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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 09:12

Les news Février 2015

EPM Musique : «Rosalie Dubois» : «Chants d’espoir et de révolte», Bruant : «Dans la rue» monologues dit par Yves Mathieu, deux albums à se procurer absolument :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/bruant-dans-la-rue-rosalie-dubois-chants-d-espoir-et-de-revolte.html

La pétition pour la reconnaissance de la chanson d’auteur comme un art majeur est toujours en ligne, alors n’hésitez pas, signez, il faut absolument que l’on se bouge pour être entendu :

http://chansonrebelle.com/dossiers/petition-pour-la-diffusion-de-la-chanson-d-auteur.html

Une autre de mes chroniques paysannes publiée sur le site «La méduse»«L’idiot du village»:

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/nouvelle-chronique-paysanne.html

Alain Nardino,un chanteur modeste et plein de convictions, interprète et A.C.I :

http://chansonrebelle.com/les-chanteurs/les-spectacles-d-alain-nardino.html

Un album d’Alain Nardino «Guitare-voix» avec ses propres compositions :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/alain-nardino-guitare-voix.html

Nouvel attentat contre la liberté d’expression à Copenhague au Danemark, cela commence à devenir inquiétant :

http://chansonrebelle.com/coups-de-gueule/la-liberte-d-expression-decapitee.html

Pablo Neruda (Poèmes & Chansons) :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/pablo-neruda-poemes-chansons.htm

«L’insurrection poétique», la contestation en chansons :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/-l-insurrection-poetique.html 

Une version de la marseillaise pour la paix par le Groupe Evasion :

http://chansonrebelle.com/coups-de-gueule/marseillaise-par-le-groupe-evasion.html

Nouvel album de Tournée Générale «10 ans, et toutes nos dents» :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/tournne-generale-10-ans.html

«Noémie», une autre de mes chroniques paysannes :

 

http://www.lameduse.ch/2015/02/20/noemie-chronique-paysanne/

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 09:09

Gaza a quitté la une des médias mais survit avec une situation humanitaire catastrophique. L’aide promise pour la reconstruction n’est pas arrivée et la population survit dans la boue et le froid. 6 mois après les massacres et destructions de l’été des dizaines de milliers de personnes sont encore hébergées dans des écoles de l’UNRWA ou vivent dans des abris de fortune. Les conditions de vie sont extrêmement précaires : électricité coupée 12 à 18 heures par jour, pénurie de gaz, eau impropre à la consommation, assainissement quasi inexistant. Plusieurs bébés sont morts de froid. L’économie est à terre et le chômage atteint des chiffres vertigineux : la population ne peut survivre que par l’aide alimentaire d’urgence. C’est dans ce contexte qu’il a fallu que 6 membres d’une association humanitaire de Nice mènent une grève de la faim du 10 au 20 février pour sauver 30 tonnes d’aide d’urgence d’une valeur de 120 000 euros collectées par eux, bloquées depuis décembre dans le port d’Ashdod, qui étaient menacées d’être détruites par les autorités israéliennes.

Pourtant, les Hautes Parties Contractantes aux Conventions de Genève ont, avec la participation et le vote favorable de la France, solennellement rappelé le 17 décembre dernier « l’obligation première de la Puissance occupante d’assurer l’approvisionnement adéquat de la population du territoire occupé, et que lorsqu’elle n’est pas en mesure de le faire, elle a l’obligation d’autoriser et de faciliter les actions de secours ». Et que tous les Etats engagés par ces conventions « doivent permettre le libre passage de secours humanitaires et garantir leur protection ». La responsabilité de la France, comme de tous les pays engagés par les Conventions de Genève, est donc directement engagée.

