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21 février 2026 6 21 /02 /février /2026 10:08

 

Olivia Zemor, présidente de l’association EuroPalestine, est visée par des poursuites pour apologie du terrorisme après la publication d’un article le 7 octobre 2023. Son procès en appel doit débuter le 26 février prochain à Paris. « On est 800 militants en France à être poursuivis pour apologie de terrorisme », affirme Olivia Zemor, évoquant une pression judiciaire croissante contre les soutiens de la cause palestinienne.

Le recours accru à ce délit s’inscrit dans un contexte marqué par une multiplication des procédures depuis octobre 2023. Des centaines d’enquêtes ont été ouvertes en France pour apologie du terrorisme, certaines visant des prises de position politiques ou militantes liées au conflit israélo-palestinien, un usage qui suscite des débats sur l’équilibre entre sécurité et libertés publiques.

Olivia Zemor invoque aussi la jurisprudence européenne sur le boycott d’Israël, rappelant qu’« en juin 2020, la Cour européenne des droits de l’homme a donné raison à ceux qui appellent au boycott », une décision qu’elle considère incompatible avec l’esprit de la loi Yadan. Elle ajoute : « On ne va pas s’arrêter de dire du mal d’Israël, ni de sa politique, ni de cet État. »

La présidente d’EuroPalestine critique par ailleurs ce qu’elle décrit comme un «deux poids deux mesures » judiciaire. « Le gouvernement ne porte pas plainte contre des propos qui sont de véritables provocations au génocide dans les médias », affirme-t-elle, évoquant également une plainte déposée par son organisation avec d’autres associations contre des personnes accusées d’avoir bloqué une aide humanitaire destinée à Gaza.

La proposition de loi Yadan, qui entend lutter contre les « formes renouvelées de l’antisémitisme », suscite une contestation plus large au sein de la société civile. Plusieurs organisations de défense des droits humains, syndicats et collectifs juridiques dénoncent un texte jugé liberticide et juridiquement flou. Des associations comme La Cimade ou la Ligue des droits de l’homme estiment qu’il pourrait « instrumentaliser la lutte contre l’antisémitisme » et pénaliser des opinions politiques, notamment la critique de l’État d’Israël.

La proposition de loi n°575, dite loi Yadan, a été déposée le 19 novembre 2024 à l’Assemblée nationale par Caroline Yadan, députée du groupe Renaissance (majorité présidentielle). Intitulée « proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », elle a été adoptée en commission des lois le 20 janvier 2026. Elle est depuis en attente d’un vote en séance publique à l’Assemblée nationale, première étape d’un processus qui devra ensuite passer par le Sénat.

 

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21 février 2026 6 21 /02 /février /2026 10:00

Le sabre et le goupillon furent longtemps associés dans les mêmes entreprises patriotiques. L'expression persista même bien après que l'on eut perdu l'habitude de sabrer l'adversaire et jusque dans les temps les plus récents, où l'on peut dire que la pratique du goupillon se raréfie dangereusement. Beaucoup de nos contemporains, en effet, terminent leur existence sans avoir eu l'usage de cet instrument, sauf peut-être pour le lavage des bouteilles vides. 

Aussi sera-t-on d'autant plus surpris d'apprendre qu'en France, en 1999, le zèle religieux est si ardent, si chaleureux, si bouillant que les églises s'enflamment d'elles-mêmes, à cause de l'enthousiasme excessif des paroissiens. 

J'en veux pour preuves plusieurs exemples choisis dans ma région particulièrement catholique. A Chatillon-sur-Indre, le 2 février, entre 12 heures et 12 h 15, l'Esprit Saint, complètement survolté, a mis le feu à la crèche et occasionné pour 100 000 F de dégâts dans le matériel sacerdotal. 

