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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:13

Les pouvoirs publics français ont toujours fait preuve d’immobilisme en matière de défense de la cause animale. Les animaux, reconnus comme des êtres sensibles en France, y sont pourtant martyrisés dans l’indifférence générale. La loi qui devrait être appliquée, partout et à chaque instant, est en réalité bafouée sans vergogne par des individus qui profitent de la passivité de nos élus.

Si nous vous écrivons, c’est que vous acceptez ou tolérez, encore aujourd’hui, que votre territoire accueille une maltraitance caractérisée des animaux : la corrida.

Nous pensons que vous ne pouvez ignorer que ce spectacle est celui de la mise à mort d’un animal, sur lequel l’homme a agi de toutes les manières possibles pour l’affaiblir avant même son entrée dans l’arène.

Car le taureau souffre, et ce dès les premiers mois de sa vie. Il est victime d’une sélection drastique, autour de sa génétique et de son apparence physique dans le seul but de faciliter la tâche du torero.

Avant le combat, il peut subir toutes sortes de violences inouïes : cornes sciées à vif, cotons dans les naseaux pour rendre la respiration difficile, pattes enduites de térébenthine pour provoquer des brûlures... Il est drogué afin qu’il ne soit plus capable de se défendre et que sa mise à mort soit plus aisée et moins risquée.

Le supplice continue dans l’arène, à la vue de tous. Il arrive que les picadors sectionnent les muscles extenseurs et releveurs du cou, ainsi que les ligaments de la nuque. La tête du taureau gît donc pendante, donnant l’impression qu’il charge. Aucune tradition ne devrait justifier que l’on inflige à un animal des souffrances telles que celles-ci.

Il faut également aborder un point trop souvent passé sous silence : le sort des chevaux de picadors, qui peuvent être maltraités avant et pendant le spectacle : section des cordes vocales, yeux bandés, papier journal enfoncé dans les conduits auditifs. Il arrive que certains meurent durant le combat, soit d’un infarctus lié au stress, soit après avoir été éventrés par les cornes du taureau...

En février 2015, une étude IFOP/Alliance anti-corrida mettait en avant que 73% des Français étaient favorables à la suppression des corridas avec mise à mort des taureaux et 83% se prononçaient pour l’interdiction d’assister à ces spectacles pour les mineurs de moins de 14 ans. Or, et malgré une baisse visible et constante de fréquentation, la corrida demeure légale en France, sous prétexte qu’il s’agit d’une coutume. Il s’agit en réalité d’une coutume barbare. Et une coutume barbare est d’abord une barbarie avant de relever d’une culture qu’il faudrait défendre.

Demain, ces actes de grande cruauté seront jugés comme ceux d’une civilisation barbare par nos enfants. Il est désormais urgent d’agir !

Nous vous demandons de vous engager officiellement à demander l’interdiction de ce spectacle de torture sur votre propre territoire mais également, sur l‘intégralité du territoire français.

Le Conseil d’Administration de la SPA, ses 3 000 bénévoles, 600 salariés et ses 23 000 adhérents ainsi que tous les sympathisants de la cause animale, chaque jour plus nombreux, ont l’espoir que vous répondrez à ce courrier et que vous vous mobiliserez à leurs côtés afin que la France sorte enfin de son indifférence face à la souffrance animale.

Auteur : la SPA.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:08

Présents dans plus de 250 villes en France, les magasins Monoprix avaient déjà fait un pas en faveur des poules pondeuses en avril 2013. En effet, l'enseigne s’était alors engagée à ne plus vendre d’œufs issus de poules élevées en cage (code 3) sous sa propre marque. Mais la décision communiquée hier par l’enseigne a davantage de poids encore : Monoprix cesse définitivement la commercialisation des œufs de poules élevées en cage. En d’autres termes, vous ne trouverez plus aucun œuf code 3 dans les rayons des supermarchés Monoprix.