De même la résolution 1860 du Conseil de sécurité adoptée en janvier 2009, votée par la France et à laquelle les Etats-Unis n’avaient pas osé mettre leur véto demandait déjà que « l’aide humanitaire, y compris les vivres, le carburant et les traitements médicaux, puisse être distribuée sans entrave dans tout Gaza ». Elle soulignait « la nécessité de faire en sorte que les biens et les personnes puissent emprunter régulièrement et durablement les points de passage de Gaza » et se félicitait « des initiatives visant à créer et ouvrir des couloirs humanitaires et autres mécanismes permettant un acheminement ininterrompu de l’aide humanitaire ». Cette résolution est alors restée lettre morte et n’a pas mis fin à l’opération « Plomb durci ». Son application et la levée du blocus auraient seules pu empêcher les nouvelles agressions de novembre 2012 et de l’été 2014. Elle nécessitait une intervention ferme des pays signataires de la résolution et de l’UE qui s’est contentée d’un rôle de bailleur de fonds sans jamais formuler d’exigences politiques. Persévérer dans cette attitude de démission face à une situation qu’on sait illégale et dramatique ne peut mener qu’à une nouvelle catastrophe et à cette « quatrième guerre » appelée de ses vœux par le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Liberman.

Il est de la responsabilité de la France d’agir sans délai pour que soit imposée la levée d’un blocus mortifère. Cela passe par l’exigence de l’ouverture des points de passage, la reconstruction et l’ouverture du port de Gaza, la reconstruction de Gaza en demandant des comptes au gouvernement israélien qui porte la responsabilité des destructions.

Il n’est tout simplement plus possible de laisser ainsi 1,8 million de Palestiniens de Gaza à la merci des forces d’occupation israéliennes qui en organisent le blocus et l’asphyxie.

Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 09:04

Des milliers de vaches et chèvres agglutinées dans d’immenses entrepôts. Bourrées de médicaments. Reliées à des pompes à lait, tandis que le paysan qui s’occupe d’elles est réduit à un simple rouage dans cette énorme machine. Voilà ce que promet l’ouverture de l’usine aux 2200 animaux à l’étude dans la région de Tours. Mais la préfecture n’a pas encore donné son autorisation, et nous pouvons encore l’arrêter.

Cette nouvelle ferme industrielle géante est le pur produit d’un système déshumanisé, qui avilit le métier de paysan et ronge les écosystèmes de la région. Il est à l’opposé d’une agroécologie durable et stimulante pour l’économie rurale, pourtant prônée par le ministre de l’Agriculture. Si nous nous mobilisons massivement dès à présent, nous pouvons créer un tapage médiatique tel qu'il forcera le ministre à abandonner ce projet honteux.

Le Salon de l’Agriculture vient de s'ouvrir et cette grand-messe ultra médiatisée est une opportunité unique d’exiger l'abandon de cette ferme inhumaine. Cela serait une victoire cruciale dans le combat pour que les exploitations françaises respectent l’environnement, notre santé, le bien-être des animaux et que les agriculteurs ne soient pas mis de côté.

Signez cette pétition et envoyez-la à tous vos proches: Avaaz interpellera Stéphane Le Foll lorsque nous atteindrons 100 000 signatures.

https://secure.avaaz.org/fr/non_aux_fermes_animales_gaantes_jb/?baYedbb&v=54402

L’année dernière en Picardie, la première “ferme aux 1000 vaches” a ouvert ses portes, malgré l'indignation des habitants de la région et du monde agricole. Aujourd’hui, une quinzaine de méga-projets sont en préparation en France, menaçant toujours plus les emplois de nos agriculteurs. Le pire est que l’État - c’est-à-dire nos impôts - subventionne à coups de millions d’euros ces installations! 