Mais ce n'est pas tout, le même événement surnaturel s'est produit dans quatre paroisses proches de ce haut lieu de la foi, causant des dommages plus ou moins importants. A 12 kilomètres de là, à Vendœuvres, le même Saint Esprit s'est enflammé spontanément, renouant avec une tradition vieille de plus de deux mille ans ! Mêmes phénomènes à Clion, à Ecueillé, à Saint-Cyran-du Jambot où il s'est livré en outre à des « dégradations », assure mon quotidien. 

On aurait donc bien tort de croire que la religion catholique agonise. Certes, les goupillons rouillent dans les bénitiers. La poussière s'accumule sur les chaises. Les araignées envahissent les confessionnaux. Mais l'Esprit veille. 

Un jour le goupillon reviendra. 

Malheureusement on ne saurait être aussi optimiste en ce qui concerne l'avenir du sabre, qui nous paraît bien compromis. Qui, en effet, à part peut-être quelques cosaques alcooliques, sait encore se servir correctement d'un sabre ? Et quel stratège oserait, en 1999, passer une commande quelque peu importante de sabres de cavalerie pour équiper une armée vraiment moderne ? 

Or, un malheur n'arrivant que rarement seul, ne voilà- t-il pas qu'une crise sans précédent s'abat sur la glorieuse industrie de la médaille ! En effet, à Saumur, les entreprises Martineau, Pichard et Balme, toutes spécialisées dans la production de 265 médailles, sont menacées de fermeture. Alors là, je dis « stop ». On arrête tout, on réfléchit. Ou bien les quelques militaires qui restent boudent le produit français, ou bien l'on ne décore plus suffisamment ! 

Ce qui est grave, car, on ne me contredira pas sur ce point, tous les militaires devraient être médaillés ! Un militaire sans médaille, c'est l'aveu d'une incompétence inadmissible ! Que l'on crée immédiatement la médaille de la torture, la médaille du viol, collectif ou individuel, la médaille du village brûlé, etc. 

Et si, par hasard, ça ne suffisait pas à relancer ce secteur de l'industrie saumuroise, que l'on distribue des médailles à la totalité de la population française. Purement et simplement. On pourrait commencer par les assassins, qui sont déjà du métier, un peu moins méritants que les généraux, certes. On continuerait par les voleurs, qui sont un peu moins méritants que les patrons ou les hommes politiques, beaucoup plus professionnels, eux, mais ils ont fait des études. 

On finirait par les lampistes, les pauvres types, qui n'ont ni tué, ni volé, tous les anonymes qui ont simplement payé l'impôt sans rechigner, soufflé dans l'alcootest un mauvais jour, roulé à 92 km/h sur une départementale, cotisé pour la retraite, financé involontairement le Crédit Lyonnais, payé les chaussures de Roland Dumas, les vacances de la famille Tiberi etc., n'y a-t-il pas une forme de mérite aussi dans le fait de toujours tout accepter, de courber l'échine, et d'acheter soi-même le tube de vaseline qui servira à se faire mettre en douceur par son chef ? Inventons la médaille du Brave Con !

Allons, il y a un marché potentiel de 61 millions de médailles en France. Et il faudrait avoir une conception bien mesquine de la décoration pour se contenter d'une seule. Il y a un marché inépuisable en fait. 

Si le sabre et le goupillon sont condamnés, que l'on sauve au moins cet élément essentiel du patrimoine de la France. Et que l'on sauve Saumur, son Cadre noir et tous les autres grands vins de la vallée de la Loire.

 

Rolland HENAULT ("Articles 2001-1996" aux Editions de l'Impossible)

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21 février 2026 6 21 /02 /février /2026 09:50

Les ministres des Affaires étrangère européens, cette bande de faux culs, appuyés par la corrompue von der Leyen, ont décidé de ranger le régime iranien dans la colonne des organisations « terroristes ».

Notre ministre des Affaires étrangères J.-L. Barrot (le Couve de Murville en Play mobil) était à l’initiative.

