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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 09:11

Dieudonné soutient Jean Roucas. Qui l’eût cru ? Le chansonnier vieille école invité à se produire au théâtre de la Main-d’Or, temple de la dissidence… Le choc des générations ! La rencontre surréaliste de deux univers que tout sépare… Merci Manuel Valls, merci Jacques Mailhot (patron du théâtre des « Deux-Ânes » et potentiel troisième), le métissage est en marche. Vous en rêviez, le voici. … Un comique noir, un blanc, l’un classique, l’autre moderne… Amateurs de mayonnaises, à vos mixers ! Mais ne nous emportons pas. L’offre faite par Dieudonné à Jean Roucas de monter un spectacle intitulé « Heil Hollande » est périlleuse.

Autre lieu, autre public. Adieu les cars de retraités, les nostalgiques du « Bébête Show » et autres amateurs de jeux de mots… Bonjour les rebelles pointilleux habitués à la poilade sans facilité ni calembours. La proposition est empoisonnée. Comment passer d’un auditoire conquis d’avance à des bandes de soraliens avides d’humour qui cogne, de sketchs aux limites de la limite ?

Dans l’éventualité où Jean Roucas relèverait le défi, artistiquement, il se trouve placé face à deux possibilités. La première consiste à faire détourner les cars en route pour les « Deux Ânes » pour les amener de force à la « Main d’Or ». Un terroriste débutant se ferait un plaisir de mener à bien l’opération moyennant un léger pourcentage sur les recettes. Vider l’un pour remplir l’autre, vases communicants, transfert de clientèle, faillite des « Deux Ânes »… Jacques Mailhot en slip kangourou sur le boulevard de Clichy. L’ambiance animalière serait sauve. La morale aussi.

La solution deuxième est plus aride. Jean Roucas se saisit de l’occasion pour donner un second souffle à sa carrière en tentant d’adapter son talent à son époque. Gros challenge. Révolution bien ordonnée commence par soi-même. Le comique chamboule sa routine et se révèle tout neuf, paré pour un nouveau départ. Un oisillon à lunettes perce la coquille et surprend son monde. Les retraités désertent spontanément les ânes, les jeunes affluent, Jacques Mailhot se mord les sabots. Collaro arrive et relance un « Bébête Show » insolent avec Dieudonné en marionnette de mouton noir… Beaucoup de travail à la clé.

Entre ces deux extrêmes reste la possibilité, pour Jean Roucas, de jouer la carte du comique officiel de la dissidence d’un certain âge. Un « Deux Ânes » bis quelque part entre le XIe arrondissement de la Main d’Or et le bas de la butte Montmartre… Ou bien quelque part en France. Dans un lieu improbable. À l’instar du Royal Palace, ce cabaret avec girls emplumées installé en rase campagne sur lequel personne n’aurait misé une cacahuète, Jean Roucas pourrait inaugurer une nouvelle formule consistant en un petit théâtre de chansonniers anti-système. Dans le spectacle « Heil Hollande », une parodie de Julie Gayet en Eva Braun passablement dénudée ferait le plein tous les soirs… et remplirait d’aise les lassés du comique convenu. À lui de jouer…

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 09:06
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 09:02

Pierre Bédier se rassoit dans son fauteuil de président du conseil général des Yvelines, la République se couche.

Pierre Bédier a été réélu le 2 avril dernier président du conseil général des Yvelines à l’unanimité des suffrages exprimés.

Après un passage par la case condamnation judiciaire, c’est un retour à la case départ pour l’ancien président du conseil général des Yvelines.

Condamné en mai 2009 à 18 mois de prison avec sursis pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux, assorti d’une peine d’inéligibilité, l’homme fort de Mantes était soupçonné d’avoir bénéficié d’enveloppes en espèces et autres avantages d’un total de plusieurs centaines de milliers d’euros en échange de l’octroi de marchés publics.