Signez cette pétition pour dire non aux fermes animales géantes, et demander à Stéphane Le Foll de maintenir le cap sans céder aux pressions des lobbies de l’industrie agroalimentaire:

https://secure.avaaz.org/fr/non_aux_fermes_animales_gaantes_jb/?baYedbb&v=54402

Nous avons déjà joint nos voix et réussi à protéger les animaux en voie de disparition, les abeilles ou les animaux marins. Cette fois ce sont nos agriculteurs et les animaux d’élevage qui nous nourrissent chaque semaine qui ont besoin de nous. Et c’est un nouveau modèle de société que nous pouvons défendre, ensemble.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:59

Des cimetières profanés ! Manuel Valls est « touché et indigné ». Et il va lutter avec « fermeté » pour que ça cesse. Il faut être « vigilant » ! C’est ce qu’il a twitté ! Sinon les terroristes vont s’attaquer aux vivants ? Un cimetière juif profané ! Mais renseignements pris c’était un cimetière catholique. On mélange tout, on ne s’y reconnaît plus. Vaut-il mieux profaner une tombe que tuer un vivant ? Ca se discute, ça se twitte. Les cadavres se ressemblent-ils ? Les juifs c’est dans le Bas Rhin qu’ils été profanés. Les catholiques c’est dans le Calvados. A chacun ses profanations ! A chacun ses cimetières. A chacun son tweet ! N’allons pas faire du « melting-pot » avec les cadavres ! Quand les cadavres sont vivants on peut les mélanger ! Pas quand ils sont morts et enterrés. Je vais twitter ça. Les catholiques sont enterrés couchés. Les juifs sont enterrés debout. D’après ce qu’on dit. Ca prouve bien que les catholiques sont des faignants. Pour cette raison il existe une association pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Et si je twittais ici ? Mais les juifs ne constituent pas une race ! Les juifs sont des sémites, comme les arabes. Les arabes forment-ils une race ? Les sémites sont les fils de Sem. Sem savait-il twitter ? Sem est le fils de Noé. Tout ça c’est des histoires de familles, assez anciennes. Mais Valls a l’air de connaître tout ce monde là. Valls est facilement « touché et indigné ». C’est le cas encore pour l’affaire Souleymane, ce sportif noir insulté dans le métro. Manuel Valls est formel, il a fait un twitt : « Sur le terrain ou en dehors des stades, le racisme et l’intolérance n’ont pas leur place ». Question : Valls évolue dans quelle équipe sportive ? Autre question : Valls prend-il le métro pour aller à l’entraînement ? Valls a encore twitté. Il ne parle plus qu’en tweets. Vous suivez toujours ? Je reprends une activité favorite de Manuel Valls. Le « dialogue » avec les jeunes. Des jeunes bien triés, Valls a-t-il peur des terroristes ? Non, il est « vigilant » et « ferme ». Puisqu’il est « indigné » ! Bref il va à Marseille « dialoguer » avec des jeunes. Dialoguer par tweets. Il se fait accompagner par une jeune qui tweete bien : Najat Vallaud-Belkacem. En présence de cette jeune, « issue de l’immigration » il va pouvoir twitter aux jeunes : « votre génération doit s’habituer à vivre avec le danger terroriste ». Il twitte en direction des profs : « les enseignants doivent le savoir ». Il parle de la « grande mobilisation pour les valeurs de la république ». Il twitte encore. Il faut accepter le « vivre ensemble ». Mais les immigrés vivent-ils à l’Elysée ? Je commence à perdre pied, Manuel Valls twitte trop vite pour moi. Je mélange les catholiques les juifs les arabes les noirs. Je mélange les vivants et les morts. Je mélange l’arche de Noé avec les tweets. Noé parlait-il en twittant ? Et les arabes twittent aussi ? Les terroristes également ? Alors il faut « dialoguer » avec les arabes. Avec les juifs. Mais les opposants interviennent, ils disent que Valls twitte à des jeunes d’un « lycée Potemkine » ! Ils disent ça dans un tweet ! Je suis carrément largué… Où sont les fils de Sem ? A la crèche ? Les crèches, ça devrait pas se twitter c’est une atteinte à la « laïcité ».

