Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 11:18

Le président de la CNCTR, qui doit contrôler l'usage des boîtes noires par les services de renseignement, a déclaré que celles-ci étaient actives depuis un mois maintenant.

L’information a été lâchée ce mardi 14 novembre par Francis Delon, le président de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) : depuis maintenant un mois, les fameuses boîtes noires nées dans le cadre de la loi relative au renseignement, et qui sont censées repérer des comportements suspects en se basant sur les données de connexion, sont actives.

Cette annonce, faite lors d’une journée d’étude à Grenoble sur le thème « contrôle du renseignement : comment concilier surveillance et respect des droits de l’homme ? », a été rapportée par des journalistes présents sur place, comme Pierre Alonso de Libération et Elsa Trujillo du Figaro, ainsi que par Serge Slama, professeur de droit public à Grenoble.

 

Jusqu’à présent, il était considéré que ce dispositif prévu à l’article 851-3 du code la sécurité intérieure n’était pas actif. Mais à la suite d’un certain nombre de navettes entre le gouvernement et la CNCTR, cette dernière a fini par « valider l’algorithme [au cœur des boîtes noires, ndlr] début octobre », indique Pierre Alonso. Donc dans la plus grande discrétion. La matière est, il est vrai, très sensible.

 

Lire l'article

 
Partager cet article
Repost0
25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 11:12

Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ?

On tombe vraiment des nues ? Certainement pas.

Le 11 avril 2017, l’Office international des migrations publiait un rapport indiquant que des milliers de migrants transitant par la Libye étaient vendus comme du bétail sur des marchés aux esclaves, avant d’être soumis au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle. Cette réalité, tout le monde la connaissait, et personne n’a rien fait.

Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la région sahélienne, on n’a pas le souvenir qu’il ait dit quelque chose. Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de l’ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C’est vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la situation en Libye.

Il ne faudrait pas l’oublier : si ce pays est à la dérive, s’il est dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c’est parce que la France et ses alliés l’ont anéanti en 2011. Les marchands d’esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les bagages de l’OTAN. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogé le droit de détruire un Etat souverain. Ils l’ont remplacé par la loi de la jungle et le chaos milicien. On voit le résultat.

Où sont-ils, ceux qui ont décidé de renverser Mouammar Kadhafi ? On aimerait les entendre, ces visionnaires. Nicolas Sarkozy voulait faire de cette croisade le joyau de son mandat. “Le chef de l’Etat a fait de l’intervention en Libye un combat personnel. Pour le rayonnement de la France”, titre “Le Monde” le 23 août 2011. Le rayonnement est aveuglant ! Pour Alain Juppé, l’intervention en Libye est “un investissement pour l’avenir”. Il aurait dû préciser que cet investissement n’était pas seulement pétrolier. Les esclavagistes le remercient. Eux aussi, ils investissent.

Du côté de l’opposition de “gauche”, ce n’est guère mieux. François Hollande approuve le recours à la force contre Kadhafi “parce que sinon Kadhafi aurait massacré une partie de son peuple”. Qu’il se rassure : pour ce qui est des massacres, l’OTAN a fait ses preuves. Le 21 mars 2011, “Libération” demande à Jean-Luc Mélenchon pourquoi il approuve les frappes aériennes en Libye. Il répond : “La première question à se poser est la suivante : y a-t-il un processus révolutionnaire au Maghreb et au Moyen-Orient ? Oui. Qui fait la révolution ? Le peuple. Il est donc décisif que la vague révolutionnaire ne soit pas brisée en Libye.”

Il faudrait pourtant que les progressistes ou prétendus tels se mettent sérieusement à méditer la leçon des faits. Car la politique occidentale, c’est toujours le grand écart : on part avec les droits de l’homme et on finit avec le marché aux esclaves. Certains ont beau l’emballer de rhétorique humaniste ou révolutionnaire, l’impérialisme reste l’impérialisme. On peut multiplier à foison les variantes du cache-misère idéologique, le prétendu devoir d’ingérence n’est que le droit que l’on s’arroge à écraser le voisin. C’est le droit du plus fort revu et corrigé par BHL.