Après le groupe Schiever en novembre 2014 et Colruyt en février 2015, Monoprix rejoint les rangs des enseignes engagées contre l'élevage des poules pondeuses en cage. C'est une dynamique de changement qui est en marche et que WELFARM encourage et soutient vivement.

Les 69% des poules pondeuses encore élevées en cage comptent sur les consommateurs pour amener les enseignes à améliorer leurs conditions de vie.

Pour rappel :

• En élevage plein air (code 0 ou 1), chaque poule bénéficie d’un espace minimum de 4m² à l’extérieur. En intérieur, elles sont au maximum 9 poules par mètre carré (6 en bio).

• En élevage au sol (code 2), les poules n’ont pas accès à l’extérieur mais peuvent se déplacer librement dans le bâtiment, où la densité maximale est de 9 poules par mètre carré.

• En élevage en cage (code 3), les poules sont confinées dans un petit espace et à une forte densité (environ 13 poules par mètre carré).

Soyez attentif pour vos achats de produits transformés, privilégiez les produits sur lesquels il est indiqué « avec des œufs plein air », label rouge ou agriculture biologique.

Source

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 12:06

Mon grand-père était désolé à cause du gaspillage. Surtout, il ne comprenait pas qu’on pût abandonner tous ces cadavres mous dans les tranchées. Mon grand-père disait : « c’est comme si on laissait partir le gibier quand il est blessé ».

Et il ajoutait souvent des formules désobligeantes en direction de la nation allemande. Ses expressions pourraient passer aujourd’hui pour insultantes : « …les sangliers, c’est des cochons comme les boches… les sangliers c’est des cochons sauvages… y a pas à revenir là-dessus. »

Et mon grand-père s’en tenait à cette règle de morale.

« Encore si les boches étaient trucidés par des arabes, ce serait accepté par le grand public… ». Car mon grand père était très respectueux en matière de religion. Il avait lu le Coran et jusqu’à la dernière sourate. Il transformait les mots, ah ! il en avait derrière la ceinture de flanelle, mon grand père ! Il prononçait sourate comme biroute, c’est d’ailleurs ce qui lui a fait du tort pour obtenir la Légion d’Honneur. Quand on lui demandait la capitale du Liban, il répondait invariablement « Biroute ». Et il ajoutait : « Il faut respecter les préceptes d’Allah ! ».

Il avait coutume de répéter cette phrase délicieusement respectueuse des principes de la religion : « Il faut jamais chier sur un tas d’hosties… jamais chier dans une sacristie… jamais chier dans une mosquée, sinon quand les fidèles ils arrivent pieds nus, ils se tartinent de la merde sur les talons… et ils glissent sur le chemin du paradis… Il ne faut jamais pisser dans un ciboire. Ca peut donner un mauvais goût à la religion, quand on mâche le pain azyme, et vous dégoûter à tout jamais des choses sacrées… et quand les enfants de chœur boivent en douce le vin du cureton, ça peut leur communiquer une méningite cérébrospinale…»

Comme il prononçait « pinale » au lieu de « spinale », Dieu manifestait un vif mécontentement. L’essentiel si on veut aller au paradis un minimum de politesse et une onction extrême sont nécessaires. Il faut respecter les règles de grammaire et les accords du participe passé…

De même mon grand-père disait : « Si vous faites un sandwich à la viande de boche, évitez de saigner un natif de Munich… ça porte malheur ! »

On pourrait le confondre avec Adolphe Hitler…

Mon grand-père redoutait les épidémies, qui sont le résultat de la promiscuité.

Et comme il parlait dans sa barbe de poilu, il articulait plus difficilement et ça donnait « promise cuitée ». Il a eu beaucoup d’ennuis avec ce détail de prononciation.

Les Femen de l’époque le harcelaient sans arrêt.

Et pour tout dire elles venaient dans les tranchées pour tenter de lui couper les couilles.

Mais mon grand-père les voyait venir de loin.

