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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 10:15

Au venezuela, les violences de l’opposition putchistes, aux ordres de l’impérialisme américain et récemment primée par le parlement européen continuent. A Valéra, un député chaviste vient d’être assassiné par un tueur. Un assassinat politique qui s’ajoute à l’interminable liste des militants de la cause des travailleurs assassinés en Amérique Latine. Cela les téléspectateur de France 2 qui regardent Envoyé Spécial n’en sauront rien…

Tomas Lucena n’est pas le premier député chaviste a être assassiné dans un pays où l’oligarchie, furieuse de la nationalisation du pétrole, n’a cessé depuis 2002 de recourir aux tentatives de putsch et à la violence pour reprendre le pouvoir. Il faut ici rappeler que sur les 22 dernières élections, elle n’en a gagné que 2. Lors des dernières élections régionales et municipales, l’opposition a été désavouée par le peuple vénézuélien qui a plébiscité la révolution bolivarienne dans les urnes.

 

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 10:11

La version consensuelle :

 

Les États-Unis n'entendent pas s'effacer en Syrie. Au contraire, comme semble le prouver l'annonce de la création d'une « force frontalière » par la coalition internationale sous commandement américain. Cette « Force de sécurité frontalière » devrait être constituée de 30 000 hommes, dont la moitié seraient des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS). L'autre moitié serait composée de nouvelles recrues, dont quelques centaines sont déjà en formation. D'après la coalition, cette force devrait être stationnée le long des frontières à l'est et au nord de la Syrie, soit à l'orée de l'Irak et de la Turquie, mais aussi sur les lignes de démarcation qui séparent les territoires dominés par les Kurdes du reste du pays. Son objectif affiché ? Empêcher une renaissance de l'État islamique, aujourd'hui en pleine déroute en Syrie et en Irak.

 

https://www.lorientlejour.com/article/1094504/la-force-frontaliere-de-washington-en-syrie-nouvelle-epine-dans-le-pied-derdogan.html

 

Et l’autre :

 

Le Pentagone a incorporé entre 10 et 15 000 anciens jihadistes de Daesh à sa nouvelle Force de sécurité des frontières (Syrian Border Security Force) en Syrie.

Un nombre équivalent d’anciens jihadistes de Daesh a été envoyé en Afghanistan.

La Force de sécurité des frontières (SBSF) est principalement constituée de soldats des Forces démocratiques syriennes (FDS), elles-mêmes constituées autour des Unités de protection du peuple (YPG), la milice sœur du PKK en Syrie.

230 de ces soldats recevront une formation de l’US Army.

Ainsi, plus de 10 000 anciens jihadistes de Daesh se battront aux côtés des Kurdes syriens sous commandement direct du Pentagone.

Le Pentagone entend poursuivre son projet de « Rojava » et non pas celui de la France. Il s’agirait d’un simili-État, comparable à celui non-reconnu du Kurdistan iraquien, organisé selon le modèle de Murray Bookchin.

Par cette décision, les anciens jihadistes de Daesh sont donc soudainement devenus atlantistes et laïques.

 

http://www.voltairenet.org/article199392.html

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 11:26

En ville, dans sa berline dernier modèle payée à prix d’or, le conducteur sursaute sur les ralentisseurs, craint le flash dans la zone 30, s’arrête devant des panneaux « Stop » qui semblent avoir été plantés là par hasard, redoute la caméra en haut du feu tricolore puis s’élance dans la grande aventure de la route secondaire limitée à 80 à bord de sa Citroën DS3 VTI dont le vendeur a vanté l’accélération de 0 à 100 km/h en 12,3 secondes.

À ce moment précis, l’automobiliste se demande s’il n’aurait pas mieux fait d’acheter sur Le Bon Coin une brave Peugeot d’occase à 2.500 €. Le genre de caisse aux performances amplement suffisantes pour affronter cet enfer de limitations, de radars et de bosses en béton qui bousillent les amortisseurs…

 

Dans cette ambiance de réglementation routière chaque jour un peu plus restrictive, posséder un véhicule récent est un peu comme acheter un piano à queue pour jouer « Au clair de la lune ». Alors, de deux choses l’une : ou bien les constructeurs s’adaptent en proposant des bagnoles moins chères qui n’avancent pas – de 0 à 30 km/h en 60 secondes (!) – ou bien le consommateur renonce à dépenser des 15, 20, 30.000 € et plus pour des voitures qu’il sera contraint d’utiliser au quart de leurs possibilités. Un boycott spontané justifié par la disproportion entre l’offre et la réalité des limitations.

