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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 09:18

Un technicien a trouvé la mort et un de ses collègues a été légèrement blessé dans l’effondrement mardi d’une galerie sur le chantier du site controversé d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse), où des vérifications sont en cours.

L’éboulement est survenu dans une galerie en cours de forage où étaient effectués des relevés géophysiques, a indiqué la préfecture de la Meuse dans un communiqué.

L’accident a coûté la vie à un technicien de la société Eiffage, et « un de ses collègues est légèrement blessé », a précisé la préfecture, ajoutant que la galerie avait été entièrement évacuée et que des vérifications de stabilité étaient en cours. Les secours avaient précédemment fait état d’un blessé grave.

Une cellule psychologique a été mise en place pour les employés.

C’est la deuxième fois qu’un accident mortel se produit sur ce site, fortement contesté par les associations antinucléaires, où doivent être enfouis à terme des déchets hautement radioactifs aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne.

En 2002, un ouvrier avait été écrasé par un tube d’aération dans le puits d’accès principal, à plus de 200 mètres de profondeur, provoquant l’arrêt du chantier pour cinq mois.

En décembre 2001, un ouvrier avait été blessé après une chute de 11 mètres dans le même puits.

– « Abandon immédiat du projet » –

Baptisé Cigéo, le projet supervisé par l’Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra) doit accueillir les déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français (3% du total) à 500 mètres sous terre, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

Récemment, le ministère de l’Ecologie et de l’Energie a estimé son coût à 25 milliards d’euros.

Un des deux types de déchets qui doivent être stockés sont dits de « haute activité vie longue »: il s’agit principalement des résidus hautement radioactifs issus du traitement des combustibles usés, dégageant de la chaleur. Le volume de ces déchets est estimé à environ 10.000 m3, dont 30% sont déjà produits.

Les autres déchets prévus sont dits « de moyenne activité à vie longue », et seraient stockés les premiers. Leur volume est estimé à 70.000 m3, dont 60% déjà produits.

Ces deux types de déchets représentent 3% du volume total des déchets radioactifs produits en France, mais concentrent plus de 99% de la radioactivité.

A cheval sur quatre petites communes totalisant aujourd’hui quelques centaines d’habitants, le projet engage les générations futures pendant des dizaines de milliers d’années, ce qui a généré de nombreuses protestations.

Les associations antinucléaires dénoncent « une gigantesque poubelle atomique de 300 ha en surface et 15 km2 de galeries souterraines », et pointent l’obsolescence des matériaux devant servir à contenir ces déchets.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 09:13

Routes et ronds-points bloqués par des tracteurs et des remorques, pneus et bottes de paille enflammés, gravats et détritus sur la chaussée: dans tous les départements des régions Bretagne, Normandie et Pays de la Loire les agriculteurs ont exprimé leur colère et exigé des mesures pour faire face à la crise que traversent leurs exploitations.

Et les mêmes scènes devraient se répéter jeudi, plusieurs responsables agricoles ayant déjà averti que ce mouvement des agriculteurs pour "crier leur détresse" allait continuer.

La situation s'est même un peu tendue en début de soirée mercredi dans plusieurs grandes villes, où les agriculteurs s'étaient regroupés.

A Quimper (Finistère), des incidents sporadiques étaient en cours peu après 23H00 près de la préfecture après que les manifestants venus à bord de plusieurs dizaines de tracteurs eurent déversé des monceaux de déchets et de pneus et allumé des feux. Les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour maintenir les manifestants à distance.

A Angers (Maine-et-Loire), quelques incidents ont également éclaté et trois manifestants ont été interpellés. Quelque 200 agriculteurs s'étaient installés en début de soirée aux abords de la préfecture, avec une quarantaine de tracteurs et remorques pleines de pneus et autres détritus, qu'ils ont déversé sur la chaussée avant d'y mettre le feu.