Quand il apercevait la « Madelon », il lui envoyait pas dire deux fois. « Et moi si tu continues à chatouiller mon pantalon, Madelon, je t’enfonce mon couteau à zigouiller les boches en plein dans ta motte velue… ».

Et après je te ferai le coup de l’opération des ovaires. Et tu viendras plus tortiller ton cul autour des vaillants défenseurs de la mère patrie.

Et alors les « fumelles » (c’est le mot qu’il employait, je ne fais que transcrire le lexique viril de mon grand père), les fumelles se tenaient à carreau.

Et mon grand père concluait avec sa sagesse coutumière :

« Ah c’est pas les pédés ni les gonzesses qui vont faire la loi. »

Et il avait raison, mon grand père. Il faisait et il appliquait les lois lui-même et tout le monde s’en trouvait mieux. Parfois il criait : Vive l’anarchie !

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:56

« La canopée se dévoile », comme dit la presse. Et comme il a été fort bien écrit ici, il faut une forte dose d’imagination pour voir dans cette horreur vaguement verdâtre « l’étage sommital de la forêt tropicale humide » !

Qu’importe, d’ailleurs, puisque la canopée n’est qu’une couverture. Dans tous les sens du mot. Elle ne sert, en effet, qu’à abriter le nouveau temple de la consommation chic, des boutiques branchées destinées à cette gauche qui ne veut plus être caviar mais « bobo-bio ».

Avant que vous n’alliez vous ruiner dans ce trou vaste comme trois halls de gare, je vous livre la description dithyrambique qu’en fait le magazine À nous Paris, l’hebdomadaire du mercredi distribué dans les couloirs du métro. Tout est dans le style :

– un quartier « où l’expérience shopping, food, sport et culture nous embarque dans une nouvelle ère » ;

– « des marques inédites, internationales ou esprit “made in Paris” » ;

– « le concept-store en ligne L’Exception ouvre enfin sa première boutique physique » ;

– « un spot dédié aux talents de la mode où se refaire un look et un dressing dans l’air du temps » ;

– « des sessions de running collectives » ;

– « Lego et son premier flagship store à Paris » ;

– le « design innovant » et même « le bar à selfies (sic) » pour une « expérience shopping beauté » ;

– tout cela avant d’aller « déjeuner healthy ».

Déjeuner « healthy » au prix de La Tour d’Argent dans des « concept food » imitant les épiceries de quartier des années cinquante mais où l’on vous vend la boîte de sardines à 10 euros.

Pourquoi pas, me direz-vous, s’il y en a qui veulent bien payer. Sauf que… sauf que le même Premier ministre qui inaugurait la semaine dernière, avec le maire socialiste Anne Hidalgo, ce nouveau Forum voulu par l’ex-maire socialiste Delanoë, ce Premier ministre, donc, était hier à Vaulx-en-Velin pour « lutter contre l’apartheid social ». Il paraît, en effet, que « l’État monte au front contre les inégalités ». La bonne blague.

Sous la bannière socialiste, Paris se transforme. Je ne dis pas « se nettoie » parce que la ville ressemble toujours à une poubelle. Enfin, dans les quartiers où la boîte de sardines est à un prix normal. Ailleurs, on pousse les pauvres et les colorés pour faire place aux CSP+++(*). L’exemple par le Forum. En effet, comme tous les points de jonction des lignes de RER, les Halles sont le lieu de rencontre de tous les « jeunes » de banlieue. Jusqu’ici, les boutiques du Forum, clients comme personnel, concentraient donc une population qui ne plaît guère à nos édiles. Alors, on a décidé de les chasser par le fric. En leur imposant un nouvel univers, un nouveau monde dont ils n’ont pas les codes.

Le message est clair : qu’ils aillent voir ailleurs. Le Paris des Blancs friqués ne veut plus des « racailles ». C’est, en effet, une façon de « lutter contre l’apartheid social » : en le renforçant encore un peu plus.