Décidément le « vivre ensemble » se twitte mal en 2015 ! Laissez moi souffler, laissez moi twitter. Twitter à perpétuité. Puisque je n’ai compris que ça.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:54

couv-ayraud.jpgUn petit mot pour signaler la publication, par les Éditions du Petit Véhicule, du nouveau recueil de poèmes de Philippe Ayraud, Je vous apporte des mots en fraude.

Je vous invite à lire la belle préface de Luc Vidal qui dit tout ce qu'il y a à savoir sur ce délicat petit livre au sein duquel on retrouve, avec plaisir, l'élégance discrète et généreuse de Philippe.

Pour commander ce livre, c'est ICI.


Philippe Ayraud est le poète des maraudes. Car il sait que ses poèmes-chansons sont des navires qui longent les quais des rêves avant l’embarquement vers les champs de bataille, d’où naîtra la clarté d’un certain esprit de justice et de fraternité réelle. « J’aime bien m’enfuir dans le vent du large. » C’est avec sa plume oiseau de l’écriture qu’il dit non et dénonce l’injuste ajustement du monde. Trop lucide pour être dupe de cette comédie humaine soumise au diktat du capital, «au grand bordel démocratique », à la surveillance par caméra et code de carte bancaire interposés à la concupiscence de Big Brother. Qu’opposer à cela sinon la folie, la beauté, la bonté et le cri des mots qui ouvrent le vrai cœur de soi et de l’autre. Il offre la colère de sa voix, ses mots-tempête aux oreilles des laisser pour compte de véritables enfances. Ils ont pour prénoms Celna, Mouna, Leila, Dagan, Hicham, Mohammed, Anri, Bafodé, Karim, Salim, Abdel et Kemal et d’autres. Et chacun d’entre nous se prénomme ainsi. Le cri sublime des libertaires est un cri de haute poésie quand Philippe chante à pleins poumons sa protest song, quand il peint en noir ses rêves cosmopolites de lucidité, « de ce noir couleur de la vie » à la manière d’un Jack London. « Tes poings rêvent de grand large ». Ses mots ne sont jamais en grève par nature et par obligation. Ses maîtres, je veux dire ses compagnons de route lui font l’accolade intime. Tels Camus avec sa révolte étoilée, Blaise Cendrars avec l’or de ses mots, Jean Ferrat avec le Potemkine arrivé à bon port, enfin, Léo Ferré avec les chants de la fureur, Leonard Cohen avec le secret du chant profond, avec Bob Dylan dans le vent d’une chambre d’amour. L’écriture de Philippe tient de la complainte. Un poète comme Robert Desnos en usa merveilleusement comme des chants de révolte (No Pasaran) auxquels Philippe s’identifie sans effort. Cela lui est naturel. Ses mots de contrebande volontaire plongent leur racine dans la Grande Histoire, la vie quotidienne et la solitude irremplaçable du poète. Chacun de ses textes en offre une subtile alliance de révolte, de rêve et d’utopie bienfaisante. Je veux parler de la solitude des bords de mer, de la solitude de l’hiver ou d’une ville de province que son cœur sait accrocher aux feux de la nuit. Et puis cet avant dernier poème qui ferme presque le livre : « il est des gens si beaux » que je trouve très doux, comme une ritournelle. La vérité est une denrée de fraude qui se mérite et se mesure dans les blessures du cœur. (Luc Vidal)

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:50

Années 80, années fric. Années 90, années scandale… Et toujours la gueule à Nanard, sa gouaille, ses gants de boxe, ses joueurs de foot, ses matchs truqués, ses entreprises faillies, ses résurrections, sa tchatche, ses amitiés sulfureuses et la petite chorale de ceux qu’il fait chanter : do mi si la do ré, bateau sur l’eau, j’ai du bon tabac et tu n’en auras pas. Des hauts, des bas, la télé et les journaux, les ministères et la zonzon. Les régimes passent, la gauche trépasse, Mitterrand au cimetière, Le Pen au deuxième tour, Chirac au Val-de-Grâce, Sarko sur ressorts, Hollande et ses amours… et toujours la gueule à Nanard.

