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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 08:57

Trois ans après les manifestations monstres contre la hausse des frais d'inscription, les étudiants québécois sont redescendus dans la rue jeudi 2 avril pour dénoncer les politiques d'austérité du nouveau gouvernement de la province de Québec. Des manifestations pacifiques violemment réprimées par les forces de l'ordre, dans une indifférence quasi générale...

Mobilisations contre l’austérité

Il y a trois ans, les rues de Montréal et de Québec se remplissaient d’étudiants, bien décidés à lutter contre la décision du gouvernement de la province de Québec d’augmenter les frais d’inscription à l’université. Un mouvement historique qui débuta le 13 février 2012 et qui allait durer des mois. Tous les jours ou presque, les étudiants descendaient dans la rue pour exiger un accès aux études supérieures et l’abrogation de la loi visant à augmenter les frais d’inscription. Les sit-in, les occupations d’universités rythmaient alors le quotidien des étudiants déterminés à se faire entendre par le gouvernement de M.Jean Charest.

Mais trois ans plus tard, plus rien ou presque. Les étudiants sont retournés dans leurs universités et les scènes des manifestations semblent lointaines. C’était sans compter sur les nouvelles mesures d’austérité annoncées par le nouveau premier ministre québécois, Philippe Couillard, élu il y a un. Les mesures annoncées la semaine dernière visent en effet à couper de manière drastique dans les dépenses publiques et notamment dans l’éducation et la santé. Cette décision a provoqué la colère des étudiants qui dénoncent « les pires compressions dans l’éducation depuis 20 ans ».

Le 21 mars, les associations et syndicats d’étudiants votent la grève afin de dénoncer le budget restrictif et néolibéral du gouvernement québécois. Le 23 mars, plus de 50000 étudiants participent à la grève dans les universités et les campus de la province. Et puis, ce jeudi 2 avril, « jour de grève nationale », ils étaient plus de 135000 à suivre le mouvement de grève dans les universités et environ 75000 (1) personnes à descendre dans la rue pour manifester à Montréal. Familles, professeurs, étudiants, travailleurs, tous sont venus dire leur colère face aux politiques antisociales qui leur sont imposées.

Les étudiants, fer de lance de la contestation, dénoncent ardemment les politiques d’austérité imposées coup sur coup par les gouvernements successifs. Depuis maintenant plus de 20 ans, et suivant les politiques néolibérales menées aux États-Unis et en Europe, le gouvernement québécois, et dans une plus large mesure l’État canadien, mènent une guerre sans merci contre les derniers acquis de l’Etat-Providence. Santé, éducation, culture, tous les services publics reçoivent les foudres des obsédés de la « rigueur budgétaire ».

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 08:47

Le 7 avril 2015 s’est tenu à Tarbes le procès en première instance de la manifestation anti-corrida de Maubourguet. Alors qu’il s’agissait d’une action citoyenne, seul Jean-Pierre Garrigues était poursuivi, à titre personnel. C’est d’ailleurs la première curiosité de cette nouvelle attaque menée par le lobby taurin : le président du CRAC Europe est poursuivi mais le CRAC Europe ne l’est pas. Pourtant c’est bien en tant que président de cette association que Jean-Pierre Garrigues a été désigné comme coupable d’office à l’issue de sa garde à vue le 23 août 2014, après avoir été plaqué au sol par des CRS parce qu’il tenait un mégaphone.

Côté parties civiles, se trouvaient sans surprise la mairie de Maubourguet et son club taurin, représentés par les duettistes habituels de la cause aficionada dans le sud-ouest, le bâtonnier Michel Dufranc et l’avocat Guillaume François, en plein remake du procès de Rion-des-Landes. Avec eux, pour les plaidoiries, on n’est jamais déçu.

