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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 14:57

Nous sommes, en France, à la frontière de l’absurde. Ceux qui veulent créer ce climat nauséabond seront les premiers à en pâtir. Je ne connais pas Joe Le Corbeau et, si j’ai eu une réaction tardive dans cette affaire d’interpellation arbitraire, c’est que je menais ma petite enquête. La France est devenue une dictature. Il suffit de voir ce qui se passe pour s’en convaincre. Avec l’arrestation de Joe Le Corbeau, il y a, de fait, la mise sur pied d’un nouveau délit, celui de la photo de la quenelle prise devant un lieu dit juif. Mais pourquoi les Femen, elles, sont toujours en liberté ?  

Quenelle à l’école juive Ozar Hatorah à Toulouse : un homme interpellé, titre la presse, sans même s’interroger sur la légitimité d’une telle interpellation plutôt illégale car elle ne se base que sur l’arbitraire. Les policiers ont interpellé ce mardi matin près de Marseille un homme,  Joe le Corbeau. Il est soupçonné d’être impliqué dans la diffusion d’une photo montrant un individu réalisant une « quenelle » devant l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse. Donc, si on résume, alors que les détracteurs du geste de la "quenelle" n’ont même pas la preuve de ce qu’ils avancent, la justice s’en mêle. Comme ça. Joe le Corbeau a donc violé quelle loi, puisqu’il aurait diffusé la photo au dessus sur sa page Facebook ? Aucune, à moins que ce ne soit le droit à l’image du quidam posant sur la photo.

Alors que l’individu posant sur la photo n’est pas encore identifié, cette arrestation est une mise en scène grotesque pour obliger Joe le Corbeau a donné l’identité de la personne. La vraie question est de savoir pourquoi ? Quel est le crime commis par cette personne ? Il faut bien qu’il soit indiqué dans quel texte de loi la "quenelle" est un délit condamnable par la loi. Nous sommes-là, en plein délire, dans l’arbitraire pur et simple, comme dans les Républiques bananières. Une forme de dictature. Oui, à partir du moment où certains ont désormais le droit de vie ou de mort sur les autres, il n’y a pas de doute possible, c’est la porte ouverte à tout et à rien, la mise en place du totalitarisme le plus élaboré. Les gens ne se rendent pas compte, il s’agit de faits très graves.

Quand il n’y a aucune base légale dans une procédure, il s’agit simplement d’une tentative de faire prendre à l’affaire dite de la "quenelle" une tournure purement politique. C’est honteux. Le côté juridique ne peut être examiné, simplement parce que le dossier est vide. La France ne peut accepter une loi orale imposée par certains, parce que, la loi, la vraie, est écrite. De savoir donc que Joe Le Corbeau a été conduit en garde à vue ce matin vers 8h00, pour en ressortir vers 12h, et être conduit au parquet de Toulouse où il sera présenté au procureur de la République est effarant. Son matériel informatique a été saisi. Un exemple frauduleux pour faire taire les autres ?

Joe le Corbeau sera-t-il un prisonnier politique ? Pour l’instant, à l’heure où nous bouclons ces lignes, nous ne savons pas ce que le procureur a décidé…

 

Source :

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.allain_jules.280114.htm

http://www.agoravox.fr/auteur/allain-jules

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:41

DSC05192.JPGDisons-le sincèrement et sans ambages (Question pour un champion, proposez-là à Julien Le Pers : Différence entre les « ambages » et les  « ombrages » ?), il y avait du beau monde intelligent et chaleureux ce soir-là au Mazagran ! Rien que des personnalités honorablement connues, aucun escroc officiel. Quelques repris de justesse dont Rolland Hénault, multirécidiviste de la vérité à ne pas dire !