Comme toujours, les stratèges impérialistes américains, français, britanniques, l’Union européenne poussent des cris d’orfraie, versent des larmes de crocodiles sur les victimes de cette répression sanglante en Iran, des attentats terroristes… Alors que ce sont eux les responsables de ces drames. Eux qui provoquent les guerres, déstabilisent les pays en les mettant à feu et à sang : Irak, Lybie, Syrie, Palestine, Yougoslavie, Yémen… Par exemple, tapez sur Google : «Roland Dumas Syrie », ancien ministre des affaires étrangères qui explique comment la guerre insurrectionnelle a été organisée par les puissances occidentales, nos barbares, ces grands défenseurs des droits de l’homme. Et la guerre en Ukraine provoquée et organisée par les USA avec le soutien de sa vassale l’Union européenne. Victoria Nuland, du Département d’Etat américain, avait publiquement dit le 13 décembre 2013 que son gouvernement a financé l’ex-opposition ukrainienne à hauteur de 5 milliards de dollars, y compris les groupes d’assaut néonazis à l’initiative du coup d’État de Maïdan. Le parti du maire Klitschko de Kiev a été financé par la fondation Adenauer.

Oui, les terroristes occidentaux ont créé les terroristes. Je cite Dominique Villepin : « Daech c’est l’enfant monstrueux de l’arrogance de la politique occidentale. »

Concernant l’Iran, pourquoi nos faux-culs relayés par nos médias n’informent-t-ils pas sur les causes de l’arrivée au pouvoir du régime des Mollahs ? (A propos de médias, avec ce qu’ils nous passent à la télévision, ils devraient envisager de fusionner la redevance télé avec la taxe des ordures ménagères).

Ont-ils la mémoire si courte ?

Le gouvernement progressiste Mossadegh qui a nationalisé l’industrie pétrolière est évincé le 19 août 1953 par un coup d’État organisé par la CIA. Sa destitution sera suivie par le retour du sanguinaire shah et sa police politique la Savak qui ne cessait de massacrer et torturer les opposants au pouvoir. Et les gouvernements progressistes renversés au Chili, en Afghanistan… et toujours les USA, la CIA à la manœuvre avec le soutien de ses caniches occidentaux. On peut ajouter la longue liste des guerres coloniales…

Les dirigeants des USA sont les terroristes n°1 sur la planète. Noam Chomski grand humaniste américain, je le cite : « si les lois de Nuremberg (tribunal qui jugea les nazis en 1945) étaient appliquées, chaque président des États-Unis de l’après-guerre aurait été pendu. »

Chaque année, l’historien américain William Blum publie son « résumé actualisé du bilan de la politique étrangère américaine » qui montre que, depuis 1945, les États-Unis ont tenté de renverser plus de 50 gouvernements, dont beaucoup ont été démocratiquement élus ; ce sont gravement immiscés dans les élections dans 30 pays ; ont bombardé les populations civiles de 30 pays ; ont utilisé des armes chimiques et biologiques ; et ont tenté d’assassiner des dirigeants étrangers.

Oui, des millions et des millions de morts au nom des « valeurs » de la politique occidentale.

Alors Messieurs les faux-culs de l’Union européenne, veuillez apporter une correction au journal officiel de l’UE en ajoutant aussi sur la liste des responsables iraniens, mais en mettant en première position : les USA, ses vassaux européens et l’État d’Israël.

 

Arsène Schmitt – Syndicaliste frontalier – membre du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)


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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 10:55

Dans une affaire sans précédent qui pourrait déterminer l’avenir des droits de la presse en Europe, le journaliste germano-turc Hüseyin Doğru, installé à Berlin, se trouve actuellement sous sanctions de l’Union européenne à cause de ses reportages.

Ces sanctions l’ont totalement privé d’accès à son compte bancaire pendant des mois. Sur ordre de l’UE, ses avoirs ont été gelés, et ces mesures ont été prises sans aucun procès ni possibilité d’appel. Doğru affirme aujourd’hui qu’il n’a même plus le droit de quitter le territoire allemand.