Avec leur sens bien connu de la mesure et de la subtilité, ils nous ont comparés « aux talibans qui ont détruit les bouddhas de Mossoul pour faire disparaître une culture minoritaire » (à Mossoul ? des bouddhas ? ce n’est pas plutôt à Bamiyan ?), ce qui était de toute évidence la même chose que les anti-corrida qui veulent mettre fin à cette « culture minoritaire » (c’est Maître François qui le dit) qu’est la tauromachie dans le sud de la France. Ils nous ont bien entendu traité de « terroristes » et ont considéré que sauter dans une arène avec des sifflets était rien moins qu’un « attentat » (ils ont dû apprendre à lire sur le site de Terres Taurines). Quant aux coups reçus par les militants, c’était l’inévitable conséquence de leur provocation, d’autant que leur motivation à se faire frapper à coups de barres de fer, de pieds et de poings pour terminer aux urgences était de pouvoir ensuite « se victimiser ». Bien entendu, le but de Jean-Pierre Garrigues en ayant ce énième procès était de « s’offrir une tribune médiatique » (tout juste s’ils ne disaient pas que c’était lui qui avait lancé des poursuites contre lui-même).

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 09:17

Quand on manque de faits divers il y a, heureusement, Météo France. Quand on manque de catastrophes, il y a, heureusement, le temps qu’il fait. Le temps est une perpétuelle menace alors attention au temps ! Les catastrophes menacent aussi. Attention aux prévisionnistes. Attention, soyez vigilants ! La France est en vigilance jaune. La France est en vigilance orange. N’oubliez pas votre parapluie ! N’oubliez pas votre pull over ! N’oubliez pas votre vaccin anti-grippe ! Attention l’hiver arrive ! Attention le printemps arrive ! Attention mauvais temps sur la façade ouest ! Attention tempête sur la façade est ! Attention, ouvrez votre parapluie, votre paratonnerre, ouvrez votre parapente ! Attention ouvrez votre parachute ! Attention fermez votre parapluie ! Attention un nuage peut en cacher un autre ! Attention un ministre peut en cacher un autre ! Un salaud peut en cacher un autre ! Un con peut en cacher un autre. Encore plus con ! Alors attention ! Attention demain épisode orageux ! Attention l’orage arrive, les avalanches arrivent ! La grêle arrive ! Les fleuves débordent. Les inondations inondent. Attention ! Soyez vigilants ! Météo France lance une alerte ! La France est en vigilance rouge ! En vigilance noire ! Attention le soleil s’éclipse, la lune se cache, elle disparaît ! Les grandes marées arrivent. Le brouillard recouvre l’Europe entière. Attention à l’humidité ! Attention le sida arrive ! Attention la fête des mères arrive! Attention aux œufs de Pâques. Attention à la foudre ! Attention aux coups de foudre ! Attention le taux de croissance augmente ! Attention le prix des carburants est à la baisse ! Attention ne vous baissez pas trop. Attention à la marche! Après il y en a une autre ! Attention aux nuages ! Météo France annonce du grésil sur une large moitié nord. Et des giboulées sur une large moitié sud. La France est coupée en deux, attention ! Au nord de la Loire de la neige et du vent. Au sud du vent et de la neige. Attention au vent ! Le vent atteindra cinq degrés sur l’échelle de Beaufort. La terre tremblera sur l’échelle de Richter. Les bénéfices des entreprises s’élèveront à dix sur l’échelle de Rothschild ! Attention ! Les incendies font grimper les pompiers sur la grande échelle de Sacha Distel. Les Airbus s’abattent dans les Alpes, les hélicoptères s’abattent en Argentine. La marée emporte des touristes imprudents au Mont Saint Michel. Attention soyez prudents ! Attention au pic de pollution ! Attention au pic des démolisseurs ! Ralentissez ! Attention à la couche d’ozone ! Attention aux gaz à effet de serre ! Les radars sont disposés sur les routes pour notre sécurité. Les alcootests sont disponibles en pharmacie. Pour notre sécurité. Les policiers sont équipés de flashball pour notre sécurité. Attention les vols à la tire sont sévèrement réprimés. Les ministres sont autorisés à voler. Attention à Tania Young ! Tania Young est une sorcière ! Attention aux présentatrices de Météo France ! Attention à l’air, attention à l’eau, attention ! Attention le vent a emporté les mots ! Attention c'est la fin de la culture ! Le vent emporte les bulletins de vote ! Attention le vent emporte les bulletins météo ! Attention il n'y a plus rien. Je me résume : Attention !

