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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 10:45
Vladimiro Giacchè est un économiste italien, actuellement président du Centre de recherche européenne de Rome. Fin connaisseur de l’Europe et de l’Allemagne, il est l’auteur d’un ouvrage original et riche sur la réunification allemande, Le second Anschluss – l’annexion de la RDA(édition Delga, 2015). Alors que l’Allemagne vient de voter dans le cadre d’élections législatives dont les résultats fragilisent Angela Merkel et quelques jours après le vingt-septième anniversaire de l’unité du pays, il a bien voulu répondre aux questions de L’arène nue.

[Cet entretien a été traduit de l’italien par une fine équipe composée de Luca Di Gregorio, Gilles Tournier et Paul Moesch : un grand merci.]

 

 

Les résultats des élections législatives en Allemagne ont révélé de profondes divergences entre l’Ouest et l’Est du pays. Dans l’ex-RDA, le parti AfD fait 21,5 %, et est arrivé second. Die Linke y a réalisé ses meilleurs score (16 % contre 9 % au niveau national). J’imagine que vous n’en être guère surpris. Comment l’expliquez-vous ?

 

Aucune surprise, en effet. C’est la conséquence d’un pays qui reste toujours divisé vingt-sept ans après son unification, en même temps que d’un accroissement des inégalités sociales ces dernières années. Un citoyen qui vit en Allemagne de l’Est a deux fois plus de chances d’être chômeur que s’il vivait à l’Ouest. Et lorsqu’il travaille, il perçoit un salaire inférieur de 25 % à ce que perçoit un travailleur de l’Ouest.

Cela n’a pas grand chose à voir avec l’incapacité supposée des Allemands de l’Est à travailler (car oui, cet argument a parfois été avancé). C’est au contraire lié aux modalités de l’unification allemande. C’est lié au fait qu’à la nécessité de réaliser rapidement l’unité politique, qu’à la nécessité idéologique de supprimer complètement la RDA, ont été sacrifiées des exigences économiques élémentaires, en particulier celle de sauvegarder autant que possible l’industrie et les emplois des citoyens de l’Est. On a pratiqué la politique de la tabula rasa, en établissant le taux de change à un contre un entre le mark de l’Ouest et le mark de l’Est. Ce faisant, on a mis l’industrie de la RDA hors-jeu. Par ailleurs, l’ensemble du patrimoine industriel de l’ex-RDA a été confié à une société fiduciaire, la Treuhandanstalt, qui l’a liquidé, créant instantanément des millions de chômeurs. Il est beaucoup plus facile de fermer une industrie que de la reconstruire. Mais depuis, on s’est hélas rendu compte que lorsqu’on désindustrialise un pays (la désindustrialisation de la RDA n’a aucun autre exemple en Europe en période de paix) les conséquences peuvent durer des décennies, sinon des siècles. Le «Financial Times Deutschland» du 18 juin 2008 affirmait d’ailleurs que pour aligner complètement les revenus des deux parties de l’Allemagne, il faudrait 320 ans…

Le plus ridicule est que l’unification de l’Allemagne nous est présentée aujourd’hui comme une réussite opposable, par exemple, au destin du Mezzogiorno italien. La vérité, c’est que de tous les pays ex-socialistes d’Europe orientale, les territoires de l’Allemagne de l’Est sont ceux qui, en valeur absolue, ont connu le moins de croissance ces 27 dernières années. Il est dès lors normal que les citoyens qui vivent dans ces territoires se sentent abandonnés par la politique, et qu’ils expriment leur protestation par le vote. D’autant que comme on le sait, le pourcentage de pauvres (et de travailleurs pauvres – les working poors) en Allemagne a augmenté partout ces dernières années, et pas seulement à l’Est. C’est aussi le résultat du fameux « Agenda 2010 » de Schröder que Macron, à ce qu’il semble, veut aujourd’hui reproduire en France.

 

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 10:41

Où sont passés les droits démocratiques des Honduriens qui ont voté aux élections présidentielles du 26 novembre ? Le pays est actuellement aux mains de ses forces armées. Les observateurs des droits de l’homme qui se trouvent sur place dénoncent les assassinats, disparitions et nombreux innocents blessés provoqués par la brutale répression militaire et policière.