Mais monsieur Bédier est un homme chanceux : frappé d’inéligibilité jusqu’en 2015, celle ci prit fin en 2012 à la faveur d’une modification du Code électoral. Un bonheur n’arrivant jamais seul, le maire UMP de Mantes-la-Ville Michel Vialay, qui lui avait succédé en 2009, annonce sa démission du conseil général. Le siège aurait dû revenir à sa suppléante mais cette dernière n’est autre que madame Bédier (!) qui, en épouse fidèle et compatissante, se retire à son profit. Au jeu des chaises musicales, décidément, monsieur Bédier est un champion hors catégorie, car le 11 avril 2014, c’est au tour de monsieur Alain Schmitz de démissionner de son poste de président du conseil général des Yvelines, lui offrant ainsi sa place.

À l’heure où les loups de la bien-« pensance » hurlent au nom des valeurs de la République, la caravane Bédier, elle, passe, lestée du poids des condamnations judiciaires rendues au nom du peuple français.

Lorsque madame Boutin, gentiment remisée à nouveau dans les rangs UMP, a annoncé les résultats de l’élection, à savoir 38 bulletins pour le sortant et unique candidat Pierre Bédier et 4 blancs (dont celui, modeste, du principal intéressé), un murmure s’est fait entendre, nous dit-on dans les rangs…

Voici donc le feu de la rébellion : 3 bulletins blancs déposés anonymement dans l’urne tiendront lieu de protestation étouffée. Le pétard était mouillé.

Car peut-on seulement s’interroger dans ce pays sur le bien-fondé du retour en politique d’un homme condamné judiciairement pour corruption passive et abus de biens sociaux ? C’est le retour pathétique de l’alcoolique anonyme derrière un comptoir de bistrot? Celui du boulanger diabétique au milieu de ses choux à la crème.

Demander à un élu condamné judiciairement d’avoir l’humilité de ne pas se représenter, c’est faire peser l’ombre d’une certaine morale en politique. C’est oser user de mots d’un autre âge, en appelant à la moralité, aux valeurs, à la décence, à la prise de responsabilités de nos hommes d’État.

En clair, c’est faire preuve de courage.

Ce jeudi 2 avril 2015 au conseil général des Yvelines, le courage était symbolisé par trois enveloppes vides.

À nous, électeurs, de nous en contenter. Ou Pas ?

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:56

Je n’aime pas les aïe-phone, ni les aïe-truc en général.

Non parce que ce n’est pas bien en soi.

Mais c’est l’utilisation militaire des techniques marketing faite par les as d’Apple qui me gêne.

Ils sont capables de persuader des gens intelligents de camper devant les magasins et de se battre pour avoir le dernier i-truc avant même de savoir à quoi il sert.

Ce qui me dérange, humainement parlant, c’est cette espèce d’endoctrinement collectif malsain.

La montre qui ne donne pas l’heure

Ma montre est une Swatch achetée il y a 20 ans. Elle m’a coûté l’équivalent de 45 euros. Elle m’a toujours donné l’heure à la seconde près. Aucun réglage à faire, aucun décalage. Juste changer la pile une fois tous les 4 ans, ce qui m’a coûté 8 euros la dernière fois.

La montre Apple coûte de 349 dollars à 11 000 dollars selon les modèles. Elle est partout présentée comme la nouveauté indispensable. À entendre les médias, seuls les nuls, les « loosers », continueront à porter leurs vieilles montres qui se contentent de donner l’heure.

En fait, la montre Apple ne vous garantit même pas de vous donner l’heure.

Son autonomie n’est que de 18 heures, ce qui veut dire qu’elle tombera en panne de batterie tous les jours si vous ne vous préoccupez pas de la recharger.

Et encore. 18 heures est la donnée constructeur. On sait que, dans les faits, ce sera moins, et avec le temps et l’usure, encore moins.

La montre Apple vous permet de téléphoner, et ça c’est vraiment « supercool » a expliqué le patron de Apple.

En réalité, la montre ne permettra de téléphoner que si vous avez aussi à proximité votre iPhone dernier modèle. Je ne vois donc pas ce qu’apporte la montre de ce point de vue. Mais je dois être trop bête pour comprendre.

La montre Apple vous permet de suivre la météo, les fluctuations de la Bourse, l’évolution du Yen. Personnellement, je m’en fiche comme de ma dernière chemise mais ce n’est peut-être pas votre cas, si vous êtes professionnel de la banque.

