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9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 09:16

Il est frappant de constater que la question des nuisances des rave-parties sur les animaux (mammifères, oiseaux, insectes…) est constamment minimisée.

Tout propriétaire de chat sait combien une fête à la maison, avec des invités, des discussions bruyantes et de la musique, stresse l’animal qui, en général, prend la poudre d’escampette et court se cacher. Alors imaginons l’apeurement, pour ne pas dire l’épouvante, que peut ressentir la faune sauvage, mais aussi les animaux d’élevage, lorsqu’une « teuf » s’installe pendant plusieurs jours et plusieurs nuits.

Trois nuisances sont indubitables. Le bruit continu, tout d’abord, de 100 à 120 dB - sachant qu’un trafic routier engendre 85 dB, un moteur de jet 130 dB. Les lumières, ensuite : spots, stroboscopes, néons de lumière noire. Que bruit et lumière soient une source de stress pour les animaux est un fait établi, étudié dans l’environnement urbain. Ces nuisances deviendraient minimes, dès lors que transposées dans un environnement rural ?

Autre nuisance, le piétinement discontinu. Il abîme « les biotopes et les habitats », témoigne, en Suisse, Laurent Gogniat, chef adjoint à l’Office jurassien de l’environnement. En mai 2025, France Nature Environnement a gagné un procès où a été reconnue (entre autres motifs) « la culpabilité du principal organisateur de la rave-party, pour dégradation illicite de l’habitat de plusieurs espèces végétales et animales fragiles et protégées ». La fête s’était déroulée dans la réserve naturelle nationale de la plaine des Maures !

Les protestations des associations écologistes et animalistes se comptent sur les doigts de la main. En mai 2018, trois associations avaient porté plainte pour « destruction d’habitat », après une teuf à Marigny (Marne), un site classé Natura 2000. En Bretagne, en 2017, l'association Bretagne vivante et la Direction départementale des territoires et de la mer avaient convaincu un organisateur d’annuler une rave prévue dans un site classé « zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique ». Encore heureux…

Plus grave : des gens dont l’écologie est le métier se montrent étonnamment compréhensifs. Une écologue du CNRS expliquait cyniquement, à France 3 Bretagne (enquête relayée par France Info) : « Le bruit dérange ces mammifères, mais en général, ils s'en vont avant que leurs tympans n’explosent. » C’est être une fameuse écologue que d’envisager comme anodine la fuite d’un mammifère sous l’effet de la terreur.

Quand même on s'étonne. Ces organisateurs qu'on peut contacter pour leur demander d'annuler des rassemblements illégaux, c'est un peu comme un cambrioleur qu'on solliciterait pour remettre à plus tard son effraction.
Et ces tonnes de matériel qu'on décharge sur un terrain de l'Armée et qu'on installe pendant plusieurs heures sans que les gardiens du lieu interviennent, c'est pas rassurant pour les guerres à venir.

Et ces organisateurs de rave-parties qu'on verbalise symboliquement sans jamais dévoiler leur identité, d'où sortent-ils ? Des langues malveillantes m'ont rapporté qu'il s'agissait de très gros bourgeois très intouchables. Surprenant ?
 

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9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 09:11

"Et l’on nous dit que les caisses de l’État sont vides ? Pourtant, il y a encore des fonds pour financer une foule d’associations et de programmes dans le sillon de la loi EVARS (Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité). Une partie de mes élèves étaient absents, vendredi matin, car ils étaient convoqués à une session d’éducation à la vie affective. Un Vendredi saint, ça ne pouvait mieux tomber.

Déjà en 2023 j'avais dénoncé la diffusion dans les établissements scolaires de la brochure « Tomber la culotte », promue par un certain nombre d’associations, au premier rang desquelles SOS Homophobie, qui a ses entrées partout et qui multiplie les partenariats et, donc, les sources de financement : ministère de l’Éducation nationale, ministère de la Justice, Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), Fonds pour le développement de la vie associative, mais aussi des départements et des acteurs privés comme la MGEN, Uber ou la LFP (Ligue de football professionnel). La nouvelle mouture est sortie en 2025 et reprend sa tournée. Je vous laisse découvrir ce régal de bon goût et de délicatesse.