En 2008, sous la bénédiction de Christine Lagarde qui n’y voyait pas mal – on a murmuré que sa cécité d’alors n’était pas étrangère à sa belle promotion au FMI –, nous, Français du ruisseau, avons « dédommagé » ledit Tapie de présumées malversations du Crédit lyonnais dans le rachat d’Adidas. Par la grâce de quatre arbitres dont deux cacochymes, nous lui avons octroyé la coquette somme de 405 millions d’euros, dont 45 au titre de « préjudice moral ». Et comme nous l’avons écrit ici, si le mot préjudice prête à rire, l’adjectif moral rapporté à Tapie prête à s’étouffer de rire.

Qu’a fait Tapie de tout ce pognon gratté au fond de nos poches ? France 2 en faisait mardi soir l’inventaire : une fois payés la dette fiscale et les frais de justice, Tapie a touché 304 millions d’euros. Il en a mis 47 dans une villa sur la Côte d’Azur, 40 dans un yacht de 76 mètres de long, 20 dans un jet privé et 51 dans le rachat de titres de presse du groupe Hersant (La Provence, Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin et France-Antilles). Total : 161 millions d’euros. Aurait aussi placé ses fonds dans une holding domiciliée à Bruxelles : 215 millions dont une partie a déjà été saisie par la justice dans une autre procédure ; le reste dans deux assurances-vie.

En fait, nous dit-on, il est aujourd’hui impossible de dire quel est l’état réel de la fortune de Bernard Tapie et quels sont les biens toujours en sa possession. Question qui n’a d’importance – toute morale mise à part – que parce que la cour d’appel de Paris vient justement d’annuler l’arbitrage qui, à nos frais, a fait de Nanard un gros nabab. L’aspect frauduleux est établi : l’un des arbitres, Pierre Estoup, étant alors en affaires avec l’avocat de Bernard Tapie, Me Lantourne, la procédure est donc annulée. Bref, on recommence tout à zéro.

Le ministre Sapin s’en félicite : « Cet arrêt marque un tournant : en reconnaissant l’existence d’une fraude, la justice confirme le bien-fondé du choix d’attaquer cette sentence arbitrale, dans l’intérêt des contribuables. » Lesquels se posent une question légitime : va-t-on récupérer les fonds versés par l’État à toutes ces crapules ? L’avocat de Bernard Tapie assure que non : «  M. Tapie n’a pas à rendre l’argent. » L’intéressé, quant à lui, avance dans son journal La Provence qu’il pourrait même en sortir encore gagnant : « On repart à zéro […]. Désormais, il n’y a plus de limites. La révision peut se faire en plus ou en moins. Et j’espère bien qu’elle se fera en plus. »

Vingt ans déjà que cette affaire dure. Combien encore ? Car si les juges ont annulé la sentence arbitrale, il va leur falloir revenir au fond, c’est-à-dire replonger dans les méandres glauques du Crédit lyonnais pour savoir si, oui ou non, Tapie a été lésé dans le rachat d’Adidas. Un Crédit lyonnais dont les archives, on s’en souvient, ont malencontreusement brûlé : tout d’abord au siège parisien le 5 mai 1996, puis – ce n’est vraiment pas de chance – au dépôt de l’IBSA (dont le CL détenait 25 % des parts) au Havre, le 19 août 1997. Un lot d’extincteurs défectueux, sans doute…

Bref, quand c’est fini, ça recommence, mais les couillons sont toujours les mêmes : vous et moi.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:48

France 5 a diffusé mardi dernier un « docu-fiction » intitulé « Bye-bye l’euro », imaginant les conséquences de la fin de la monnaie unique. La réalisatrice présente ce reportage comme une contribution au débat démocratique : « [Nous] considérons qu’il est important que les citoyens soient informés. C’est vraiment une mission du service public » (source : france5.fr). Mais, loin d’être nuancé et contradictoire, « Bye-bye l’euro » est un documentaire partisan, ouvertement hostile à la fin de la monnaie unique. Un seul scénario est présenté au téléspectateur : une catastrophe économique et sociale sans précédent.

