Blog de la chanteuse Elizabeth
et des Editions de l'impossible cliquez

Un certain nombre d’entre vous n’ont pas pu s’inscrire à la conférence de Lyon à cause de ce problème. Je vous remets donc le lien vers notre article: http://ipsn.eu/actualites/medicaments-on-vous-ment/
Et voici le programme :
http://www.ipsn.eu/programmes/ipsn_a5_prog-cholesterol-osteoporose_web.pdf
C’est à l’Espace de L’Ouest Lyonnais au 6, rue Nicolas Sicard, Lyon 5e.
Si par ailleurs, vous avez la possibilité de vous y rendre et que vous hésitez encore, n’hésitez plus : Thierry Souccar et Michel de Lorgeril sont des références de la santé naturelle, ils sont didactiques et excellents orateurs. En un mot comme en cent, allez-y ! Et n’hésitez pas à passer l’information auprès de vos amis, il reste encore des places !
Par ailleurs, les 3èmes rencontres nationales des associations impliquées dans la lutte contre le cancer organisées par le Collectif K auront lieu les 28 et 29 juin 2013 à Vannes. Je m’y rendrai cette année pour animer la première table ronde du samedi : « Cancer et prévention : les moyens d’action »
Voici le programme :
http://www.collectifk.fr/wa_files/Collectif_20K_20rencontre_202013_2030_20mai.pdf
Cette troisième édition apportera aux associations un éclairage particulier sur la prévention et notamment sur les mesures que proposent les autorités nationales ou régionales sur ce thème de plus en plus à la mode, alors que les budgets des institutions de santé sont de plus en plus réduits. Prévention rime t’il désormais avec austérité ou y a-t-il derrière ce mot une véritable politique pour endiguer l’épidémie des cancers ?
Ces rencontres seront aussi l’occasion de faire le point sur la stratégie de votre association : fiscalité, comptabilité, gestion des bénévoles… avez-vous déjà tout prévu ? Il est peut être temps d’en discuter. Les deux journées organisées par le Collectif K sont là pour ça. Rejoignez nous !
PS : Pour ceux qui n’auraient pas pu signer la pétition que nous avons lancée sur la maladie de Lyme, je vous remets également le lien.http://ipsn.eu/petition/lyme.html
On ne parle plus jamais de Raymonde Vincent, sauf dans le numéro du Vendredi 7 juin de l’Echo-La Marseillaise, le dernier quotidien encore engagé à gauche dans la région. (Supplément Culture). Faudra-t-il instituer un Prix Raymonde Vincent dans les écoles ?
Mais où trouver des écoles ?
Raymonde Vincent.
Une petite fille pauvre mais non pas misérable, qui présente l’inconvénient majeur de croire en Dieu, au lieu de croire en Microsoft !
Elle a failli être complètement oubliée, mais elle a été sauvée par la réédition du « Temps d’apprendre à vivre » par les Editions la Bouinotte. On ne doit pas la considérer comme une survivance du « bon vieux temps » mais comme un écrivain qui émet des prophéties, qui nous concernent tous. En 2013 !
Michel Pineau, qui était l’un de ses amis, me répondait, à propos de Raymonde Vincent, et comme je lui disais : « elle n’a pas fréquenté l’école » : « Heureusement ! »
Elle n’avait pas appris l’obéissance, en tout cas, et elle rappelle une scène qui se déroule sous l’occupation allemande. Elle s’adresse à un milicien qu’elle interpelle ainsi, dans le « Restaurant de la Croix Blanche » à Châteauroux :
« …Le feu me monta à la cervelle. : « Sale petite ordure ! » dis-je.
-Voulez-vous que je vous fasse taire ? Un coup de téléphone y suffira ». Il fit mine de se lever.
« Croyez-vous que la peur des flics m’empêchera de vous dire que vous êtes une crapule ? » criai-je. »
Question : qui est encore capable, en 2013 d’apostropher les représentants de cette nouvelle milice qui laissent dans l’errance près de 15 millions de chômeurs en France ? Qui osera apostropher ses institutions ? Ses partis soi-disant politiques et qui sont des larbins aux ordres des multinationales, comme l’étaient les ministres du Maréchal Pétain ?
Mme Delanne, communiste élue sur la liste Gateaud, proposa que la Médiathèque entière portât le nom de « Raymonde Vincent ». Elle avait raison.
Maintenant, je relis un ouvrage très perspicace, d’une intelligence exceptionnelle.
Je fais référence à « Seigneur, retirez-moi d’entre les morts ». Un livre dont le titre n’est pas très porteur. Plus tard, elle expliquera : les « morts » sont les « dormeurs » durant l’occupation. Les dormeurs devant les multinationales sont les mêmes qu’en 1943 !
