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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 09:32

09-11-13-chirac-pasqua-de-villepin.jpgLa tronche simiesque de Charles Pasqua va-t-elle enfin un jour disparaître de nos écrans ? D’abord parce que, du point de vue photogénique, elle peut apparaître comme une incitation à la pornographie, et l’on devrait exiger au moins le contrôle parental pour les moins de 12 ans. Mais il y a évidemment plus grave. Charles est un voyou, ou, si l’on préfère un « dévoyé », celui qui a quitté « la bonne voie », la voie de l’honnêteté. On pourrait dire aussi une « crapule », ou utiliser des substantifs voisins : une « canaille », un « bandit », un « voleur ».

 Sa biographie nous rappelle qu’il est constamment mêlé à toutes les basses besognes de la république gaulliste, et qu’on le redoute, même parfois à gauche.

Un peu d’histoire ? Ca manque dans les établissements scolaires. Né en 1927, Charles Pasqua a participé à la Résistance ( ?) dans la région de Marseille, en compagnie de personnages haut placés dans le « milieu », et notamment Jo Attia, un grand humaniste.

 Tout le monde se souvient que le fameux SAC (service d’action civique) fut créé en Janvier 1960, et notamment par Alexandre Sanguinetti, tellement drôle pour ses bons mots, et Charles Pasqua. Il s’agissait, en principe, de lutter contre l’OAS, et de sauver la république.

 En réalité, le SAC intervenait dans la politique africaine et réglait les comptes entre militants de la droite.

Parmi ses interventions particulièrement pittoresques, on peut citer l’assassinat de Jean de Broglie, en 1976, à la veille de Noël. Le « suicide » de Robert Boulin, le 30 octobre 1979, et l’explosion finale, connue sous le nom de « Tuerie d’Auriol », qui se solda par le meurtre de six personnes en Juillet 1981.

J’ai eu la chance de faire passer le bac, à la Maison Centrale de Saint Maur, à l’un de ces énergiques étudiants, qui ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. Je me souviens qu’il s’appelait Ange Poletti et il était d’ailleurs fort sympathique. Je regrette un peu, aujourd’hui, qu’il n’ait pas procédé à une épuration plus large de tous ces hommes de droite plus ou moins musclés. Et je continue de m’interroger sur cette prise d’otages de l’école maternelle de Neuilly, le 13 mai 1993. C’est trop beau pour être vrai : M. Sarkozy, en maire héroïque, affronte le tueur, Eric Schmitt, dont le surnom est demeuré célèbre : Human Bomb.

Charles Pasqua est ministre de l’Intérieur. Le preneur d’otages est assassiné par les hommes du RAID. Très bien, il ne parlera plus. Seule, la famille ne se satisfait pas de cette explication. Mais elle n’aura pas droit à une véritable enquête, tout comme la famille Boulin n’aura pas le droit, même avec l’avocat Jacques Vergès, de poursuivre l’enquête sur cette noyade curieuse au cours de laquelle l’eau ne pénètre pas dans les poumons !

 Bref, les chefs d’accusation contre Charles Pasqua ne concernent aujourd’hui que des escroqueries qui sont monnaie courante dans la corruption ambiante. Ils n’évoquent pas ses crimes, ses assassinats commandités, ou ses complicités. Probablement fait-il peur encore ?

Pour ma part, j’aimerais bien savoir aussi pourquoi M. Badinter a menacé les enfants de Robert Boulin de les poursuivre en diffamation s’ils persistaient dans leur recherche de la vérité. Et pourquoi il a ainsi protégé ses tueurs…Badinter, avec sa gueule de Christ mal supplicié, me semble avoir été l’alibi crédible du socialisme. Il a refusé la révision du procès Mis et Thiennot.  A quand l’incarcération de Badinter et sa condamnation à dix ans de vie normale, au SMIC ?

Mais nous sommes là dans la haute politique, dans la politique de très haut vol, celle qui demande aux chômeurs de se calmer, aux SDF de s’entraîner à ne pas être aussi douillets, à tous les travailleurs de la boucler, et de s’habituer à recevoir des coups de matraques de CRS.

De s’habituer aussi à la prison,  car le traitement de la pauvreté, c’est non seulement le racket des automobilistes, c’est aussi l’enfermement. Alors que les grands singes comme Charles Pasqua ou les petits comme Nicolas Sarkozy (Carla Bruni est zoophile !!!) échappent aux lois, les jeunes et les moins jeunes, à qui la République se doit de fournir un travail, se retrouvent par une fatalité, qui n’est que la conséquence du libéralisme débridé actuel, dans une misère où ils descendent par paliers.

Le lecteur excusera, j’espère, cette biographie, un peu morne, d’un des grands bandits emblématiques du capitalisme livré à lui-même, de cette société du spectacle, de la marchandise et du mensonge permanents, qui se permet, en prime, d’humilier les pauvres.

 La bestialité des gouvernants actuels atteint des limites dont on se demande jusqu’où elles vont aller. En tout cas, c’est bien le rôle d’un quotidien comme « L’Echo », de dénoncer toutes ces injustices, et avec les seuls mots qui conviennent, les mots grossiers, qui ont toujours été utilisés dans les périodes révolutionnaires.

Il est révolutionnaire et sain d’appeler Sarkozy « couilles molles », comme le faisait Louis Pergaud dans la Guerre des Boutons. Et la grande Séverine, communiste et secrétaire de Jules Vallès ne craignait pas d’écrire, à propos du journaliste traître, Henri de Rochefort : « Vieux cadavre vivant dévoré sur pied par les vers » !

Ah, elles en avaient, les gonzesses, vers le début du 20ème siècle.

Les gouvernants d’aujourd’hui déshonorent le monde animal. Même les rapaces ne se mangent pas entre eux. J’espère vivement assister à des scènes d’anthropophagie du genre : « Carla Bruni dévorant la couille gauche de Charles Pasqua ». Ou encore, « Mr Fillon dévoré vivant par ses confrères ». Je vous laisse imaginer la suite. La cuisine électorale des soi-disant grands de ce monde, ça pue, ça m’intoxique !

 Je préfère la cuisine populaire, où l’on ne mange pas de viande pourrie !

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