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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 09:33

Sans sombrer dans la nostalgie, il fut un temps où les paysans vivaient dignement de leur travail tout en nous nourrissant au passage ; ce qui n’était pas rien. Aujourd’hui ? Les paysans sont les nouveaux prolétaires, autrement plus déclassés que les beurs à capuches de nos cités. Leur seul horizon ? Que le litre de lait leur soit payé plus que 25,8 centimes d’euro le litre, dixit le décidément irremplaçable Figaro. Idem pour le kilo de viande, qu’elle soit bovine ou porcine. Dans le même temps, ils se suicident par paquets de cent, las du surendettement et de la détresse sentimentale. L’amour est dans le pré ? Rien qu’à la télévision, et encore : quelle femme digne de ce nom rêverait, aujourd’hui, d’épouser un plouc…

La compétitivité, donc. Les culs-terreux n’ont qu’à faire comme dans les fermes des mille vaches ou des vingt mille poules chères à Angela Merkel et à la Commission de Bruxelles. Entasser les animaux dans des camps de concentration sordides. Empilés les uns sur les autres : vaches aux poumons dévorés par l’ammoniac de leur urine, ce qui leur tient d’étable n’étant jamais lavé ; poules amassées les unes sur les autres, ergots aussi déformés que les sabots des vaches plus haut évoquées, obligées qu’elles sont de piétiner sur deux décimètres carrés, sans jamais avoir vu le soleil, l’herbe des champs et même la cour d’une ferme. Et ne parlons même pas des cochons, animaux les plus intelligents de ce que l’on nommait autrefois la basse-cour, agglutinés les uns sur les autres, avant d’être réduits en charpie…

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Publié par ELIZABETH
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