Les financements de l’État permettent à cette nébuleuse d’associations de produire une quantité pharaonique de matériel « pédagogique » : plaquettes, vidéos, jeux de cartes, jeux de plateau, peluches, maquettes… On peut, ainsi, avoir un puzzle en 3D en forme de pénis ou de vulve, à monter.

Évidemment, on s’adapte au niveau de langue des nouveaux publics, puisque aujourd’hui, il importe davantage de savoir trouver son point G que de savoir conjuguer ses verbes. Les jeux pédagogiques s’intitulent donc « Jdiwi Jdinon » (« un outil pédagogique pour aborder le consentement »), « Sexplikons’nous », « Place2Be », « Consentement t’en dis quoi ? », « Game of Porn », « SéduQ »… Peut-être ne me croyez-vous pas. Elle affabule, for sure ! Je vous invite à aller consulter la liste de ressources pédagogiques du CoDEPS 13 (Comité départemental d’éducation et de promotion de la santé des Bouches-du-Rhône). Cela fera des cadeaux sympas pour les prochains anniversaires dans votre famille !"

 

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9 mai 2026 6 09 /05 /mai /2026 09:05

Dans la nuit de mercredi à jeudi, après la victoire du PSG sur le Bayern, Paris a une nouvelle fois offert le spectacle désormais classique des « débordements ». Pudeur lexicale de rigueur. Résultat : 127 interpellations, des dizaines de blessés, dont plusieurs policiers. Au matin, la France se réveille avec la gueule de bois et l’on nous explique doctement que « cela aurait pu être pire ». Comme toujours.

Mais le plus savoureux — ou le plus tragique — s’est joué place de la Concorde. Les émeutiers, refoulés des Champs-Élysées, se sont rabattus sur une exposition de Yann Arthus-Bertrand intitulée Vivre ensemble. Tout un programme. Une exposition montée avec le démographe Hervé Le Bras, celui-là même qui expliquait, encore récemment, qu’« il n’y a pas de Grand Remplacement ».

Le projet, soutenu par l’État et la mairie de Paris, se voulait « artistique, culturel et citoyen ». Des centaines de portraits avenants d’une nouvelle France (Hervé Le Bras déclare d’ailleurs, au sujet de ces photos : « Yann et moi avons été saisis de la rapidité avec laquelle la France change. » Pas de Grand Remplacement, donc, mais un grand changement. On avance). La France des plaquettes institutionnelles et des éditos de Télérama.

Et voilà que cette utopie trop lisse finit éventrée, renversée par ceux-là mêmes qu’elle célèbre. On aurait voulu écrire une allégorie qu’on n’aurait pas osé aller si loin : place de la Concorde (!), le « vivre ensemble » détruit en direct par les acteurs mêmes de cette France festive et multiculturelle dont on nous vante chaque jour les mérites. On pourrait en faire un tableau, façon Delacroix (pardon, « Delacroissant », plus adapté pour le sujet) : après La Liberté guidant le peuple, « La Vérité détruisant l’utopie ».

Le plus fascinant reste la réaction de Yann Arthus-Bertrand lui-même. Très affecté, d’abord, il a ensuite expliqué qu’il préférait retenir « la gentillesse » de ceux qui étaient venus aider à réparer et que cet épisode démontrait finalement… que le vivre ensemble existait. À ce degré-là, ce n’est plus de l’optimisme, c’est une foi mystique.

