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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 09:23

James Rinsen, journaliste du New York Times, est sommé de divulguer ses sources. Il préfère se taire et passer 18 mois en prison.

La « sécurité nationale » cette tumeur maligne qui ronge le cerveau de l’Exécutif américain depuis le drame du 11 septembre -et derrière laquelle il dissimule ses actions les plus controversées- a encore frappé.

Cette fois, elle est invoquée à l’appui du harcèlement judiciaire que subit James Risen, journaliste du New York Times qui s’est notamment vu décerné le Pulitzer en 2006, en révélant avant bon nombre de ses confrères l’existence des écoutes illégales de la NSA sous l’ère Bush.

Pour prouver à Eric Holder, ministre de la justice et exécuteur judiciaire de Barack Obama - ayant affirmé au peuple américain que son administration serait la plus « transparente » du monde - qu’il ne plierait pas, Risen a publié en juin dans son journal une enquête aussi explosive que ses contributions précédentes : celle d’un cadre supérieur de l’ex société Blackwater qui a menacé de mort en 2007 un fonctionnaire du ministère des affaires étrangères US s’il ne mettait pas un terme à son enquête sur les combines irakiennes de l'entreprise de sécurité.

Le gouvernement américain n’en sort bien sûr pas grandi : l’enquête sur Blackwater a été effectivement interrompue…

Mais les ennuis judiciaires de James Risen viennent d’ailleurs. Plus exactement du chapitre qu’il a consacré dans son livre « Etat de Guerre – Histoire secrète de la CIA pendant l’Administration Bush » à un événement assez hallucinant : l’opération Merlin ou un chantier bâclé de la CIA par laquelle l’agence fédérale a tenté de saboter le programme nucléaire iranien…

Lire l'intégralité

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 09:17

Les actions ont été planifiées suite à l’agression d’Israël sur la bande de Gaza qui a débuté le 7 juillet et a pris fin très récemment avec la mise en place d’un cessez-le-feu.

Zim Integrated Shipping Services Ltd est la plus grande société de transport de marchandises d’Israël et la dixième dans le monde. Ses revenus en 2013 sont chiffrés à 3,7 milliards de dollars.

L’action a pris naissance à Oakland, en Californie, et a mis la barre très haut. Les manifestants ont empêché avec succès le déchargement du navire porte-conteneurs Zim Piraeus pendant près de quatre jours complets.

Des manifestations plus modestes dans d’autres villes ont également réussi à retarder temporairement les déchargements d’autres navires de la compagnie Zim, coûtant à la société des centaines de milliers de dollars et déclenchant une vague de soutien importante et une forte impulsion pour d’autres actions similaires.

Quand le Zim Piraeus a quitté Auckland le 20 août, deux autres navires porte-conteneurs de la compagnie Zim devaient accoster à Tacoma et Seattle ainsi qu’à Washington et à Long Beach, en Californie. Quelques semaines plus tôt à Oakland, des organisateurs avaient tendu la main dans les villes à des groupes de solidarité avec la Palestine afin de planifier un blocus coordonné sur les cargos de la compagnie Zim, le long de la côte Ouest.

À Tacoma, le Zim Chicago devait arriver au port le 18 août et son déchargement a été retardé jusqu’au 23 août. Nada Elia, organisateur local, explique que c’est une victoire pour la Northwest Block the Boat Coalition (littéralement : Coalition « Bloquer les Bateaux » du Nord-Ouest).

Elia, étudiante à l’Université d’Antioch et membre du comité de direction de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), a déclaré à The Electronic Intifada que le retard était dû à un mauvais fonctionnement de la grue à Vancouver, mais surtout à cause des manifestants.

« Le retard a montré qu’ils ont tenté d’éviter le blocus« , a déclaré Elia. Tout au long de la semaine, les militants à travers l’État étaient sur le qui-vive (via Facebook et par SMS) afin de répondre aux appels à manifester. Elia explique aussi que la page de son groupe Facebook a été supprimée sans aucune explication.

