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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 08:42

Les news de Juillet 2013

Les dessins de Burki de juillet 2013 :

http://chansonrebelle.com/dessins-de-burki/burki-juillet-2013.html

Le 5ème Festival des Fromages de Chèvre, animé par Christian Paccoud :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/5eme-festival-des-fromage-de-chevre.html

Les éditions du Petit Véhicules publient un cahier d’études sur Léo Ferré «La Mémoire et la Mer» :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/leo-ferre-la-memoire-et-la-mer.html

Robinsonne en Avignon :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/robinsonne-en-avignon.html

Benoit Vauzel nous offre son nouvel album «Les mots de ma vie», à absolument se procurer :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/benoit-vauzel-les-mots-de-ma-vie.html

Une association L'ASSOS'THAU MATE - LES ANARTISTES qui œuvre pour la chanson française d’auteur :

http://chansonrebelle.com/copinages/les-anartistes.html

Léo Ferré, vingt ans déjà :

http://chansonrebelle.com/dossiers/leo-ferre-20-ans-deja.html

Un petit bêtisier «Pan dans les c…» qui honore les femmes courageuses :

http://chansonrebelle.com/beitiser/pan-dans-les-c.html

Un hommage à Nelson Mandela «Madiba», avec deux chansons de Johnny Clegg & Marc Servera :

http://chansonrebelle.com/dossiers/hommage-a-nelson-mandela.html

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 08:40
L'église catholique brésilienne a fait abattre 334 arbres centenaires à l'orée du Parc national de la Serra da Tiririca à l'occasion de la venue du pape François à Rio pour les Journées mondiales de la Jeunesse. Le but était d'offrir à 800 pèlerins la possibilité de célébrer la messe lors de la visite du souverain pontife.

Lire la suite et voir les pétitions

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 08:50

On n’ose plus désigner par le mot « écrivains », ou « artistes » les nouveaux fabricants de livres, et, d’une façon plus générale,  les nouveaux fabricants d’œuvres d’art. Roland Barthes ironisait déjà en 1957 sur « l’écrivain en vacances ». En effet, une assez incroyable mutation se produit de jour en jour et sous nos yeux. Cela correspond évidemment à une nouvelle race d’auteurs. En premier lieu, le nouvel écrivain passe ses vacances, c'est-à-dire son temps vide, à la télévision et à la fin de l’émission, on apprend enfin le titre du chef d’œuvre qu’il vient de pondre. La métaphore n’est pas défavorable, puisqu’elle est employée par Marcel Proust, le seul grand auteur du 20ème siècle avec Céline. Dans des genres différents, il est vrai. Mais dans les deux cas, il y avait du style ! 

« Moi, je travaille, disait Céline, les autres y foutent rien ! ».

Et comme il avait raison. Prémonitoire, il était, Ferdinand. Quant à Marcel Proust, il se fit apporter le manuscrit de la mort de l’écrivain Bergotte. Il avait imaginé la description de la mort d’Anatole France, et sur son lit d’agonisant, il souhaitait rectifier certains détails, qu’il trouvait inexacts. Proust vivait sa propre mort en artiste, et il avait le souci de la vérité. C’est ce que Céline appelait « mettre sa peau sur la table ». Je vous ennuie ? C’est que vous n’êtes pas faits pour l’art !

Le nouvel écrivain en vacances permet au moins de retrouver le sens des mots : la vacance, c’est le vide.

On se demande parfois pourquoi il n’existe aucune association regroupant tous les nouveaux  écrivains du vide. En particulier, les écrivains qui ont appris à rédiger à l’école primaire !... et qui continuent aujourd’hui de poursuivre leurs rédactions, qu’il appellent des livres. C’était bien l’école primaire, jusqu’en 1950, 1960 ! On y apprenait les rudiments de la langue française, le sens des mots, la grammaire. Le lexique ou la syntaxe. Et c’était un bienfait prodigieux.

Mais de là à se prendre pour un écrivain, il y avait une distance de marathonien. Maintenant en cet été 2013, on voit des gens qui savent lire, écrire et compter (A l’Armée, on utilisait  cette abréviation : SLEC !)