 

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18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 08:16

Quand je pense à Raymonde Linossier, et Dieu sait si je pense à elle, à chaque instant, entre toutes sortes d’événements et de paysages, elle a si bien tenu sa place dans notre vie à tous, une place singulière, où elle s’amusait avec tant de bon sens, avec un si gai savoir, une place que ne gagnera personne, une place retenue, défendue pour toujours, eh bien, quand je pense à elle, elle ne m’arrive pas de l’autre côté. Ceux que j’ai aimés, ceux que j’ai perdus ne se lèvent pas avec tristesse d’entre des rangées de chaises et de grilles, serrés et brouillés comme elles, dans des pays de ciels fumés, de voûtes basses et de ronds-points noirs. Ils ne remontent pas des mines de la mort. Non, je pense à eux, je pense à Raymonde comme à quelqu’un qu’on peut voir le lendemain, le jour même. 

Elle va venir avec son air juste, avec sa gravité secrète, avec ses yeux sensés et tendres. C’est alors qu’il se passe un instant sans mesure, une seconde sans bornes, avant que je ne m’adapte aux ténèbres. Enfin, je ne sais pas ce qui s’est passé, c’était si court, cette immense blessure imperceptible…

J’étais parti pour me dire : « Qu’est-ce qu’elle fait donc en ce moment ? Elle pourrait bien me faire signe. Est-elle à Paris ? Je vais lui écrire. A-t-elle fait mes commissions à sa sœur, à Chanvin ? Nous devrions faire un tour à l’exposition des Inquiets, des Pires, des Irréparables. Il faut aussi que je l’emmène voir, un de ces soirs, les Grands Moulins de Pantin, ce dessin du père Hugo ravalé par Piranèse… » Bref, un tas de choses que nous aimons faire. 

Hop ! Le tour de clef du temps m’a serré le cœur. Chaque fois que je me sens en difficulté, que j’hésite sur la base, que je ne tamise pas la chose, que j’ai besoin d’un témoin dans un scrupule, je pense à vous, Raymonde, comme je pense à Charles-Louis Philippe. Enfin, j’ai besoin de vous en parler.

Je travaille, sans travailler, je lis un livre à l’envers, je reprends ce qui ne peut pas se reprendre, je poursuis ce qui ne peut pas se revivre, et je sens le chagrin se rouvrir en grand, lentement, le chagrin qui n’a pas séché, qui n’a pas durci pour moi. 

Si nous nous retrouvons ailleurs, et je ne peux pas m’empêcher d’y penser, comme un enfant, quand il m’est trop dur de me soumettre, et que nous puissions nous traduire l’un à l’autre, vous me ferez entendre raison, j’en suis sûr. 

Si nous nous retrouvons ailleurs, nous chercherons un mur qui ressemble à ce mur, boulevard de Port-Royal, que nous avons longé, où vous me consoliez quand j’étais malheureux. 

Nous tâcherons aussi de trouver un chemin pareil à ce chemin, tout au bout de Neuilly, où nous nous promenions un jour de vacances, avec Adrienne Monnier, et où vous avez dit, en vous tournant vers nous d’un air si sage : « Je suis heureuse… »

 

Léon-Paul Fargue (« D’après Paris » 1932)
 

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18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 08:09

S'adressant au public MAGA (Make America Great Again) qui forme le coeur sans coeur de l'électorat « républicain », le beauf à perruque qui dirige la «grande démocratie américaine » a cru bon de raviver l'ardeur guerrière des ses supporteurs (plus ébranlés par le prix de l'essence que par les fillettes iraniennes taillées en pièces par l'US Air Force) en leur promettant de « ramener l'Iran à l'âge de pierre où ils sont déjà »: des propos exterministes dignes d'Hitler qui montrent au passage que ce n'est pas par accident que les USA ont jadis atomisé Hiroshima, qu'ils ont déversé des millions de tonnes de bombes sur l'Indochine et qu'ils ont récemment subventionné à milliards le génocide israélien à Gaza… 

Mais surtout, puisqu'il est question d' « âge de pierre », qui donc, du noble peuple perse ou du gangster mondial Trump n'est-il jamais sorti de ces âges farouches ? Pour ne prendre qu'un exemple, M. Larejani, le dirigeant iranien que les USA viennent d'assassiner, et que mon propos n'est pas de présenter ici comme un parangon de démocratie (j'ignore tout de sa trajectoire politique), était spécialiste de philosophie occidentale et il a écrit plusieurs livres érudits sur Kant. En fait de littérature, certain catcheur ami de Jeffrey Epstein n'a jamais « écrit » (???) de son côté qu'un opuscule intitulé L'art du deal. Faut-il vraiment commenter ? 