La montre Apple permet de faire des jeux vidéo. Cela me paraît être plus un désavantage qu’autre chose…

Mais venons-en à l’aspect santé, puisque c’est quand même notre sujet.

La montre Apple permet de surveiller votre rythme cardiaque. Il existe, ou existera bientôt, des « apps » qui mesureront votre pression artérielle, votre risque de diabète, etc.

Pourquoi pas, mais j’ai beau être en faveur de la santé, je ne trouve pas souhaitable que la préoccupation pour la santé tourne ainsi à l’obsession.

Mon but est justement de vivre sainement pour ne pas avoir à me préoccuper de mes paramètres biologiques en permanence. Je souhaite ne pas avoir besoin de surveiller mon rythme cardiaque, ma pression artérielle, ma glycémie ni mon cholestérol.

Enfin, et c’est bien sûr le point le plus important, la montre Apple coûte cher, très cher. Surtout si vous prenez le modèle en or, à 11 000 euros.

La montre Apple ne vaudra plus rien d’ici peu. Un iPhone ou un MacBook d’il y a cinq ans, c’est invendable. L’écran est en ruine, la batterie ne marche plus et le machin beugue dans tous les sens…

Dans 3 ans au plus tard, la nouvelle montre Apple sera dépassée. Un nouveau modèle sortira. Puis un autre. Puis un autre. Comme pour l’iPhone qui en est déjà à sa 8e version.

Les personnes qui auront acheté la montre à 11 000 euros pourront la revendre au poids de l’or. Mais l’or ne vaut pas si cher que cela. L’or 24 carats est à 25 euros le gramme, soit 750 euros pour une montre qui contient 30 grammes d’or.

Un i-truc à 11 000 euros ne vaudra plus que 750 euros dans 3 ans.

Pourtant, je suis certain que la firme Apple réussira à vendre chacune des montres qu’elle produira. De très nombreuses personnes vont donc, on ne sait comment, trouver l’argent pour s’acheter la montre Apple.

C’est curieux mais c’est comme ça.

Anecdotes personnelles

J’essaye de perdre le moins de temps possible avec les choses matérielles.

Cela veut dire choisir les objets les plus simples possible. Pour réduire le risque qu’ils ne tombent en panne.

Par exemple, j’ai toujours circulé à pied ou à vélo. Dans les années 70-80, c’était un vélo qui n’avait que trois vitesses, un seul frein, pas de garde-boue, pas de lumière, un simple cadran réfléchissant devant et derrière.

Jamais ce vélo ne s’est cassé. Jamais je n’ai eu d’accident.

Malheureusement, on me l’a volé.

J’ai racheté un vélo avec deux freins et des lumières. L’époque avait changé. Les gens commençaient à vous considérer comme un fou de circuler sans lumière. Puis ce fut le tour du casque. Mais je continue à refuser le gilet jaune fluorescent. Pour moi, c’était un des grands plaisirs du vélo que de pouvoir se sentir libre, sans casque, sans ceinture, sans harnachement.

Quand j’ai dû acheter une voiture, il m’a semblé évident d’acheter la plus simple, celle qu’on n’a pas peur d’abîmer, et me permettant de transporter du volume facilement.

J’ai cassé ma tirelire et j’ai choisi un Citroën Jumpy. Il me permet de camper, de transporter des meubles, des outils, des auto-stoppeurs… et des enfants qui peuvent pique-niquer et même jouer à trappe-trappe à l’intérieur ! (à l’arrêt)

Sur des départementales limitées à 70, jalonnées de radars, je me demande parfois ce que ressentent les conducteurs que je croise à bord de bolides surpuissants, qui coûtent des fortunes, qui n’ont aucune place à l’intérieur et qui sont bien obligés de se traîner, comme tout le monde, à allure d’escargot.

Pourquoi je n’ai pas de portable

Il se trouve que je n’ai pas de téléphone portable mais ce n’est pas par « technophobie ».