Source

(*) Les CSP ++ constituent une cible marketing privilégiée regroupant essentiellement les cadres supérieurs et les professions libérales.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:53

« Nuit debout » aurait surgi de la projection d’un film militant « Merci patron » de François Ruffin, le 23 février. Les spectateurs auraient constitué un collectif « Convergence des luttes », avec l’idée de rassembler les préoccupations des salariés, des migrants, etc. [1]

Cependant, la lecture de l’appel rédigé par « Convergence des luttes » ne manque pas de surprendre. On peut y lire :

« Ce mouvement n’est pas né et ne mourra pas à Paris. Du printemps arabe au mouvement du 15M, de la place Tahrir au parc de Gezi, la place de la République et les nombreux autres lieux occupés ce soir en France sont l’illustration des mêmes colères, des mêmes espoirs et de la même conviction: la nécessité d’une société nouvelle, où démocratie dignité et liberté ne sont pas des déclarations vides » [2].

(…)

Derrière ces quatre références et bien d’autres, on trouve un même organisateur : l’équipe de Gene Sharp, jadis baptisée Albert Einstein Institute [3] et aujourd’hui Centre for Applied Nonviolent Action and Strategies (Canvas), exclusivement financée par les États-Unis [4]. Des gens très organisés, directement liés à l’Otan et ayant une sainte horreur du spontanéisme de Rosa Luxembourg.

La non intervention de la préfecture de police, le discret soutien de l’Union européenne à Radio Debout, et la présence parmi les organisateurs de personnalités jadis soutiens d’Action directe [5] ne semblent pas poser de problème aux participants.

Bien évidemment, le lecteur se demande si je ne force pas la dose en voyant ici aussi la main de Washington. Mais les manipulations de l’équipe de Gene Sharp dans une vingtaine de pays sont aujourd’hui largement attestées et étudiées par les historiens. Et ce n’est pas moi, mais les organisateurs de « Nuit debout » qui font référence à ses actions.

L’équipe de Gene Sharp intervient avec des recettes toujours identiques. Selon les cas, les manifestations manipulées visent soit à changer le régime, soit au contraire à stériliser l’opposition, comme c’est le cas ici. Depuis 2000, cette équipe utilise un logo emprunté aux communistes pour mieux les combattre : le poing levé. C’est évidemment le symbole qu’à choisi « Convergence des luttes ».

Le slogan de « Nuit debout », « On ne rentre pas chez nous », est nouveau dans la longue succession des opérations de Gene Sharp, mais il est tout à fait typique de sa manière d’intervenir : ce slogan ne comprend aucune revendication positive, ne propose rien. Il s’agit juste d’occuper la rue et de distraire les médias pendant que les choses sérieuses se déroulent ailleurs.

Le principe même de « Nuit debout » exclut toute participation des travailleurs. Il faut être bien noctambule pour pouvoir passer ses nuits à discuter. Les « salariés et les précaires » que l’on est censé défendre travaillent, eux, le matin et ne peuvent pas se permettre de nuits blanches.

Ce ne sont pas les commissions de « Nuit debout » —où l’on s’intéresse à tout sauf aux ravages de l’exploitation et de l’impérialisme— qui mettront fin à la domination de la France par une coterie de nantis, qui l’ont vendue aux Anglo-Saxons et viennent d’autoriser le Pentagone à y installer des bases militaires. Imaginer le contraire serait croire une histoire à dormir debout.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:40

Les gangs criminels en Allemagne profitent de l’afflux de réfugiés dans le pays en recrutant parmi eux les «hommes les plus jeunes et les plus forts», rapporte le journal allemand Die Welt.

Afin d'étoffer leurs rangs, les gangs criminels de Berlin recrutent parmi les réfugiés des hommes «jeunes et forts» qui peuvent prendre part à de «sales boulots», tels que des cambriolages, le trafic de drogue et des agressions, rapporte le journal allemand Die Welt.