Le passage devant une école de mon quartier comporte quatre ralentisseurs successifs et deux feux rouges. Un de ces jours, un automobiliste va se faire écraser par des enfants qui sortent en courant ! J’allais oublier l’agent municipal en gilet orange qui tend les bras pour stopper les inconscients qui arrivent à 3 km/h. 

 

Est-ce que la solution finalement ne serait pas l’immobilisme ? Le voyage virtuel. Le tout amazon.fr… Le désert dehors. Plus personne. La vie limitée à 0 km/h.

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 11:16
La passion de la norme a inspiré aux ingénieurs de la ville de Paris l’installation de parcmètres illisibles sur lesquels il faut taper l’immatriculation de sa voiture, inutilisables par une personne de moins d’un mètre soixante et de plus de quatre-vingts ans.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=Pi17j1C0GWA

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 11:13

On sait que la première mesure fiscale prise par E. Macron a été d’augmenter fortement la CSG pour les salariés du privé, les fonctionnaires et agents publics et les retraités tout en supprimant l’ISF pour les plus riches. Mais la hausse générale de la fiscalité pour les travailleurs, visant les classes populaires et moyennes, ne s’arrête pas là. En effet les comptes épargne- logement et autres comptes sur livret, principaux moyens d’épargne pour les classes moyennes seront taxés à 30%. En application de la “Flat Tax” voulue par Macron/MEDEF : les revenus du capital ne seront plus taxés progressivement mais à un taux unique, en conséquence de quoi les petits revenus seront plus taxés tandis que les plus forts, ceux des milliardaires seront bien moins taxés.. Président des riches vous dites ? eh bien vous avez raison !

Après une forte hausse des prix du gaz (+130€ par an pour une famille environ) c’est une forte hausse des prix de l’essence et du diesel à cause d’une augmentation des taxes de 0,76 € sur le diesel et 0,384 € sur l’essence. Une taxe justifiée soi-disant par l’écologie mais qui ne vise en pratique qu’à faire payer les travailleurs obligés de rouler pour travailler. Et les automobilistes vaches à lait verront également exploser les montants des amendes pour stationnement : celles-ci sont libéralisées et librement fixées par les villes et non plus par l’État. Une libéralisation qui s’accompagne évidemment d’une privatisation : par exemple à Paris le flicage des automobilistes n’ayant pas payé suffisamment leurs parcmètres – un désormais juteux marché puisque les amendes sont multipliées par cinq– est confié à une société privée. Bref, les communes censées récupérer le produit de ces amendes n’en verront en fait pas la couleur, ces augmentations étant de fait transformées en bénéfices sonnant et trébuchant pour des sociétés privées.

Cette hausse n’est pas la seule. Parmi toutes les hausses, vous serez aussi choqués par la hausse de plus de 10% du forfait hospitalier qui passe de 18 à 22 € par jour. Ce qui signifie qu’un salarié au SMIC qui devrait être hospitalisé un mois devra verser plus de la moitié de son salaire s’il est hospitalisé. Faut-il rappeler que le forfait hospitalier n’est pas remboursé par la Sécurité Sociale (en dehors des bénéficiaires du régime d’Alsace-Moselle).

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 11:07
Dans une tribune au « Monde », un collectif de 100 femmes, dont Catherine Millet, Ingrid Caven et Catherine Deneuve, affirme son rejet d’un certain féminisme qui exprime une « haine des hommes ».

 

Tribune : Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

A la suite de l’affaire Weinstein a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel, où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices !

Or c’est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie.

 

De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délations et de mises en accusation publiques d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque.

Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à « s’autonomiser », sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires…

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 11:00

Le secrétaire d'État auprès du premier ministre est revenu sur la rupture conventionnelle collective, une mesure en application depuis décembre dernier et a vanté les six modèles «types» de lettres de licenciement, censées «faire de la pédagogie.»