A Caen (Calvados), après avoir levé le blocage du périphérique et occasionné de grosses difficultés de circulation dans la ville, un convoi de 40 tracteurs qui voulait se diriger vers le centre-ville a été bloqué par les forces de l'ordre, selon un journaliste de l'AFP sur place. Ils ont quitté les lieux vers 23H00.

Au Havre (Seine-Maritime), des manifestants s'étaient également regroupés en début de soirée aux abords de la sous-préfecture avec une vingtaine de tracteurs et de remorques remplies de 350 tonnes de fumier, mais sont finalement repartis dans le calme, annonçant de nouvelles actions à Rouen jeudi.

Par ailleurs, plusieurs des barrages installés tout au long de la journée de mercredi sur les grands axes routiers de la région étaient toujours en place pour la nuit.

Dans le Morbihan, la préfecture faisait état de quatre points de blocage à Arzal, sur la RN 165, à Ploërmel (RN 24) à Plouay et Cléguer.

En Ille-et-Vilaine, selon la préfecture, trois barrages routiers restaient également en place à Saint-Étienne en Coglès sur l'A 84, à Etrelles (RN 157) et Bréal-sous-Montfort (RN 24). La RN 12 restait coupée en deux points dans les Côtes-d'Armor.

A Laval (Mayenne), la RN 162 en direction de Tours était bloquée par une centaine d'agriculteurs interdisant toute circulation.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 10:15

Quand je me suis présenté à la caserne de Romorantin, (BA 273), je n’ai pas été bien reçu. Le commandant de la place m’a fait des remarques désobligeantes. Il m’a très mal accueilli : « Alors mon gaillard, déjà en retard ! » Il a ajouté : « Que ça ne se reproduise pas ! Sinon vous me ferez huit jours… ». Ensuite il m’a donné des précisions sur mon retard. J’ai vu, bien qu’il fût apparemment brut de décoffrage, qu’il avait un minimum d’instruction. Il aurait pu entrer dans la catégorie des SLEC (Sait Lire Ecrire et Compter). Il m’a dit exactement : « On vous avait envoyé un ordre de mobilisation en 52 avant Jésus Christ ! Je n’avais jamais vu un retard pareil ! » J’ai voulu répondre avec pertinence, j’ai essayé de lui dire que les artistes vivaient hors des contingences temporelles. Mais j’ai vu que je l’avais vexé. A cause du vocabulaire que j’employais. Le commandant n’avait jamais fréquenté d’artistes. Il ignorait le sens des mots. Je n’ai pas cherché à l’humilier. Alors j’ai expliqué que j’avais musardé, que j’avais fait la guerre buissonnière. Mais j’étais un des plus anciens combattants et j’avais participé à pas mal d’empoignades qui avaient provoqué un nombre considérable de cadavres. J’en citai quelques unes parmi les meilleures. La guerre des Gaules, les Chansons de Gestes du Moyen Age, qui se chantaient la gueule ouverte en jouant du cor de chasse. Je me souviens très bien d’un félon, un nommé Ganelon, qui avait trahi Charlemagne, l’empereur à la barbe fleurie. Résultat, les Sarrasins, c’était le nom des anciens arabes, avaient massacré l’arrière garde. Et Roland, très en colère, n’avait pas pu se retenir de briser une montagne avec sa Durandal, une épée de l’époque. Ensuite je m’étais habitué à l’huile bouillante qu’on se ramassait sur le crâne, quand on partait à l’assaut des châteaux forts. Et puis j’avais assisté de près aux campagnes de Jeanne d’Arc. Mais sans enthousiasme, vu qu’elle était secondée par Gilles de Rais, qui se rendra célèbre sous le nom de Barbe Bleue, et qui avait pris l’habitude de massacrer des petits enfants. Cependant, le commandant de la place de Romorantin (BA 273) faisait la gueule. Il écoutait distraitement. Il me répétait sans arrêt : « ça n’est pas une excuse valable… et puis cessez de me raconter des sornettes. Où étiez-vous pendant qu’on s’étripait à Fontenoy ? Avec Messieurs les Anglais ? Où étiez-vous pendant les campagnes de Napoléon ? » J’eus beau lui répliquer que j’arrivais toujours en retard, forcément, je tenais à parfaire ma préparation militaire, et je voulais arriver à la caserne tout en étant au top ! Le commandant me fit une remarque qui prouve qu’il était soucieux de conserver la langue française et qu’il n’était pas aussi abruti qu’on aurait pu croire : « Je ne comprends pas le mot « top »… C’est un anglicisme ? ». Le commandant insistait toujours sur l’été 1939 : « Où étiez-vous ? Vous n’avez pas répondu à ma question ? Et début août 1914 ? » Alors, pour voir où en était ma formation militaire, le commandant me posa cette ultime question : « De quoi sont les pieds du fantassin? ». Il fallait répondre : « Les pieds sont l’objet de soins constants de la part du fantassin… ». Ainsi je ratai la première guerre mondiale et la seconde également. Je sens comme une énorme lacune. Je crois que je ne m’en remettrai jamais…

