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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:51

La loi réformant « les soins sous contrainte » est entrée en application le 1er août 2011. Elle ne visait qu’un objectif : rendre encore plus difficiles les sorties de patients hospitalisés sans leur consentement. Depuis, on a constaté une « hausse énorme » du nombre d’hospitalisations en psychiatrie sans le consentement de la personne : plus de 50 % en cinq ans. Dans le même temps, on a vu revenir en force des méthodes qu’on croyait oubliées, à savoir « deux pratiques anciennes qui connaissent une recrudescence depuis une vingtaine d’années : l’isolement et la contention mécanique, qui consiste à immobiliser le malade par des liens, attaches ou camisoles », disent les rapporteurs. Le tout complété par la vidéosurveillance et parfois des caméras thermiques.

Pour le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), cela s’explique par « une réduction des effectifs, la présence insuffisante des médecins, une évolution de l’approche psycho-pathologique et un manque de réflexion d’ensemble sur la liberté de circulation des patients ».

La vérité est que plus personne – infirmiers comme médecins – ne veut faire ce sale boulot. Déjà, 80 % des psychiatres exercent dans des villes de plus de 50.000 habitants. En 2018, 40 % d’entre eux auront pris leur retraite et la relève n’est pas assurée. Et ce n’est pas un procès-vengeance qui réglera le problème dans un pays – premier consommateur de psychotropes -, où de plus en plus de gens « pètent les plombs » !

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