Tous les Français de 2013 veulent écrire. Tous veulent peindre. Tous veulent inventer des musiques. Je n’ai rien contre ces activités : Les enseignants, les bouchers, les cordonniers, les flics, les délinquants, les tueurs en séries, les surveillants de prison nous font part de leur expérience personnelle. Chacun a le droit de parler. A condition qu’ils se limitent à deux pages au maximum, les gens qui n’ont rien à dire contribuent à une inflation d’infra littérature. Mais les Surveillants de prison, on sait ce qu’ils font, et en plus ils sont payés. Les CRS également. Pour les footballeurs, les tennismen, qui exercent aussi la profession de pénismen, je suis moins indulgent !

Je commencerai par l’activité d’écrivain délibérément et uniquement local. Il nous apprend la particularité de sa commune d’origine, l’intérêt considérable qu’il y a à venir y séjourner, en dépit de l’absence d’hôtel, de restaurant, et aussi, surtout, il observe le climat local, qui est un microclimat miraculeusement vivifiant, indispensable, pour l’apprentissage du port du sabot, du positionnement du harnais sur le dos du cheval, et même il nous assure qu’il y a des cabinets au fond du jardin ! Tout cela s’accompagne des fêtes diverses comme le concours de bites, encore peu développé, qui permet une visite médicale inattendue, le concours de crachats, et la prise de provisions d’air pur parmi les pesticides et les fongicides, après le génocide des basses cours des vaches et des chèvres. Sans compter les fêtes religieuses, dans un pays où on ne croit plus à rien, comme l’élection de la rosière la plus vierge, celle du lapin homosexuel, bref, et pour simplifier « l’harmonie du monde naturel » dont il a pourtant sacrifié la quasi-totalité de la faune et de la flore ! Les éléments résiduels n’ont qu’à bien se tenir !

Seuls, les sympathisants de la Confédération Paysanne font exception à cet étalage des bien- faits du Bon Dieu, qui permettait encore d’entendre des vrais orages, en direct et des récits d’anciens (les plus vieux de la commune) à travers les archives de leur cher village, petit joyau, astucieusement situé à l’abri des progrès technologiques. Le nouvel auteur local nous en donne une image falsifiée… Et je ne parle pas du sous sol, qui est très profond, immensément riche en pierres précieuses et en pétrole très souterrain.

Tout cela est bon pour l’intelligence du monde, et d’ailleurs, branché correctement sur les appareils de maisons de retraite, l’écrivain local continue de vivre à perpétuité, la preuve, il écrit des livres, dont l’apparence est comparable à ceux des plus grands. L’apparence seulement. Les illustrations sont parfaites : une photographie du plus petit menhir du monde, de la plus grosse merde concassée et soigneusement conservée dans un musée branché fera découvrir « l’Art Contemporain ». L’écrivain local prend ses vacances aux Philippines et il écrit un livre standard, formaté, sur l’enculage des pauvres, en oubliant la misère du monde.

Mais le plus étonnant tient au fait qu’il se croit vraiment un écrivain ! Il évite l’excès, la démesure, il respecte les pouvoirs établis, les bienséances des dictatures, tous les ordres qu’on lui donne et rarement il se pose d’autres questions que celles qu’on lui pose à la télévision et qui contribuent grandement à l’acceptation de son sort d’esclave. Il ne pense que très rarement aux deux à trois milliards d’étrangers qui crèvent littéralement de faim. Il se « dépayse », il se déracine lui-même. « Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle ! » écrivait Lamartine au 19ème siècle. Il fut repris par Georges Brassens.  Et Céline dédiait un de ses livres : « aux animaux, aux malades, aux prisonniers ». Céline le maudit, qui ne respecte rien sauf les plus déshérités…

Mais ne sont-ils pas nos contemporains essentiels ?

 

Merci Henri Alleg, merci Claude Bourdet, merci Pierre Vidal Naquet, merci Benoist Rey, merci pour le courage !

Je rappelle que le journal « Le Provisoire » (Châteauroux) fut condamné en 1977, pour avoir ironisé sur les vertus de la Légion étrangère…à propos de l’anniversaire de la légendaire bataille de Camerone. Et nous avions évoqué les tortures en Algérie… Les temps ont changé. Et ce que je dis des faux écrivains de 2013 trouve son illustration, ici. Un petit articulet contre la torture, dans le Provisoire en 1976, permettait d’avoir le soutien de personnalités qui disaient « Non » aux tortionnaires.

alleg.jpgA l’occasion du décès de Henri Alleg, ex-Directeur d’Alger Républicain, quotidien communiste algérien, torturé en 1957, (en même temps que l’universitaire Maurice Audin, qui est officiellement « disparu ») et dont le livre, « La Question » rapportait les sévices exercés par le Colonel Erulin, par ailleurs médaillé pour ses actes de cruauté par Yvon Bourges, qui devenu ministre de je ne sais plus quoi, avait déposé une plainte contre le « Provisoire ».