Les réfugiés sont des recrues faciles pour les recruteurs des gangs, qui arrivent dans les centres d'accueil au volant de voitures de luxe, séduisant ainsi les demandeurs d’asile qui ont fui leur pays dévasté par la guerre.

Les réfugiés sont par ailleurs fortement convoités par les gangs dans la mesure où leur identité est encore inconnue des autorités locales.

Les gangs criminels, dirigés principalement par la communauté arabe dans la capitale allemande, selon le journal Die Welt, contrôleraient la quasi-totalité du crime organisé de Berlin. Les dirigeants des gangs, originaires du Liban, se sont installés en Allemagne dans les années 1970.

La nouvelle survient trois mois après qu'Europol a alerté que les trafiquants d'êtres humains utilisaient la crise des réfugiés pour recruter des esclaves, y compris à des fins sexuels.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:37

Utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…

1- Nous ne voulons pas la guerre.

Les chefs d’Etat de tous les pays assurent toujours solennellement en préliminaires qu’ils ne veulent pas la guerre.

2- Le camp adverse est seul responsable de la guerre.

Nous avons été contraints de faire la guerre, le camp adverse a commencé, nous sommes obligés de réagir, en état de légitime défense ou pour honorer nos engagements internationaux.

3- L’ennemi a le visage du diable (ou « l’affreux de service »).

On ne peut haïr un groupe humain dans son ensemble et il est nécessaire de personnifier l’ennemi dans la personne de son chef (cet épouvantail odieux dissimulera la diversité de la population qu’il dirige).

4- C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers.

Les mobiles de la guerre (volonté de domination géopolitique accompagnée de motivations économique) sont inavouables à l’opinion publique.

5- L’ennemi provoque sciemment des atrocités ; si nous commettons des bavures, c’est involontairement.

On présente la guerre comme un conflit entre la civilisation et la barbarie, l’armée ennemie étant composée de brigands sans foi ni loi.

6- L’ennemi utilise des armes non autorisées.

Nous ne commettons pas d’atrocités et nous faisons la guerre de manière chevaleresque en en respectant les règles. Ce n’est pas le cas des soldats ennemis.

7- Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes.

L’adhésion de l’opinion publique dépend des résultats apparents du conflit.

8- Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause.

Pour la propagande, il faut s’adresser à des professionnels de la publicité ou à des artistes et intellectuels rompus professionnellement à créer l’émotion .

9- Notre cause a un caractère sacré.

Si notre cause est sacrée, nous devons la défendre et, si nécessaire les armes à la main et si elle a un caractère religieux, c’est une croisade à laquelle on ne peut se soustraire.

10- Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres.

Pendant un conflit, nul n’a le droit de demander pourquoi la guerre ou de prononcer sans « trahir » le mot PAIX.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:34

Le fait d’être juif/ve n’implique aucune obligation d’allégeance à Israël ni à sa politique criminelle.

Je suis juif/ve et avant tout attaché-e aux droits, aux libertés et à la justice pour tous.

A ce titre, j’appelle :

▪ à boycotter Israël parce le crime prétend se faire en mon nom. Je refuse que le peuple palestinien paie pour des crimes (l’antisémitisme, le génocide nazi) commis par les sociétés européennes.

▪ à boycotter Israël parce que les dirigeants occidentaux sont complices de la politique israélienne et que, sans sanctions, le rouleau compresseur colonial se poursuivra.

▪ à boycotter Israël parce que je suis fidèle à une longue tradition de Juifs/ves considérant que la lutte pour leur émancipation et contre l’oppression qu’ils/elles ont subie est indissociable de la lutte pour l’émancipation de l’humanité.

▪ à boycotter Israël parce que la politique de ce pays n’est pas seulement criminelle contre les Palestiniens, elle met sciemment les Juifs/ves en danger.

▪ à boycotter Israël pour les mêmes raisons qu’on a boycotté I’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid.