Lorsque le Zim Chicago s’est amarré vendredi, les militants se sont rassemblés au port et ont réussi à bloquer les deux entrées connues. Mais le port a ouvert une troisième entrée peu connue qui a permis aux dockers d’entrer et de décharger les conteneurs du navire de la compagnie Zim.

La coalition qui s’était formée autour de cette action comprenait le groupe philippin Bayan, Queers Against Israeli Apartheid et Occupy Seattle. Elia raconte que les gens sont venus de partout dans l’État pour participer aux blocus.

Selon le Seattle Globalist, le retard a coûté la compagnie maritime un demi-million de dollars.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 09:11

Alors que Coca Cola nie avoir des liens avec Israël, le boycott des produits israéliens à travers le monde est, semble-t-il, en train de faire de gros dégâts. Il y a même eu un appel au boycott d’Israël de rescapés de la Shoah. Ces derniers, plus de 300 personnes, ont signé une tribune dans le New York Times dans ce sens-là. Il n’y a finalement qu’en Israël que l’opinion publique croit en la vertu de la guerre. Alors, en France, les grandes surfaces truquent, mentent et arnaquent outrageusement les citoyens avec des astuces idoines. C’est simplement abject de tromper ces gens qui veulent boycotter Israël. Ils en ont encore la liberté… Nous avons reçu le témoignage de JMD:

J’ai acheté des mangues venant du Pérou au Super U du Grau du Roi, rive gauche, hier au soir. Le nom sur les autocollants qui étaient sur les mangues ne faisait pas très péruvien ! J’ai regardé sur le site internet qui était mentionné : mshoham.com . Il s’agit d’une exploitation en Israël de madame Miriam Shoham.

Je suis retourné ce matin au Super U et ai exigé de me faire rembourser. Le responsable du magasin a plaidé l’erreur d’étiquetage, ce qui a donné lieu à un débat véhément. Voulant contrôler ses dires, je suis allé au Super U de l’Espiguette, à 2 km. Là, les mêmes mangues venaient du Sénégal ! Là encore, le responsable du rayon a plaidé l’erreur d’étiquetage.

Ils ont manifestement des consignes pour répondre à ça.

Ce soir, le bon étiquetage n’était toujours pas… affiché.

Jean Michel D.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 09:04

La centrale nucléaire de Chooz (Ardennes) a beau être l’une des plus récentes de France, elle n’est pas épargnée par les fuites. Fin décembre 2011, EDF a détecté une hausse importante de l’acidité au point de rejet des eaux pluviales dans la Meuse. En cause : une fuite d’acide sulfurique, due à des tuyauteries rouillées et mal entretenues et un système d’alerte défectueux. Le liquide corrosif, utilisé pour le traitement antitartre des tours de refroidissement, s’écoulait depuis plus de trois semaines dans la Meuse, à un rythme de 200 à 600 L par jour ! Le 28 août 2012, le Réseau “Sortir du nucléaire“ a porté plainte pour que cette pollution ne reste pas impunie. Pour des raisons inconnues, cette plainte a été rejetée. Refusant d’en rester là, le 18 novembre 2013, nous avons cité EDF directement devant les tribunaux. Entre-temps, un nouveau rejet d’acide sulfurique avait eu lieu ! Enfin, le 2 juillet 2014, le Tribunal de police de Charleville-Mézières a pu examiner l’affaire… et, le 30 juillet, condamner EDF à 10 000 euros d’amende et 6000 euros de dommages et intérêts. Voir le détail de l’affaire.

Si révoltante soit-elle, cette pollution n’est pourtant qu’un cas parmi tant d’autres. La certification « ISO 14001 » [1] des centrales nucléaires n’a en effet pas empêché la multiplication des fuites ces dernières années. Outre les deux fuites d’acide sulfurique, la centrale de Chooz a également pollué la Meuse par une large nappe d’hydrocarbures en avril 2013. La centrale de Cattenom (Moselle) a laissé échapper dans la Moselle 58 m3 d’acide chlorhydrique (substance corrosive et irritante, qui peut provoquer des lésions sévères aux organes internes) en juillet 2013, suivis en juillet 2014 de 10 m3 d’une autre substance irritante, la monochloramine. Des fuites de fluides frigorigènes ont concerné plusieurs centrales ces dernières années, dont celles de Penly (Seine-Maritime) et Gravelines (Nord) en octobre 2013 et janvier 2014 [2]

Et que dire des fuites de tritium, cet élément radioactif responsables de dommages à l’ADN qui se mélange facilement à l’eau ? Ces quatre dernières années, celles-ci ont concerné les centrales du Bugey (Ain), de Civaux (Vienne), Golfech (Tarn-et-Garonne), Penly et Tricastin (Drôme).

