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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 11:18

"Dans une déclaration, Mélenchon vient de  dire : “Je féliciterai ceux qui y sont allés, mais je féliciterai également ceux qui n’y sont pas allés”. (En Provence, on appelle cela une valse à deux temps).
Clémentine Autain a déclaré :  je n’irai pas à cette manifestation défiler aux côtés de Marine Le Pen !
Mais elle n’est pas seule à utiliser cette position, même Martinez le secrétaire de la CGT n’appelle pas à être présent à cette manifestation et cela me parait pour le moins stupide, mais je vais essayer de m’en expliquer.
Il faut savoir que d’abord on ne manifeste pas !  On défile en voiture.
Par ailleurs, si cette manifestation permettait de bloquer l’ensemble de notre pays (ce qui est possible) elle contraindrait « Monsieur j’assume, ils n’ont qu’à venir me chercher » et nous constaterions que lorsqu’on vient le chercher, il n’apprécie pas du tout.
Pour contrer cette manifestation certains des  porte-voix de Macron proposent déjà des échappatoires,  par exemple verser 20 euros (une vrai sucette !) à celles et ceux qui travaillent à plus de 30 kilomètres du lieu de leur domicile. Il faudra pour cela qu’en plus, ils obtiennent l’accord de leurs employeurs.
Si avec cette manifestation nous arrivions à faire reculer Macron, ce serait déjà une preuve que la loi peut aussi venir de la rue, lorsque celle-ci se mobilise fortement.
Si ma mémoire est bonne, Mélenchon et d’autres responsables nationaux des Insoumis, avaient bien accepté de participer, lors des funérailles d’une vieille dame juive qui avait été assassinée, à une manifestation dont le défilé se fit derrière les drapeaux du CRIF, et de sa milice fascisante, défilé duquel les militants des Insoumis furent d’ailleurs expulsés manu militari..." Source

 

"Ici donc, on retombe sur les deux grands blocs historiques qui s'affrontent: les «Anywhere» (ceux de nulle part) et les «Somewhere» (ceux de quelque part), pour reprendre la terminologie de David Goodhart. Aux premiers, l'urbanisation verticale - l'Olympe jupitérien, le gigantisme des tours, la «start-up nation» - ; aux seconds, la périurbanisation horizontale galopante. Ce que les Américains appellent «Suburbia», l'habitat pavillonnaire à perte de vue qui a multiplié les oasis individuelles. Si on doit d'ailleurs ramener le rêve américain des classes moyennes - très largement plébiscité par les catégories populaires (il suffit de s'intéresser à la sociologie des prénoms pour s'en assurer) - à sa plus simple expression, il tient en deux mots: la voiture et le pavillon. L'une étant la condition de l'autre, et les deux réunis le symbole d'une vie bonne, quoiqu'à crédit.
S'il y a toutefois une nouveauté dans ce mouvement des gilets jaunes, c'est que cette fois-ci l'incendie est collectif, les départs de feu contagieux. Jusqu'à présent, la France périphérique se présentait en ordre dispersé, des bonnets rouges confinés à la pointe de la Bretagne à la récente démission de soixante-dix élus nivernais privés de ressources par l'État. Comment en aurait-il été autrement au vu de son éclatement géographique ? Or, pour la première fois, la hausse du prix des carburants est parvenue à cristalliser et à fédérer toutes les rancœurs au niveau national. C'est donc un pays à l'unisson, soutenu par une très large majorité de Français, qui s'apprête à bloquer les axes routiers. Mais quelle que soit l'ampleur de ces blocages, on ne voit pas trop sur quoi ils pourraient déboucher. Le gouvernement cédera ponctuellement, se contentant de-ci de-là d'allouer quelques aides et autres primes à la casse (il a déjà commencé). Mais l'autre casse, celle du territoire, ne s'en poursuivra pas moins..." Source

 

NDLR : Comme on aimerait que le deuxième ait tort !

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commentaires

richard 18/11/2018 11:55

Mouais....se battre pour la bagnole...Ceux qui n'en ont pas s'en foute.
En m^me temps ça monte parce que les islamistes ne vendent plus le pétrole brut au noir pour avoir des armes..Comme on dit chez le calife, faut bien récupérer le manque à gagner....