D’après le Berliner Zeitung, il a épuisé toutes ses ressources financières. Sa banque lui a bloqué l’accès à l’allocation de subsistance minimale précédemment accordée (506 €). Il ne peut plus subvenir aux besoins de sa famille et n’arrive même plus à acheter de la nourriture pour ses deux nouveau-nés.

« Ce n’est pas seulement moi qui suis sanctionné, mais aussi ma femme et mes trois enfants », a déclaré ce journaliste de gauche dans une interview. « Les sanctions elles-mêmes prévoient un droit d’accès aux fonds essentiels pour les besoins de base. Le fait que ma banque bloque malgré tout ces fonds constitue, selon moi, une violation de la législation en vigueur », a-t-il expliqué au journal berlinois.

Depuis, grâce à l’intervention de son avocat, il a obtenu un accès partiel à son compte le 22 janvier 2025, mais le contentieux sur le fond des sanctions se poursuit.

De nombreux observateurs craignent que cette affaire constitue un signal alarmant : une Union européenne de plus en plus autoritaire pourrait désormais censurer et ruiner financièrement tout journaliste ou dissident sans le moindre contrôle judiciaire. D’autant que des sanctions similaires pourraient très prochainement viser d’autres plumes, comme le rédacteur en chef suisse Roger Köppel (Die Weltwoche).

Hüseyin Doğru figure sur la liste des sanctions de l’UE depuis mai 2025. Bruxelles lui reproche son travail journalistique pro-palestinien, qu’il accuse d’« attiser la discorde ethnique, politique et religieuse » et, par extension, de soutenir « les activités déstabilisatrices de la Russie ».

On lui reproche notamment d’avoir filmé et documenté plusieurs occupations d’universités berlinoises par des militants pro-palestiniens. Le prétexte officiel repose sur de prétendus liens avec la Russie, mais le Berliner Zeitung souligne qu’aucune preuve concrète n’a été produite à ce jour.

Plus grave encore : aucune procédure judiciaire n’a eu lieu, aucune preuve n’a été débattue.

« Bruxelles justifie ces mesures en affirmant que Hüseyin Doğru utilise son journalisme pro-palestinien pour semer la discorde ethnique, politique et religieuse, ce qui servirait indirectement les intérêts déstabilisateurs de la Russie. Pourtant, l’UE n’a fourni publiquement aucune preuve tangible d’un quelconque lien avec Moscou », écrit le journal.

L’Allemagne ne pouvait pas le faire directement, l’UE l’a fait à sa place. Dans une récente interview sur YouTube en compagnie de Yanis Varoufakis, Hüseyin Doğru a expliqué pourquoi ces sanctions émanent de l’UE et non de l’Allemagne :

"Tout cela m’a été appliqué sous forme de sanction, mais ce n’est pas le gouvernement allemand qui l’a fait directement contre moi. Comme l’a dit Yanis, ils passent par l’Union européenne parce qu’en Allemagne ils ne pouvaient pas agir de cette manière de façon légale. Il existe encore une certaine résistance dans cette démocratie bourgeoise quand il s’agit de s’en prendre à leurs propres citoyens – et j’en suis un, même s’ils ne m’acceptent peut-être pas vraiment comme tel. En Allemagne, un journaliste qui va en justice dispose encore de nombreux droits.

Mais quand on passe par la Commission européenne, il n’y a ni juge, ni audience, ni présentation de preuves. C’est une exécution extrajudiciaire."