 

Au-delà des nuisances pour l’environnement, ces fuites constituent des symptômes. Elles ne résultent pas seulement de tuyauteries corrodées, percées ou mal entretenues, mais aussi de problèmes organisationnels ne permettant pas toujours de se rendre compte à temps des pollutions : mesures trop peu fréquentes, système d’alerte défaillant, absences de vérification… Ainsi, à Cattenom, de l’acide chlorhydrique s’était déversé dans le sol car il manquait le tronçon final d’une tuyauterie qui, ne figurant pas sur le plan de l’installation, n’était jamais vérifiée [3] !

[1] Norme internationale de management environnemental

[2] NB : certaines centrales ont également connu des fuites de gaz rares susceptibles d’endommager la couche d’ozone et d’accroître l’effet de serre. Plus d’informations.

[3] Plus de détails dans notre plainte

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 08:48

"N'ayez pas peur des Français et de l’Internet ». L’exhortation vient du Parti pirate et a été adressée au premier ministre aussitôt après la démission du gouvernement ce lundi 25 août. Une lettre ouverte à Manuel Valls qui tente, entre autres, de replacer le numérique au cœur des préoccupations de l’exécutif. Tous les détails avec Mistral Oz, membre du Parti Pirate et co-coordinateur de la section Bretagne.

Quels sont, selon vous, les chantiers numériques prioritaires du prochain gouvernement?

Mistral Oz : Je dirais en un la défense de la neutralité du net. En deux, donner les moyens aux collectivités de développer le réseau internet et de généraliser l’utilisation des logiciels libres dans les administrations. En trois, proposer une offre VoD de qualité qui soit une vraie alternative au piratage, ce qui passe par une réforme de la chronologie des médias.

Et concernant l’affaire Prism ?

Il serait temps que la France condamne enfin fermement le système d’espionnage massif mis en place par la NSA. Des citoyens, des hauts dirigeants et des sociétés françaises ont été touchés. C’est insupportable, mais la France s’est contentée jusqu’à maintenant de timides dénonciations. Je ne parle même pas du cas Snowden, considéré par notre pays comme un hors la loi. Il aurait été arrêté et extradé vers les Etats-Unis s’il était passé par la France !

Et il faudrait commencer aussi par contrôler nos propres services de renseignements qui bénéficient de dispositifs similaires. Enfin, d’une façon plus générale, nous militons contre la vidéosurveillance et l’utilisation de logiciels pour faire de la reconnaissance faciale ou interpréter le comportement de la population. On aboutit à une surveillance généralisée de la population qui va à l’encontre de tous les principes démocratiques.

C’est la raison pour laquelle vous luttez contre la loi Cazeneuve

Oui, elle est censée lutter contre la radicalisation terroriste des jeunes mais c’est une vraie censure d’Internet qui prévoit notamment de faire bloquer des sites sans passer par une décision de justice. Nous appelons d’ailleurs à manifester contre devant l’Assemblée Nationale le samedi 14 septembre prochain pour ouvrir un vrai débat à ce sujet.

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 08:26

Lorsque Latécoère-Latelec avait délocalisé en 2005 une partie de sa production de câblage dans la banlieue de Tunis, elle espérait trouver une main d’œuvre qualifiée et sensée docile, puisque féminine. Elle souhaitait ainsi conserver une exigence de qualité, tout en réduisant de façon considérable ses coûts de fabrication grâce à des salaires mensuels d’environ 150 euros.