Cette émission militante reprend à son compte tous les clichés éculés sur la fin de l’euro : fuite des capitaux et des entreprises, augmentation des taux d’intérêts, isolement diplomatique de la France, effondrement du pouvoir d’achat, inflation incontrôlée, crise du financement de l’État, austérité…

Pour accréditer cette vision apocalyptique, un panel de personnalités européistes se prêtent au jeu et expliquent les mécanismes du désastre à venir. Par exemple, Jacques Attali affirme que la fin de l’euro serait une « absurdité, un suicide, une déchéance absolue ». Rappelons que cet expert nous avait annoncé en 1997 que la monnaie unique serait « une chance pour la France » et un gage de « gestion saine des finances publiques » (source : le Monde Économie, 28 octobre 1997). Michel-Édouard Leclerc va plus loin, en mentant ouvertement à propos des prix du carburant : il affirme, de manière éhontée, qu’une dévaluation du franc de 20 % entraînerait une augmentation équivalente des prix à la pompe (ce qui est totalement faux car les prix des carburants dépendent à 85 % des taxes et non du coût du pétrole).

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:41

Les autoroutes surfacturent. C’est la Cour des comptes qui le dit. Alors Corinne Lepage prend la tête d’une manif et lance une idée « citoyenne » : tous les utilisateurs de certaines autoroutes présentent leurs tickets de péage en exigeant des sociétés voraces une ristourne de 20 %. Pourquoi certaines autoroutes seulement ? Parce que ce sont celles où les péages auraient dû baisser à mesure de l’amortissement : c’est dans le contrat. Pourquoi 20 % ? Parce que.

Qui est chargé de faire respecter le contrat par lequel l’État a concédé la gestion des autoroutes au secteur privé ? L’État, bien sûr.

C’est là que l’affaire devient cocasse. Le ministre des Finances, dont le boulot consiste précisément à surveiller ce genre de choses, soutient l’action de madame Lepage ! On se frotte les yeux ! On se dit qu’il y a un bug sur la ligne, une erreur quelque part ! Eh bien non ! Michel Sapin, en rigolant, appuie l’initiative. Michel Sapin ! Vous savez, c’est celui qui voyait la courbe du chômage s’inverser au prétexte que, pendant un mois, elle avait augmenté un tout petit peu moins qu’avant. Monsieur Sapin devrait se faire tout petit. Et son chef, le premier des ministres, serait bien inspiré de lui demander de ne pas se réjouir bruyamment en public des failles du gouvernement. Il serait bien avisé, également, de lui demander de mettre en œuvre les préconisations de la Cour des comptes.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:37

Selon d’anciens enquêteurs de l’ONU qui ont travaillé sur l’affaire, des fonctionnaires de haut rang des Nations Unies et du gouvernement canadien ont été impliqués dans la dissimulation de preuves et de faits importants entourant l’attaque du 6 avril 1994 contre l’avion qui transportait les présidents duRwanda et du Burundi. Ce double assassinat a débouché sur un génocide et un contre-génocide qui ont probablement causé la mort de 1,5 million de personnes (Nous savons aujourd’hui qu’il y en a beaucoup plus, non seulement 2,5 millions de Rwandais au moins, mais aussi 6 millions de Congolais, ndlr).La révélation la plus dramatique concerne la « boîte noire » du Mystère-Falcon 50 abattu. Selon des fonctionnaires responsables du trafic aérien de l’ONU dans la région, une boîte noire fut secrètement rapatriée au quartier général de l’ONU à New York, où elle se trouverait encore. Officiellement, le gouvernement rwandais actuel allègue que la boîte noire a disparu. Selon des sources onusiennes,l’ONU s’abstiendrait de publier les données de cette boîte à cause de pressions exercées par les USA.  Il y a peut-être de bonnes raisons à cela. D’anciens enquêteurs de l’ONU qui étaient sur le terrain auRwanda,  affirment  qu’ils  étaient  convaincus  que  les  missiles  qui  ont  abattu  l’avion  présidentiel provenaient  des  Etats-Unis  et  avaient  été  remis  au  FPR.  Ceci  vient  renforcer  des  affirmation semblables  faites  par  de  hauts  responsables  du  gouvernement  français  devant  la  Commission d’enquête  de  l’Assemblée  Nationale  qui  a  enquêté  sur  le  génocide  rwandais  et  les  allégations d’anciens agents de renseignement du Front Patriotique Rwandais (FPR).