Voici son commentaire. Elle est à Berlin. Or, nous sommes tous à Berlin en 1933 ! Je suis obligé de citer :
« L’agitation citadine, le fonctionnement réglé de la vie, l’adoration des Allemands pour la technique n’empêchaient pas certaines rumeurs permanentes de remonter à la surface. Les anciens dieux hantaient les profondeurs de ces consciences inexplorables et demeuraient les vrais maîtres de ce vaste pays pluvieux, toujours obscurci par les vestiges de la forêt primitive… » Et, plus loin : « l’Allemagne restait un peuple vraiment religieux, respirant la présence réelle des vieilles idoles barbares, ce qui lui donnait une effrayante grandeur »
Aujourd’hui, c’est la religion du fric, avec ses rituels dans les stades et à Roland Garros... Et des différents lobbies qui manipulent notre vie quotidienne !
Il est étonnant de voir cette grande romancière rester dans l’ombre ! Elle dit des vérités qu’elle semble avoir trouvées au fond d’elle-même, par sa propre expérience de la vie. Je voudrais ajouter qu’elle décrit la montée du nazisme en termes très contemporains : la victoire absolue de la technologie, et la croyance au « progrès », dont nous sommes sur le point de mourir, étouffés sous le poids de la suralimentation, de la surconsommation, de la surconnerie télévisée, du refus de l’effort, sont dénoncés comme des puérilités :
« L’amour des Allemands pour le progrès, le plaisir puéril qu’ils prenaient à s’en servir, leur orgueil d’enfants pédants devant leur réussite mécanique », voilà où nous en sommes.
Ce goût pour la technique, doublé d’un mysticisme très ancien, voilà qui mènera les Prussiens à ces grandes cérémonies païennes. Les Nazis transporteront à Nuremberg, ces gigantesques manifestations, qui constitueront la vitrine pour la propagande de leur idéologie.
On sait que les Alliés feront siéger le procès des responsables hitlériens à Nuremberg, qui deviendra, bien qu’en Bavière, le symbole du militarisme prussien. Car, d’abord méfiant vis-à-vis de la Prusse, Hitler verra ce qu’on peut utiliser de la mentalité profonde des Prussiens.
Il ne s’agissait pas, pour Raymonde Vincent, de faire de l’anti-germanisme gratuit. Elle montrait ce qu’elle avait ressenti, elle, petite berrichonne de rien du tout, et son explication, fondée sur la mystique du progrès, est subtile. Car, en dehors des progrès dans le domaine médical, avec les dangers de toutes les dérives que l’on sait, Raymonde Vincent, nourrie simplement de son intelligence et de sa foi en l’homme, émettait de véritables prophéties.
Elle publiait ce livre (« Seigneur, retirez-moi d’entre les morts ! ») en juin 1945.
Deux mois plus tard, les Alliés, qui avaient acheté les savants allemands (au sens exact du mot) détruisaient Nagasaki et Hiroshima.
Depuis, les technologies militaires et civiles ont encore déshumanisé la planète.
On ne voit plus très bien qui pourrait les arrêter.
Nous n’avons pas su lire Raymonde Vincent.
Nous ne savons plus nous révolter devant l’injustice.
Nous avons perdu le courage !
L’homme, un petit râblé, le visage caché par une cagoule, se saisit de sa hache, et asséna avec une précision diabolique, l’outil à fendre le bois sur le sommet du crâne de la femme, qui se fendit exactement dans le sens de la longueur. En deux parties parfaitement identiques.
Ensuite il s’adressa en ces termes à un grand type qui lui avait demandé de faire le travail :
« - Ca ira comme ça ?… Vous aviez une femme, et maintenant vous en avez deux…d’ailleurs on dit couramment « des fendues… ».
L’homme répondit :
« -Elle me répétait toujours, je suis ta moitié, et maintenant c’est vrai…et me voilà avec deux femmes…je suis bigame, comme disent les arabes…mon ouvrier pourra plus se moquer de moi… »
La scène se déroulait sous un hangar à paille, on était au cœur de l’été, alors le petit râblé arracha la cagoule, d’ailleurs il l’avait mise pour le principe. A cette heure matinale personne ne passait dans la région de Brion et l’endroit avait connu un crime autrement intéressant vers 1796.
D’ailleurs il ne s’agissait nullement d’un crime, mais plutôt d’un miracle : la multiplication des femmes.