 

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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 10:52

Le 3 janvier les USA violent militairement la souveraineté du Venezuela et enlèvent le président Maduro et son épouse.
Trump, en affichant la doctrine DONROE ( DONALD + MONROE), annonce qu’il va dans ce cadre intervenir militairement au Mexique pour s’emparer des narcos mexicains.
Par la voix de sa présidente Claudia Sheinbaum Pardo, le Mexique refuse ce viol annoncé de sa souveraineté.
Claudia Sheinbaum Pardo, chef des Armées, envoie l’armée mexicaine à la frontière pour dissuader militairement l’armée des États-Unis de pénétrer par la force sur le sol mexicain.
Claudia Sheinbaum interdit aux agents officiels de la CIA, du FBI et de la DEA de séjourner sur le territoire mexicain comme ils en avaient le droit depuis les présidences du PAN et dont l’insuccès dans la prétendue lutte contre les narcos était patent. En réalité, les narcos jouaient dans la domination impérialiste le même rôle que les djihadistes au Moyen-Orient ou en Afrique, celui d’une menace fabriquée justifiant l’envoi de troupes US.
Elle interdit désormais le survol du Mexique par des drones étasuniens
Elle accueille aujourd’hui en visite d’État officielle la gouverneure du Canada, Mary Simon
Ce même jour, le Premier ministre canadien Mike Carney affiche à Davos sa volonté de défendre la souveraineté du Canada que Trump voulait transformer en 51° État des États-Unis.        
Les médias européens font silence sur cet énorme et cinglant échec de la diplomatie arrogante et envahissante de l’administration TRUMP face à ses deux voisins. Ce silence est le reflet du silence des gouvernements européens pusillanimes, tétanisés par le Parrain Trump.

Ces derniers jours, la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a pris des positions claires et déterminées en matière de politique étrangère, affirmant la solidarité de son pays envers Cuba face à une pression croissante des États-Unis sous l’administration de Donald Trump. Dans un contexte régional tendu — marqué par l’intervention militaire américaine au Venezuela et les menaces explicites de Washington à l’encontre de La Havane — Sheinbaum a réaffirmé que le Mexique continuerait à fournir du pétrole et une aide humanitaire à Cuba, mettant en avant l’héritage historique de coopération entre les deux nations.

Ses déclarations interviennent alors que le président Donald Trump a durci le ton vis-à-vis de Cuba, allant jusqu’à proclamer qu’il n’y aurait « plus de pétrole ou d’argent pour Cuba ». Cette posture s’inscrit, selon certains observateurs, dans une réinterprétation agressive de la doctrine de Monroe, rebaptisée par la presse internationale « Donroe doctrine », qui légitimerait des interventions unilatérales américaines dans tout l’hémisphère occidental pour défendre des intérêts géopolitiques.

En réponse à ces pressions, Sheinbaum a également évoqué la souveraineté du Mexique, rejetant toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures du pays. Ce positionnement ferme inclut une critique implicite de l’idée que Washington puisse imposer sa vision stratégique à ses voisins, une interprétation qui fait craindre une remise en cause de l’autonomie politique et économique de plusieurs États de la région.

 

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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 10:48

Depuis plusieurs années, l’Association francophone d’amitié et de réflexion pour l’avenir de la langue française (AFRAV) mène une série d’actions en justice pour faire appliquer la loi Toubon et défendre l’usage du français dans l’espace public, les médias, l’enseignement et la communication institutionnelle. L’année 2025 a été marquée par des affrontements juridiques nombreux, aux issues inégales, mais aussi par des avancées jugées structurantes pour l’avenir.

L’AFRAV a remporté en 2025 un procès emblématique contre le Conseil départemental du Gard, concernant l’installation de panneaux descriptifs bilingues. Le tribunal a donné raison à l’association sur le fondement de l’article 4 de la loi Toubon, rappelant l’obligation de primauté du français dans la signalétique publique. La presse régionale, notamment Midi Libre, a relayé cette décision en soulignant son impact pour les collectivités locales.