 

Source

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 11:07
Décidément peu de choses ont changé depuis le 11 septembre 2001. Les États-Unis persistent à manipuler l’opinion publique internationale et les outils des Nations unies, certes pour des raisons différentes, mais toujours avec le même mépris de la vérité.

 

En 2001, les représentants des États-Unis et du Royaume-Uni, John Negroponte et Stewart Eldon, assuraient que leurs deux pays venaient d’attaquer l’Afghanistan en légitime défense après les attentats commis à New York et Washington [1]. Le secrétaire d’État, Colin Powell, promettait de distribuer au Conseil de sécurité un dossier complet présentant les preuves de la responsabilité afghane. 16 ans plus tard, on attend toujours ce document.

 

En 2003, le même Colin Powell venait expliquer au Conseil de sécurité, lors d’une intervention relayée par les télévisions du monde entier, que l’Iraq était également impliqué dans les attentats du 11-Septembre et qu’elle préparait une nouvelle agression contre les États-Unis au moyen d’armes de destruction massive [2]. Cependant lorsqu’il eut quitté ses fonctions au sein du gouvernement US, le général Powell admettait sur une chaîne de télévision de son pays que les nombreuses accusations de son discours étaient toutes fausses [3]. 14 ans après ce discours, on attend toujours les excuses des États-Unis devant le Conseil de sécurité.

Tout le monde a oublié les accusations US sur la responsabilité du président Saddam Hussein dans les attentats du 11-Septembre (depuis, Washington a attribué les mêmes attentats à l’Arabie saoudite, puis aujourd’hui à l‘Iran, sans jamais apporter de preuves dans aucun de ces quatre cas). On se souvient par contre du débat, qui dura des mois, sur les armes de destruction massive. À l’époque la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (en anglais UNMOVIC) ne trouva pas la moindre trace de ces armes. Un bras de fer opposa son directeur, le Suédois Hans Blix, d’abord aux États-Unis, puis à l’Onu, et en définitive à l’ensemble du monde occidental. Washington affirmait que M. Blix n’avait pas trouvé ces armes parce qu’il faisait mal son travail, tandis que celui-ci assurait que l’Iraq n’avait jamais eu la capacité de fabriquer de telles armes. Peu importe, les États-Unis bombardèrent Bagdad, envahirent l’Iraq, renversèrent le président Saddam Hussein et le pendirent, occupèrent son pays et le pillèrent.

 

Lire l'article

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 11:00

D’ailleurs on ne parle plus de “pays sous-développés” mais de “pays en développement”, et le “storytelling” à la mode nous assure que ces pays deviendront bientôt des “pays émergents”. L’idéologie post-communiste pronostiquait la “fin de l’histoire”. Elle promettait des lendemains qui chantent au royaume du libre-échange. Elle annonçait les temps nouveaux de la “mondialisation heureuse”. L’ouverture et la dérégulation des marchés portaient la promesse d’un avenir radieux.

Propagée depuis trois décennies, cette fable libérale subit l’épreuve des faits. Dans son dernier rapport sur “l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition” http://www.fao.org/3/a-I7695f.pdf, l’ONU déclare que 815 millions de personnes ont souffert de malnutrition en 2016, soit 82 millions de plus qu’en 2015. En clair, 11% de la population mondiale crève de faim. Non seulement on a atteint un record absolu (jamais l’humanité n’a connu autant d’affamés), mais la situation se détériore, et pour 2017 les associations s’attendent au pire.