 Le Provisoire avait reçu le soutien, outre celui de Henri Alleg, de Claude Bourdet, ex-déporté, Compagnon de la Libération, de l’historien Pierre Vidal-Naquet, qui publiait dans le journal « Le Monde » toutes ses protestations, et de Benoist Rey, que je n’ai retrouvé que bien plus tard, auteur du livre « Les Egorgeurs » (Editions libertaires). A l’époque introuvable en France…Ce qui prouve bien que les paroles et les écrits des nouveaux auteurs sont rarement des écrits de protestation, mais des historiettes sur le passé décomposé, par des auteurs qui ne prennent aucun risque. L’époque est bien malade, mais si on la soigne par des refus énergiques, il y a encore de l’espoir. Et nous transmettrons  cette espérance aux jeunes !

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 08:40

(Apprenez par cœur le chapitre 1 de cette chronique introuvable ailleurs même si vous êtes multimilliardaire, comme DSK)

 L’Arrache Cœur comme roman Champêtre de l’Apocalypse agricole (3)

Je vous avais promis une étude sans concessions de tous les personnages de l’Arrache Cœur ! Or, je tiens mes promesses : vous n’y échapperez pas.

D’autant plus que tous sont réduits à un point commun, la solitude absolue. Même pour les salauds et les cons ?

Même pour les salauds et les cons !

Je commence par les femelles dont la psychologie est particulière. La seule qui ait un prénom normal est Clémentine. Malheureusement elle est très possessive et on voit tout de suite qu’elle ne veut pas lâcher ses enfants. Elle n’aime pas qu’ils sortent de son ventre. D’autant plus qu’il y en a trois dont un isolé !

Clémentine la fausse innocente !

Clémentine est le seul personnage féminin a porter un nom qui soit charmant. Il y a de la clémence dans Clémentine. Cette clémence est démentie par une autorité féroce, qui la pousse à la destruction : de la nature, de ses enfants, de son mari. Clémentine assassine tout ce qui bouge, c’est la femme-révolver avec Angel. Je ne rapporte pas tous les dialogues mais ils se résument bien dans cette phrase : « Clémentine avait droit de vie et de mort sur les trois choses… c’était à elle ! ». Ses enfants.

Comme dans « l’Ecume des Jours », l’univers se réduit mais on voit que ce rétrécissement est le fait du pouvoir maléfique de Clémentine…

Dans le cadre de cette politique domestique et familiale, elle va réduire l’espace et le temps, faire abattre tous les arbres, interdire les bains, qui sont un danger redoutable pour les enfants.

En outre, elle dispose d’un pouvoir sur Angel, son ex-mari, si bien qu’il devra retourner à la mer, à la mère, par le moyen d’un bateau, qu’il aura saboté au départ.

Son voyage sur la mer est donc un voyage vers la Mort volontaire.

D’ailleurs, Clémentine paraît avoir conscience de son nihilisme incurable. L’œuvre de Vian apparaît ainsi comme un chef d’œuvre très complexe, et Vian est un génie surdoué !

Les autres femmes portent des noms ridicules, qui sont des surnoms.

Cul Blanc

Il en va ainsi de Cul Blanc, qualifiée de « nurse » ou d’élément de la « valetaille ». Cul Blanc est atteinte de bestialité. Elle refuse les noms humains : Elle refuse aussi de faire l’amour autrement qu’à quatre pattes, et n’accepte aucun dialogue. Elle veut bien se faire « monter » (c’est le mot qu’elle emploie) mais elle refuse de se laisser psychanalyser, ce qui lui donne une sorte de grandeur d’âme inattendue : A la question :

 « Comment as-tu été élevée ? » la réponse est définitive :

 « C’est des choses qui ne vous regardent pas » répond-elle à Jacquemort, qui voudrait lui prendre ce qu’elle a de plus secret : son intimité. Je vois ici la description de la paysanne d’autrefois. Son corps n’est qu’une enveloppe et l’important c’est le secret de famille. La profondeur de l’âme.