Vive la France de Météo France !

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 09:11

Dieudonné soutient Jean Roucas. Qui l’eût cru ? Le chansonnier vieille école invité à se produire au théâtre de la Main-d’Or, temple de la dissidence… Le choc des générations ! La rencontre surréaliste de deux univers que tout sépare… Merci Manuel Valls, merci Jacques Mailhot (patron du théâtre des « Deux-Ânes » et potentiel troisième), le métissage est en marche. Vous en rêviez, le voici. … Un comique noir, un blanc, l’un classique, l’autre moderne… Amateurs de mayonnaises, à vos mixers ! Mais ne nous emportons pas. L’offre faite par Dieudonné à Jean Roucas de monter un spectacle intitulé « Heil Hollande » est périlleuse.

Autre lieu, autre public. Adieu les cars de retraités, les nostalgiques du « Bébête Show » et autres amateurs de jeux de mots… Bonjour les rebelles pointilleux habitués à la poilade sans facilité ni calembours. La proposition est empoisonnée. Comment passer d’un auditoire conquis d’avance à des bandes de soraliens avides d’humour qui cogne, de sketchs aux limites de la limite ?

Dans l’éventualité où Jean Roucas relèverait le défi, artistiquement, il se trouve placé face à deux possibilités. La première consiste à faire détourner les cars en route pour les « Deux Ânes » pour les amener de force à la « Main d’Or ». Un terroriste débutant se ferait un plaisir de mener à bien l’opération moyennant un léger pourcentage sur les recettes. Vider l’un pour remplir l’autre, vases communicants, transfert de clientèle, faillite des « Deux Ânes »… Jacques Mailhot en slip kangourou sur le boulevard de Clichy. L’ambiance animalière serait sauve. La morale aussi.

La solution deuxième est plus aride. Jean Roucas se saisit de l’occasion pour donner un second souffle à sa carrière en tentant d’adapter son talent à son époque. Gros challenge. Révolution bien ordonnée commence par soi-même. Le comique chamboule sa routine et se révèle tout neuf, paré pour un nouveau départ. Un oisillon à lunettes perce la coquille et surprend son monde. Les retraités désertent spontanément les ânes, les jeunes affluent, Jacques Mailhot se mord les sabots. Collaro arrive et relance un « Bébête Show » insolent avec Dieudonné en marionnette de mouton noir… Beaucoup de travail à la clé.

Entre ces deux extrêmes reste la possibilité, pour Jean Roucas, de jouer la carte du comique officiel de la dissidence d’un certain âge. Un « Deux Ânes » bis quelque part entre le XIe arrondissement de la Main d’Or et le bas de la butte Montmartre… Ou bien quelque part en France. Dans un lieu improbable. À l’instar du Royal Palace, ce cabaret avec girls emplumées installé en rase campagne sur lequel personne n’aurait misé une cacahuète, Jean Roucas pourrait inaugurer une nouvelle formule consistant en un petit théâtre de chansonniers anti-système. Dans le spectacle « Heil Hollande », une parodie de Julie Gayet en Eva Braun passablement dénudée ferait le plein tous les soirs… et remplirait d’aise les lassés du comique convenu. À lui de jouer…

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 09:06
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 09:02

Pierre Bédier se rassoit dans son fauteuil de président du conseil général des Yvelines, la République se couche.

Pierre Bédier a été réélu le 2 avril dernier président du conseil général des Yvelines à l’unanimité des suffrages exprimés.

Après un passage par la case condamnation judiciaire, c’est un retour à la case départ pour l’ancien président du conseil général des Yvelines.

Condamné en mai 2009 à 18 mois de prison avec sursis pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux, assorti d’une peine d’inéligibilité, l’homme fort de Mantes était soupçonné d’avoir bénéficié d’enveloppes en espèces et autres avantages d’un total de plusieurs centaines de milliers d’euros en échange de l’octroi de marchés publics.