Il n’y avait pas ceux qui pieusement
Ni surtout ceux qui copieusement et à nos frais (je prie le crétin de service qui nous poursuit de sa haine raciale de bien vouloir faire un effort dans son petit cerveau miniaturisé !)
Il n’y avait aucun ministre mis en examen pour détournement de fonds.
Il n’y avait pas Mr. Cahuzac parce qu’il pourrait donner le mauvais exemple.
Il n’y avait pas Mr. Bernard Tapie.
On avait donc évité les voleurs professionnels. De crainte qu’ils nous fassent les poches et qu’on soit, en plus, condamnés !
Il n’y avait pas Mr D.S.K. accompagné de sa femme de ménage qui est également bonne à tout faire. Je n’ai pas le droit d’écrire le mot « n...... » depuis qu’un abruti génétiquement modifié et complètement ignare s’est plaint que nous incitions à la haine raciale.
Il y avait plein de gens anonymes, honnêtes, qui gagnent à être connus.
Ainsi toute l’équipe du Petit Stupéfiant, mais sans stupéfiants illicites, avec un journal absolument stupéfiant ! Et donc parfaitement en règle avec la loi.
Il y avait la main de ma sœur mais pas le zouave qui va avec, donc pas de pédophiles ! Pas de zoophiles !  Pas de braguettophiles !
Il y avait Elizabeth et ses musiciens accompagnateurs. Il y avait Mr Hamid, il y avait Mr Pinot Gris, de Reuilly, un noble vigneron.
DSC05174.JPGBref, et pour abréger la liste des présents hautement respectables, nous n’hésitons pas à parodier Mr. Napoléon, en espérant que l’abruti génétique se reconnaîtra lui-même et comprendra qu’il ne s’agit pas d’une incitation à la haine raciale ! Laissez-moi finir ma phrase, donc tous les participants à cette mémorable soirée pourront dire comme Mr Napoléon à Austerlitz : « J’étais au Mazagran le 18 janvier 2014 » et on leur répondra : « Alors, vous êtes un brave ! »
Car ça commence à bien faire tous ces abrutis qui ne comprennent rien et qui répètent en aboyant tous les poncifs que des trous du cul leur ont appris !
En espérant que ce même trou du cul comprendra que nous ne cherchons pas à inciter à la haine raciale contre des trous du cul de sa race d’abrutis.
Car les abrutis constituent désormais une race que nous nous permettons d’insulter !
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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:36

La manifestation qui partira le 26 janvier de la place de la Bastille pour aller jusqu’à la place de l’Opéra est organisée par le collectif citoyen Jour de colère. Ce collectif réunit des organisations issues de la société civile en dehors de toute appartenance à un parti politique. Ces organisations appellent à manifester contre le matraquage fiscal, la misère paysanne, le chômage, l’insécurité, la faillite de l’Éducation nationale, la destruction de la famille, le mépris de l’identité française, les atteintes à la liberté et le déni de démocratie.

Le gouvernement français, qui prétend régulièrement rassembler les Français et assurer la cohésion nationale (comme vient de le rappeler le Conseil d’État, parlant au nom du peuple français), s’astreint au contraire à entretenir la zizanie et créer les divisions : c’est le gouvernement qui trouble l’ordre public en pratiquant un deux poids, deux mesures éhonté.

Toutes les colères s’exacerbent, et tous sont indignés, car c’est bien de gabegie et non d’économie qu’il s’agit, de haine et non de paix, d’intolérance et non de justice, de violence et non de droit. C’est tout l’appareil de l’État qui, au nom de la République et de la Loi, est utilisé pour favoriser une oligarchie, imposer une idéologie et contraindre injustement les Français. Des maires, des députés, des sénateurs, les ministres et le président ne cachent plus le mépris qu’ils ont du Peuple, et police, justice et institutions sont aux ordres d’une clique et non plus de la nation – une nation où les libertés sont de plus en plus étouffées, les promesses de plus en plus mensongères et le péril de plus en plus certain.

C’est pour cela que nous sommes en colère – et pour cela seul : ce déni de justice, cette absence de débat, cette dissimulation des échecs, cette volonté de stigmatiser tout opposant, ce délire totalitaire où les « partisans du bien » ont forcément raison contre tous les autres Français. Nous sommes en colère parce que nous avons en face de nous un gouvernement sourd à nos justes revendications et aveuglé par la haine.