Les inégalités atteignent des sommets vertigineux. Transposé au Moyen-Âge, le fossé qui sépare nos hyper-riches des masses paupérisées eût horrifié les plus égoïstes des aristocrates. Mais pour nos libéraux, l’accumulation et la concentration du capital à des niveaux astronomiques sont des signaux positifs. Selon l’association Oxfam, les 1% plus riches possèdent 48% de la richesse mondiale, et les 20% plus riches s’approprient le reste. Aux 80% restants, soit l’écrasante majorité de la population mondiale, il ne reste que des clopinettes.

Ce contraste entre 815 millions d’affamés et une poignée de milliardaires devrait provoquer l’indignation générale. Mais on s’en accommode avec fatalisme comme s’il s’agissait d’une catastrophe naturelle. Jetant un voile pudique sur les causes d’une telle injustice, la doxa occulte délibérément le poids des structures. Entre discours lénifiants et poncifs néo-libéraux, les mécanismes qui fondent l’enrichissement des uns sur l’appauvrissement des autres sont sortis des écrans-radars. Par conformisme idéologique, la bureaucratie onusienne tord l’interprétation des faits.

Elle omet de dire, par exemple, que la dégradation de la situation alimentaire s’explique largement par le recul de l’agriculture paysanne au profit de l’agro-business. Sous l’impulsion des multinationales de l’agroalimentaire, on transforme des millions d’hectares de polyculture-élevage en zones franches défiscalisées où sont implantées des monocultures d’exportation. Cette politique met les petits cultivateurs à la merci des fluctuations des marchés internationaux. Prise en otage par la mondialisation, l’agriculture vivrière régresse et la production locale décline.

Lire la suite

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 10:56

Aujourd’hui, plus de cent-vingt organisations de défense des droits humains, syndicats, associations de tourisme éthique, groupes sportifs et confessionnels de plus de 20 pays lancent un appel international  appelant l’événement majeur cycliste Giro d’Italia à déplacer son « Big Start » 2018 d’Israël en raison des graves et croissantes violations du droit international et des droits humains des Palestiniens.

Le célèbre linguiste Noam Chomsky, les éminents juristes John Dugard et Richard Falk ancien rapporteur spécial des Nations Unis sur la Palestine, le dramaturge italien Moni Ovadia, les parlementaires européens Eléonore Forenza, Curzio Maltese et Sergio Cofferati, l’ancienne vice-présidente du Parlement européen Luisa Morgantini ont également signé l’appel.

L’appel est lancé à la veille de la présentation officielle de la course prévue le 29 novembre à Milan, qui coïncide avec la Journée internationale de solidarité des Nations Unies avec le peuple palestinien.

Les signataires soulignent que la tenue du Giro d’Italia en Israël masquerait à la fois l’occupation militaire israélienne, la discrimination contre les Palestiniens et augmenterait le sentiment d’impunité d’Israël, encourageant le déni continu des droits des Palestiniens tels que stipulés par les Nations Unies.

Giro d’Italia travaille avec la société israélienne Comtec Group, l’organisateur de l’événement «Big Start», qui a des activités  dans les colonies israéliennes illégales. Dans des images officielles de course, cartes et vidéos , le Giro d’Italia décrit de manière trompeuse Jérusalem-Est, qui est sous occupation militaire israélienne depuis cinquante ans, comme si elle faisait partie d’Israël et la capitale unifiée de l’État d’Israël.

L’étape finale prévue pour le sud d’Israël passera par des douzaines de villages bédouins palestiniens qu’Israël refuse de reconnaître ou à qui Israël refuse de fournir « les services les plus élémentaires, y compris électricité, eau, cliniques, écoles et routes », l’un de ces villages ayant été détruit plus de cent fois .

Les soutiens de la déclaration condamnent également le projet du Giro d’Italia de « célébrer » 70 ans de la création de l’État d’Israël alors que les Palestiniens commémorent 70 ans de dépossession, de déplacement forcé et de déni des droits des réfugiés palestiniens conformément aux résolutions des Nations Unies .