Parallèlement, l’AFRAV a engagé plusieurs procédures d’envergure nationale. Un contentieux est en cours contre France Télévisions pour l’usage du terme anglais « LIVE » dans l’émission 20h30 le dimanche. L’affaire, fondée sur l’article 39 du cahier des charges du service public audiovisuel, devait être examinée à nouveau le 15 janvier 2026 par le tribunal judiciaire de Paris. Des journaux comme Le Parisien et La Nouvelle République ont évoqué ce dossier, mettant en lumière la question récurrente de l’exemplarité linguistique du service public.

L’association poursuit également ses actions contre des marques et slogans institutionnels tels que « Choose France », « La French Tech », « Next 40 » ou « French Impact ». Si ces recours ont été rejetés en première instance et en appel, l’AFRAV s’appuie désormais sur l’élargissement, en juillet 2021, du champ des équivalents français reconnus par la Commission d’enrichissement de la langue française, une évolution juridique susceptible de modifier l’appréciation des juges.

D’autres fronts sont ouverts, notamment contre l’enseignement supérieur. L’Institut polytechnique de Paris est attaqué pour des masters dispensés intégralement en anglais, en contradiction, selon l’AFRAV, avec le code de l’éducation. La presse locale francilienne s’est fait l’écho de ce débat sensible, au croisement de l’attractivité internationale et du respect de la loi.

Enfin, certaines affaires ont mis en évidence les limites actuelles du droit, comme celle du slogan « Lille Loves Rugby », rejetée au motif du caractère temporaire de l’infraction. Là encore, La Voix du Nord a souligné les difficultés à faire respecter la loi face à une anglomanie jugée éphémère mais répétée.

Entre revers et progrès, l’AFRAV poursuit une bataille juridique de long terme, convaincue que la défense du français reste un enjeu culturel, juridique et politique majeur.

 

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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 10:44

Le puissant promoteur allemand d’éoliennes, le groupe Windstrom, traîne devant le tribunal civil de Saintes la municipalité pour lui avoir refusé les autorisations de voirie nécessaires à l’acheminement de sept éoliennes de 180 mètres de hauteur jusqu’aux parcelles où elles doivent être installées. La logique de Windstrom est celle de l’intimidation. « Leur objectif est de faire peur aux administrés », explique Olivier Chambord, l’un des avocats de la commune. « On se bat contre beaucoup plus fort que nous », reconnait Thierry Giraud, maire sans étiquette de Puyrolland depuis 1995. Illustration, Windstrom a pris pour avocat l’ex-ministre Jean-François Copé qui appartient au cabinet Everlaw & Tax. Ce dernier, actuel maire de Meaux (Seine-et-Marne), a même contacté le préfet de la Charente-Maritime au nom de Windstrom. Ce qu’il a confirmé au Parisien.

Avec son « action en désenclavement », Windstrom espère obtenir des servitudes de passage et construire son parc. A défaut, il réclame donc 44 millions d’euros pour compenser son « préjudice lié au retard d’exécution du projet », qu’il évalue à 6,5 millions d’euros par an. Ce qui au passage illustre la rentabilité hors norme de ce type d’investissement ! Une fois installé, le parc éolien devient une rente avec une garantie de prix pour l’électricité produite, supérieure dans la majorité des cas au prix du marché, et avec un accès prioritaire au réseau. Et quand cela n’est pas possible pour cause de saturation du réseau, le producteur éolien est dédommagé. Cette situation de surproduction grandissante de productions renouvelables intermittentes n’est pas d’ailleurs sans poser de sérieux problèmes techniques et économiques au parc nucléaire contraint de s’effacer pour laisser la place aux productions éoliennes et solaires.

Pour tenter d’arriver à ses fins et obtenir des conditions d’accès permettant de faire passer ses camions avec des pâles de 60 mètres ce qui nécessite de renforcer la voirie, araser les haies et empiéter sur les champs, WindStrom a choisi l’intimidation juridique et financière. En l’espace d’un an, l’opérateur est passé de dommages estimés à 93.000 euros puis à 1 million d’euros et depuis avril dernier à 44 millions d’euros… En comparaison, le budget annuel de la commune est de 150.000 euros.