Notre colère est la somme des colères du peuple tout entier – car c’est le peuple qui délègue son autorité à l’État, et non pas une oligarchie qui se sert de l’État pour imposer son autorité au Peuple. Mais notre combat, lui, est sans violence et sans haine. Notre colère, elle, est pacifique. Notre mouvement, lui, ne reconnaît qu’un seul drapeau, le drapeau français.

C’est pourquoi, le 26 janvier, Français sans distinction de partis, d’origines et de confessions, nous exprimerons notre colère sans céder aux provocations ni aux intimidations, et nous laisserons la haine et la violence à ceux qui en font profession, à ceux qui occupent l’État : François Hollande, ses ministres, ses élus et ses serviteurs.

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:32

Dans la "paix romaine" (pax romana) le principe était "malheur aux vaincus" (vae victis): seuls les vaincus étaient jugés pour crime de guerre, pas les vainqueurs. C'est ainsi que, d'après le tribunal de Cologne, un Allemand âgé de 88 ans a été accusé de meurtre et de complicité de meurtre alors qu'il participait au massacre d' Oradour-sur-Glane (Haute –Vienne) où 642 habitants de ce village français avaient été massacrés.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d%27Oradour-sur-Glane 

http://www.leparisien.fr/international/oradour-sur-glane-un-octogenaire-allemand-inculpe-pour-sa-participation-au-massacre-08-01-2014-3473859.php

Je trouve cette accusation hypocrite car un précédent procès devant le tribunal militaire de Bordeaux en janvier-février 1953 avait condamné 21 prévenus. A la suite de la protestation de la population alsacienne les accusés avaient été amnistiés le 19 février 1953.
http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/alsace-39-45c/proces.php?parent=12


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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:30

Monsieur le Directeur Général,


Nous avons appris que votre établissement prévoit d’ouvrir ses locaux à un salon organisé par le KKL le dimanche 2 février prochain.

Peut-être avez-vous été dupé par la publicité mensongère de cet organisme, qui prétend déployer des activités d’utilité publique et à vocation écologique.

Nous avons lu sur le site http://www.palaisbrongniart.com/ que le groupe GL events, dont relève le Palais Brongniart, a l’ambition de soutenir des valeurs sociales et écologiques, de faire du lieu « le creuset des nouvelles formes entrepreneuriales innovantes, solidaires et durables »

C’est pourquoi nous tenons à vous alerter sur la nature réelle du KKL et à vous expliquer que tout établissement soucieux du respect du droit international et des droits humains ne peut louer des salles à un organisme tel que le KKL

Le KKL organise en effet depuis sa création en 1901 et par tous moyens l’expropriation et la confiscation des terres palestiniennes au seul profit de personnes ou d’organismes juifs. Il est responsable de l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens et du vol ou de la destruction de leur patrimoine.

Les milliers d'arbres que l'organisme se vante d'avoir planté l'ont été sur les ruines des villages palestiniens de Galilée et du Néguev dynamités en 1948, et sur les territoires occupés par Israël depuis 1967.

C’est pour poursuivre ces objectifs illégaux que le KKL lève des fonds en France.

Il est aujourd’hui le fer de lance de la « judaïsation » du Néguev, c’est-à-dire de l’expulsion massive des Bédouins de leurs terres ancestrales pour les concentrer dans des villes-réserves. Ce processus de colonisation est largement condamné par les nombreux défenseurs du droit international, par l’O.N.U. et par l’Union Européenne, et a conduit l’Etat d’Israël à geler le « Plan Prawer » destiné à l’organiser.

Récemment, Monsieur le maire du 8ème arrondissement de Lyon a été convaincu de retirer une exposition sur le KKL.