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 10:08

L’actualité ces jours-çi a remis sur le devant de la scène un dossier récurrent, celui des causes de la mort du leader libyen Mouammar Kadhafi. On aura tout dit sur les conditions abjectes de sa mort et comment l’impunité mondiale fait que les assassins sont dans la nature et les commanditaires pas inquiétés. C’est dire si la Cour pénale internationale est défaillante et au final n’est véritablement conçue que pour juger les faibles de ce monde.

Les causes de l’invasion de la Libye et du meurtre de Kadhafi

On sait que les médias main stream nous servent en boucle une version soft celle de l’humanisme des pays occidentaux vis-à-vis de la barbarie de Kadhafi envers son peuple. Qu’en est-il exactement? C’est un fait que Kadhafi n’était pas un enfant de coeur, il a dû éliminer ses opposants pour asseoir un pouvoir sans partage de 40 ans en pensant le léguer à ses enfants. Une sorte de Jamahiriya dynastique. Mais le peuple profond était-il malheureux? Mangeait-il à sa faim? La Libye avait le deuxième niveau de vie en Afrique. Une nouvelle monnaie unique africaine serait la véritable cause de l’intervention française en Libye. En effet, d’après les éléments trouvés dans les lettres de Hillary Clinton déclassifiées le 31 décembre, la vraie raison de l’intervention en Libye était l’or qui aurait pu empêcher les plans de Nicolas Sarkozy de répandre son influence dans la région.

La correspondance de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a montré qu’en 2011, Mouammar Kadhafi possédait 143 tonnes d’or et 143 tonnes d’argent avec lesquels il souhaitait créer une nouvelle monnaie unique pour l’Afrique et fournir aux pays francophones africains «une alternative au Franc CFA». «L’or avait été rassemblé avant la révolte actuelle et devait être utilisé pour la création d’une monnaie panafricaine basée sur le dinar libyen», lit-on dans le courriel de l’ex-secrétaire d’Etat américain, Le courriel confidentiel d’Hillary Clinton sur les vraies raisons de l’engagement français en Libye: au total, la valeur de ces réserves s’élevait à près de 7 milliards de dollars.(1) (2)

D’après le même document, le gouvernement de Nicolas Sarkozy craignait que cette nouvelle monnaie permette à l’Afrique du Nord d’acquérir une indépendance économique, qui n’aurait pas fait les affaires de la France et de toute l’Europe. L’intervention militaire en Libye a commencé en 2011 sous l’égide de l’Organisation des Nations unies et s’est déroulée entre le 19 mars et le 31 octobre 2011 pour mettre en oeuvre la résolution 1973 du Conseil de sécurité pour ^protéger les populations libyennes.» (1)

Pour Nicolas Sarkozy: «Pas question de laisser les colonies françaises d’Afrique avoir leurs propres monnaies!» Apparemment, l’ancien président de la République française s’est à nouveau illustré dans des propos choquants. Lors d’une interview à BFMTV, Il aurait dit que le meilleur moyen de préserver la bonne sante de l’économie française, c’était de maintenir le FCFA comme la seule monnaie utilisable dans les colonies françaises en Afrique. (2)