En somme Cul Blanc paraît disposer d’une morale assez élaborée. Elle fait la distinction entre l’âme et le corps, entre la profondeur et la surface. On tente vainement de changer son nom en « Blanche », par exemple. Mais à chaque fois elle corrige. C’est Cul Blanc son nom de baptême ! Son identité se limite à une absence de bronzage. Avec son bronzage agricole, fortement odorant par ailleurs, elle justifie la plaisanterie traditionnelle du vieux paysan :

-« Dans une femme, le meilleur morceau, c’est le blanc. »

En fait il s’agit plutôt d’une évocation de l’âme et du corps, de la profondeur et de la surface. Cul Blanc obéit à une certaine morale.

Nëzrouge

Femme plus facile, enfin moins difficile d’accès, Nërouge avoue ses pratiques amoureuses.

Il faut mettre à part Clémentine.

Clémentine n’est pas une paysanne, c’est la « châtelaine » du village, dans sa maison qui domine le paysage, les habitants de la région, (la « valetaille »). Elle est la représentante des valeurs traditionnelles de l’oppression de classe, qui s’abat sur les gens ordinaires.

Revenons à « Nëzrouge » qui accepte la psychanalyse, sous la contrainte, il est vrai. Elle ne s’en plaint pas.

Elle semble avoir été la maîtresse du maréchal ferrand. Mais le mot « maîtresse » ne convient pas.  Elle couche dans la soupente, au-dessus de la forge, « avec l’apprenti du moment. »

Les qualités érotiques sont décrites comme délibérément vulgaires, voici un « fragment du discours amoureux » :

-« Je vais troncher votre bonne…dit Jacquemort.

-« Grand bien vous fasse » dit le maréchal… Je l’ai tronchée avant vous et c’est pas fameux. Elle remue pas les fesses »

-« Je remuerai pour deux, assura Jacquemort, et je la psychanalyserai… »

Jacquemort se retrouve en présence de Nëzrouge, moins hostile au langage articulé que Cul Blanc…

-« Avec qui l’as-tu fait la première fois ?

-« Avec mon père…

-« Je comprends pourquoi il n’osait pas te regarder.

Nëzrouge se conforme aussi à la morale ambiante. Mais pas pour les raisons qu’imagine le psychiatre :

-« Non vous ne comprenez pas, dit-elle. I voulait pas parce qu’i disait que j’étais trop moche. Et puisque c’est mon père qui le disait, il avait raison, et maintenant voilà que vous m’avez fait désobéir à mon père et que je suis une mauvaise fille. »

Ici, dans le cas de Nëzrouge, c’est l’oppression à l’intérieur de la famille. L’inceste est assez commun dans la paysannerie du 20ème siècle.

Cette question de l’inceste en milieu rural a été évoquée par Zola dans « La Terre ». Il est vrai qu’il s’agissait d’un frère et de sa sœur. Tous les deux  handicapés.

Mais ici, c’est sur un mode plus poétique, je veux dire plus élaboré, artistiquement, que Vian nous montre l’inceste entre le père et la fille.

Il s’agissait d’un type de relation très courant dans des milieux sociaux aussi fermés. Par exemple dans un village isolé, qui n’a pas d’ailleurs de dénomination que « le Village »

Nëzrouge montre aussi le caractère patriarcal de cette société qui est isolée, complètement. On obéit au Père, image probablement, qui remonte à la religion catholique. On reste cependant des individus solitaires, au milieu d’une société pourtant structurée.

La prochaine fois nous verrons les personnages masculins, les apprentis puis les enfants,  puis le rôle de la religion. A bientôt !

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 08:36

Interrogé avant-hier devant le Sénat, Obama a avoué que son gouvernement a dépensé 25 milliards de dollars, “avant et après la révolution égyptienne, pour que les Frères musulmans prennent le pouvoir. Notamment dans les élections législatives et présidentielles”. Obama a ajouté : ” Nous avons également soutenu les salafistes, mais moins que les Frères musulmans, qui étaient si désireux d’arriver au pouvoir qu’ils nous ont proposé de travailler pour nos intérêts et ceux d’« Israël ».

Lire la suite.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 08:32

En janvier 2007, "La fabrique de l’histoire", sur France Culture, consacrait une série d’émissions au phénomène des radios dites libres de 1981. Celle du 9 janvier était réservée à Radio-Libertaire, sous le titre "Les libertaires s’emparent de la bande FM". On peut l’écouter en cliquant ici même.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 08:29

Ce n'est malheureusement pas une blague.

> Il vous faudra bientôt rouler à maxi 120 km/h sur autoroute et 80 sur nationale...