 

Source

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 10:23

Il est un âge où l’on se sent un peu trop grand

Pour écrire des po-èmes

On a peur d’avoir l’air bête

A chanter la vie de pohème

A force de rimer

De faire des vers

On a sa pudeur il vient un âge où on l’a

Sa pudeur de faire

Et alors au lieu de vermifuger

Ses impressions ses sensations ses impassions

On se les prosaïse on se les pasteurise

A partir d’un certain âge

On est un peu trop grand

Pour appeler toujours sa maman

Dans de longs sanglots bêlants

Ruisselant de sang de sang de sangtiment

Seul Ruisseulant Seul de Sang

Donc

Il vient un âge où l’on se sent un grand dadais

Sur un grand dada

C’est plus le Pégaze qui fonce pleins gaz

C’est plutôt le Goncourt qui tourne court

C’est la sobre histoire et le style c’est l’homme et c’est

                                                                  la somme

Romanesque la fresque titanesque la cathédrale de

Chartres croisée avec la neuvième symphonie sur fond

D’estampes orientales

Je vous dis moi

Il est un âge où l’on est grand

On sort tout seul sans sa maman

Sans son papa

Sans son tonton

Sans son cache-nez

Sans son caleçon

Sans ses cale-pieds

 
 
Rolland HENAULT ("Sept poèmes pour mourir en bonne santé" - 2009)
Partager cet article
Repost0
18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 10:11
Entre la révolution aux côtés de Mélenchon et l’« épanouissement » aux côtés de Jeremstar, la désormais ex-porte-parole de La France insoumise a tranché : elle se retire de la vie politique. Besoin de reconnaissance médiatique ou rationalisme du porte-monnaie ?

Aux États-Unis les « opposants » trotskystes des 70’s sont devenus les pires impérialistes néoconservateurs des années 2000, en France les rebelles soixante-huitards se sont mus en politiciens professionnels à la solde de l’euromondialisme ; de nos jours les « insoumis » formés aux « valeurs » de la bourgeoisie libérale de gauche finissent chroniqueurs télé pour des chaînes généralistes privées. On a les révolutionnaires que l’on mérite.

Ancienne vice-présidente de SOS Racisme et militante durant quinze ans au Parti socialiste, l’avocate franco-chilienne Raquel Garrido était censée faire gronder la voix de la contestation sociale dans Les Terriens du dimanche, l’émission du rusé Thierry Ardisson sur C8 (propriété de l’ultralibéral Bolloré). À en juger par ses prestations d’apprentie révolutionnaire anticapitaliste entre Jeremstar et Gilles-William Goldnadel, il vaut effectivement mieux pour l’image de Mélenchon que la compagne de l’agent anti-Dieudonné et anti-Philippot Alexis Corbière se retire officiellement de La France insoumise. Incapable d’analyser le rapport Capital/Travail en dehors du prisme de la religion des droits de l’homme, la quarantenaire Garrido (qui pense enfin pouvoir briller sur les écrans ?) commençait à devenir lourde pour le Parti...

 

Source

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 10:07

Alain de Peretti, jeudi dernier à 6h du matin, la secrétaire de votre association Vigilance Halal et son époux ont eu une surprise puisque des visiteurs impromptus ont cassé leur porte et sont entrés chez eux dans la région de Bayonne. Pouvez-vous nous expliquer ?

Ce fut évidemment un gros choc psychologique pour ces personnes.

Les forces de l’ordre ont défoncé la porte. Ils ont cassé des choses dans la maison en faisant une fouille extrêmement brutale. Ils les ont mis au sol et leur ont mis les menottes. Ils avaient les cagoules, les casques et les gilets par balles. C’était le grand, grand cinéma.

Ils ont été remplacés tout de suite après par des officiers de police judiciaire qui ont commencé à les interroger.

Ensuite, elle a été emmenée au poste de police de Bayonne, interrogée jusqu’à 11h et mise ensuite en garde à vue dans une cellule avec 3 co-détenus un peu spéciaux, drogués, hystériques…

Elle a connu les joies de la garde à vue pour être libérée le soir à 18 h sans avoir été présentée à un juge, sans qu’on lui ait notifié quoi que ce soit.