Face à la polémique, Benjamin Griveaux a justifié ce matin la publication au Journal Officiel du 30 décembre dernier de six lettres types de licenciement. Leur utilité n'est pas de «tenir la main des patrons», mais bien de faire «de la pédagogie», selon les termes du secrétaire d'État. Ces six lettres ont été révélées par le Canard Enchaîné. Que contiennent-elles exactement? Elles précisent différents motifs de licenciement: disciplinaire ; pour inaptitude ; non disciplinaire ; économique individuel ; économique pour des petits licenciements collectifs (entreprises jusqu'à 50 salariés) et pour de grands licenciement (plus de 10 licenciements sur une même période de 30 jours dans une entreprise de plus de 50 salariés).

Chaque modèle - qui est consultable en ligne - est composé d'onglets censés rendre accessible et transparent les subtilités du Code du travail, «qui était incompréhensible, parfois pour les entreprises, et très souvent pour les salariés qui ne comprenaient pas non plus les protections dont ils bénéficiaient», a précisé le secrétaire d'État auprès du premier ministre. Dès novembre dernier, la CGT avait dénoncé l'idée de ces lettres types, accusées de constituer un «kit clés en main pour licencier en toute impunité.»

Cette volonté de pédagogie du gouvernement en matière d'emploi l'avait déjà mené à mettre en ligne sur le site du ministère du travail un simulateur pour calculer les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, une initiative qui s'était également attirée les critiques des syndicats.

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 10:53

Breizh-info.com : Que vous inspirent les déclarations d’Emmanuel Macron sur le projet de loi contre les « fake news » ?

 

Alain de Benoist : On pense évidemment à Orwell, mais on ne peut pas se borner à dénoncer les menaces supplémentaires que va faire peser sur la liberté d’expression la mise en œuvre de ce nouveau dispositif de censure. Il faut aussi s’interroger sur la notion même de fake news – de « fausse nouvelle » si l’on préfère la langue française au sabir américain. Or, Macron se révèle ici d’une étonnante naïveté, à moins qu’il ne s’agisse seulement de mauvaise foi.

Il semble en effet s’imaginer que les « nouvelles » sont soit vraies, soit fausses. On aimerait que ce soit si simple ! En matière d’information, la vérité est qu’il n’y a pas de vérité (absolue). L’information objective n’existe pas : elle est toujours le reflet de la subjectivité de qui la fournit. Il y a seulement des journalistes qui s’efforcent d’être honnêtes, et d’autres qui ne le sont pas. A côté de la « fausse nouvelle » manifeste, relevant d’une véritable désinformation, une nouvelle peut être faussée, tronquée, biaisée. La place qu’on lui donne, la façon dont on rapporte les faits, les titres employés jouent également. Un exemple simple : quand la presse fait l’éloge de l’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens, qui vient de mourir, en rappelant les noms des écrivains qu’il a lancés et soutenus, sans jamais citer celui de Renaud Camus, qui est l’auteur dont il a publié le plus grand nombre de livres, peut-on dire que l’information est objective ? Il y a des mensonges par omission.

N’oublions pas non plus que les grands médias, qui se flattent aujourd’hui de « décoder » les fake news chez les autres, ont toujours été les premiers à relayer les mensonges d’État, des « armes de destruction massives » de Saddam Hussein jusqu’au prétendu « charnier » de Timisoara. Et que dire des délires antirusses qui feront bientôt attribuer à Poutine la responsabilité des dérèglements climatiques ?

Dans une société normale, c’est au lecteur de se faire une opinion en lisant des choses contradictoires. On ne peut pas lui mâcher par avance la besogne en lui disant ce qui est digne de confiance (selon quels critères ?) et ce qui ne l’est pas. Ou bien alors, comme dans 1984, il faut tout de suite instituer un ministère de la Vérité – ce dont nous ne sommes d’ailleurs pas très loin. A l’heure où tant de nos contemporains s’emploient à ne pas voir ce qu’ils voient, on pourrait aussi s’interroger sur le statut du réel dans la société postmoderne. « Dans le monde réellement renversé, disait Guy Debord, le vrai est un moment du faux ».

 
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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 10:46

C’est l’un des cauchemars des ingénieurs de la NASA. L’un de leur rovers à six roues explore la surface de Mars en mode autonome. Soudain, le véhicule se dirige vers la droite, longe une falaise, marque un temps d’arrêt puis se jette dans le vide et s’écrase 400 mètres plus bas. A 70 millions de kilomètres de là, à Houston, les spécialistes de la NASA sont effondrés. Plus rien ne peut sauver une mission qui aura coûté plus d’un milliard de dollars. Le rover, équipé d’un système d’intelligence artificielle, a pris des décisions qu’ils ne peuvent pas expliquer.