Simplement, j’ai oublié le mien en descendant du TGV en juillet 2011. C’était un petit téléphone Ericsson gris, avec des touches et un écran en noir et blanc. Bien des jeunes ne doivent plus se souvenir que des téléphones mobiles aussi primitifs ont existé un jour. D’ailleurs, la marque Ericsson a disparu. Comme j’étais en vacances, rien ne me pressait pour en racheter un. J’ai donc laissé passer quelques jours et… quel bonheur ! J’ai redécouvert le plaisir d’avoir, en permanence, la certitude de ne pas être « sonné ».

Quoiqu’on en dise, même si c’est un ami qui appelle, le téléphone portable qui bipe, qui vibre ou qui sonne provoque à chaque fois une petite secousse émotionnelle. On s’interrompt, on se précipite. On laisse tomber les personnes en chair et en os autour de soi, on arrête de manger, on ferme son livre et, en général, ça n’en vaut pas la peine. Il n’y avait en fait pas de vraie urgence. Rien qui nécessite de tout arrêter séance tenante.

Je parle déjà régulièrement des effets du stress sur votre santé. Chacun devrait laisser son téléphone au placard pendant 15 jours. Essayez ! Et je ne parle même pas du danger des ondes. La rédaction d'Alternatif Bien-Être y consacre sa une dans sa prochaine édition : quels sont les risques réels et comment s'en prémunir. Voici déjà les conseils indispensables à découvrir ici.

Au début, ma mère et ma femme se sont plaintes. J’ai aussi eu quelques remarques de collègues. Et puis tout le monde s’est habitué. « Ah oui, Jean-Marc, il a pas de portable… » ça surprend sur le coup. Et puis on s’aperçoit que, finalement, ça ne pose pas de problème. Je me suis racheté une télécarte pour appeler d’une cabine téléphonique. Mais je m’en sers peu. Deux fois par mois maximum.

Le calme retrouvé m’a permis de reprendre le temps de lire. De lire et de penser. De penser et de ne rien faire.

Et franchement, je vous assure, ne rien faire, c’est vraiment utile !

À votre santé !

Note : Cette lettre m'a été très inspirée par le blogueur Charles Sannat, dont j'ai essayé de reproduire la démonstration en espérant qu'il ne m'en voudra pas si elle est moins brillante que la sienne [1]

Source :

[1] « La montre la plus nulle… la i-Bidule qui fait tout sauf donner l’heure !! »

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:49

Des chercheurs ont décortiqué la surveillance induite par les fameux boutons «Like». Résultat : il est presque impossible de ne pas se faire piéger par les filets publicitaires du réseau social. Et bien sûr, tout ceci est strictement illégal en Europe.

Chargés de réaliser un rapport approfondi sur la collecte de données personnelles de Facebook, les chercheurs de l’université de Leuven (Belgique) viennent de publier une mise à jour (version 1.2), accompagnée d’un rapport technique édifiant sur l’usage du fameux bouton « Like ». Ces deux nouveaux documents montrent les efforts de Facebook pour capter la moindre petite donnée non seulement de ses utilisateurs, mais aussi de tous les autres internautes.

Les premiers - on peut s’en douter - n’ont pratiquement aucune chance d’échapper à l’œil inquisiteur de la firme de Mark Zuckerberg. A chaque fois qu’un utilisateur se connecte à une page qui intègre un bouton « Like », une dizaine de cookies - ces petits fichiers mouchards - sont déposés ou mis à jour sur son ordinateur, que le fameux bouton social soit activé ou non. De cette manière, le réseau sait quels utilisateurs visitent quelles pages, et avec quels navigateurs. Et le fait de se déconnecter de Facebook avant de visiter une page ne change rien : les cookies sont toujours actifs. Pire : un utilisateur qui décide de désactiver son compte pour sortir de l’univers Facebook a intérêt à bien effacer ses cookies, car Facebook ne le fera pas pour lui et continuera de les utiliser pour le suivre à la trace.

Des cookies qui collent automatiquement aux baskets

Pas grave, me direz-vous, vous faites partie des rares personnes qui n’ont jamais eu de compte Facebook. Vous n’avez donc rien à craindre. Grave erreur ! Il suffit de visiter une page du domaine facebook.com pour recevoir - sans rien n’avoir demandé - une palanquée de cookies qui colleront désormais à vos baskets. Evidemment, le réseau social ne saura pas exactement qui vous êtes, mais il vous assignera un identifiant unique qui sera utilisé dans toutes les analyses marketing futures, et cela, pendant au moins deux ans. Super pratique pour recevoir des publicités sur mesure !