Les menaces que constituent le pétrole et l’or libyens face aux intérêts français

On prêtait à Kadhafi outre son rôle de mécène et d’aide sans contrepartie aux pays africains au point d’avoir pu stabiliser dans une certaine mesure l’immigration sahélienne, le désir de doter les Etats «CFA3 d’une nouvelle monnaie. C’est sans doute cela qui a dû signer son arrêt de mort.

«Un e-mail envoyé à Hillary Clinton en avril 2011 avec pour objet «les clients de la France et l’or de Kadhafi» révèle des ambitions beaucoup moins nobles. L’e-mail identifie le président français Nicolas Sarkozy en tant que leader de l’attaque sur la Libye avec cinq objectifs précis en tête: obtenir le pétrole libyen, assurer l’influence française dans la région, accroître la réputation de Sarkozy au niveau national, affirmer la puissance militaire française, et éviter l’influence d’Kadhafi dans ce qui est considéré comme «l’Afrique francophone». Le plus étonnant est la longue section relatant l’énorme menace que l’or et l’argent des réserves d’Kadhafi, estimées à «143 tonnes d’or, et un montant similaire en argent» pourraient poser au «franc français» (CFA) en circulation comme monnaie africaine en Afrique francophone. Ce plan a été conçu pour fournir aux pays africains francophones une alternative au franc (CFA).

On sait qu’en Afrique, les zones francs constituent des espaces monétaires et économiques sur le territoire de plusieurs Etats de l’ancien Empire colonial français. Après l’accession à l’indépendance, la plupart de ces nouveaux Etats sont restés dans la sphère française. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy craignait que cette nouvelle monnaie permette à l’Afrique du Nord d’acquérir une indépendance économique, qui n’aurait pas fait les affaires de la France. Ces données seraient l’un des facteurs qui a amené l’intervention en Libye et jusqu’à l’élimination inhumaine de Kadhafi pour qu’il ne parle pas au vu des secrets qu’il détenait, notamment la campagne pour la présidentielle française qu’il aurait sponsorisée.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 10:02

Un projet de loi pour prolonger la mesure sera présenté le 3 février. Manuel Valls a semé le trouble plus tôt dans la journée évoquant une potentielle prolongation jusqu'à la défaite de Daech.

Un projet de loi pour prolonger l'état d'urgence de trois mois après le 26 février sera présenté le 3 février en Conseil des ministres, a annoncé l'Élysée vendredi 22 janvier au soir. Plus tôt dans la journée, Manuel Valls avait suscité les réactions avec ses déclarations dans une interview à la BBC. Interrogé sur une éventuelle prolongation de l'état d'urgence, le Premier ministre indiquait: "le temps nécessaire". "Tant que la menace est là, nous devons utiliser tous les moyens, a-t-il répondu ajoutant: jusqu'à nous nous débarrassions de Daech". "Est-ce que vous pouvez en finir? Beaucoup disent que c'est le combat d'une génération... 30 ans...", lui a demandé la BBC. "Je le crois. Et il faut dire la vérité, pas seulement aux Français, mais à tous ceux qui sont concernés par le terrorisme. C'est une génération qui peut être concernée par cette guerre", a estimé le chef du gouvernement.

Ces déclarations ont entraîné beaucoup de réactions sur Twitter, l'ancienne ministre écologiste Cécile Duflot y voyant "la fin de l'état de droit".

"Oui @manuelvalls vous avez raison. Cela montre d'ailleurs qu'il n'y a pas besoin de modifier la Constitution pour proroger #etatdurgence!", a réagi l'ex-ministre Pierre Lellouche (Les Républicains).

Matignon a insisté sur le fait que le Premier ministre parlait de "tous les moyens démocratiques" et que l'état d'urgence "ne résume pas à lui seul" le combat contre l'organisation État islamique.