Mais Latécoère-Latelec s’est heurté à la détermination des salarié-es qui ont commencé à se rebeller contre les conditions de travail difficiles, les heures supplémentaires imposées et non payées, le harcèlement sexuel, et les insultes sexistes. Elles ont alors patiemment créé un syndicat UGTT

(Union générale tunisienne du travail) qui a été légalisé après la chute de Ben Ali. 

Les ouvrières ont obtenu des augmentations de salaire, la reconnaissance de leurs droits à des congés, un respect accru. C’en était trop pour les dirigeants qui ont organisé un lock-out, transférant temporairement la production en France. Ils cherchaient ainsi à mettre en concurrence les salariés du Nord et les salariés du Sud. Simultanément, ils n’ont pas renouvelé le contrat d’environ 200 salariées temporaires.

Début 2013, à l’occasion du FSM (Forum social mondial) un comité de soutien se met en place sous l’impulsion de féministes, regroupant notamment des militant-e-s syndicalistes, altermondialistes et féministes. Une manifestation a lieu devant l’Ambassade de France. Puis alors que la solidarité internationale s’organise, dix titulaires dont trois déléguées syndicales sont licenciées contre l’avis de l’Inspection du travail. A Toulouse, « cité de l’aviation », la solidarité s’organise aussi avec des actions concomitantes du Comité de soutien à la lutte du peuple tunisien (CSLPT) et plusieurs structures de la CGT, dont la CGT-Latécoère.

Après des mois de luttes, la direction de LATelec a concédé en mars 2014 une première avancée : une partie des travailleuses étaient réintégrées mais quatre restaient licenciées, parmi elles les deux déléguées syndicales UGTT Monia Dridi et Sonia Jebali.

Ne se résignant pas à voir le droit du travail tunisien ainsi bafoué par la multinationale, Houda et Sonia ont entamé le 19 juin 2014 une grève de la faim pour que toutes les travailleuses injustement licenciées puissent être réintégrées. Soutenues par les salarié-e-s de l’entreprise qui ont organisé des débrayages et des grèves, les ouvrières en lutte ont obtenu le soutien sans faille de multiples association tunisiennes.

Des militant-e-s, notamment, de l’Union des diplômés-chômeurs (UDC), du syndicat étudiant UGET, de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), de Moussawet et Horra, etc..., se sont regroupé-e-s en Tunisie dans un comité de soutien qui les a accompagnées quotidiennement dans leur courageuse lutte.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 10:33

On commémore on commémore on n’a jamais autant commémoré ! En fait c’est jamais trop. On avait fêté les quatre-vingt dix ans de la guerre de 14, voilà qu’on fête le centenaire des premiers poilus. Et en prime le débarquement de Provence ! Ils mélangent tout, les débarqués du 6 juin, les débarqués du 15 août, et tant pis si ça tombe pas juste ! Il est temps de mettre un peu d’ordre. J’arrive ! En fait il y a plein de dates à commémorer et même en s’en tenant aux dernières guerres, ils peuvent pas manquer d’idées. Il faut tout commémorer !

Par exemple la guerre de 14, c’est tous les jours qu’elle a duré. Il faut donc commémorer tous les jours entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918. Et même après il faut commémorer les faignants qui ont clamsé sur leur lit d’hôpital. Ca a duré parfois des années. Je propose qu’on commémore tous les poilus qui ont participé à cette glorieuse empoignade !

Pourquoi privilégier les débuts de la guerre ? C’est une insulte envers ceux qui sont morts un jour ordinaire. Or, il a bien dû se trouver un ou deux maladroits qui en ont profité pour crever pour la patrie. Je prends au hasard : le 25 février 1915, je suis prêt à parier qu’il y a eu un certain nombre d’étripés. Le 2 mars 1916, certains ont pu se retrouver embrochés au bout d’une baïonnette. Ne les oublions pas, même s’ils n’ont pas eu droit aux communiqués de presse. Donc, si je poursuis mon raisonnement, on risque rien à commémorer chaque jour que le bon dieu a fait. Il y aura toujours un lascar qui sera concerné. Evidemment, ce sera pas un score forcément aussi important que durant la bataille de Verdun ou pendant le débarquement du 6 juin 44. Mais il s’agira pas d’une commémoration à sec. Ce qui serait bien dommage ! Et puis on pourra toujours essayer des prénoms. En 14 il y a eu beaucoup de poilus qui se prénommaient Alfred, Alphonse, Ferdinand, Henri… il suffit de taper dans le tas. Et d’organiser une petite cérémonie, sans Valls et sans Hollande, sans Juppé, sans Sarkozy, de toute façon ils ont pas fait leur service militaire et puis c’est sûr, ils ont pas été tués à la guerre. Sinon on l’aurait su. Ils devraient être disqualifiés et ne pas avoir le droit de parler puisqu’ils sont pas morts. Ils parlent de ce qu’ils connaissent pas, c’est des imposteurs. Qu’on les fusille pour l’exemple ! Ca s’est déjà fait, à la satisfaction générale.

