'elles étaient fort bien placées pour connaître le déroulement exact des événements ? Comment expliquer l'attitude de la France dans ce dossier au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, conduisant à une réduction des effectifs militaires de la Minuar et au retard de la reconnaissance du génocide ? Comment expliquer la poursuite de la fourniture d'armements malgré l'embargo onusien ?
Il est temps que des réponses claires soient enfin fournies : tant pour les victimes du génocide et les survivants, que pour tous les citoyens qui refusent d'envisager qu'une telle tragédie se reproduise. Faire la lumière sur ces événements serait à l'honneur de notre pays mais contribuerait sans doute aussi à l'établissement d'une véritable démocratie au Rwanda ! Combien d'années faudra-t-il encore pour que notre pays fasse la lumière sur ces événements ? Quand verrons-nous se mettre en place un réel contrôle par nos députés et un droit de regard citoyen sur notre politique étrangère ? Pour cela demandons aux partis politiques français de s'engager publiquement à faire toute la lumière ! Exigeons la levée du « secret défense », l'ouverture des archives sur les actions de la France au Rwanda depuis 1975, la conduite dans les plus brefs délais des procédures judiciaires engagées en France depuis plus de quinze ans contre des personnes présumées auteurs et/ou complices de génocide.
Monsieur le Maire de Paris,
Si le PS a une longue tradition de compagnonnage avec le parti travailliste israélien, il devrait comprendre aujourd'hui que le sionisme, loin d'être le mouvement national juif comme il s'est défini dès ses origines, est un mouvement de conquête d'un territoire, la Palestine, conquête qui a conduit à la destruction de la société palestinienne et à l'expulsion des Palestiniens. Ben Gourion a été l'organisateur de la conquête et à ce titre porte une lourde responsabilité dans l'histoire. Vouloir lui consacrer une allée dans un jardin parisien apparaît alors comme une marque de soutien à l'organisateur de la conquête militaire de la Palestine.
Alors que l'Etat d'Israël né de cette conquête continue d'opprimer les Palestiniens, la décision de la Mairie de Paris n'en est que plus scandaleuse.Vous pensez peut-être que cette consécration de celui que l'on peut considérer comme le père de la nation israélienne est une marque de sympathie envers les Juifs. Permettez-moi de vous dire, en tant que Juif antisioniste, que cette marque de sympathie est plutôt frelatée et d'une certaine façon une marque d'antisémitisme.S'il est vrai que le sionisme a gagné la sympathie de la grande majorité des Juifs après la seconde guerre mondiale et le génocide, il n'en reste pas moins qu'il a conduit les Juifs dans une aventure guerrière qui est encore loin d'être terminée.
Loin d'être le dernier refuge des Juifs persécutés, l'Etat d'Israël est devenu un Etat guerrier qui ne peut survivre que par la guerre qu'il entretient contre ceux qu'il a expulsés de leur terre, et les Juifs qui espéraient, via le sionisme, échapper à l'antisémitisme européen sont devenus les petits soldats de cet Etat guerrier. En cela, le sionisme conduit les Juifs à une impasse.
C'est en cela que le soutenir est une forme d'antisémitisme. De l'Etat qui devait être un havre de paix pour les Juifs du monde, il ne reste que le bastion de l'Occident face à la barbarie comme le disait Herzl dans son ouvrage L'Etat des Juifs comme s'il espérait ainsi convaincre les puissances de les soutenir, et sur ce plan il a réussi dans la mesure où les puissances occidentales, les Etats-Unis et l'Union Européenne, soutiennent l'Etat d'Israël et acceptent, voire approuvent, la façon dont il bafoue le droit international. Consacrer un lieu de Paris au fondateur de l'Etat d'Israël apparaît alors comme un soutien à une politique de conquête et d'oppression. Cela est intolérable et pose la question : "comment une partie de la gauche européenne peut-elle soutenir une telle politique ?"
Vous allez en outre inaugurer ce lieu avec le président de l'Etat d'Israël alors que le gouvernement de cet Etat, au nom d'une brumeuse légitimité historique, continue, à travers ce qu'on appelle la colonisation, la conquête de la Palestine et qu'il montre sa volonté de "libérer" la ville de Jérusalem de toute présence palestinienne. Le soutien à la politique israélienne devient ainsi une forme de mépris envers les victimes des agissements israéliens. On peut parler de prime au crime.Je ne pense pas qu'une telle lettre remette en question votre décision, tant vous ne voulez pas voir la réalité et tant vous confondez vos engagements de gauche et le soutien à une politique de conquête et d'oppression. Je n'espère donc rien d'une telle lettre si ce n'est qu'elle exprime ma colère contre une gauche incapable de défendre ses propres valeurs.Il est vrai que j'ai appris depuis longtemps que le vent délétère de la SFIO des années cinquante, celle de la guerre d'Algérie, soufflait encore sur le PS d'aujourd'hui.
Je n'ai rien de plus à vous dire.
www.nord-palestine.org/art-recom-2010-04-08-RudolfBkouche.htm