Annoncé dès le soir des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, l'état d'urgence avait été prolongé à une écrasante majorité pour trois mois le 26 novembre par le Parlement.

Le débat était déjà relancé alors que la Ligue des droits de l'homme a annoncé mercredi avoir saisi le Conseil d'Etat pour mettre fin, totalement ou en partie, aux mesures contraignantes de l'état d'urgence, qui ne sont selon elle plus justifiées.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 09:57

La Ligue des Droits de l'Homme a saisi, mercredi, le Conseil d'Etat afin de mettre fin à l'état d'urgence.

La Ligue des droits de l'homme a annoncé mercredi avoir saisi le Conseil d'Etat pour mettre fin, totalement ou en partie, aux mesures contraignantes de l'état d'urgence, qui, selon elle, ne sont plus justifiées. La plus haute juridiction administrative examinera dès mardi 26 janvier un "recours en référé liberté" en ce sens, a annoncé l'un de ses représentants, l'avocat Patrice Spinosi.

Des doutes sur la légitimité de certaines mesures. L'avocat a indiqué que la décision du juge administratif ne serait "pas nécessairement un bloc", et que le Conseil d'Etat pouvait par exemple ordonner au président François Hollande de lever certaines mesures (perquisitions administratives ou interdiction de réunions), mais l'autoriser à en maintenir d'autres, comme les assignations à résidence. Cette offensive des défenseurs des libertés publiques intervient en plein débat sur l'efficacité et l'éventuelle prolongation de ce régime d'exception proclamé après les attentats du 13 novembre, qui doit normalement expirer le 26 février.

Atteinte aux libertés publiques. L'état d'urgence renforce les pouvoirs de la police, en permettant les assignations à résidence, les perquisitions administratives de jour comme de nuit, ou l'interdiction de rassemblements, le tout sans contrôle du juge judiciaire. La LDH s'appuie en particulier sur un rapport sur l'état d'urgence présenté par Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des lois de l'Assemblée Nationale, qui selon elle souligne "l'essoufflement" des mesures contraignantes en question. Pour l'association, maintenir malgré tout l'état d'urgence est "une atteinte grave et manifeste aux libertés publiques", qui justifie de saisir en urgence le Conseil d'Etat.

La LDH bataille sur un autre front contre l'état d'urgence, constitutionnel cette fois. Elle vient ainsi d'obtenir que le Conseil constitutionnel se prononce, dans un délai de trois mois, sur l'absence de contrôle judiciaire a priori pour les perquisitions administratives, menées en masse après les attentats qui ont fait 130 morts à Paris.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 09:55

Des enfants parfois âgés de sept ans travaillent dans des conditions périlleuses dans les mines de République démocratique du Congo (RDC) pour extraire du cobalt utilisé dans les batteries lithium-ion destinées à la fabrication de smartphones ou de voitures électriques. De grandes multinationales comme Apple, Samsung et Sony n'effectuent pas les contrôles élémentaires afin de vérifier que la fabrication de leurs produits n'intègre pas de cobalt extrait par des enfants, pointent les ONG Amnesty International et Afrewatch dans un rapport publié mardi. Seule une des 16 entreprises contactées dans le cadre du rapport a reconnu utiliser du cobalt en provenance de ces mines.

"Des millions de personnes bénéficient des avantages des nouvelles technologies, sans se préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées. Il est temps que les grandes marques assument leur part de responsabilité dans l'extraction des matières premières qui rendent leurs produits si lucratifs", explique Mark Dummett, spécialiste de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains à Amnesty International.