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:42

Votre employeur peut espionner vos communications chiffrées, et la CNIL est d’accord

La Commission nationale informatique et libertés donne sa bénédiction au déchiffrement des flux HTTPS des salariés, à condition que cette pratique soit encadrée. Il reste néanmoins une zone de flou juridique côté pénal...

Saviez-vous que certains employeurs déchiffrent systématiquement les flux HTTPS de leurs salariés lorsqu’ils surfent sur Internet ? Ils disposent pour cela d’un équipement appelé « SSL Proxy » qui se place entre l’utilisateur et le serveur Web. Cette boîte magique déchiffre tous les échanges en usurpant l’identité du service interrogé (google.com, par exemple), par l’utilisation d’un certificat bidon. La pratique n’est pas du tout récente, mais se fait de manière un peu cachée en raison d'incertitudes juridiques et de l'impopularité de cette mesure auprès des salariés. Les directeurs informatiques n’ont, par conséquent, pas une folle envie d’en faire la publicité.

Mais l’employeur peut se rassurer : la CNIL vient de publier une note qui clarifie les choses. Ainsi, la Commission estime que le déchiffrement des flux HTTPS est parfaitement « légitime », car elle permet à l’employeur d’assurer « la sécurité de son système d’information », en bloquant les éventuels malwares qui s’y trouveraient. Evidemment, ce n’est pas la seule raison : ces équipements sont également utilisés pour prévenir les fuites d’informations. Un salarié qui enverrait des documents confidentiels à un concurrent pourrait, ainsi, être facilement repéré.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:36

Les news Mars 2015

«De la musique avant toute chose», livre sur la relation texte et musique :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/de-la-musique-avant-toute-chose.html

«Edith et ses hommes» de Bernard Lonjon, la vie d’Edith Piaf :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/edith-et-ses-hommes.html

Groupe Evasion «Ecrire pour ne pas mourir», une chanson d’Anne Sylvestre :

http://chansonrebelle.com/dossiers/groupe-evasion-ecrire-pour-ne-pas-mourrir.html

Natasha Bezriche chante Léo Ferré :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/leo-ferre-chante-par-natasha-bezriche.html

Un reportage sur Jean-Pierre Huser :

http://chansonrebelle.com/dossiers/jean-pierre-huser-reportage.html

Festival AUBERCAIL 2015 :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/festival-aubercail-2015.html

Nouveau courrier à Mme la Ministre de la culture :

http://chansonrebelle.com/coups-de-gueule/courrier-au-ministere-de-la-culture.html

Pour la sortie de son nouvel album «Deux diamants», Claudio Zaretti vous convie à un spectacle :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/claudio-zaretti-deux-diamants-nouvel-album.html

Vanina Michel chante Prévert :

http://chansonrebelle.com/dossiers/vanina-michel.html

La police parisienne et les algériens (1944-1962) :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/la-police-parisienne-et-les-algeriens-1944-1962.html

Nouvel album de Sale Petit Bonhomme : «A ma guise»

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/sale-petit-bonhomme-a-ma-guise.html