Le groupe allemand avait aussi porté l’affaire devant la justice administrative… mais sans succès. Le 4 décembre dernier, la cour administrative d’appel de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté son recours. WindStrom a depuis formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État. Il est vrai que le Conseil d’Etat prend souvent des décisions très favorables aux promoteurs éoliens. Sans doute pour des raisons idéologiques…

 

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17 janvier 2026 6 17 /01 /janvier /2026 10:42

En ces temps de réchauffement climatique, alors que des conditions hivernales ont eu le toupet de s’imposer à nos contrées tempérées depuis Noël 2025, quelle meilleure occasion pour vérifier que la « transition énergétique » a bien tout prévu pour nous garantir un petit nid douillet, antigel et à l’abri des humeurs mauvaises du général Hiver.

Las, il s’avère que la croyance dans les vertus de l’écologie officielle ne préserve pas totalement des aléas des grands froids. Si vous êtes adepte et pratiquant assidu d’une mobilité douce et décarbonée, bref, si vous avez opté pour une voiture électrique, sachez que l’hiver n’est pas votre ami. La R5 (25.000 euros, tout de même, en entrée de gamme), qui est en tête des ventes en France depuis l’été 2025, prétend à une autonomie minimum de 307 kilomètres. Or, les tests sont formels : par grand froid, les batteries des voitures électriques perdent jusqu’à 50 % d’autonomie. Concrètement, cela signifie que si, Parisien, vous aviez décidé de mettre cap au sud pour un week-end « neige et soleil », l’aventure risque fort de s’arrêter à… Orléans.

Notez que la même déconvenue vous arriverait aussi l’été prochain par temps de canicule. Pas de jaloux. La batterie électrique est affaire de chimie. Les modèles lithium-ion utilisés de nos jours ont une amplitude de fonctionnement optimal se situant entre 20 °C et 35 °C. Et la chose est d’autant plus pénalisante, et donc énervante, que s’il fait très froid, vous serez tenté de mettre le chauffage, et s’il fait très chaud, la climatisation. Dans les deux cas, vous pomperez ainsi sur la batterie, amenuisant encore son autonomie.

Cette inadaptation de la production d’électricité aux besoins humains, l’est tout autant concernant les éoliennes. Ces dernières ont en effet la fâcheuse manie de produire le plus souvent de l’énergie quand nous n’en avons pas besoin, et de ne pouvoir le faire quand nous le voudrions. C’est notamment le cas dans les périodes de grand froid, le plus souvent accompagnées d’une quasi absence de vent, à moins, mais c’est assez rare en France, que ne survienne une tempête hivernale et, donc, des vents très violents. Or, une éolienne ne peut démarrer qu’à partir d’une vitesse de vent de 15 km/h au minimum et s’arrêtera automatiquement, par sécurité, dès que le vent atteindra 90 km/h.

Et comme le rappelle l’expert en énergies Philippe Charlez, « en période de grand froid, il y a un pic de consommation d'électricité. Ce 6 janvier, nous en sommes à 85 gigawatts, ce qui est très élevé, et nous place parmi les 10 à 15 jours où on consomme le plus d'électricité en France. Au-delà de 90, ça commence à devenir critique, et le pic historique est monté à 102 en 2012. » Nous connaissons donc en ce moment « un phénomène d’anticyclone polaire. Il n'y a pas de vent, donc on oublie l'éolien, qui représente moins de 3 % de la consommation d'électricité. » Concrètement, explique Philippe Charlez, « ces jours-ci, quand vous vous levez le matin et avez besoin d’électricité pour avoir de la lumière, faire votre toilette, prendre votre petit déjeuner puis un métro ou un train pour aller travailler, il fait noir et il n’y a pas ou très peu de vent. Inutile, alors, de compter sur les énergies intermittentes, solaire et éolienne. » Et si l’on voulait aller au bout du rêve écologiste, conclut-il, « avec un mix 100 % renouvelable, soit il n'y aurait pas d'électricité, soit on devrait tout importer de nos voisins, ce qui ne serait pas possible ».