Pour la cérémonie, puisque c’est des anonymes qu’on veut commémorer, et crevés dans des circonstances tout aussi anonymes, il faudra prévoir une autorisation. Et puis vous ferez ça vous-même sans les abrutis officiels, sans les salauds officiels, sans les criminels officiels !

C’est pas dur à faire une vraie commémoration !

Vous prenez un drapeau vous pissez dessus, vous levez le poing en direction d’une caserne, n’importe laquelle. Bref vous faites comme le creusois du monument aux morts de Gentioux. Vous changez un peu la formule. « Maudite soit la guerre » c’est pas suffisant. « Mort aux cons » ce serait mieux. Rien ne vous empêche de demander à un général de bonne volonté s’il veut bien jouer le rôle du sacrifié. Alors s’il accepte de jouer le jeu, vous le flinguez très vite. Vous attendez pas qu’il change d’avis. Si vous commémorez un poilu, la pelle de terrassier est l’arme appropriée. Si ça se passe pendant le débarquement, vous le noyez !  Si vous tenez à chanter un chant patriotique, c’est «La  quille bordel » ! S’il est catholique, vous lui refusez pas le secours de la religion. Sinon il peut se réveiller. Alors vous lui envoyez une rafale de mitraillette que vous aurez au préalablement bénie vous-même.

Allez au travail ! C’est pas les généraux qui manquent.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 10:17

J’en ai marre ! Comme Sarclo. Mais pas seulement des pubs sur mes falsards. j’en ai marre du terrorisme intellectuel de l’antisémitisme. J’ai lu quelque part que se moquer de DSK, à force ça devenait de l’antisémitisme. J’ai lu ailleurs que si on critiquait la politique d’Israël, il fallait aussi en mettre un coup sur les Chinois au Tibet. A ma connaissance, les Chinois n’ont pas massacré 5000 personnes en un mois. Ou alors ça m’aura échappé. On me dit qu’il faut peser le pour et le contre, qu’il y a des guerres utiles. J’ai remarqué que les guerres sont souvent utiles à ceux qui les observent de loin. Les bombardements israéliens ont fait en plus des morts 10 000 blessés dont 4000 enfants. Environ 400 000 personnes ont quitté leur domicile. Les maisons de 100 000 d’entre elles sont complètement détruites. Il y a des familles entières [père, mère, enfants, oncles, tantes, grands-parents] qui ont péri et leur nombre dépasse la cinquantaine. L’armée israélienne a bombardé l’hôpital al-Shifa à Gaza. On me répond : « Va voir en Iran ! ». Mais les Iraniens n’ont pas parqué 1,8 million de Juifs sur 360 kilomètres carrés. Ou alors ils nous l’ont caché. Les Arabes sont si sournois. A court d’arguments, on me lance : « A côté d’Auschwitz, Gaza c’est Byzance ! » A côté de tous les massacres perpétrés depuis l’origine de l’humanité, c’est effectivement de la pisse de chat. J’attends maintenant les derniers arguments qui sont devenus les lieux communs de la contestation française : Poutine, Depardieu et Dieudonné. Là je perds patience et je clos le débat : « Poutine vaut mieux qu’Obama, Depardieu est le plus grand acteur en exercice et Dieudonné le seul vrai comique existant. Et je suis bien contente de n’appartenir à aucune communauté et de savoir rire de ma religion, de mes origines, de mon sexe et de tous les cons dans leur ensemble. »

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 09:44

Dans toutes les grandes entreprises qui fabriquent des bonbons ou des biscuits (mais cela vaut aussi pour les yaourts, desserts en tout genre, plats préparés), il y a un département très important appelé le « contrôle de gestion ». 