> ...si Manuel Valls met à exécution son projet de baisse généralisée des limitations de vitesse, qu'il qualifie déjà, avant même toute étude ou débat, "d'inéluctable" !

> C'est complètement dément ! Il faut bloquer de toute urgence ce projet monstrueux.

> S'il vous plaît, cliquez ici pour signer la pétition "Non à la baisse des limitations de vitesse" .

> Vous vous imaginez, tout seul sur une 2 fois 2 voies, bloqué à 100 km/ h, les yeux désespérément fixés sur le compteur pour ne pas dépasser cette limitation ridiculement basse ? Et pourquoi vous obliger à rouler à 70 sur le périph, aux rares moments où il n'est pas totalement saturé ?

> Déjà, aujourd'hui, ce n'est pas facile de respecter les limitations, mais là çà va devenir impossible. Prendre sa voiture va devenir un véritable calvaire !

> Avec les limitations actuelles, il y a déjà chaque jour 27.000 PV pour excès de vitesse. S'ils les baissent, on va se faire flasher à tour de bras. Ca va être un massacre !

> Combien vont-ils nous infliger de PV par jour ? 50.000 ? 100.000 PV ? A 68 euros le PV, ce racket deviendra totalement insupportable.

> Et c'est autant plus inacceptable que ce projet n'a aucun fondement en terme de sécurité routière.

> Au contraire !

> On dispose même de données qui montrent qu'augmenter la limitation de vitesse ne nuit pas à la sécurité.

> Entre 1998 et 2002, par exemple, le nombre de décès sur les routes a diminué de 15 % alors que, sur cette période, la vitesse moyenne de circulation a augmenté sur tous les types de réseaux : autoroutes, routes nationales et réseaux urbains.

> En réalité, compte tenu des progrès gigantesques des véhicules ces dernières décennies (tenue de route, freinage…) et de la voirie (revêtement drainant, etc.), les limitations actuelles sont caduques. Les maintenir au niveau actuel est déjà discutable. Mais les baisser, c'est carrément stupide. Indéfendable.

> D'ailleurs, connaissez-vous l'argument massue de Manuel Valls pour nous obliger à rouler comme des escargots et rallonger encore nos temps de trajets ?

> Il est "convaincu" que passer de 130 à 120 km/h, passer de 90 à 80 km/h et ainsi de suite, représentera une baisse de la mortalité et des accidents. Puissant, non ?

> Alors, si nous sommes des centaines de milliers de personnes et peut-être même des millions, de droite, de gauche, homme, femme, jeune, vieux, à lui dire à quel point ce projet est absurde et choquant, il y a de fortes chances qu'il le range dans le carton d'où il n'aurait jamais dû sortir.

> Alors, s'il vous plaît,signez vite la pétition.

> Merci de votre participation et bonne route !

 



 
  LIGUE DE DEFENSE
DES CONDUCTEURS
Stop à la répression absurde
Oui à une conduite responsable
 
 

23, avenue Jean Moulin 75014 PARIS

 
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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 08:28

Vous avez été très nombreux à manifester votre solidarité avec Bahar Kimyongür, arrêté à Madrid sur ordre d'Erdogan. Très nombreux à vous soucier de lui. Cette pression a certainement contribué à sa libération.
> Mais attention, le procès n'est pas annulé, Erdogan s'acharne toujours. Et pour Bahar Kimyongür, sa maman, sa femme, ses enfants, c'est un cauchemar qui dure depuis 13 ans : diabolisé, calomnié, suspecté de "terrorisme" sur base d'un dossier totalement vide. Un dossier purement politique. Car le journaliste Bahar dérange Erdogan dont les prisons contiennent... 76 journalistes ! Première prison de journalistes au monde - la torture en prime - la Turquie, grande alliée des USA et de l'Europe. On n'entend guère nos ministres là-dessus!
> Pour mettre fin à ce calvaire, pour défendre la liberté d'expression, il est important que chacun s'informe solidement sur cette rumeur "Bahar terroriste" et puisse démontrer que le dossier est vide.
>
> Erdogan ordonne, Bruxelles et Madrid exécutent - Bahar Kimyongür
>
> La presse turque appelle au lynchage de Bahar - Investig'Action
>
> Manifestation à Bruxelles pour libérer Bahar - Observations citoyennes
>
> Libérez Papa ! - Investig'Action
>
> Clash entre le député Ecolo Hellings et la ministre Milquet
>

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 09:48

 

Un ex-téléphage m’a dit : «moi je suis un repenti : j’écoute plus les infos, je regarde plus la télé, je sais de quoi y vont parler. Je vote plus depuis 30 ans !