Quant à l'Iran, ce pays héritier d'une antique civilisation qui remonte au moins à Cyrus le Grand et à Zarathoustra a-t-il des leçons de Lumières et de modernité à recevoir d'un pays où des millions de gens sont  illettrés, où d'autres personnes non moins nombreuses croient que l'évolution des espèces est une invention du diable et où des tas d'illuminés attendent la  descente sur Terre du Messie venant régler leur compte aux Infidèles à l'occasion d'un prochain Armageddon nucléaire consécutif à l'avènement du « Grand Israël »? Et Trump sait-il par ailleurs que l'Iran forme chaque année plus d'ingénieurs que l'Allemagne et la France réunies… ce qui n'est pas sans comporter quelques effets déplaisants sur le champ de bataille pour la chasse américaine et les habitants de Tel-Aviv ?

Une chose est certaine en tout cas vu l'extrême finesse du président étatsunien, c'est que si son pays perd une guerre de plus, il ne risque surtout pas d'être renvoyé à l'âge de la « pierre polie »...

 

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18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 08:08

« Voici un petit panorama de ces gens qui prônent le « vivre ensemble » pour mieux vivre entre eux. 

Il y a bien sûr les grands oligarques médiatiques comme Xavier Niel (Le Monde), gendre de Bernard Arnault (Le Parisien). 

Ou Martin Bouygues (groupe TF1), ami de Nicolas Sarkozy (Lagardère). 

Et puis il y a la famille Duhamel. Le p’tit Benjamin (Radio France), neveu de l’insubmersible Alain (86 ans, multicartes), fils de Patrice Duhamel (ancien directeur général de France Télévision) et de Nathalie Saint-Cricq, grande fortune de la PQR - Presse Quotidienne Régionale -, actionnaire de la République du centre ouest, et star, elle aussi de France télévision dont elle est la directrice des rédactions nationales. 

Sans oublier la cousine Amélie Oudéa-Castéra, épouse de l’homme d’affaires Frédéric Oudéa (Société générale, Sanofi), ancienne ministre et patronne du COJO.

Il y a aussi le duo Glucksmann/Salamé, Raphaël Glucksmann né d’un nouveau philosophe germanopratin et Léa Salamé issue d’une grande famille libanaise : lui incarne l’aile gauche de l’extrême centré sur le plan politique, elle en porte la parole au Journal télévisé de 20h de France télévision.

Pour être moins célèbres, d’autres couples n’en sont pas moins nocifs : Laurence de Nervaux dirige Destin Commun, une association vivant de subventions publiques et de l’argent de Soros et œuvrant pour installer des foyers de migrants dans les campagnes. Son mari Alban de Nervaux, lui, censure les médias critiquant l’immigration comme directeur général de l’ARCOM. Pratique : Madame agit, Monsieur interdit les critiques. Emballé, c’est pesé.

Il y a aussi les loups solitaires qui agissent seuls mais avec une influence considérable : tel est le cas de Thomas Andrieu, président de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) qui régularise 60 000 étrangers du tiers monde par an. Fils d’énarque-préfet, gendre d’énarque-préfet, gendre d’énarque-conseiller d’Etat, marié lui-même à une énarque banquière, il est le symbole de l’autoreproduction d’une Énarchie qui a coupé toute racine avec le peuple qu’elle devrait servir.