Selon ces sources onusiennes bien placées, la juge Louise ARBOUR de la Cour Suprême du Canada qui fut procureur spécial du Tribunal Pénal International sur le Rwanda (TPIR), chargée d’enquêter sur le génocide, a ordonné que les évènements qui ont précédé la destruction de l’avion présidentiel, le6 avril, ne fassent pas l’objet d’une enquête. ARBOUR aurait contraint les enquêteurs à n’enquêter que sur ceux qui ont suivi l’attentat contre l’appareil.De plus, ARBOUR – qui est maintenant juge à la Cour Suprême du Canada – a donné ordre à ses subordonnés, dont faisait partie l’ancien commissaire-adjoint de la Gendarmerie royale du Canada, AlBreau,  de  mettre  fin  à  leur  enquête  lorsqu’il  devint  évident  que  cette  dernière  commençait  à démontrer  que le  FPR et  ses  protecteurs  américains étaient  impliqués dans la  planification de l’attaque contre l’appareil présidentiel.  Parmi les preuves recueillies, il y aurait entre autres le fait que  le  soir  de  l’attaque,  les  forces  du  FPR contrôlaient  trois  importantes  voies  d’approche  vers l’aéroport international ‘GREGOIRE KAYIBANDA’, et que des mercenaires européens, à l’emploi duFPR et des services de renseignement américains, auraient utilisé des entrepôts loués par une société suisse pour planifier et déclencher les tirs de missiles contre le Mystère-Falcon 50.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:27

Depuis lundi 9 février, la grande majorité des ouvriers du gros oeuvre (BTP) sont en grève sur le chantier de Vinci-Constructions à Chatillon (à la limite de Bagneux) où « Orange » (ex France Telecom) installe un « Eco-Campus » de 17 600 m2 de bureaux. 

En grève pour une augmentation de 2% des salaires / augmentation de 25% des dividendes pour les actionnaires

Ce mercredi 11 février, une délégation de militants du PRCF est allée apporter son soutien aux plusieurs dizaines de travailleurs rassemblés à l’entrée du chantier, combattant avec détermination le froid de cet après-midi de février et aussi surpris qu’heureux de voir qu’on s’intéresse à eux !

Les présentations faites et le but de la visite expliquée, les langues se délient très vite pour conspuer Vinci et les « gros » en général, pour s’indigner qu’on leur refuse pour l’instant les 2% d’augmentation de taux horaire qu’ils réclament ( c’est, semble-t-il, leur unique revendication), pour invectiver enfin « l’Europe qui (les) enfonce ».

La consultation de la page finance du site internet de Vinci permet d’apprendre que le groupe a prévu d’augmenter les dividendes versés aux actionnaires de 25%. Depuis le début des années 2000 la valeurs des actions a elle été multipliée par 5. Le rendement annuel des actions varie ces dernières années de 4% à 5% (comparez donc au taux du livret A !).  Selon la même source le rendement sur 10 d’une action Vinci est de plus de 10%. Sans rien faire. « Un actionnaire de VINCI qui aurait investi 1 000 euros le 1er janvier 2005 se retrouverait à la tête d’un capital de 2 784 euros au 31 décembre 2014, en supposant un réinvestissement en actions du montant des dividendes encaissés »

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