Y vont mentir, continuer à t’escroquer, c’est des gangsters armés jusqu’aux dents, des empoisonneurs professionnels, des menteurs, des assassins et puis de toute façon, y en a pas un pour racheter l’autre, et tu seras là comme un benêt obligé d’approuver, obligé d’applaudir, à tous leurs mensonges.

J’ai trouvé que ce type était un sage !

Parce que ça s’est toujours passé plus ou moins comme ça, mais il n’y avait pas les nouveaux moyens de communication, et de destruction. Et puis là il devrait y avoir des limites, ça devrait être mieux défini par le Gode Pinal :

- Tu veux dire le Code Pénal ? Pourquoi tu causes comme les djeunes ?

C’est le nom officiel depuis DSK. Et il ajoute :

- Assez joué avec les Sex Toys de Gros calibre. Même les gros moches prétentieux !...

« Je vous en mets trente cinq centimètres dans le fion, quarante ou carrément un mètre ?... j’ai un électeur qui en voulait deux mètres… je l’ai vexé, il reviendra peut-être plus… J’ai dit : deux mètres, ça va vous ressortir par le larynx… Vous aurez une grosse bite dans la bouche !.. .Attention de pas l’avaler !... »

J’ai pas pu fournir, l’enculage a des limites, on n’a plus assez de grosses bites suffisamment longues, attention j’écris sous surveillance… mais je vais pas être obéissant, on verra !

Voyez avec Sarkozy ce qu’il a volé au peuple ! « En face », on devrait dire « à côté » c’est pareil. Je vais encore citer un auteur, tiens je le prends au hasard, Guy Debord :

C’est dans « In girum imus nocte et consumimur igni », que Debord traduit par « Nous tournons tous en rond et nous sommes consumés par le feu ».

Ca paraît réservé à des intellectuels bardés, bombardés de diplômes, d’ailleurs sans aucune valeur, donc ne vous affolez pas.

Voici ce que dit Debord, en prenant pour exemple les spectateurs de cinéma, puisqu’il a dépisté très vite le fait que nous vivons dans « la société du spectacle ». Dans le virtuel. La surabondance d’images, qui cache la réalité perceptible par les sens. Nous sommes les spectateurs les plus durement exploités, de toute l’histoire de l’humanité. Lisez :

« Le public du cinéma, (mais nous sommes tous publics de cinéma ! Tout est « cinéma », au sens le plus mauvais du mot ! Tout est grimaces et manigances, faux semblants !...) qui n’a jamais été très bourgeois et qui n’est presque plus populaire, est désormais presque entièrement recruté dans une seule couche sociale : celles des petits agents spécialisés dans les divers emplois de ces « services », dont le système productif actuel a si impérieusement besoin : gestion, contrôle, entretien, recherche, enseignement, propagande, amusement et pseudo-critique »

Comme le mode de production les a durement traités ! De progrès en promotions ils ont perdu le peu qu’ils avaient, et gagné ce dont personne ne voulait… ils collectionnent les misères et les humiliations de tous les systèmes d’exploitation du passé. Ils n’en ignorent que la révolte. Ils ressemblent beaucoup aux esclaves, parce qu’ils sont parqués en masse, et à l’étroit, dans de mauvaises bâtisses malsaines et lugubres, mal nourris d’une alimentation polluée, mal soignés dans leurs maladies toujours renouvelées, continuellement et mesquinement surveillés… »

Je peux continuer, si ça ne vous suffit pas. Allez  ! Vous en redemandez  ? Ne soyons pas avares… :

« …ils sont (ils, c’est nous !) transplantés loin de leurs provinces ou de leurs quartiers, dans un paysage nouveau et hostile, suivant les convenances concentrationnaires de l’industrie présente. Ils ne sont que des chiffres dans des graphiques que dressent des imbéciles… »

N’est-on pas en présence d’une description des nouveaux camps de concentration ?

« Ils meurent par séries sur les routes, à chaque épidémie de grippe, à chaque vague de chaleur, à chaque erreur de ceux qui falsifient leurs aliments, à chaque innovation technique profitable aux multiples entrepreneurs d’un décor dont ils essuient les plâtres… leurs éprouvantes conditions d’existence entraînent leur dégénérescence physique, intellectuelle, mentale… »

Ah ! vous saturez, je le sentais venir ! Ils appellent ça les délocalisations, les contrats à durée déterminée dont on ne connaît jamais la fin, le niveau qui monte, et ils font apparaître des résultats du bac en forte hausse !... Ils notent d’ailleurs sur 24, ils additionnent les options, ils obtiennent un pourcentage de bacheliers abrutis qui va bientôt franchir la barre mythique des 100%...