Les premiers résultats publiés par le Tribunal Électoral lundi 27 novembre accordaient une nette différence en faveur du candidat de l’opposition Salvador Nasralla. Ensuite, il y a eu un deuxième décompte qui inversait radicalement la tendance, plaçant comme vainqueur l’ancien président Juan Orlando Hernandez. Face aux a protestations de fraude, le Tribunal a décidé de suspendre la publication finale des résultats. Les deux principaux candidats ont alors appelé leurs électeurs à défendre la victoire dans la rue.

Mais les jours suivants, Nasralla a dénoncé que les protestations de l’opposition ont été infiltrées par des éléments externes, transmettant ainsi l’image d’un pays plongé dans le chaos. Le prétexte parfait pour que le ministre Jorge Ramon Hernandez annonce la suspension des garanties constitutionnelles la nuit du vendredi au samedi, pour une durée de 10 jours. Or, comme l’ont signalé des experts en droit constitutionnel, ce décret pouvait être approuvé uniquement par le président réuni en conseil de ministres.

Le couvre-feu empêche strictement la population de sortir dans la rue de 18h à 06h. Très tôt, les images des premiers morts ont commencé à être relayées sur les réseaux sociaux. Mais cela n’empêche pas certains de dormir…

 
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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 10:37
Plusieurs dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblées samedi soir dans le centre de Tel-Aviv pour protester contre ce qu'ils dénoncent comme la corruption du gouvernement, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Les manifestants, qui avaient intitulé leur rassemblement «la marche de la honte», ont envahi le large boulevard Rothschild, dans un des quartiers huppés de Tel-Aviv, pour dénoncer la corruption du gouvernement et les lenteurs présumées des enquêtes en cours contre le Premier ministre Benyamin Néthanyahou.

Le rassemblement était organisé par les responsables des manifestations de protestation hebdomadaires devant la résidence du procureur général d'Israël, Avishai Mandelblit, contre la lenteur présumée de ces enquêtes.

M. Netanyahu est visé par deux enquêtes, l'une sur des cadeaux qu'il aurait indûment reçus de riches personnalités, et l'autre sur un accord secret qu'il aurait tenté de conclure avec un quotidien populaire pour une couverture favorable.

Le nom de son avocat personnel et d'un ancien chef de bureau apparaissent par ailleurs dans une affaire de corruption présumée liée à l'achat de trois sous-marins allemands.

«Honte», «Bibi rentre chez toi», ont scandé les manifestants, appelant M. Netanyahu par son surnom.

Le procureur général Avishai Mandelblit était également la cible de leurs slogans.

Michal, une habitante de Tel-Aviv qui préférait garder l'anonymat, manifestait à Tel-Aviv après avoir participé régulièrement aux manifestations devant la résidence du procureur général.

«Bibi et le gouvernement détruisent le pays. Il y en a assez de la corruption», a-t-elle déclaré à l'AFP.

Le leader de l'opposition travailliste, Isaac Herzog, a montré son soutien aux manifestants via sa page Facebook : «la frustration (...) vient du sentiment d'injustice, de la révulsion face à la corruption, et à l'objection morale à une loi faite sur mesure pour une personne», a-t-il écrit.

Le Parlement israélien va examiner lundi en deuxième et troisième lectures un projet de loi qui est vu par les détracteurs de M. Netanyahu comme un moyen de le tirer d'affaire dans Les enquêtes dont il fait l'objet.

Selon l'initiateur du projet de loi, David Amsalem, du parti Likoud de M. Netanyahu, cette loi ne vise qu'à protéger les droits et la réputation des suspects.

 

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 10:00

 

Tuez proprement votre mari (fiche n°1)

 

 

Il est bien normal que mon petit opuscule respecte les droits de l’homme et la parité en particulier. Voici donc la première méthode pour vous débarrasser de votre époux légitime, que vous aviez choisi un peu vite, et qui ne présente que des inconvénients.