La NASA, qui utilise l’intelligence artificielle (IA) tant pour piloter ses robots que pour analyser des millions de photos de l’espace, tente de garder le contrôle de cette technologie. Mais le défi est immense. Et de plus en plus de scientifiques et d’ingénieurs s’alarment: aujourd’hui déjà, il y a un risque que l’IA échappe à leur contrôle. Et que personne ne soit capable d’expliquer comment un système est parvenu à une décision.

 

«On ne parle pas forcément de robots tueurs qui se retourneraient contre les humains et les extermineraient. On parle de technologies qui sont installées dans des voitures, des smartphones ou des ordinateurs. C’est extrêmement concret et il faut s’en préoccuper immédiatement», avertit Rachid Guerraoui, directeur du Laboratoire de programmation distribuée de l’EPFL.

Il y a un mois, le chercheur, avec trois membres de son laboratoire, présentait leur dernière trouvaille à la conférence «Neural Information Processing Systems» de Long Beach, en Californie – la réunion la plus pointue sur l’IA. Devant notamment des ingénieurs de la NASA, ils ont dévoilé une solution pour tenter de garder le contrôle sur cette technologie.

 

Avec un exemple concret : «Prenez une voiture autonome, lance Rachid Guerraoui. Vous lui assignez l’objectif d’atteindre le plus vite possible sa destination tout en respectant les limitations de vitesse. Elle effectuera la tâche demandée en élaborant parfois des stratégies consistant par exemple à se tenir très proche de la voiture derrière elle, empêchant le conducteur de reprendre le contrôle et de ralentir même en cas de neige, sous peine de collision. Nous avons trouvé un moyen pour que la voiture laisse toujours le contrôle à l’humain, sans s’en rendre compte.»

 

Sans s’en rendre compte? Mais pourquoi? «Aujourd’hui déjà, des systèmes d’IA détectent lorsqu’un humain tente de modifier leur comportement et font parfois tout pour rejeter cette intervention et la contourner si elle entre en conflit avec l’objectif initial de l’IA. Il faut agir de manière subtile et rapide pour que l’IA croie qu’elle prend elle-même toutes les décisions. Et ensuite effacer les traces d’intervention humaine», poursuit le professeur.

 

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 10:37

Interviewé par Jean-Jacques Bourdin, sur RMC et BFM TV, le 4 janvier 2018, le secrétaire d’État et porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a déclaré que les jihadistes faits prisonniers en Syrie par la Coalition internationale contre Daesh (c’est-à-dire par les troupes commandées par le Pentagone) pourront être jugés au Nord de la Syrie (au « Rojava ») « si les institutions judiciaires sont en capacité d’assurer un procès équitable » avec « des droits de la défense respectés ».

Sauf que :

Si la décision de faire juger des Français par le « Rojava » venait à être prise elle violerait :

- le Traité franco-syrien reconnaissant les juridictions de la République arabe syrienne comme seules légitimes sur le territoire syrien.

- la Convention européenne des Droits de l’homme et de sauvegarde des libertés fondamentales, l’article 6.

- la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789, l’article 7

- la Constitution française, l’article 55 et l’article 68.

 

Avant de s’engager dans une voie qu’il sait profondément contraire au Droit, le gouvernement français a utilisé les médias pour créer la phobie du « retour des jihadistes ». Pourtant, aucun autre pays concerné par le même phénomène n’a entamé de débats sur ce thème. Rien ne distingue ces prévenus d’autres assassins que jugent les tribunaux réguliers et qui purgent normalement leurs peines.

L’opinion publique ayant été aveuglée, le gouvernement tente de dégager sa propre responsabilité et celle de ses prédécesseurs. Certains des prévenus ne manqueraient pas d’évoquer durant les audiences publiques leurs liens avec la DGSE et le rôle du ministère des Armées dans cette guerre.

Le gouvernement Macron-Philippe marche ainsi sur les pas de ses prédécesseurs : on se souvient par exemple de la manière dont le gouvernement Sarkozy-Fillon est parvenu à faire disparaître les témoignages des soldats français libérés par la Syrie dans le cadre de l’accord de paix de l’Émirat islamique de Baba Amr. Aucun média français n’a repris cette information, malgré les articles des médias arabes, en mars 2012, lors de la restitution de ces prisonniers à l’amiral Édouard Guillaud à la frontière syro-libanaise.

 

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