Ils comptent les années après le don du bac et ça donne Bac+15 voire bien davantage, par exemple Bac+85… ce qui ne change rien à leur vie quotidienne… Au nom des droits de l’homme, ils font venir des employés du monde médical par wagons entiers, par charters bourrés à craquer, car il reste, provisoirement, des pays où les études sont normales…

A partir de là, on peut se poser la question : « Est-il bien nécessaire de naître ?

Mais comme ils n’étudient plus rien du tout, ils ne connaissent plus les arts, et spécialement la littérature : « la naissance est la pire des choses qui puisse vous arriver… » écrivait Sophocle cinq siècles avant la naissance de Jésus Christ…

Ils ont baptisé ça la « Nativité » sans préciser d’ailleurs ce qu’ils cachaient sous le mot « vie »… Depuis chacun publie son livre de bavardages inutiles et tous paraissent satisfaits de leurs graffitis…

Bonne chance pour la suite !

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 09:40

 

« L’Arrache Cœur » de Boris Vian comme roman Champêtre de l’Apocalypse agricole (2)

 

(On croit souvent… relisez le chapitre précédent… je ne répète jamais deux fois la même chose…)

 

Lexique réel et imaginaire

Peu à peu, mais à force de relectures on va vers l’essentiel, vers le plus vrai, c'est-à-dire l’imaginaire.

J’aurais dû être plus sensible à certains aspects, par exemple l’énumération des plantes : les « essences variées », (Vian parle dans un autre texte du « carburant national », ce n’est pas très sérieux et c’est justement ce qui donne un caractère tragique au roman : la vie et la mort ne sont pas sérieuses…) les « calaïos », « les rêvioles », les « garillas », les « araucarias », les « sirtes », les « mayanges bleues », les « bécabungas », les « cannaïs », les « sensiaires », on est ahuris devant cette tentative d’épuisement d’un jardin à la fois horizontal et vertical, et tout ça avec une violence jamais atteinte par aucun autre auteur, (« Tentative d’épuisement d’un lieu parisien » c’est de Georges Pérec, épuisement d’un lieu urbain, la Place Saint Sulpice, et la rue des Canettes », tentative pour tout dire, alors ce n’est jamais fini… limites du réalisme...)

Violence et souffrance dans « l’Arrache Cœur »

Violence donc, j’ai dit, « des arbres multiples crevaient le sol de leurs troncs rugueux ». (p.40). Partout les plantes « rampent au sol », « se glissent », se « terrent »… Lexique du combat… Les plantes sont une menace. Il n’y a pas d’épuisement possible à cette nature sauvage, au fur et à mesure qu’on cherche, on trouve du nouveau, qu’on n’avait d’abord pas vu… Ainsi, « à la place du soleil, il y avait une flamme creuse à contours carrés ».

Rien ne tourne rond, rien n’est stable, le monde matériel est insaisissable…

Deux explications (mais expliquer, c’est développer à perpétuité…) dominent, il me semble : la critique des deux religions, en permanence dans les livres de Vian : la plus ancienne, le Christianisme, la plus récente : la Psychanalyse.

Aucune n’arrive à rien, aucune n’améliore rien, parce qu’elles bornent le paysage matériel aussi bien que le paysage mental. On pourrait dire que dans l’Arrache Cœur, le Christianisme emplit l’homme de contrevérités et que la psychanalyse le vide de toute espérance comme on le voit avec les paysans du village d’une part, puis avec Jacquemort d’autre part.

Cette critique de la psychanalyse était déjà très présente dans « L’Ecume des Jours » avec les rassemblements intempestifs pour les conférences de Jean Sol Partre.

Paysage matériel

La maison sur la falaise, si difficile d’accès, quelle idée ont eue ces bâtisseurs cruels ?

Où se passent des événements d’une infinie brutalité !

Et le village, tellement sadique, naturellement sadique, peuplé d’abrutis définitifs.

Irréparables !