Il ne s’agit là que de quelques pépites…

Vous en découvrirez bien d’autres au fil de ce dossier et de ceux qui suivront. »

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18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 08:02

Un long métrage documentaire de Pierre Carles‍
101 minutes - Couleur - Stéréo - France - 2026
N° visa d’exploitation : 157.518

« Donner la parole aux acteurs et témoins ; exposer les faits, rien que les faits ; exhumer les archives, les faire parler. Sans commentaire. C’est ce que nous avons tenté de faire. » Pierre Carles

Produit par : Annie Gonzalez, C-P Productions

Distribution ASC Distribution

 

En ouvrant son film par l’image surprenante de la députée Rima Hassan en visite dans la cellule de Georges Ibrahim Abdallah, Pierre Carles fait d’une pierre deux coups. Tout d’abord l’émotion: l’accolade entre la rayonnante jeune femme et le vieil homme bouleversé qui la serre dans ses bras en disant à la camera : « C’est la première fois que des gens venus de l’extérieur entrent dans ma cellule ».  Ensuite l’intention : c’est un film qui va déconstruire la méfiance spontanée à laquelle le spectateur lambda aura sans doute fini par succomber à l’égard de certaines figures diabolisées par - disons le gentiment - la pensée mainstream.

Car demandez à un quiconque de citer de mémoire le nom d’un« terroriste », il vous dira Georges Ibrahim Abdallah. Quand à Rima Hassan, peu de personnalités politiques peuvent se targuer d’avoir été autant insultées et vilipendées que cette passionaria de la cause palestinienne depuis qu’elle est entrée, un keffieh jeté sur ses épaules, dans l’arène du spectacle politico-médiatique français. Avec cette première séquence, Pierre Carles fait la promesse d’un film qui va bousculer les idées reçues, et il la tient, poursuivant son œuvre de salubrité publique dans une enquête longue, détaillée, et parfois drôle dont nombre de figures politiques et médiatiques ne sortent pas grandies. L’une des forces du film étant que certaines de ces personnalités, en particulier des journalistes penauds, avouent avoir mal fait leur travail, contribuant par là à construire une atmosphère menant à la condamnation à perpétuité d’un homme dont le dossier était quasiment vide, puis à l’acharnement politique dont il a été victime et qui lui a valu de passer plus de 40 ans en prison alors qu’il était libérable depuis plus de 20 ans.  

Georges Ibrahim Abdallah a certes assumé l’exécution par son organisation (les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises) de deux officiers de renseignements, l’un israélien et l’autre américain, à Paris , en 1982. Rien ne prouve qu’il ait participé personnellement à ces actions mais il ne s’en est pas dissocié. Depuis la fin des années 70, son pays - le Liban - étant régulièrement (il l’est toujours) envahi et bombardé par l’armée israélienne avec le soutien américain, il considérait avoir pris les armes contre l’ennemi de son peuple.  On comprendra que de son point de vue et de celle de ses avocats, ces deux morts s’inscrivent dans une guerre où des dizaines de dirigeants et de représentants politiques et militaires libanais et palestiniens ont été assassinés avant, pendant et après les décennies qu’il a passé derrière les barreaux, cette pratique de l’assassinat politique « partout où l’ennemi se trouve » ayant été revendiquée par tous les dirigeants israéliens, de Golda Meir à Benyamin Netanyahu. Mais ni Georges Ibrahim Abdallah ni son organisation ne se sont jamais attaqué à des civils et il s’est toujours déclaré opposé à ce genre d’actions. Le film de Pierre Carles démontre, entretien après entretien, comment une presse quasiment unanime a pourtant cherché à lui mettre sur le dos des attentats de masse commandés par les services iraniens pour faire pression sur la France, des attentats avec lesquels il n’avait rien à voir, que les services français n’avaient pas réussi à déjouer, et qu’ils avaient trouvé pratique de les lui imputer, à lui, à ses frères et aux FARL qui n’existaient déjà plus. En voyant le film on est effarés de voir comment des journalistes « sérieux » peuvent tomber dans des pièges aussi grossiers. Et les films historiques ayant d’autant plus d’intérêt qu’ils contribuent à éclairer le présent, on se dit aussi qu’il importe plus que jamais d’être vigilants face aux manipulations d’opinion qui hélas se multiplient tellement que parfois le vertige nous prend …

https://www.affaire-abdallah-lefilm.fr/a-propos

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4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 10:33