Nous vous invitons à lire attentivement le dossier sur cet événement et sur le KKL sur le lien internet suivant : http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article656

 

Il serait donc indécent et insupportable à tout défenseur des droits humains que des locaux tels que ceux du prestigieux Palais Brongniart soient mis à disposition du KKL

La campagne contre le KKL s’inscrit dans la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël jusqu’à ce que cet Etat se conforme au droit international). Cette campagne a été initiée par plus de 170 associations de la société civile palestinienne et s’inspire du mouvement qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud. Elle remporte de nombreux succès, qu’il s’agisse des boycotts économique, sportif, culturel ou universitaire.

 

Nous espérons que vous donnerez suite à notre demande d’annulation de la réservation et sommes prêts à vous rencontrer.

Dans l’attente de votre réponse nous vous adressons, Monsieur le Directeur Général, nos respectueuses salutations.

Campagne BDS France

www.bdsfrance.org

  Campagnebdsfrance@yahoo.fr

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:27

 

L'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon est décédé ce samedi. Agé de 85 ans et dans le coma depuis huit ans, il restera comme l'homme du massacre de Sabra et Chatila et du mur de séparation, opposant à un règlement politique du conflit israélo-palestinien.

L'état de santé de l'ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon, plongé dans le coma depuis janvier 2006, avait empiré ces dernières heures et était considéré comme "désespéré", selon le dernier bulletin de santé publié jeudi. La santé d'Ariel Sharon, qui n'avait pas repris conscience depuis une attaque cérébrale le 4 janvier 2006, se détériorait depuis le 1er janvier dernier.

Invasion du Liban

Comme à l'annonce de son coma en 2006, personne, dans les territoires palestiniens, ne s'apitoiera ce samedi sur le décès d'"Arik "diminutif de Ariel). L'ancien premier ministre israélien reste pour le peuple palestinien l'homme des massacres de Sabra et Chatila, en 1982, dans la banlieue de Beyrouth assiégée par son armée. Une commission d'enquête officielle avait conclu à sa responsabilité pour n'avoir ni prévu ni empêché les massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth en septembre 1982, perpétrés par une milice chrétienne alliée d'Israël. Il avait été contraint à la démission, ce qui ne l'avait pas empêché de devenir Premier ministre en 2001, poste auquel il avait été réélu en 2003.

"Bulldozer"

Homme des guerres, des répressions et des tueries, Ariel Sharon reste aussi pour les Palestiniens celui qui planifia de longue date la colonisation de la Cisjordanie, laquelle s'est accélérée à chaque fois qu'il a participé au gouvernement, et davantage encore, apparent paradoxe, depuis le retrait des colons de Gaza en août 2005. Ce retrait, n'a jamais convaincu les Palestiniens. Pour eux, Sharon n'a renoncé à Gaza que pour mieux tenir la Cisjordanie et garder à jamais Jérusalem en entravant à jamais la viabilité d'un État palestinien.

Son seul état d'âme: son crédo militaire

Depuis son élection en 2001 au poste de premier ministre, il avait alors soixante-treize ans, Ariel Sharon avait pris tellement de place dans la vie politique israélienne qu'on en était à se demander s'il existait d'autres forces politiques dans le pays. Fidèle à son image de bulldozer, c'est le surnom qu'on lui avait donné, agissant comme au temps de ses vingt ans, quand il allait détruire, avec ses forces spéciales, des villages arabes, ou de ses soixante ans lorsqu'il supervisait le massacre de Sabra et Chatila par les phalanges chrétiennes libanaises à Beyrouth, il n'a jamais dévié d'un iota de son objectif premier. Il ne s'est jamais embarrassé, ni de morale ni de philosophie, et encore moins d'humanisme. Son credo militaire était son seul état d'âme. Ce qui l'a amené à être d'abord membre du Mapaï (l'ancêtre du Parti travailliste) avant de fonder le Likoud, de le quitter ensuite pour créer Kadima («En avant», en hébreu), une nouvelle formation apte à lui permettre de rassembler la majorité des Israéliens tout en mettant en œuvre ses orientations profondes, essentielles pour lui, aux prix de concessions que ce pragmatique savait nécessaires.