Son travail consiste à réduire les coûts et augmenter les marges de toutes les manières possibles. 

« Dégrader le produit »

Pour les produits alimentaires, le moyen le plus efficace de réduire les coûts est de modifier la recette pour économiser sur les matières premières. 

Il s'agit de remplacer les ingrédients onéreux par des matières premières moins nobles, ou de doser différemment les ingrédients de la composition pour abaisser le coût de revient – très discrètement. 

Les professionnels appellent cela « dégrader le produit ». 

Cela consiste, à réduire la quantité de saccharose pour augmenter la dose de sirop de glucose, remplacer les bonnes graisses par des huiles végétales hydrogénées, de l'amidon, de la gomme de guar, augmenter le volume en rajoutant de l'eau et du gluten pour faire gonfler, et donner l'illusion à l'acheteur qu'il en a plus pour son argent. 

Des entreprises spécialisées « aident » les industriels à cela, comme par exemple la société Chamtor, qui explique sur son site Internet (1): 

« Les sirops de glucose employés en biscuiterie permettent de fabriquer des biscuits secs de qualité tout à fait comparable à celle des produits à base de saccharose. 

L’utilisation de sirops riches en maltose permet d’améliorer la qualité des biscuits tout en augmentant le taux de substitution du saccharose (gain économique) sans risque de coloration excessive. Le H-MALTOR 70/80 donne des biscuits très lisses et brillants. 

L’intérêt de GBS-P51 dans la fabrication des biscuits réside dans le fait que, pour une matière sèche identique, il réduit la viscosité. Ceci permet de réduire la quantité d’eau incorporée et par là-même, de diminuer les coûts énergétiques. 

L’addition de GBS-P51 à 0,1-0,6 % permet également de réduire le retreint et l’ovalisation. »

Le but est toutefois d'éviter que le consommateur moyen s'en aperçoive. Car bien entendu, les fabricants savent qu'ils perdront les acheteurs les plus avisés, dont certains se plaignent sur des forums Internet :

« Au moment même où j'ai remarqué que le Cornetto est devenu dégueul***, on passait la pub avec un slogan du genre “Le meilleur Cornetto de tout les temps”. Non mais s’il y a des gens qui se laissent prendre à ça, il faut les fusiller c'est pas possible… » [2]

Quand les changements se cumulent pendant plusieurs années, le produit peut ainsi dériver de façon incroyable. Mais la majorité des consommateurs, dont le goût a évolué au fur et à mesure des changements, ne s'en aperçoit pas. 

Ils continuent à acheter aussi cher, et même plus cher, un produit qui coûte de moins en moins cher à produire. Et c'est ainsi que les industriels se remplissent les poches, tranquillement, sur le dos de ces acheteurs qui ne se méfient pas assez, et qui ne se doutent absolument pas de leurs pratiques. (la suite ci-dessous) 

 

Cas d'école : les biscuits Prince

Les personnes qui n'ont plus mangé de biscuits Prince depuis les années 80 seront tout étonnées de la texture des Princes nouvelle génération : ils s’émiettent, ne nourrissent pas, ressemblent à du polystyrène expansé et sont beaucoup plus sucrés. 

De fait, les Princes actuels sont beaucoup plus légers qu'avant, et les ingrédients ne sont plus les mêmes : avant l'été 2008, le célèbre paquet de Prince LU pesait 330 g. À la rentrée, suivante, il ne pesait plus que 300 g, mais coûtait toujours le même prix. [3] 

Le chocolat qui, jadis, touchait les bords, ne forme plus qu'un petit rond à l'intérieur à peine plus grand qu'une pièce de 2 euros. 

Sur le paquet, il n'est d'ailleurs plus écrit « Prince au chocolat »… mais au « goût chocolat ». 