▪ à boycotter Israël parce que la situation faite au peuple palestinien viole les droits humains les plus fondamentaux et qu’elle doit cesser. C’est le peuple palestinien qui a lancé cet appel au BDS et les anticolonialistes israéliens nous adjurent de boycotter leur pays.

Je refuse la justice d’exception qui veut criminaliser le BDS et museler la solidarité envers les droits des Palestinien-ne-s.

Pour signer la pétition

Premiers signataires :

Eitan Altman

Eliane Bennarosh

Rony Brauman

Sonia Dayan-Herzbrun

Sonia Fayman

Georges Federmann

Gisèle Felhendler

Jean-Guy Greilsamer

Georges Gumpel

Éric Hazan

Samy Johsua

Marcel-Francis Kahn

Hubert Krivine

Laurent Lévy

Daniel Lévyne

Gus Massiah

Jean-Claude Meyer

Maurice Rajsfus

André Rosevègue

Catherine Samary

Michèle Sibony

Pierre Stambul

Puis :

Pierre Abécassis, Danièle Abramovici, Paula Abrams-Hourani, Houria Ackermann, Diane Adam, Estrella Amselem-Goulpeau, Georges Auspitz, Dani Awa, Valérie Barki, Bénédicte Bauret, Claudie Baykov, Michèle Beltizer-Kaufski, Guy Benarroche, Déborah Benarrosch, Ralph Benarrosh, Patrick Benattar, Maxime Benatouil, Léa Benhaim, Sarah Benichou, Alain Benielli, Andrée Bensoussan, Gérard Bensoussan, Patricia Benzakein, Belinda Benzelikha, Piotr Berkman, Jean-Louis Berneman, Liliane Bernhardt, Michèle Bielinski, Suzanne Bigonski, Michel Bilis, Rudolf Bkouche, Isabelle Bloch, Cath Blot-Zweig, Pierre Bochet, Jocelyne Bof, Corine Boksenbaum, Leila Bon-Paparelas, Richard Borenstein, Pessi Borrell, Christiane Botton, Nathan Boumendil, Jean-Moïse Braitberg, Valérie Brulant, Jacques Bude, Kurt Brainin, Danae Bravarski, Nicolas Burki, Valérie Cabanne, José Camus, Paola Canarutto, Jean-Marc Capallero-Rabinovitz, Thierry Caruana, Noëlle Cazenave-Liberman, Elsa Cernogora, Patrick Chailonick, Gérard Chaouat, Bernard Chapnik, Rachel Choukroun, Monique Clamens, Alain Cohen, Dred Cohen, Fabien Cohen, Viviane Cohen, Marie-France Cohen-Solal, Liliana Cordova-Kaczerginski, Albano Cordeiro, Marc Cramer, Léon Crémieux, Annie Cyngiser, Jonathan Daitch, Eléonore Darmon, Gabriel Darmon, Jean de Montbrison, Sandrine Dollinger, Joss Dray, Serge Elbilia, Marie Elhaimer, Joëlle Ellert, Serge Emsalem, Emmeline Fagot, Sarah Faik, Gérard Fardoux, Daniel Felhendler, Leila Fernandez, Naomi Fink, Lidia Fonseca, Lisa Forman, Angéline Forster, Giorgio Forti, Carl Freeman, Sabah Gaier, Sylvie Garbarz, Jean-Louis Gass, Dominique Geiger, Eve Geissler, Henri Goldman, Ariel Goldstein, Huguette Gonçalvès, Armand Gorintin, Lona Goudswaard, Claude Grunspan, Jeanine Guebhardt, Daniel Guenancia, Michel Guichaoua, Arlette Hamon, Dominique Hamon, Sam Hass, Gilles Helft, Georges Hicter, Bernard Hild, Catherine Hivert, Francis Houart, Jean-Marc Izrine, Babeth Johsua, Jean-Louis Kahn, Nicole Kahn, Claudine Katz, Sarah Katz, Alfred Kaufman, Natascha