 

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17 janvier 2026 6 17 /01 /janvier /2026 10:39

Vous le savez, les concours, les jeux, sont toujours couverts par deux « garanties » : la présence d’un règlement – qui doit être publié – et le travail d’un huissier, qui vient opérer ou valider les procédures.

Lors du tirage du loto, par exemple, la seule personne au monde qui n’a pas le droit de jouer, c’est l’huissier, puisque, si deux boules se bloquent, c’est lui qui doit désigner la boule gagnante.

Alors, comment triche-t-on quand même ? Comment triche-t-on légalement ?

Lorsqu’il s’agit d’un vote des téléspectateurs, la méthode est connue et pratiquée sans complexe. Elle a même été racontée par Benjamin Castaldi dans un entretien.

À partir du lancement de l’opération de vote par téléphone, on peut suivre en direct le résultat, mis à jour instantanément. Et bien évidemment, ce résultat évolue beaucoup. L’un des candidats mène le score, et quelques secondes plus tard, un autre prend la tête. Et ces oscillations, ces alternances, continuent tout au long de l’opération de vote. Il suffit alors tout simplement de déclarer le vote terminé pendant l’un des moments où le candidat que l’on veut faire gagner est en tête. Et ainsi, on choisit le gagnant, totalement « légalement », sans que le vote du public n’ait eu aucune influence.

Voila, vous savez tout.

 

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17 janvier 2026 6 17 /01 /janvier /2026 10:34

Neuf entrées par salle. C’est le résultat du box-office du film Ma Frère pour sa première journée d’exploitation. Hors avant-première, le long métrage sorti le 7 janvier a réuni 6.000 spectateurs dans toute la France. Le film avait pourtant tout pour plaire : une sélection à Cannes dans la catégorie Première et de bonnes critiques sur les sites spécialisés. Cette réalisation signée Lise Akoka et Romane Guéret avait aussi pour elle d’être largement distribuée (dans près de 500 salles). Que s’est-il donc passé ?

Pour ce long-métrage dont le budget est estimé à 5 millions d’euros, la région Rhône-Alpes-Auvergne a investi 250.000 euros, tandis que, selon Destination Ciné, le CNC (Centre national du cinéma) a participé à hauteur de 480.000 euros via son avance sur recettes avant réalisation et son aide au développement d'œuvres cinématographiques de longue durée, et que France Télévisions a versé 850.000 euros. Ce qui s’annonce être un four, comme Les Pires, le précédent film du duo de réalisatrices, est financé à plus de 30 % par l’argent du contribuable français, soit 41,5 millions de foyers. Ce, pour qu’une poignée de spectateurs puisse se divertir (ou pas) pendant 1 h 52.

Le jeu en vaut-il la chandelle ? La question mérite d’autant plus d’être posée que Ma Frère est loin d’être un cas isolé. Parmi les exemples marquants : Toutes pour une, de Houda Benyamina, qui n’a réuni que 14.059 spectateurs pour un budget de 10 millions d’euros ; Reine mère, avec Camélia Jordan, qui, lors de sa première semaine d'exploitation, n’a séduit que 5 spectateurs en moyenne par séance, ou encore Avant que les flammes ne s’éteignent, qui a enregistré 23.491 entrées. Tous ces films, et bien d’autres encore, ont un point commun : en plus d’être woke, antifrançais et/ou politisés, ils sont abreuvés de subventions des régions, des métropoles, du CNC et autres. Chaque année, entre 1,1 et 1,25 milliard d’euros d’argent public partent dans des productions cinématographiques. Du gaspillage à l’état pur.

 

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