Le motif qui aurait justifié cette opération est qu’elle ferait du trafic d’armes. Elle fait effectivement du tir sportif avec son époux. Elle est donc titulaire d’une autorisation de détention d’armes. On lui a saisi ces armes qu’elle possède pourtant en toute légalité.

 

La Police a-t-elle présenté une autorisation préalable ?

Il n’y a pas de commission rogatoire. On ne lui a jamais fait valoir ses droits. Elle n’a pas eu le droit à un avocat dès la première heure.

Le plus fort est que l’Officier de Police Judiciaire territorialement compétent de la brigade de gendarmerie locale n’a pas été prévenu. Le chef de la brigade qu’elle connaît bien par ailleurs le lui a confirmé lorsqu’elle lui a raconté son affaire. Ce gendarme était abasourdi par la méthode d’abord et surtout surpris de ne pas avoir été alerté, ce qui aurait dû être fait.

 
Partager cet article
Repost0
18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 10:01

        C'est une nouvelle taxe qui est ajoutée et qui frappe de façon inique une voiture d'occasion, c'est-à-dire une voiture qui a déjà été taxée lors de son achat à l'état neuf. Il suffit donc qu'elle passe en de secondes mains (et les transactions suivantes aussi) pour que l'acheteur doive acquitter une taxe additionnelle. Comme si cette voiture n'avait pas supporté de prélèvements très lourds depuis la vente initiale et ensuite pour son usage. Avançant sur la pointe des pieds, la taxe ne frappera au début que les véhicules de plus de 10 CV. Mais quand sera-t-il ensuite puisqu'on sait que le fisc est suffisamment roué pour élargir sournoisement l'assiette de l'impôt ? Le montant de la taxe va crescendo : de 10 CV à 11 CV inclus, il faudra payer 100 euros, puis 300 euros entre 12 CV et 14 CV inclus, pour atteindre 1 000 euros dès 15 CV de puissance fiscale. Pour le député Joël Giraud qui a engagé cette brillante trouvaille, « il s'agit d'envoyer un signal incitant les automobilistes à choisir des véhicules moins puissants ». En réalité, ce député éclairé risque tout simplement de saboter l'ensemble du marché de l'occasion en gelant les transactions alors qu'il vise en premier lieu les SUV hybrides rechargeables qui échappent en partie au malus en neuf. Ces véhicules plutôt hauts de gamme, puisqu'ils ont le mérite de défricher une nouvelle technologie appelée à irriguer ensuite, lorsqu'elles seront amorties, le marché des voitures plus modestes, sont littéralement punis d'avoir trop bien fait. Voilà qui dépasse l'entendement mais ne semble pas choquer le législateur ni même Nicolas Hulot.

 

        Sportives visées. Poursuivant une sorte de chasse aux sorcières, le projet de loi de finances imagine un nouvel impôt censé rapporter 30 millions d'euros à l'État. Cette taxe nouvelle serait prélevée, si le Sénat n'y met son veto, sur les voitures sportives et haut de gamme à raison de 500 euros par CV fiscal à compter du 36e. Magnanime, le projet plafonne tout de même - pour le moment - cette super-taxe à 8 000 euros (soit à compter de 51 CV). Sans attendre, elle sera prélevée dès le 1er janvier 2018, la date de facture (et non de livraison) faisant foi.