En laissant de côté tous les sous-fifres, hommes de paille et porte-flingues au service de ces messieurs, j’ai établi une liste des condamnés les plus célèbres de l’Etat français : Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, Thomas Thévenoud, secrétaire d’État au Commerce extérieur, Léon Bertrand, ministre délégué au Tourisme, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur, Pierre Bédier, secrétaire d’État chargé des Programmes immobiliers de la Justice, Michel Roussin, ministre de la Coopération, Michel Gillibert, secrétaire d’État aux Handicapés, Alain Juppé, Premier ministre, Edmond Hervé, secrétaire d’État à la Santé, Jacques Médecin, secrétaire d’État au Tourisme, Jacques Mellick, secrétaire d’État à la Défense, Alain Carignon, ministre délégué à l’Environnement, Henri Emmanuelli, secrétaire d’État chargé du Budget, Bernard Tapie, ministre de la Ville, Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, François Léotard, ministre de la Défense, François Fillon, Premier ministre.

Sans oublier bien sûr les présidents de la République Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac.

J’ai volontairement ignoré la cohorte des maires poursuivis en justice, ça nous entraînerait trop loin. L’Observatoire des risques de la vie territoriale a comptabilisé pour la mandature 2020-2026 un total de 914 élus locaux condamnés, soit une hausse de 58%.

Puisque l’Observatoire des risques signale la dangerosité des mandatures, j’ai du mal à comprendre qu’on persiste à voter pour son futur arnaqueur, ou mieux encore à réélire l’ancien déjà condamné. Il est vrai que l’Observatoire des risques ne précise pas si les risques concernent l’élu ou l’électeur. Un "Observatoire des escroqueries de la République" aurait été plus parlant, si l’on tient bien sûr à rester poli.

En tout cas c’est bien dans le secteur de l’Etat que l’expression « Zone de non droit » a toutes les raisons de s’appliquer. Et les dealers des cités sont de bien tristes amateurs en comparaison. Lequel d’entre eux pourrait se vanter de faire traîner son procès vingt-cinq ans comme Chirac ou de sortir un best-seller sur ses quinze jours de taule, comme Sarkozy ?

Alors à qui la palme ? Pasqua a réussi un tour de force : cité dans plus d’une dizaine d’affaires frauduleuses, il n’a jamais écopé que de vingt-huit mois avec sursis.

Mais Tapie reste le maître. Il réussit à se faire payer 400 millions d’euros par l’Etat grâce à un arbitrage illégal dans l’affaire du Crédit Lyonnais. L’Etat lui demandera bien de restituer la somme mais Tapie fera durer la procédure onze ans avant de disparaître définitivement.

Ces 400 millions versés à Tapie par l’Etat ont été prélevés sur les impôts des 20 millions de foyers fiscaux solvables en France, soit 20 briques par foyer. Comme pour ma part, je n’ai jamais été remboursée, je considère Tapie comme mon débiteur et lui voue une haine assez tenace.

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4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 10:26

L'échec de Lionel Jospin au premier tour de l'élection présidentielle de 2002 symbolise parfaitement le parcours de l’ancien secrétaire du Parti « socialiste », à savoir celui d’un renoncement et d’un reniement des idéaux et des principes d’une véritable gauche patriotique et populaire. Une « dérive » parfaitement conforme à l’engagement trotskiste des années 1960 qui prenait avant tout pour cible le « totalitarisme communiste » et qui amena naturellement Lionel Jospin, fidèle à la stratégie entriste, à adhérer au Parti « socialiste » dans sa version mitterrandienne puis à jouer un rôle central dans le combat pour affaiblir le Parti communiste français dans les années 1970.

    À la suite de l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir, en tant que secrétaire du PS de 1981 à 1988, il accompagna le « tournant de la rigueur » des gouvernements Mauroy de 1982-1984 et tout ce qui s’ensuivit : désindustrialisation, capitulation devant les traités européistes (Acte unique européen de 1986, traité de Maastricht de 1992, etc.), approbation de la guerre du Golfe en 1991… et bien entendu joie devant l’écroulement de l’URSS et du bloc socialiste.