Alors l’homme précisa :
« -Ne vous laissez pas impressionner par le sang, c’est une manie chez les fumelles, elles ont l’habitude : une fois par mois…elles cicatrisent très bien à chaque fois… »
« -Ce qui me plaît chez vous, Gaston, c’est la finesse du coup et le sang froid que vous manifestez ensuite…je sais que vous vous êtes entraîné avec les cochons, mais là c’est un peu différent !...la femme, c’est plus facile, elle se déplace sur deux pattes, elle ne grogne pas…mais c’est plus haut…Vous ne vous êtes pas fait mal, au moins, je vois une goutte de sang sur votre avant bras… »
« Venez on va s’envoyer un bon coup de gnôle…c’est la tradition…après l’effort, le réconfort…c’est de la poésie ce qu’on vient de faire ! »
Alors ils sortirent chacun une bouteille de la poche de leurs grands manteaux en peau de buffle du Brionnais, et ils en absorbèrent un demi-litre, car le soleil était tout juste levé et il leur resterait encore du travail pour la journée.
Mais trois litres chacun ça suffirait.
Puis les deux hommes prirent la route du fameux Signal de Brion, altitude 223 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Mais on voit pas la mer.
Certains prétendent qu’on aperçoit le Massif du Sancy, d’autres le Mont Blanc, et enfin les mieux soignés par les ophtalmos berrichons ont cru voir les sommets de l’Himalaya !
Toujours est-il que nos deux hommes, rudes et volontaires, réfléchissaient à la possibilité de continuer ce polar typiquement berrichon. Ils disposaient déjà du paysage et des protagonistes. Rappelons leurs noms : Gaston, l’homme à la hache, qui ne se déplaçait jamais sans son instrument de travail, et Bébert, le principal client du suspect.
Suspect, c’est une façon de parler, car soudain, Gaston prit la parole :
« -Nous avons commis une erreur…
-Comment ça ?...
-Nous avons commencé par la fin !...dit Bébert qui n’avait guère d’imagination…
Heureusement, Gaston fit tourner sept fois son béret sur son crâne chauve (il était très catholique et la tonsure avait fini par gagner la totalité du cuir chevelu). Ce détail n’est pas indispensable pour la suite de l’histoire, inutile donc de vous encombrer le cerveau avec des choses inutiles, ce livre va exiger de vous déjà pas mal d’efforts cérébraux ! Nous préférons prévenir les parents, ceux que leurs enfants n’ont pas encore envoyés à l’hôpital, qu’il vaut mieux interdire notre roman aux moins de trois ans, âge auquel on commence à savoir se servir d’une hache dans la région de Brion.
Or Gaston, après avoir tripoté son béret une huitième fois, déclara, tout de go :
« -Le polar, ils n’auront qu’à commencer à le lire par la fin !...les arabes lisent bien de droite à gauche, non ?...
-Tu reviens toujours à ton racisme anti arabe !...eh bien on apprendra l’arabe aux enfants des écoles puisqu’ils n’apprennent plus rien, de toute façon… et surtout pas le français… »
Mais Bébert n’était pas satisfait de la réponse et Gaston s’en aperçut, car ces vieux paysans matois, rusés, et même un tantinet filous, ont l’œil perçant des gars à qui on ne la fait pas. Ce phénomène est dû à l’habitude ancestrale qui se transmet depuis des siècles, de surveiller les bornes de leurs champs…ils lisent dans les yeux jusqu’au tréfonds de leur cerveau, parfois même plus loin, jusque vers l’estomac et même l’intestin grêle !!!
Ah les lascars ! Rien n’égale les lascars de nos régions, et spécialement ceux de Brion !
Gaston fit donc l’objection suivante :
« Mais enfin Bébert, je ne dis pas que tu es bête…mais là, tu oublies un détail capital !...
-Lequel, mon yeu gars du Berry ? Je voudrais bin que tu me dises !...
Gaston consentit à répondre après avoir laissé mijoter dans son jus ce pauvre Bébert :
« -Tu oublies qu’il n’y a pas eu de témoins oculaires…nous sommes les seuls à connaître les détails de ce miracle de la multiplication des femmes, par des moyens certes inhabituels mais non pas punis par la loi…personne d’autre que nous peut prétendre avoir assisté à la scène…
-Si…le lecteur…
-Mais où as tu vu un lecteur ? Non c’est le miracle parfait !...pas de témoins…Hitchcock peut s’aligner !... Quant aux habitants de Brion, d’abord ils ne sont pas nombreux, et ils sont sourds en général…tu connais l’origine de cette infirmité…les pratiques solitaires…ils manquent de femmes et nous sommes les bienfaiteurs de cette humanité handicapée dès le début !...En plus, ils sont aveugles vu qu’ils ont passé leur vie à regarder les autres faire la bête à deux dos par le trou de la serrure…
Les deux individus, bien connus pour leur profession d’assassins à la hache, continuèrent leur chemin. Les affaires allaient bien depuis que Christophe Hondelatte les faisait passer deux fois par semaine à « Faites entrer l’Accusé ».