Apprécié de George W. Bush

Au mois de juillet 2005, à l'occasion d'une visite officielle à Paris (après des mois d'accusations portées contre la France taxée de «pays le plus antisémite du monde»), il déclarait à la presse: «Je n'ai pas changé, Jacques Chirac n'a pas changé. Le monde a changé.» C'est ce nez politique qui explique sans doute la longévité politique de cet homme tant apprécié de George W. Bush. Celui-ci ne l'appellait-il pas «mon ami» et «homme de paix»? Ne lui a-t-il pas certifié, dans une lettre que Sharon s'est toujours fait un malin plaisir de citer, qu'il ne fallait plus se référer aux frontières de 1967, au mépris de toutes les résolutions des Nations unies?

Mur de séparation

C'est fort de ce soutien qu'Ariel Sharon a décliné sa stratégie, toute sa stratégie. À commencer par ce fameux mur tantôt baptisé «barrière de sécurité», tantôt «mur de séparation». Un leurre destiné à la communauté internationale. A l'époque, le Shin Beth (les services de renseignements extérieurs israéliens) avait lui-même reconnu que si les attentats suicides ont diminué sur le territoire israélien, c'était moins à cause du mur que le résultat de la trêve décrétée par les factions armées palestiniennes. Quant au tracé du mur, qui accapare les meilleures terres de Cisjordanie, il définit les frontières que Sharon souhaitait imposer. C'est dans cet ensemble que se situe le retrait unilatéral de la bande de Gaza effectué au mois d'août 2006. Un retrait qui ne s'est évidemment pas accompagné d'une relance du processus de paix. Ariel Sharon avait pourtant martelé pendant des années que Yasser Arafat, son ennemi de toujours, était le seul et unique obstacle à la paix. La disparition du vieux leadeur palestinien, en novembre 2004, n'avait rien changé dans le fond. L'occupation s'est poursuivit sous Sharon et ses successeurs.

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:19

En exil à Moscou, Edward Snowden est loin de regretter son acte, au contraire. Face au système de surveillance de masse mis en place par la NSA, il était impossible pour lui de "rester là et regarder". Il lui fallait agir "quelque soit le prix à payer". Et ce prix est un exil à durée indéterminée. Un retour aux Etats-Unis "n'est malheureusement pas possible", car "la loi américaine de protection des lanceurs d'alerte ne protège pas les sous-traitants dans le domaine de la sécurité nationale". Edward Snowden précise avoir informé, à l'époque, ses supérieurs et ses collègues de ses doutes sur la légalité des programmes de surveillance, mais "personne n'était prêt à risquer son job, sa famille, voire sa liberté".

 

Lire l'article

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 17:53

   Les Editions de l'impossible

   et le Mazagran
  ont le plaisir de vous inviter

  le :


   SAMEDI 18 JANVIER
   à 19h00


   au MAZAGRAN

   35, rue de la Poste
   Châteauroux (36)

   pour la sortie du livre de
   Rolland Hénault :

   "Oeuvres

       presque posthumes"



   à 20h30 : chansons avec Elizabeth

   accompagnée par ses musiciens.

   On peut confirmer sa participation

   au 02 54 22 38 44


Livre en vente dans toutes les bonnes librairies ou par correspondance : ici

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 10:03

Je signale à tous les téléspectateurs un individu qui peut porter atteinte à l’ordre public et qui est encore plus dangereux que Dieudonné M’Bala M’Bala. Il n’est pas nègre, mais il ne vaut guère mieux. Il éructait, il se frappait la tête sur la table, il était dans l’impossibilité d’aligner deux mots, et en plus il était socialiste. Mais sans le dire. Il s’agit pourtant d’un individu qui se qualifie lui-même de philosophe. Manifestement, cet individu est en proie à des terreurs nocturnes, peut-être à des incontinences d’urine. Je tiens à éviter des traumatismes à mes contemporains, aussi je veux les mettre en garde contre les agissements de cet ignoble personnage, qui est strictement incontrôlable. La question est d’abord de savoir s’il est armé. Il s’agit du nommé Finkielkraut.