Amnesty a contacté 16 multinationales comme Lenovo, Microsoft et Volkswagen, inscrites sur la liste clients des fabricants de batteries recensés comme se procurant du minerai transformé auprès de Huayou Cobalt, géant chinois de l'exploitation minière opérant en RDC. L'une d'entre elles a reconnu ce lien, tandis que quatre n'ont pas pu dire avec certitude si elles achètent du cobalt provenant de RDC ou fourni par Huayou Cobalt. Six ont affirmé qu'elles enquêtaient sur ces allégations. Cinq ont nié se procurer du cobalt auprès de Huayou Cobalt, alors qu'elles figurent sur les listes clients des fabricants de batteries. Deux multinationales ont nié se procurer du cobalt provenant de RDC, rapporte l'ONG dans son rapport.

Aucune règlementation n'entoure actuellement le marché mondial du cobalt. Il n'entre pas dans la catégorie des "minerais du conflit" réglementés aux États-Unis. "Tant que les entreprises ne seront pas tenues légalement de contrôler la provenance des minerais et leurs fournisseurs et de rendre ces informations publiques, elles continueront de tirer profit de violations des droits humains. Les gouvernements doivent en finir avec ce manque de transparence, qui permet aux entreprises de tirer profit de la misère", dénonce Mark Dummett.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 09:50

L'effervescence gagne de nouveau la Tunisie. Cinq ans après sa révolution ayant chassé Ben Ali, le pays peine à relever la tête. L'économie en berne, les touristes qui font défaut depuis les attentats meurtriers commis par des djihadistes, il est aujourd'hui livré à des violences dans plusieurs villes du sud mais aussi du nord.

Les autorités ont décrété vendredi un couvre-feu nocturne dans tout le pays. (…)

Depuis le début de la semaine un mouvement de contestation sociale, parti de la région défavorisée de Kasserine, dans le centre, pour se propager à d'autres départements (wilayas) du pays. Kasserine, ville emblématique de cette révolte, s'est à nouveau embrasée dans la nuit malgré les renforts de forces de l'ordre. Les manifestations pour l'emploi et le logement ont connu des violences faisant plusieurs blessés. Un policier y a trouvé la mort dans la nuit de mercredi à jeudi.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 09:46

Le parti Alternatives pour l'Allemagne (AFD) qui se prononce contre l'immigration de masse sera interdit de débats télévisés durant les élections locales qui auront lieu en mars prochain.

Peter Boudgoust, le directeur de la station de télévision SWR, a annoncé dans un communiqué que sa compagnie avait pris la décision d'exclure «en serrant les dents» le parti après que les autres candidats ont menacé de boycotter tout débat impliquant l'AFD.

Au lieu de cela, seuls les candidats favoris des partis déjà représentés dans les parlements locaux seront autorisés à prendre part aux débats, selon Der Spiegel.

Trois Etats allemands, le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie-Palatinat et la Saxe-Anhalt, vont tenir des élections au mois de mars. Aussi, l'AFD devrait récolter un pourcentage non-négligeable de voix en lien avec l'afflux de migrants qui continue outre-Rhin.

Le principal candidat pour le Bade-Wurtemberg, Jörg Meuthen, a qualifié cette exclusion de «tentative de chantage» par les partis au pouvoir en Allemagne, ajoutant que ces derniers ont une «compréhension étrange de la démocratie».

Cette controverse intervient alors que la chancelière Angela Merkel voit sa cote de popularité s'effondrer, un sondage paru dans les médias allemands indiquant même que son parti a perdu près de la moitié de ses soutiens depuis le début de la crise des migrants.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 09:43

"Israël a arrêté trois défenseurs des droits humains dans ce qui paraît être une campagne orchestrée et appuyée par les autorités, pour saboter les organisations locales qui documentent les exactions d’Israël à l’égard des Palestiniens.

La semaine dernière, l’armée israélienne a arrêté Ezra Nawi, un membre de Taayush, un groupe militant palestinien et juif qui défend les droits des agriculteurs palestiniens dans les collines au sud de Hebron, en Cisjordanie occupée.

Les membres de Taayush se placent souvent entre les paysans et les colons et soldats israéliens qui les attaquent."

Lire la suite de l'article de la journaliste Adri Nieuwhof d'Electronic Intifada sur le site de l'Agence.

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