 

Choisissez avec soin votre date. Je propose une veille de fête, par exemple le 24 décembre. Votre mari a décidé de partir à Saint Août, on lui a dit qu’il y avait de la volaille, et comme il n’est pas bien finaud, il a cru qu’il s’agissait de femmes vénales (il ne connaît pas cette expression, il dit des « putes ». De toute façon, il ne vous dira rien du tout, alors fermons la parenthèse).

 Vous en profiterez pour louer un marteau piqueur et acheter un sac de ciment rapide. Ces achats seront effectués à Romorantin (41) puisque vous habitez Ste Aoustrille (36100).

De retour à la maison, vous creuserez un trou de trois mètres de profondeur environ, à l’entrée du salon. Vous ne sortirez pas les gravats de votre petit pavillon. Vous les descendrez au sous-sol. Ensuite, c’est tout simple : vous cimentez les parois de l’excavation (il ne connaît pas ce mot-là, mais ça n’a pas d’importance, fermons donc la parenthèse). Au bout d’une demi-heure, tout est prêt !

Alors vous téléphonez à votre époux. Bien entendu, il est occupé avec ses volailles, il a fermé son téléphone portable. Il boit, également, beaucoup. Il remonte enfin dans sa voiture, et le voilà qui s’arrête devant le gentil pavillon où l’attend sa petite femme.

Le con ! Il ne sait pas ce qui l’attend, lui, en réalité. Il n’a pas la démarche assurée, il voit double, il ignore où il est exactement. Il trouve cependant l’entrée du salon et il commet alors  l’imprudence de ne pas regarder où il pose les pieds.

Maintenant il est étalé raide sur le ciment rapide. Vous attendez une bonne heure avant de prévenir les pompiers.

Ils arrivent deux heures plus tard. Encore une heure et voici la gendarmerie. Le chef des gendarmes vous trouve en larmes, et il est très attentif à vos explications :

« -J’étais partie au marché de Noël à Levroux, et un voyou s’est introduit dans ma maison…voyez ce qu’il a fait ! Maintenant, je n’ai plus de mari et j’ai un trou dans mon salon.. »

Il vous croira parce qu’après tout votre explication est plausible (votre mari ne comprendrait pas ce mot, mais il est mort et on s’en fout, fermons encore la parenthèse).

 

Il est évident que les magistrats ne mettront pas en doute la vérité de votre récit.

En prime vous pourrez essayer d’obtenir une pension de veuve de guerre. Mais attention, il faudra écrire « veuve de guère », ce qui insistera sur le fait que vous êtes veuve depuis peu de temps. (Votre mari ne comprendrait pas, mais j’en ai marre, à force, d’ouvrir et de fermer toutes ces parenthèses !)

 

En principe ça passe, les gens ne connaissent plus l’orthographe, aujourd’hui.

 

Rolland Hénault (2007)

 
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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 09:51

La mairie de Paris organise, le 15 décembre, une journée contre la « grossophobie ».

Hélène Bidard, l’adjointe au maire qui est à l’initiative de cette manifestation, explique : « Moi, j’ai envie de travailler sur la question de la discrimination sur le critère à l’apparence physique. »

Au même moment, pour lutter contre les mauvaises conditions de travail, la firme Snickers fournit un algorithme permettant d’éviter les effets de la faim sur l’humeur. Selon sa publicité américaine, la faim provoque l’irascibilité, la colère et, par conséquent, nuit aux relations et à la performance professionnelle : « Vous n’êtes pas vous-même quand vous avez faim. » Dans sa grande générosité, elle offre aux consommateurs des tarifs réduits pour leurs commandes passées à l’heure où, selon son algorithme et les données personnelles du client, celui-ci est le plus exposé à se mettre en colère (angry) parce qu’il a faim (hungry).

Admirable conjonction, une fois de plus, de l’idéologie « anti-discrimination » et du capitalisme le plus caricatural.

Ainsi la mairie de Paris va organiser un défilé de mannequins très bien en chair et inviter une militante américaine, Jes Baker, qui appelle à « libérer son corps » obèse, à « positiver »… 

Minimiser ainsi la gravité du surpoids est carrément criminel.

Non, Hélène Bidard, l’excès de poids n’est pas une « apparence physique », il est un état de mauvaise santé. Si vous voulez aider les « gros », la première chose à faire est de ne pas leur infliger un coup de plus en niant leur problème.