Il participait à ce qu’il est convenu d’appeler un débat, sur une chaîne dépendant de Canal +. Or il était affronté au dessinateur Plantu, auquel il coupait la parole, le laissant sans voix. Les traits du visage de ce prétendu philosophe manifestaient une forme d’hystérie, avec de nombreux tics, tandis que sa bouche ne parvenait à répéter que ce seul mot : M’Bala M’Bala. Les spécialistes en psychiatrie, appelés en urgence, ont diagnostiqué un type de folie assez répandu dans les milieux gouvernementaux, « le complexe du nègre en brousse ». Mais ce Finkielkraut peut se rencontrer en France métropolitaine, plutôt dans les quartiers aisés de la capitale. Il ne s’agit donc pas d’une carence alimentaire comme on en voit trop souvent chez les nègres pauvres, que l’on soigne habituellement à la mitraillette.

Ce prétendu philosophe, attention, peut disposer d’une machette ! Avec laquelle il est bien capable, dans l’exacerbation d’une crise, de couper les bras qui dépassent. J’ajoute qu’il n’est pas accessible à la langue française, ni à aucun autre dialecte africain. Peut-être comprend-il mieux les langues Moyen-Orientales ? L’Hébreu par exemple ? En tout cas il n’est pas attiré par les langues arabes. Il éprouve même une haine évidente pour ce Monsieur M’Bala M’Bala, et cela se traduit par des jets de bave américano-israëlienne, ainsi que par des mouvements désordonnés. Le patient (si on ose le qualifier ainsi) allonge alors ses longs bras velus vers des destinations variables, imitant la colère des anciens esclavagistes à qui un nègre aurait échappé.

En face, le dessinateur Plantu conservait son calme et défendait une notion bien oubliée aujourd’hui, la liberté d’expression. Il avait du mérite, ce Plantu, de descendre dans la cage aux fauves ! Il tentait de raisonner le malade mental en lui lisant la fameuse phrase de Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire ». Aujourd’hui, des érudits contestent la formule exacte parce que ce sont des trous du cul qui s’attachent à la lettre et non à l’esprit. D’ailleurs Plantu s’était contenté d’écrire le mot « Voltaire » dans sa main.

J’en ai fini avec cette mise en garde, j’ajoute simplement : « Ne laissez pas sortir vos enfants seuls le soir et surveillez les sorties des écoles ! Un Finkielkraut peut en cacher un autre ! »

La diversion qui devait avoir lieu avec l’Affaire Dieudonné ayant échoué, c’est maintenant le nommé Hollande lui-même qui menace de déposer une plainte « pour atteinte à sa vie privée ». Mais à qui ce mollasson fera-t-il croire qu’il bande encore ? A l’entendre, il ne voudrait pas que sa petite bite devienne l’objet d’une publicité trop intense.

Une chose est sûre : le président Hollande ne parvient pas à barrer la route, avec sa trop petite queue, aux suppressions d’emploi.

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 09:55

Ah ! bien ça y est mon co-auteur plonge dans l’histoire ! Il relie le présent au passé dans une dialectique parfaitement conforme aux travaux des historiens et sociologues les plus pointus et les plus vendus de tous les éditeurs, les plus vendus, les éditeurs de merdre donc, pour conclure.

 Le voilà qui remonte l’arbre généalogique des Lenoir, mais à l’envers. Le commissaire Naze, du coup, ne sait pas trop comment le prendre, l’arbre généalogique. Il est en proie à un cas de conscience, et un commissaire de police avec un cas de conscience, ça lui fait comme des ganglions au-dessous du cou. Ca enfle, je veux dire. Et, il a pas tort, Naze. Prenez un arbre généalogique. Posez-le sur la table du commissariat, je vous donne l’autorisation.

 Ici, tout de suite, on se trouve face à un premier problème, apparemment simple, mais attendez. Par quel bout le prendre, l’arbre ? Il est là, sur la table du commissariat, magnez-vous un peu. Oui comment le prendre ?