Mais monsieur Bédier est un homme chanceux : frappé d’inéligibilité jusqu’en 2015, celle ci prit fin en 2012 à la faveur d’une modification du Code électoral. Un bonheur n’arrivant jamais seul, le maire UMP de Mantes-la-Ville Michel Vialay, qui lui avait succédé en 2009, annonce sa démission du conseil général. Le siège aurait dû revenir à sa suppléante mais cette dernière n’est autre que madame Bédier (!) qui, en épouse fidèle et compatissante, se retire à son profit. Au jeu des chaises musicales, décidément, monsieur Bédier est un champion hors catégorie, car le 11 avril 2014, c’est au tour de monsieur Alain Schmitz de démissionner de son poste de président du conseil général des Yvelines, lui offrant ainsi sa place.

À l’heure où les loups de la bien-« pensance » hurlent au nom des valeurs de la République, la caravane Bédier, elle, passe, lestée du poids des condamnations judiciaires rendues au nom du peuple français.

Lorsque madame Boutin, gentiment remisée à nouveau dans les rangs UMP, a annoncé les résultats de l’élection, à savoir 38 bulletins pour le sortant et unique candidat Pierre Bédier et 4 blancs (dont celui, modeste, du principal intéressé), un murmure s’est fait entendre, nous dit-on dans les rangs…

Voici donc le feu de la rébellion : 3 bulletins blancs déposés anonymement dans l’urne tiendront lieu de protestation étouffée. Le pétard était mouillé.

Car peut-on seulement s’interroger dans ce pays sur le bien-fondé du retour en politique d’un homme condamné judiciairement pour corruption passive et abus de biens sociaux ? C’est le retour pathétique de l’alcoolique anonyme derrière un comptoir de bistrot? Celui du boulanger diabétique au milieu de ses choux à la crème.

Demander à un élu condamné judiciairement d’avoir l’humilité de ne pas se représenter, c’est faire peser l’ombre d’une certaine morale en politique. C’est oser user de mots d’un autre âge, en appelant à la moralité, aux valeurs, à la décence, à la prise de responsabilités de nos hommes d’État.

En clair, c’est faire preuve de courage.

Ce jeudi 2 avril 2015 au conseil général des Yvelines, le courage était symbolisé par trois enveloppes vides.

À nous, électeurs, de nous en contenter. Ou Pas ?

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:56

Je n’aime pas les aïe-phone, ni les aïe-truc en général.

Non parce que ce n’est pas bien en soi.

Mais c’est l’utilisation militaire des techniques marketing faite par les as d’Apple qui me gêne.

Ils sont capables de persuader des gens intelligents de camper devant les magasins et de se battre pour avoir le dernier i-truc avant même de savoir à quoi il sert.

Ce qui me dérange, humainement parlant, c’est cette espèce d’endoctrinement collectif malsain.

La montre qui ne donne pas l’heure

Ma montre est une Swatch achetée il y a 20 ans. Elle m’a coûté l’équivalent de 45 euros. Elle m’a toujours donné l’heure à la seconde près. Aucun réglage à faire, aucun décalage. Juste changer la pile une fois tous les 4 ans, ce qui m’a coûté 8 euros la dernière fois.

La montre Apple coûte de 349 dollars à 11 000 dollars selon les modèles. Elle est partout présentée comme la nouveauté indispensable. À entendre les médias, seuls les nuls, les « loosers », continueront à porter leurs vieilles montres qui se contentent de donner l’heure.

En fait, la montre Apple ne vous garantit même pas de vous donner l’heure.

Son autonomie n’est que de 18 heures, ce qui veut dire qu’elle tombera en panne de batterie tous les jours si vous ne vous préoccupez pas de la recharger.

Et encore. 18 heures est la donnée constructeur. On sait que, dans les faits, ce sera moins, et avec le temps et l’usure, encore moins.

La montre Apple vous permet de téléphoner, et ça c’est vraiment « supercool » a expliqué le patron de Apple.