Si vous voulez lutter contre les discriminations, il faut d’abord savoir ce qui en est et ce qui n’en est pas. Distinguer entre les personnes, estimer différemment leur capacité à travailler, faire payer différemment certains biens ou services, selon leur état de santé et leur volume physique, n’est pas une discrimination abusive mais une évaluation réaliste.

Par ailleurs, certes, « les grosses » personnes sont victimes de méchancetés et de jugements infondés. Mais elles sont surtout victimes de politiques favorisant l’hyper-consommation.

 

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 09:44

C’est un scoop international, un documentaire à couper le souffle, diffusé sur la chaine italienne Canale 5 en novembre 2017: Gian Micalessin a retrouvé trois tireurs d’élite, trois responsables du massacre de la place Maïdan, qui, -vous le verrez dans le documentaire-, loin d’être pro-russes étaient au contraire sous autorité pro-américaine. Ce documentaire exceptionnel le démontre: En Ukraine la tuerie du Maïdan qui a fait 80 morts et d’innombrables blessés, et qui a renversé le pouvoir légitime du président Ianoukovytch a bien été commandité par les services spéciaux Américains via leur homme de Géorgie, Mikhaïl Saakachvili.

Un grand reporter de guerre Gian Micalessin a obtenu le témoignage détaillé de trois des nombreux snipers (tueurs en fait) qui ont été engagés en Géorgie pour se rendre en Ukraine renverser le pouvoir au profit des intérêts occidentaux. Ce sont des témoignages du massacre, -et de son déroulement-, abondamment  illustré en fond par les nombreux enregistrements vidéo d’époque, caméras de surveillance et reportages divers. D’autres documents accablants démontraient déjà ce scénario abominable, mais ces trois témoignages concordants et amplement argumentés ne laissent plus subsister le moindre doute. Les spectateurs attentifs seront alertés par ce document emblématique des diverses révolutions de couleurs qui ont frappé les pays d’Europe central, emblématique aussi des différents printemps arabes qui ont servi à renverser certains chefs d’Etat du Moyen-Orient inaugurant le terrorisme islamique actuel, jusqu’à la volonté aujourd’hui des Américains de saboter les négociations de paix de Genève sur la Syrie.

 

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 09:42

L'information, jusqu'ici gardée confidentielle, est sortie ce vendredi matin dans la presse : le gouvernement prévoit d'abaisser la vitesse sur les routes départementales et nationales à 80 km/h, dès l'année prochaine !

La mesure concernerait l'ensemble des routes "bidirectionnelles", c'est-à-dire sans séparateur central.

Autant dire.... quasiment l'intégralité du réseau secondaire !!!

Nous devons absolument faire barrage, massivement, avec le plus grand nombre possible de conducteurs à nos côtés !

Pour cela, signez au plus vite la pétition "Non à la baisse des limitations de vitesse ».

Et après avoir signé, surtout, faites passer l'information au plus vite à vos contacts, en partageant le lien ci-dessous vers la pétition sur les réseaux sociaux :

https://www.liguedesconducteurs.org/non_a_la_baisse_des_limitations_de_vitesse/

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 09:39

C'était le vote de la dernière chance. Ce lundi 27 novembre, les Etats membres de l'UE ont autorisé le renouvellement de la licence du glyphosate pour cinq ans, après deux ans de discussions sur le sort de cet herbicide, dont le caractère cancérogène fait débat.

Dix-huit Etats ont voté pour ce renouvellement, ce qui a permis d'atteindre la majorité qualifiée, acquise à partir de 16 états, représentants 65% de la population de l'UE. Un pays s'est abstenu et neuf autres, dont la France, le Luxembourg, la Grèce et Chypre ont voté contre.

 

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 09:36

Depuis mars 2015, la coalition dirigée par les wahhabites massacre des civils en prétendant combattre une rébellion coupable de s’être alliée avec l’ex-président Ali Abdallah Saleh contre son successeur pro-saoudien Abd Rabbo Mansour Hadi. Cette intervention a fait plus de 10 000 victimes, mais elle n’a pas fait bouger les lignes de force. L’offensive terrestre a échoué, la résistance yéménite est farouche, et un missile a frôlé la capitale saoudienne le 9 novembre. Des centaines de milliers d’enfants souffrent de malnutrition dans un pays dévasté par les bombes et affamé par le blocus, mais cette guerre est sans issue.