Par les racines, en principe, puisqu’il donne les ancêtres avec leur identité exacte. Et pourtant, c’est plus souvent par les branches, que les généalogistes le prennent. Ils grimpent dans l’arbre, c’est plus facile, mais c’est parfaitement illogique. Par exemple, dans ce cas précis autant que brionnais, mon co-auteur a raison, pour une fois. Les Lenoir, dont auxquels il cause, il faut les regarder par en-dessous. Même les gonzesses ? Même les gonzesses ! C’est pas bien poli, je sais mais aussi pourquoi elles vont se jucher sur des branches, ces dindonnes ? Et puis y en a une bande. Forcément, depuis 1796, que le crime a été commis ! Notez, et je suis encore d’accord avec mon co-auteur, les Lenoir, ils valaient pas cher. Comme on disait à Brion, « y en a pas pour ben de la monnaie. » Y sont jaloux, et, en plus y veulent rendre les autres comme eux.

Le père Lenoir, il a inventé le nom de son auberge : « La Jalousie ». C’est une provocation ! Par le fait, il est responsable de ce qui lui arrive. Et même de ce qui arrive aux autres, qui sont devenus franchement mauvais… Il existait pourtant beaucoup d’autres noms à la  con, comme Chassepain, la Fontaine du Cul du Chien, la Fontaine de Sans Cul. Mais ça produit aucun effet sur les voisins. Ca les rend pas haineux. Tout au plus, ça les fait ricaner.

 Le commissaire Naze est perplexe. Il sait pas trop ce que le mot veut dire, alors aidons-le. Il est pensif. D’ailleurs, il l’avoue lui-même :

-« Je suis pensif… pas loin d’être perplexe… patience, j’apprendrai le mot demain… »

Je vous le disais. Je raconte pas que des conneries.

Il ajoute, le commissaire Naze :

-« C’est une affaire tellement ancienne, qu’il y a plus de témoins vivants… sinon on pourrait les faire causer, avec une bonne garde à vue… mais dans le cas qui nous occupe, c’est une garde à perte de vue qu’il faudrait… et c’est pas prévu par le règlement… »

Pas si con qu’il en a l’air, ce Naze ! Il essaie de se remémorer les noms des antagonistes. Il se plante encore un peu dans les mots, il veut dire « protagonistes » mais il est pas sûr de lui. Alors il hésite à se lancer dans le lexique un peu duraille.

 (Naze, il dit pas « duraille » il comprend « du rail » son papa il était à la SNCF.  Faut pas trop l’accabler non plus, le commissaire).

 En tout cas, il raisonne très finement. Résoudre un crime aussi ancien, ça nécessite des recherches historiques. Et de l’intelligence, de la finesse, un raisonnement sans faille, une mémoire d’oliphant (je vous le disais, il est encore hésitant, question vocabulaire).

 Pendant ce temps-là, mon co-auteur, il le renseigne un peu, parce que s’il connaît pas la suite de l’histoire, on y sera encore à la Saint Trou du cul, et il faut que ce soit lui, le commissaire Naze, qui détricote l’écheveau très compliqué de cette sombre histoire, donc mon co-auteur lui donne un petit coup de main, il est généreux, il sait qu’il faut aider les pauvres d’esprit et il sait qu’il y en a beaucoup dans la police qui fait des enquêtes.

« Outreau, c’est trop » qu’il a l’habitude de dire. Et je l’approuve.

 Les Lenoir, donc ils ont déteint sur la vieille population innocente qui vivait jusqu’alors paisiblement à l’ombre de son signal, à Brion (altitude du signal : 223 mètres). Ils l’ont rendue hargneuse, la population. Jean Pierre le boucher, Claude qui vote à gauche, Jacky le pédéraste, Jean Yves et son teckel, Dédé le Fier… Ils se promènent tous, la hache à la main, c’est devenu une seconde nature, l’obsession de la hache. A titre défensif d’abord, puis pour faire régner la terreur face aux Lenoir d’aujourd’hui, qui rôdent derrière les poulaillers, qui pourraient les attaquer en pleine nuit. A titre préventif, certes. Mais si on passe à la hache tous les criminels, avant qu’ils aient commis leur crime, alors l’enquête est même pas nécessaire… Mais il y aura beaucoup plus d’erreurs judiciaires.