En réalité, la montre ne permettra de téléphoner que si vous avez aussi à proximité votre iPhone dernier modèle. Je ne vois donc pas ce qu’apporte la montre de ce point de vue. Mais je dois être trop bête pour comprendre.

La montre Apple vous permet de suivre la météo, les fluctuations de la Bourse, l’évolution du Yen. Personnellement, je m’en fiche comme de ma dernière chemise mais ce n’est peut-être pas votre cas, si vous êtes professionnel de la banque.

La montre Apple permet de faire des jeux vidéo. Cela me paraît être plus un désavantage qu’autre chose…

Mais venons-en à l’aspect santé, puisque c’est quand même notre sujet.

La montre Apple permet de surveiller votre rythme cardiaque. Il existe, ou existera bientôt, des « apps » qui mesureront votre pression artérielle, votre risque de diabète, etc.

Pourquoi pas, mais j’ai beau être en faveur de la santé, je ne trouve pas souhaitable que la préoccupation pour la santé tourne ainsi à l’obsession.

Mon but est justement de vivre sainement pour ne pas avoir à me préoccuper de mes paramètres biologiques en permanence. Je souhaite ne pas avoir besoin de surveiller mon rythme cardiaque, ma pression artérielle, ma glycémie ni mon cholestérol.

Enfin, et c’est bien sûr le point le plus important, la montre Apple coûte cher, très cher. Surtout si vous prenez le modèle en or, à 11 000 euros.

La montre Apple ne vaudra plus rien d’ici peu. Un iPhone ou un MacBook d’il y a cinq ans, c’est invendable. L’écran est en ruine, la batterie ne marche plus et le machin beugue dans tous les sens…

Dans 3 ans au plus tard, la nouvelle montre Apple sera dépassée. Un nouveau modèle sortira. Puis un autre. Puis un autre. Comme pour l’iPhone qui en est déjà à sa 8e version.

Les personnes qui auront acheté la montre à 11 000 euros pourront la revendre au poids de l’or. Mais l’or ne vaut pas si cher que cela. L’or 24 carats est à 25 euros le gramme, soit 750 euros pour une montre qui contient 30 grammes d’or.

Un i-truc à 11 000 euros ne vaudra plus que 750 euros dans 3 ans.

Pourtant, je suis certain que la firme Apple réussira à vendre chacune des montres qu’elle produira. De très nombreuses personnes vont donc, on ne sait comment, trouver l’argent pour s’acheter la montre Apple.

C’est curieux mais c’est comme ça.

Anecdotes personnelles

J’essaye de perdre le moins de temps possible avec les choses matérielles.

Cela veut dire choisir les objets les plus simples possible. Pour réduire le risque qu’ils ne tombent en panne.

Par exemple, j’ai toujours circulé à pied ou à vélo. Dans les années 70-80, c’était un vélo qui n’avait que trois vitesses, un seul frein, pas de garde-boue, pas de lumière, un simple cadran réfléchissant devant et derrière.

Jamais ce vélo ne s’est cassé. Jamais je n’ai eu d’accident.

Malheureusement, on me l’a volé.

J’ai racheté un vélo avec deux freins et des lumières. L’époque avait changé. Les gens commençaient à vous considérer comme un fou de circuler sans lumière. Puis ce fut le tour du casque. Mais je continue à refuser le gilet jaune fluorescent. Pour moi, c’était un des grands plaisirs du vélo que de pouvoir se sentir libre, sans casque, sans ceinture, sans harnachement.

Quand j’ai dû acheter une voiture, il m’a semblé évident d’acheter la plus simple, celle qu’on n’a pas peur d’abîmer, et me permettant de transporter du volume facilement.

J’ai cassé ma tirelire et j’ai choisi un Citroën Jumpy. Il me permet de camper, de transporter des meubles, des outils, des auto-stoppeurs… et des enfants qui peuvent pique-niquer et même jouer à trappe-trappe à l’intérieur ! (à l’arrêt)

Sur des départementales limitées à 70, jalonnées de radars, je me demande parfois ce que ressentent les conducteurs que je croise à bord de bolides surpuissants, qui coûtent des fortunes, qui n’ont aucune place à l’intérieur et qui sont bien obligés de se traîner, comme tout le monde, à allure d’escargot.