La maison est à la limite de la mer et de la terre. On voit tout de suite que la mer est la mère. Voisinage de Jean Rostand, à Ville d’Avray ? Le savant solitaire qui fit des découvertes que la communauté mondiale des savants, idiots de service au profit du plus injuste des capitalismes… ignora toujours, je pense à Lyssenko, que personne n’avait guère contredit, à propos de la transmission des caractères acquis… c’était une théorie reposante, confortable.

Or, Vian est excitant, il ne connaît pas le repos, il ne connaît pas le confort, il donne envie d’aller plus loin, toujours, et d’aller vers la mort. Lui qui mourut et fut inhumé un jour de grève des croque-morts. Il gît dans une « tombe anonyme, qui fait un creux, comparée aux riches habitants du crû. Une peinture sur support en tôle représente son visage. (Elle me semble être due à Félix Labysse, son ami, peut-être à lui-même… ?)

Frontalier du Néant

Pour Vian, et spécialement dans l’Arrache Cœur, on ne peut rien délimiter, rien cerner, et d’ailleurs comme chez Céline : pas d’enracinement possible… malgré l’intérêt de cette notion inventée par Simone Weil (la vraie !). « Une circonférence dont le centre est nulle part », Céline et Vian sont « frontaliers du néant ».

Rostand (Jean) habitait à côté et il aurait pu se rendre célèbre en inventant la bombe atomique, mais il a préféré réfuter les théories de Lyssenko sur la « transmission des caractères acquis ».

Les Rostand avaient pris l’habitude de se marier avec leur cousine germaine, avec une autorisation, qui leur était accordée par le président de la République. On sait que la consanguinité accentue les caractères dominants. Vous mariez deux crétins vous les laissez en liberté, et vous obtenez un super crétin !  Est-ce bien nécessaire ? C’est ce qui se passe en 2013…

Vous faites se reproduire deux génies de l’espèce humaine, vous obtenez un super génie supérieurement génial ! (Très rare en 2013, c’est la fin du monde et le développement du règne animal et végétal !)

En plus, vous pourriez obtenir des humanistes vrais !

Boris Vian avait été « adopté » par Jean Rostand.

Vian savait que la mer était indispensable dans son paysage. La mer et la mère. Il savait aussi que, comme on dit de l’océan, la « mère est mauvaise ». Et pourtant indispensable, si l’on tient absolument à naître.

Le père était plus utilitaire mais tout aussi indispensable !

Il était opposé à l’acquisition de l’argent. C’était un principe !

Deux Sex Toys géants !!!

Et j’en viens à l’Homme de mer, qui est utilisé pour l’entraînement des douaniers.

L’Hömme de Terre ne sert apparemment à rien, sauf que, après son accouchement, Clémentine grimpe allègrement sur ce Sex Toy géant, jusqu’à ce qu’elle soit mouillée entre les cuisses.

Elle tient en effet son ex, Angel, en respect avec un revolver.

Des animaux domestiques muets

Les animaux sont muets comme le Bébert de Céline, expliqué par Frédéric Vitoux.

Mais ça bouillonne à l’intérieur.

Ils comprennent davantage de choses que les hommes ?

Mais ils subissent le même sort que les hommes, sont soumis au même régime, la prison et les autorisations de sortie, la peine de mort devenue cannibale.

Un chat noir croisé sur le chemin du village, une chèvre qui fait de l’auto-stop ainsi qu’un cochon qui se livre à la même activité.

Les animaux ne sont pas libres, ils peuvent être punis, selon les rituels de la civilisation chrétienne : Le cheval est crucifié !

Vian décrit une civilisation concentrationnaire, il anticipe la nôtre. Ce sont des prophéties que je trouve céliniennes.

Retour aux signes graphiques.

L’accent circonflexe est un signe abondamment utilisé par Boris.

Mais le tréma est plus curieux encore, puisque le belge (les meilleurs Français sont belges) Grévisse, nous signale, dans « Le Bon usage », que dans la langue bretonne, il est inconnu !

Or, il y a quantité de noms propres qui comportent ce signe supposé rural et celte.

De toute façon, lors de la prochaine leçon (n°3) nous aborderons la question des personnages, masculins et féminins, ainsi que d’autres problèmes essentiels posés par l’évocation rurale de Boris Vian !

Raison de plus pour ne pas manquer le prochain épisode.

D’ailleurs nous prendrons les noms des absents, nous avons bien éliminé les vicieux et les violents, nous éliminerons aussi facilement les absents.

Nous fusillerons tous les absents !

Tous !

Et sans jugement !

Pourquoi on se gênerait ?

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