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 17:04

Mardi 17 mars 2015 11 heures 30 : le flash d’info est tombé. Crash d’un Airbus A320 dans les Alpes de Haute Provence. Les journalistes piétinent d’impatience. 11 H 35 m : « l’A320 s’est abattu entre Barcelonnette et Digne ». Les téléspectateurs piétinent à leur tour. Derrière le portail orange on entend les internautes piétiner. Des précisions arrivent. Hésitation sur le chiffre des passagers. Sont-ils 140 et combien d’hommes d’équipages ? Les téléspectateurs salivent. Où est la boîte noire ? Va-t-on la retrouver ? Les hommes d’équipages sont-ils des hommes comme les autres ? On retrouve la boîte noire, elle n’est pas noire, mais orange. Comme le portail. Le public flaire une machination. Les internautes sont intenables. On les entend derrière le portail orange ! Ils donnent des coups de pieds dans le portail orange. L’Airbus A320 a décollé de Barcelone en direction de Dusseldorf. L’avion est bourré d’allemands et d’espagnols. Les allemands ont parfois la double nationalité. Faut-il compter le double d’allemands ? Des rumeurs agitent les internautes. Des convulsions. Un attentat terroriste ? Aucune hypothèse n’est écartée. La phrase est répétée. Martelée. On ne sait plus d’où elle vient. Y a-t-il des français dans l’Airbus ? Les téléspectateurs bavent. Les écrans des téléviseurs sont recouverts de bave. La porte du portail orange est bloquée de l’intérieur. Le crash a eu lieu à Seynes les Alpes. Rumeurs : le pilote aurait eu envie de pisser. Faut-il autoriser les pilotes à pisser ? Cas de conscience. Les spécialistes en crashes sollicités de toutes parts. Les spécialistes commencent à baver. Certains sont devenus cinglés. Ils s’attaquent aux journalistes simples. Nouvelles de plus en plus brèves. Des coups de croquenots très violents sont balancés sur le portail orange. Le roi d’Espagne renonce à son voyage en France. La Merkel va venir voir son petit ami Hollande. Tous sont solidaires. Sauf le Front National et Dieudonné. La Najat reconnaît qu’il y a eu des dysfonctionnements. Elle parle de l’Education Nationale. L’école aussi est une catastrophe. Demain les français vont voter. Pourvu qu’il y ait pas de crash. Pourvu qu’ils prennent pas l’Airbus A320. Sinon les électeurs seront pulvérisés. Le copilote s’appelle Andreas Lubitz. Sa petite amie est hôtesse de l’air. Elle l’a entendu dire que son nom allait être connu dans le monde entier. La Najat n’est pas hôtesse de l’air. Le roi d’Espagne est-il steward titulaire? A-t-il étudié avec François Hollande ? Les électeurs sont pris en charge par une cellule psychologique. Chez eux, il y a des dysfonctionnements. Reste bien des autopsies à faire. Mais les corps des victimes sont pulvérisés. Des sauveteurs témoignent. Le plus gros morceau d’être humain ressemble à un attaché case. Un autre est pas du même avis. Il dit à une petite valise. Le monde sont fous ma pauvre vieille écrivait René Fallet. Et Alexandre Vialatte ajoutait et c’est ainsi qu’Allah est grand. Allah était-il aux commandes de l’A320 ? Et qu’est-ce qu’il foutait en Haute Provence ?

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 16:55
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 16:44
Combien de fermes-usines en France ?

On parle beaucoup de la ferme des mille vaches dans la Somme ou celle des mille veaux dans la Creuse. Or, il ne s’agit pas de cas isolés et ce type d’exploitation se développe de plus en plus en France.

La Confédération paysanne vient de publier une carte présentant une liste non exhaustive de 29 projets de ferme-usine, à l’étude ou déjà à l’œuvre en France.

De nombreuses associations de protection animale, dont la PMAF, dénoncent ces projets, qui représentent une menace pour le bien-être animal. La PMAF craint que le développement de ces fermes conduise petit à petit à la banalisation de l’élevage en zéro pâturage. Ce mode d’élevage ne répond en aucun cas aux besoins d’espace des animaux et favorise notamment les problèmes de boiterie chez les vaches laitières.

Dans les fermes à méthane, les vaches passent leurs journées sur des sols en béton. Ces sols percés de trous permettent aux agriculteurs de récupérer leurs déjections. Celles-ci tombent dans un canal où passe de l'eau, puis sont transportées dans une cuve où le biogaz va se former. Relié à un moteur, ce méthane naturel produira de l'électricité.

Mais vivre sur du béton toute l'année n’est pas naturel. Les vaches se blessent. Elles sont plus souvent malades. Par ailleurs, lorsqu'elles s'allongent sur le sol, elle se couvrent de déjections et risquent de s'infecter les unes les autres. Ces vaches sont donc traitées aux antibiotiques très régulièrement.

Résultat des courses : les méthodes actuelles de production du lait, a fortiori dans les fermes géantes, sont mauvaises pour les vaches et dangereuses pour l'homme.

La carte de France des fermes usines (source) :

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