Keijsers, Lionel Khelifi, Martine Kleinberg, Christian Klowskowsky, Hélène Korb, Françoise Kowal, Jacqueline Krings, Catherine Krys, Isabelle Krzywkowski, Catherine Kulgowski, Judith Lachterman, Jacqueline Laksander, Camille Lakser, Iwan Lambert, Daniel Lartichaux, Florence Lédérer, Thérèse et Alexandre Lederman, Nicole Lefeuvre, Fabienne Lévi, Emmanuelle Lévy, Adeline Liebman, Jacques Livchine, Daniel Lobato, Yves Lubraniecki, Joseph Maatouk, Helga Mankovitz, Monique Marconis, Alain Marcu, Joelle Marelli, Maurice Margenstern, Jean-François Marx, Sonia Marzo, Véronique Marzo, Claude Mawas, Pierre Menahem, Franck Mérat, Fabienne Meslem-Oréfice, David Michalska, Danielle Michel, Vivien Mierzejewski, Gabriel Mifsud, Yoram Moati, Henri Montalbano, Odile Montalvo, Marie-Françoise Monteil, Viviane Montias-Baruch, Micheline Morisi, Annie Moryoussef, Maarten Muskens, Chantal Muszynski, Anne-Marie Natanson, Dominique Natanson, Anouk Nathan, Josiane Olff-Nathan, Perrine Olff-Rastegar, Martine Olff-Sommer, Tony Orengo, Béatrice Orès, Henri Osinski, Marie-France Osinski, Valérie Osouf, Michel Ouaknine, René Ouazana, Shirly Paklak, Yasmine Paquit, Valérie Peter, Thomas Petit-Pszenny, Alain Pire, Claire Portnoy, Jenny Prager, Fabienne Présentey, Léon Pulvermacher, Sylvie Rabie, Michèle Rahem, Michèle Rajnchapel-Granat, Jocelyne Rajnchapel-Messaï, Jocelyne Rack, Michèle Radovanovitch, Christine Ratzel, Michal Raz, Evelyne Reberg, Frank Reichert, Monique Rosenberg, Suzanne Rosenberg, Martha Roth, Olivier Rubens, Michel Ruff, Jonathan Ruff-Zahn, Elie Saïd, Christine Salomon, Dominique Salomon, Eric Samochwal, Sylvie Schneider, Noémie Schonker, Danièle Schulmann, Nadine Sebaoun, Pablo Seban, Joelle Sedran, Elias Seidowsky, Fausto Serakowski, Jean-Noël Sfeir, Volodia Shahshahani, Tali Shapiro, Eyal Sivan, Claude Smith, Béatrice Stambul, Michel Staszewski, Irène Steinert, Ester Stekelberg, José Stérenzy, Catherine Stern, Sacha Stern, Aurélien Sztern, Jacques Sztern, Paul Sztulman, Pierre Tchérukine, Noëlle Teffri, Isabelle Tessaro, Danièle Touati, Marie Trevisan, Jean-Marc Turine, Daniel Ullmann, Martine Ullmann, Josiane Usai, Dominique Ventre, Michel Vescovi, Suzanne Vidal, Robin Vidmann, Roland Vignis, Joseph Vitagliano, Monika Vykoukal, Richard Wagman, Henri et Mady Wajnblum, Fanny Walberg, Laura Watermann, Josette Wehrstedt, Guillaume Weill, Laurent Weill, Véronique Weinberger, Renée Weinstock, Suzanne Weiss, Gérard Weissenstein, Abraham Weitzfeld, Monique et Albert Wilkowsky, Raymond Wofsy, Julie Wornan, David Yana, Philippe Youchenko, Myriam Zémour, Jean-Pierre Zemmour, Robert Zimmerman …

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:31

Un mois après le vrai-faux retrait russe et six semaines après la trêve qui avait étonnamment plutôt bien fonctionné, les choses semblent dégénérer à nouveau en Syrie.