Pourquoi je n’ai pas de portable

Il se trouve que je n’ai pas de téléphone portable mais ce n’est pas par « technophobie ».

Simplement, j’ai oublié le mien en descendant du TGV en juillet 2011. C’était un petit téléphone Ericsson gris, avec des touches et un écran en noir et blanc. Bien des jeunes ne doivent plus se souvenir que des téléphones mobiles aussi primitifs ont existé un jour. D’ailleurs, la marque Ericsson a disparu. Comme j’étais en vacances, rien ne me pressait pour en racheter un. J’ai donc laissé passer quelques jours et… quel bonheur ! J’ai redécouvert le plaisir d’avoir, en permanence, la certitude de ne pas être « sonné ».

Quoiqu’on en dise, même si c’est un ami qui appelle, le téléphone portable qui bipe, qui vibre ou qui sonne provoque à chaque fois une petite secousse émotionnelle. On s’interrompt, on se précipite. On laisse tomber les personnes en chair et en os autour de soi, on arrête de manger, on ferme son livre et, en général, ça n’en vaut pas la peine. Il n’y avait en fait pas de vraie urgence. Rien qui nécessite de tout arrêter séance tenante.

Je parle déjà régulièrement des effets du stress sur votre santé. Chacun devrait laisser son téléphone au placard pendant 15 jours. Essayez ! Et je ne parle même pas du danger des ondes. La rédaction d'Alternatif Bien-Être y consacre sa une dans sa prochaine édition : quels sont les risques réels et comment s'en prémunir. Voici déjà les conseils indispensables à découvrir ici.

Au début, ma mère et ma femme se sont plaintes. J’ai aussi eu quelques remarques de collègues. Et puis tout le monde s’est habitué. « Ah oui, Jean-Marc, il a pas de portable… » ça surprend sur le coup. Et puis on s’aperçoit que, finalement, ça ne pose pas de problème. Je me suis racheté une télécarte pour appeler d’une cabine téléphonique. Mais je m’en sers peu. Deux fois par mois maximum.

Le calme retrouvé m’a permis de reprendre le temps de lire. De lire et de penser. De penser et de ne rien faire.

Et franchement, je vous assure, ne rien faire, c’est vraiment utile !

À votre santé !

Note : Cette lettre m'a été très inspirée par le blogueur Charles Sannat, dont j'ai essayé de reproduire la démonstration en espérant qu'il ne m'en voudra pas si elle est moins brillante que la sienne [1]

Source :

[1] « La montre la plus nulle… la i-Bidule qui fait tout sauf donner l’heure !! »

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:49

Des chercheurs ont décortiqué la surveillance induite par les fameux boutons «Like». Résultat : il est presque impossible de ne pas se faire piéger par les filets publicitaires du réseau social. Et bien sûr, tout ceci est strictement illégal en Europe.

Chargés de réaliser un rapport approfondi sur la collecte de données personnelles de Facebook, les chercheurs de l’université de Leuven (Belgique) viennent de publier une mise à jour (version 1.2), accompagnée d’un rapport technique édifiant sur l’usage du fameux bouton « Like ». Ces deux nouveaux documents montrent les efforts de Facebook pour capter la moindre petite donnée non seulement de ses utilisateurs, mais aussi de tous les autres internautes.

Les premiers - on peut s’en douter - n’ont pratiquement aucune chance d’échapper à l’œil inquisiteur de la firme de Mark Zuckerberg. A chaque fois qu’un utilisateur se connecte à une page qui intègre un bouton « Like », une dizaine de cookies - ces petits fichiers mouchards - sont déposés ou mis à jour sur son ordinateur, que le fameux bouton social soit activé ou non. De cette manière, le réseau sait quels utilisateurs visitent quelles pages, et avec quels navigateurs. Et le fait de se déconnecter de Facebook avant de visiter une page ne change rien : les cookies sont toujours actifs. Pire : un utilisateur qui décide de désactiver son compte pour sortir de l’univers Facebook a intérêt à bien effacer ses cookies, car Facebook ne le fera pas pour lui et continuera de les utiliser pour le suivre à la trace.