 D’autant plus que les descendants des Lenoir ont rebaptisé leurs auberges avec des noms qui résonnent comme des provocations au meurtre. Alors, ça se comprend, ils appliquent le principe de précaution. Ah ! Non ! Ils vont pas se laisser faire comme dans la Seine Saint-Denis. Allez je vous donne les noms de baptêmes de leurs établissements ! Les voilà, patience, poussez pas. Il y a « L’Envie », « La Tortuserie », « Le Grand Riche », « Le Grous Doumaine », « Les Pleins Silos », « Les Comptes Archipleins », « La Calomnie », « La Gourmandise », « La Haine », « Le Dépit », « Les Envieux »… D’accord, c’est pas malin de provoquer ainsi les pauvres et les mauvaises gens, qui trouvent que, soi-disant, y en aurait trop qui sont milliardaires par rapport aux crève-la-faim.

 N’insistons pas sur la profonde malignité de ces misérables, qui n’ont qu’une idée, c’est d’attaquer les ceusses qu’ont réussi par leur travail et qu’ont bien raison de chier sur la gueule des peigne-culs, qui se lavent même pas sous prétexte qu’on leur a coupé l’eau, l’électricité, le gaz, et forcément ils puent en plus, alors comment voulez-vous qu’on les prenne pour des êtres humains ?

 J’en étais là, de mes pensées, comme dit George Sand dans la Mare au Diable, lorsque mon attention fut attirée par un spectacle charmant et fort bucolique.

 Un homme encore jeune, équipé d’une longue gaule, criait en direction de deux bœufs puissants et fraîchement liés (et après n’allez pas dire que je méprise la Georgette !). Il était accompagné d’un jeune enfant de six à sept ans, vêtu d’une peau d’agneau, comme un Saint Jean Baptiste (ou un singe en batiste, ça marche aussi, croyez-vous qu’elle va porter plainte pour plagiat, Georgette ? ) tout droit sorti de la toile d’un peintre du dimanche et de Nohant, par la même occasion.

 Je reconnus dans cet homme musclé à souhait, enfoncé dans un pantalon moulant très érotique, disons charnel, je reconnus qui ?

 Je vous laisse frémir un instant.  Ca y est, vous êtes à point ?

 Je reconnus d’abord mon erreur. Car ce n’était point un aiguillon avec lequel il eut pu mener des bœufs au labour ! C’était une hache qu’il brandissait élégamment à tel point que j’en fus jaloux. Comme étaient jaloux, les brionnais  devant « La Jalousie » du père Lenoir en 1796 !

 Et je reconnus aussi deux femmes de Brion, bien en chair il faut dire. Mais quoi, je n’eusse point dû les confondre avec des bovins, ces deux grosses vaches ! Elles étaient attelées à une charrue, selon la coutume du Berry et le personnage équipé de sa hache était…

 Je vous le donne en cent, je vous le donne en mille ! Etait donc, mais vous avez deviné car vous êtes perspicace… le personnage était mon co-auteur !

Ni plus ni moins. Il s’était entraîné à découper les femmes dans le sens de la longueur.

Je l’interpellai :

-« Hey ! » lui dis-je, pour montrer que je n’étais pas beaucoup plus con qu’un autre. « Où vas-tu, Gitan ? » Sa réponse fut immédiate : « Je m’en vais au travail !... je fabrique des femmes ou plutôt, je les multiplie comme nous avons appris ensemble au début de ce polar… Je travaille au noir, il me faut de l’argent de poche… »   Je le félicitai et je lui souhaitai bon courage pour la prochaine livraison de ce polar brionnais.

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