 

        Collections épargnées. Le 12 octobre dernier, la Fédération française des véhicules d'époque (FFVE) avait découvert un amendement du groupe La République en marche (LREM) assimilant les véhicules de collection de forte cylindrée (plus de 36 chevaux) aux véhicules de luxe de « très haute puissance » évoqués au point précédent. Plutôt que de jouer les victimes, la FFVE s'est emparée dès le lendemain du dossier en interpellant le Premier ministre, M. Édouard Philippe, le ministre des Comptes publics, M. Gérard Darmanin, et le rapporteur général du Budget, M. Joël Giraud. Elle a fait valoir la sottise de cette taxation et a demandé une exonération de ces véhicules, partie intégrante de notre patrimoine automobile dont la valeur est le plus souvent comprise entre 8 000 et 15 000 euros. Elle a obtenu gain de cause, au moins pour les véhicules détenant une carte grise collection, ce qui devrait concerner environ 5 000 véhicules à caractère historique. Une leçon pour l'ensemble des automobilistes qui doivent retenir qu'en faisant preuve de leur désaccord, ils peuvent, à la façon des motards, faire plier les pouvoirs publics qui redoutent la contestation par-dessus tout.

 

        Primé et taxé à la fois. C'est l'une des conséquences insolites de l'arsenal déployé par le gouvernement : un véhicule pourra à la fois être primé et ensuite taxé, pour la même raison. Cette situation kafkaïenne, relevée par le Centre national des professions de l'automobile, rapproche la prime à la conversion qui aide les ménages les plus défavorisés à échanger une voiture très polluante contre une occasion qui l'est moins. Mais, relève le CNPA, il pourra y avoir chevauchement de la prime à la conversion et du malus. « En effet, constate le CNPA, en l'état actuel des annonces, un véhicule neuf essence ou diesel émettant entre 120 et 130 g/CO2 par km est éligible à la prime à la conversion (- de 130 g de CO2), car il est considéré comme peu émetteur... tout en faisant l'objet d'un malus pouvant aller de 50 à 253 euros (seuil de déclenchement du malus à 120 g de CO2) car il est considéré comme trop émetteur. Ce chevauchement de la prime à la conversion et du malus pourrait se faire également sur la gamme diesel, un amendement dans ce sens souhaitant abaisser le seuil de déclenchement du malus spécifique sur le diesel à 99 g CO2/km ayant été déposé. Ainsi, un véhicule diesel émettant 130 g de CO2/km pourrait à la fois bénéficier d'une prime à la conversion de 1000 euros…, mais ferait l'objet d'un malus de 2 300 euros ! »

 

Source

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 09:55
Des élus français, qui cherchaient à rencontrer le dirigeant palestinien emprisonné Marwan Barghouthi, se verront refuser l'entrée sur le territoire israélien. Les autorités leur reprochent d'être partisans du boycott de l’État hébreu.

 

Le gouvernement israélien a indiqué, lundi 13 novembre, qu'il refusera l'entrée sur son territoire à une délégation d’élus français (Communistes et Insoumis) qui entendaient rencontrer le responsable palestinien Marwan Barghouthi.

Emprisonné depuis plus de 15 ans, celui-ci est considéré comme un "terroriste" par l'État hébreu qui lui a infligé cinq peines de prison à perpétuité pour meurtres et pour son rôle dans la seconde Intifada (soulèvement palestinien entre 2000 et 2005). Il est au contraire surnommé "le Mandela palestinien" par ses partisans locaux et occidentaux.

(…)

La délégation, qui entendait également rencontrer l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, en détention administrative en Israël depuis le 23 août, comprend notamment le secrétaire général du PCF et sénateur Pierre Laurent, quatre députés La France insoumise, Clémentine Autain, Danièle Obono, Muriel Ressiguier et Michel Larive, et des élus locaux dont les maires communistes de Gennevilliers Patrice Leclerc et celui de Stains, Azzedine Taibi.

Ils font partie d’une délégation plus large composée d’une vingtaine d’élus (dont des députés) européens, qui comptaient se rendre en Israël et dans les Territoires palestiniens du 18 au 23 novembre pour "alerter sur la situation des près de 6 000 prisonniers politiques palestiniens". Seuls les élus français sont visés par la mesure israélienne.

 

Source

Partager cet article
Repost0