La propagande saoudienne la justifie, pourtant, en invoquant la légalité internationale. Le mouvement “Ansarullah” a investi la capitale du pays en septembre 2014 et poussé le président Mansour Hadi à la démission en janvier 2015. Ce succès inattendu a pris de court les Saoudiens et leurs parrains occidentaux. Décidés à intervenir, ils ont obtenu du conseil de sécurité de l’ONU le vote de la résolution 2216 du 14 avril 2015 condamnant la prise du pouvoir par les Houthis et réaffirmant la légitimité du président Hadi.

Cette décision onusienne a offert une couverture juridique autorisant Riyad à frapper le Yémen sans ménagement pour vaincre la rébellion. Perversion du droit international, c’est un chèque-en-blanc qui permet au pays arabe le plus riche d’écraser sous les bombes le pays arabe le plus pauvre. Tout se passe comme si l’agresseur bénéficiait d’une sorte de permis de tuer à grande échelle, avec la bénédiction de puissances occidentales qui lui fournissent des armes en quantité illimitée tandis que la rébellion houthie se voit frappée par l’embargo.

Les armes utilisées pour massacrer le peuple yéménite, la coalition ne les a pas trouvées au pied d’un sapin de Noël. Ce sont des armes occidentales. Les bombes larguées sur les enfants yéménites sont d’une précision remarquable. Félicitations ! Le système de guidage électronique est français. Grâce à leur rayon d’action, les F-35 saoudiens peuvent frapper où ils veulent. Encore bravo, les avions-ravitailleurs sont français. Le blocus maritime qui affame la population yéménite est d’une redoutable efficacité. Cocorico, la marine française y participe. L’histoire retiendra que Hollande et Macron ont fait crever les enfants yéménites.

 

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 09:32

A l'issue d'un entretien à Ouagadougou avec le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, Emmanuel Macron a promis que tous les documents français concernant l'assassinat de l'ancien président burkinabè Thomas Sankara en 1987 seraient «déclassifiés».

«Les archives sont aujourd'hui disponibles et ouvertes à la justice burkinabè, sauf pour les documents classifiés et couverts par le secret défense. J'ai pris un engagement clair et je viens de le dire au président Kaboré: ces documents seront déclassifiés pour la justice burkinabè qui aura accès à tous les documents sur l'affaire Sankara», a déclaré le président français, ce mardi 28 novembre 2017, lors d'un point presse. 

La mort de Thomas Sankara, surnommé le «Che» africain, a été un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de l'ancien président Blaise Compaoré, qui a succédé au «père de la révolution».

Le 15 octobre 1987, des hommes armés assassinent Thomas Sankara, le président en exercice, ses gardes du corps et ses collègues. Son ancien ami de route Blaise Compaoré prend les rênes du pouvoir. Les corps sont enterrés à la va-vite. Selon la version officielle, Thomas Sankara et ses compagnons ont été enterrés au cimetière de Daghnoen, dans la banlieue de la capitale Ouagadougou. Et toujours selon la version officielle, le «Che» africain serait décédé de mort naturelle. Blaise Compaoré a refusé toutes les demandes d’enquête (dont une onusienne), contribuant ainsi à accréditer l’hypothèse d’être le commanditaire du coup d’Etat.

Blaise Compaoré, qui vit en exil en Côte d'Ivoire depuis 2014, est soupçonné d'avoir participé au complot par de nombreux Burkinabè qui y voient aussi la main de la France, ancienne puissance coloniale qui aurait été gênée par la politique anticolonialiste de Sankara.

Le président français a aussi évoqué le cas de François Compaoré, le frère de Blaise, arrêté en France fin octobre dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat en 1998 du journaliste Norbert Zongo, et dont le Burkina réclame l'extradition. Directeur de publication de l'hebdomadaire L'Indépendant, Norbert Zongo et trois autres personnes avaient été retrouvés morts carbonisés dans leur véhicule le 13 décembre 1998 dans le sud du Burkina.

 

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