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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 11:30

Anne Hidalgo souhaite à terme interdire les véhicules à moteur thermique dans la capitale. Pour les remplacer, elle propose notamment d’utiliser des véhicules électriques qui sont censément plus “propres”. Cette solution est pourtant loin d’être aussi écologique que l’édile parisien le prétend, j’y vois même pour ma part un véritable mirage.

 

Une pollution de l’air moindre mais…

La pollution de l’air est moindre avec des voitures électriques, on ne peut le nier… Mais elle n’est pas nulle, l’usure des pneus, des freins sont deux des facteurs de la pollution atmosphérique estimée par ailleurs à 41 % des émissions du secteur du transport routier (voir la page 12 du rapport d’Air Parif)  http://www.airparif.asso.fr/_pdf/publications/inventaire-emissions-idf-2012-150121.pdf). On est donc loin de l’image du véhicule électrique parfaitement écologique et “zéro émission”. 

 

La pollution n’est pas seulement atmosphérique

Par ailleurs, l’impact écologique de la construction de ces même voitures n’est pas insignifiant. Mais peut-être qu’Anne Hidalgo ne se soucie pas de ce qui dépasse le périphérique ou les boulevards des maréchaux… Il faut rappeler que fabriquer une voiture électrique est polluant.

Les principaux composants de ces automobiles sont les batteries. Ces dernières sont faites de métaux, de circuits électroniques, mais aussi de matériaux plus rares. Dans ces matériaux plus rares, on peut notamment trouver le lithium. Ce métal alcalin est extrêmement difficile à extraire, il provient de mines ou de carrières.

 

Le lithium utilisé pour les batteries des 'Autolib’

On apprend ainsi dans cet article de Reporterre que l’extraction du Lithium a des conséquences dramatiques sur la pollution de l’eau et le quotidien des habitants de la région de Salta en Argentine. L’article révèle également que le groupe Bolloré, fabricant, notamment, de batteries électriques et concepteur du véhicule BlueCar, la fameuse Autolib’ parisienne, a entre 2009 et 2011 eu un partenariat avec une société qui extrayait du lithium dans cette région sinistrée par cette exploitation.

 

L’énergie électrique pollue également

Mais la pollution créée par la batterie ne s’arrête pas là. Car pour faire rouler la voiture, il faut recharger les batteries. Et si l’action de brancher une prise paraît bien souvent anodine, il convient de rappeler plusieurs choses.

L’électricité française est d’essence nucléaire dans une écrasante majorité (89 %).

Le retraitement des déchets nucléaires est problématique. Une part non négligeable des déchets est enfouie sous terre car ne pouvant être retraités. Il s’agit d’une véritable bombe à retardement écologique. Certains avancent que le développement des énergies alternatives pourrait permettre de diminuer cette pollution. La lecture de l’ouvrage d’Alban Darguin, Éoliennes, Un scandale d’État réfreinera l’engouement de certains…

 

Enfin, contrairement aux véhicules classiques qui cessent toute consommation d'énergie à l'arrêt, la voiture électrique continue de consommer du courant même sans rouler puisqu'il lui faut recharger ses batteries.

 

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