Des cookies qui collent automatiquement aux baskets

Pas grave, me direz-vous, vous faites partie des rares personnes qui n’ont jamais eu de compte Facebook. Vous n’avez donc rien à craindre. Grave erreur ! Il suffit de visiter une page du domaine facebook.com pour recevoir - sans rien n’avoir demandé - une palanquée de cookies qui colleront désormais à vos baskets. Evidemment, le réseau social ne saura pas exactement qui vous êtes, mais il vous assignera un identifiant unique qui sera utilisé dans toutes les analyses marketing futures, et cela, pendant au moins deux ans. Super pratique pour recevoir des publicités sur mesure !

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:42

Votre employeur peut espionner vos communications chiffrées, et la CNIL est d’accord

La Commission nationale informatique et libertés donne sa bénédiction au déchiffrement des flux HTTPS des salariés, à condition que cette pratique soit encadrée. Il reste néanmoins une zone de flou juridique côté pénal...

Saviez-vous que certains employeurs déchiffrent systématiquement les flux HTTPS de leurs salariés lorsqu’ils surfent sur Internet ? Ils disposent pour cela d’un équipement appelé « SSL Proxy » qui se place entre l’utilisateur et le serveur Web. Cette boîte magique déchiffre tous les échanges en usurpant l’identité du service interrogé (google.com, par exemple), par l’utilisation d’un certificat bidon. La pratique n’est pas du tout récente, mais se fait de manière un peu cachée en raison d'incertitudes juridiques et de l'impopularité de cette mesure auprès des salariés. Les directeurs informatiques n’ont, par conséquent, pas une folle envie d’en faire la publicité.

Mais l’employeur peut se rassurer : la CNIL vient de publier une note qui clarifie les choses. Ainsi, la Commission estime que le déchiffrement des flux HTTPS est parfaitement « légitime », car elle permet à l’employeur d’assurer « la sécurité de son système d’information », en bloquant les éventuels malwares qui s’y trouveraient. Evidemment, ce n’est pas la seule raison : ces équipements sont également utilisés pour prévenir les fuites d’informations. Un salarié qui enverrait des documents confidentiels à un concurrent pourrait, ainsi, être facilement repéré.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:36

Les news Mars 2015

«De la musique avant toute chose», livre sur la relation texte et musique :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/de-la-musique-avant-toute-chose.html

«Edith et ses hommes» de Bernard Lonjon, la vie d’Edith Piaf :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/edith-et-ses-hommes.html

Groupe Evasion «Ecrire pour ne pas mourir», une chanson d’Anne Sylvestre :

http://chansonrebelle.com/dossiers/groupe-evasion-ecrire-pour-ne-pas-mourrir.html

Natasha Bezriche chante Léo Ferré :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/leo-ferre-chante-par-natasha-bezriche.html

Un reportage sur Jean-Pierre Huser :

http://chansonrebelle.com/dossiers/jean-pierre-huser-reportage.html

Festival AUBERCAIL 2015 :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/festival-aubercail-2015.html

Nouveau courrier à Mme la Ministre de la culture :

http://chansonrebelle.com/coups-de-gueule/courrier-au-ministere-de-la-culture.html

Pour la sortie de son nouvel album «Deux diamants», Claudio Zaretti vous convie à un spectacle :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/claudio-zaretti-deux-diamants-nouvel-album.html

Vanina Michel chante Prévert :

http://chansonrebelle.com/dossiers/vanina-michel.html

La police parisienne et les algériens (1944-1962) :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/la-police-parisienne-et-les-algeriens-1944-1962.html

Nouvel album de Sale Petit Bonhomme : «A ma guise»

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/sale-petit-bonhomme-a-ma-guise.html

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