    Nommé Premier ministre à la suite de la victoire inespérée aux législatives de 1997, il constitua un gouvernement de « gauche plurielle » qui, au-delà de quelques avancées emblématiques (parité, PACS, etc.), par sa politique euro-atlantique, prépara le fiasco monumental de 2002 : application des traités de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice, record de privatisations (Air France, France Télécom, etc.), approbation du bombardement de la Yougoslavie en 1999, démantèlement de la République une et indivisible avec le statut autonomiste de la Corse, etc. Jusqu’à traiter avec naïveté la question de la sûreté et à affirmer, à l’occasion de la campagne présidentielle de 2002, que son programme n’était pas socialiste et que l’État ne pouvait rien contre la désindustrialisation qui ravageait des pans entiers du pays… et poussait le vote de colère populaire vers Jean-Marie Le Pen.

    Imputant la défaite de 2002 uniquement aux divisions de la « gauche plurielle », Lionel Jospin, en retrait de la vie politique après le terrible camouflet, persista dans sa ligne euro-atlantique : soutien au « traité établissant une constitution pour l’Europe » massivement rejeté par référendum le 29 mai 2005; soutien à la candidature de François Hollande qui fit sombrer le peu de «gauche » qu’il restait au PS et prépara, ainsi, l’arrivée au pouvoir du despote Macron ; soutien au régime pronazi de Kiev en fustigeant la fantasmée « menace russe » ; opposition croissante à LFI (elle-même dans le renoncement de sa ligne de 2017 : « l’UE, on la change ou on la quitte ! ») tout en appuyant un PS toujours plus euro-atlantique.


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4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 10:20

Il existe deux sortes de villes. Celles où les banlieusards pauvres votent pour le même maire que les riches habitants du centre-ville, comme Clermont-Ferrand et celles ou les banlieusards votent pour des maires différents de ceux de la ville, comme Paris.

La politique de la ville à Clermont-Ferrand comme à Paris a consisté à empêcher le plus possible les banlieusards d'« envahir » le centre-ville. Aussi, les banlieusards de Clermont-Ferrand ont puni le maire "socialiste" de Clermont-Ferrand en ne se déplaçant pas pour l'élire, voire en votant contre lui.

Mais à Paris les banlieusards, par exemple de Saint-Denis, n'ont pas pu punir la mairie "socialiste" de Paris pour sa politique de la ville discriminatoire, n'ayant pas la possibilité de voter contre. Et, comme les riches habitants de Paris intramuros sont bien contents que la banlieue ne vienne pas les emmerder, ils ont voté haut-la-main pour cette politique d'apartheid.

Donc les biosalauds ont mené, sous prétexte d'écologie et de vélo, une politique discriminatoire récompensée à Paris et punie à Clermont, parce que ces villes ne sont pas structurées pareil. La banlieue est à l'intérieur de la commune de Clermont, mais à l'extérieur de celle de paris.

Autre chose que le maire "socialiste" de Clermont-Ferrand n'a pas compris, c'est que, pour caricaturer, le sport est de droite et la "culture" de gauche. Il a pourtant dépensé un fric monstrueux pour fabriquer un stade de foot gigantesque très bruyant. Il a ainsi propagé sans le savoir des idéologies de droite en croyant faire de la démagogie.

Je signale aussi que la transformation gigantesque de la ville de Clermont afin d'en éliminer les visites des banlieusards a coûté très cher et que les banlieusards éliminés payent les mêmes impôts que les habitants du centre-ville. On peut dire que les banlieusards ont payé des impôts à Clermont-Ferrand afin d'être éliminés du centre-ville. L'arnaque est complète.

Je peux même ajouter que ce n'est pas glorieux pour LFI d'avoir accepté de faire liste commune avec un maire qui a fait une telle politique de la ville.
 

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