C'est comme les pizzas de supermarché qui étaient autrefois faites avec du fromage et qui sont maintenant recouvertes de « préparation fromagère ». On imagine la « mama » avec toutes les éprouvettes dans la cuisine. 

Sur les forums, les consommateurs s'accordent à dire qu'un des produits qui s'est le plus dégradé, en dehors des Princes, est la Danette [4]. Ils citent également Paille d'Or, Lu Petit Déjeuner, Kangoo, Pepito, le Galak, Lion et enfin Mars. 

La nouvelle recette de Mars appelée Cœur fondant, introduite en 2007 soit disant « afin de s'adapter aux nouvelles demandes des consommateurs » [5], a perdu 16 % de son poids, mais est restée au même prix. 

En revanche, il semble que les biscuits Chamonix, Thé et Petit Beurre soient restés semblables à ce qu'ils étaient autrefois, selon les témoignages des internautes. 

 

Jouer avec la taille

Danone a imaginé une stratégie assez rusée pour ses crèmes dessert. Vendus par quatre, les pots de crème vanille ou chocolat pèsent 125 grammes. Vendus par douze ou par seize, ils ne pèsent plus que 115 grammes. « Réduire les portions, c'est réduire l'impact en terme de calories », explique Danone. Autrement dit : « On vous arnaque... mais c'est pour votre bien ! Cela vous évite de trop manger de nos produits qui sont mauvais pour la santé. » 

Le pot de Jokey de 1 kg ne pèse plus que 850 grammes, les 4 petits pots de 100 g ne pèsent plus que 90 grammes. 

Pour la plupart des marques, l'eau minérale est passée de 1,5 litre à 1,25 litre, l'eau Saint-Amand est passée à 1 litre, la Badoit à 0,75 L. 

Le sucre en poudre, qui s'était toujours vendu au kilo, est aujourd'hui conditionné dans des sachets en plastique de 750 g. 

Il n'y a plus que 16 dosettes de café au lieu de 18 dans les paquets L'Or Intense de Carte Noire… Mais l'apparence du paquet et le prix sont restés les mêmes. 

L'imagination des commerçants est sans limites : des équipes entières passent leur vie à réfléchir aux moyens de vous faire payer plus pour leur produit, alors que vous même prenez votre décision d'achat en quelques secondes au supermarché. 

 La lutte est inégale. Revenez toujours au prix au kilo, et préférez les produits les plus simples, les plus naturels, les moins transformés, avec l'emballage le moins compliqué possible.

Sources : 

 

[1] www.chamtor.fr/alimentation-humaine-biscuiterie 

 

[2] http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Cuisine/produits-change-recette-sujet_86751_15.htm 

 

[3] Voir, ainsi que pour les exemples suivants : inflation_masquee.pdf

 

[4] Voir http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Cuisine/produits-change-recette-sujet_86751_15.htm 

 

 

[5] Voir Wikipedia Mars (chocolat) 


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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 09:38

Jean-Pierre Réginal, Clémence Savelli, Jann Halexander, Pascal Olivese, Pascale Locquin : la soirée 'Chanson j'écris ton nom', animée par Bertrand Ferrier, est placée sous le signe du bel éclectisme avec des ACNI – des Artistes Chantant Non-Identifiés. De la légereté à l'intensité, de l'humour à l'amour, passion des mots, passion des notes. Oui, la Chanson est vivante, plus que jamais. 

 

Label TH/ Editions Lalouline 

Soirée 'Chanson j'écris ton nom'

13 septembre 2014

20H00

L'AUGUSTE THEATRE

6 Impasse Lamier

75011 PARIS

Métro Ligne 2 Station Philippe Auguste

Bus : Lignes 61, 69, noctilien N16, N34, arrêt Roquette-Père Lachaise

Réservations : augustetheatre@gmail.com / 01.48.78.06.68

Tarifs : 15 euros (tarif plein) 12 euros (tarif http://www.billetreduc.com) – tarif Tranches de Scène 12 euros

contact médias : christiandemontagu@hotmail.fr

 

Site officiel : http://francophonia.canalblog.com/

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