Erdogan a-t-il lâché Daech pour Al Qaeda ?

La prise d'al-Raï à la frontière syro-turque par les "rebelles" syriens sur l'EI avec l'aide de l'artillerie turque est peut-être un tournant dans la politique du sultan, marquant sa rupture définitive avec le bébé daéchique qu'il a nourri au sein pendant tant d'années. Qui sont donc ces fameux rebelles que les canons ottomans ont aidés ? Al Qaeda et ses affiliés, tout simplement...

Erdogan a utilisé Daech jusqu'à la corde. Il semble désormais jeter son encombrant allié pour s'appuyer sur plus "présentable" afin d'empêcher la réalisation de son cauchemar : la jonction entre les deux parties kurdes le long de la frontière turque et la fermeture de ce fameux corridor entre Azaz et Jarablus dont nous parlons depuis des mois. Certes, Al Nosra (la branche locale d'Al Qaeda) et Ahrar al-Cham n'ont pas grand chose à envier à l'Etat Islamique, mais les chancelleries et médias occidentaux les appellent "rebelles modérés" depuis des années, alors pourquoi se gêner ? On comprend en tout cas mieux pourquoi Ankara a retiré Al Nosra de sa liste des organisations terroristes il y a dix jours...

​Lire l'artcile

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:27

L’Inde a décidé de mettre fin à l’exploitation par Monsanto de la culture du coton sur son territoire, en diminuant le pourcentage des royalties de presque 70% sur les semences.

"Il est temps de mettre fin à cette avidité basée sur les pourcentages," a déclaré le ministre indien de l’agriculture, Sanjeev Kumar Balyan.

En imposant sur le marché ses semences génétiquement modifiées, Monsanto est en effet parvenue à controler 90% de la production indienne de coton, et à fournir ses produits à plus de 7 millions de petits cultivateurs indépendants. Mais le coût des royalties…, ajouté au prix élevé des graines elle-mêmes, et aux coûts additionnels liés à ce genre de culture, ont poussé des centaines de milliers de petits cultivateurs à la faillite.

Le principal problème des cultures OGM réside dans le fait qu’elles requièrent une quantité d’eau pour l’irrigation bien supérieure à la normale, et cela engendre évidemment des coûts additionnels pour les petits paysans locaux qui habitent bien souvent dans des zones pauvres en eau.

Alexis Baden-Mayer, le directeur de Organic Consumers Association, affirme même que le coût de la culture du coton OGM est 8000% plus élevé que celui du coton normal. Le problème est que les graines de coton "normal" sont désormais devenues introuvables en Inde, précisément parce que Monsanto a pris le contrôle quasi total du marché.

Après avoir été ainsi contraints à passer à la culture du coton OGM, les petits cultivateurs indiens ont été obligés de s’endetter pour continuer. Et le suicide du cultivateur indien qui perd ses propres terres parce qu’incapable de rembourser ses dettes figure désormais parmi les faits divers quotidiens.

D’après les chiffres du Bureau national du crime, près de 290 000 paysans indiens se sont ôté la vie au cours des 20 dernières années. Naturellement, tous ne se sont pas suicidés pour avoir adopté les cultures OGM, mais il est clair que nous avons affaire à des chiffres exorbitants.

Aujourd’hui le gouvernement indien a décidé d’intervenir en essayant au moins de calmer la situation du point de vue des royalties. Mais Monsanto, au lieu de s’incliner, a réagi en dénonçant auprès d’un tribunal cette commission gouvernementale qui voudrait la priver de ses gains, en soutenant que "le gouvernement n’a pas le droit d’interférer dans les règles du marché libre."

Pour ceux qui voudraient avoir un avant-goût de ce que pourrait devenir la situation en Europe avec le passage au TAFTA (grâce auquel les multinationales pourraient dénoncer devant un tribunal les gouvernements qui feraient obstacle à leur business), le cas de Monsanto en Inde peut certainement être riche en enseignements.

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