On les demandait depuis les régions voisines et même un ancien assassin assermenté pour crimes contre l’Humanité, un certain Nivelle, qui prétendait descendre du vrai Nivelle, qui avait fait se fendre la gueule, à tous les amateurs de « fusillés pour l’exemple », souhaitait, au nom de la philosophie de Wilhelm Reich, repeupler la France éternelle avec des femelles d’un nouveau genre :
« -La naissance dans les bocaux et les cornues, ça va trop lentement…la méthode de la hache est plus efficace… »
Il ajoutait, pour faire rigoler la compagnie :
« -C’est Malthus qui aurait été content… »
A quoi les habitants de Brion répondaient, car ils étaient fiers de leurs artisans, à l’époque c’était pas comme maintenant, pas du tout !...on aimait la France et les haches, du moins à Brion, 412 habitants…
Ils répondaient noblement :
« -Vous foutez pas de notre gueule, on connaît pas le latin, on connaît les gars de Liniez, les Lignerus, qui sont pas des manchots non plus ! Mais ils sont encore plus inventifs et sournois, et plus féministes que nous…alors, même s’ils sont à 7 km de chez nous ils ne passeront pas !...l’honneur a ses limites et les brevets du concours La Pine également… »
Mais les gars de Liniez entreprenaient des études très supérieures à l’E.N.A, (Ecole Nationale des Assassins, par personne interposée !) et mine de rien, ils apprirent à découper les femmes et à les mutiplier.
Au début ils s’y prenaient mal parce qu’ils n’avaient pas d’Ophtalmo à Liniez ! Ils tranchaient les femmes par le travers, ce qui est une méthode interdite par les Conventions de Genève !
Et puis ils se mirent à l’instruction !
Ils commencèrent par le commencement : La Bible.
L’Instituteur, qui n’était pas aussi bête qu’il en avait l’air, ficelé dans sa blouse grise, imposa le latin (parce que je connais pas le grec, or les latins n’enculaient pas les voyageurs étrangers, ils s’enculaient entre eux ! Les Grecs étaient plus directs…ils disaient, par exemple, sous prétexte d’imiter les guides de voyage : « Acropolis, Ecartez les cuisses… »)
Enfin, pas de fausse modestie, j’en ai fait un peu, du grec, moi, le narrateur.
Et même de l’hébreu des faubourgs. Je vais vous dire tout de suite ce que je connais.
D’abord l’histoire des douze tribus d’Israël. Les juifs (parce qu’à l’origine c’est des juifs, les Grecs ont fait que la traduction), pratiquaient l’humour grivois, un exemple :
Jacob
As-tu vu mon zob ?
Hermaphrodite
As-tu vu ma bite ?
Mais ils savaient aussi garder leur sérieux ! Ainsi la tribu de Nephtali a inventé la « naphtaline » et la « tribu de Gad » n’a rien inventé du tout. Ils étaient ignares, heureusement ils sont morts sans héritiers. L’un d’eux a bien essayé le « Gademiché », mais on voit tout de suite l’erreur. Un autre, mais c’est de l’Hébreu du Centre Ville, a inventé l’Apocalypse, qu’un coureur cycliste a voulu reprendre plus tard, il s’agit d’Apo Lazaridès.
C’était prétentieux de sa part, Dieu (God ou Gad) l’a puni, il n’a jamais gagné le Tour de France. Pour le Marathon, il est arrivé à vélo : les Grecs, vu leurs mœurs, l’ont disqualifié tout de suite ! Cet inenculé conception !
Bon, mais je cause je cause, comme dit Laverdure dans « Zazie dans le métro » et je m’aperçois que j’ai fini ma première portion de littérature policière. Faut que je passe la parole à mon ami et collègue, qui racontera ce qu’il voudra, comme il voudra, mais nous respecterons les temps de parole.
Promis.
A toi, l’ami !
Révélé par The Guardian et The Washington Post, le programme de surveillance PRISM est un énorme scandale, mais aussi un coup dur pour les responsables politiques européens. En effet, une étude du Parlement européen de 2012 avait déjà pointé du doigt la loi FISAAA (Foreign Intelligence Surveillance Act Amendments Act), et en particulier l’article 1881a qui autorise de facto « une surveillance de masse ciblée spécifiquement sur les données de personnes qui vivent en dehors des Etats-Unis ». Cette étude n’a pas provoqué un très fort émoi à Bruxelles. Il faut dire qu’elle restait théorique : elle soulignait le fait qu’une telle surveillance était juridiquement possible.
« Le pire scénario que nous nous étions imaginé »
Les informations de nos confrères britanniques et américains apportent maintenant la preuve qu’une telle surveillance de masse a bel et bien été implémentée et qu’elle fonctionne depuis plusieurs années. « Cette révélation confirme totalement notre travail,explique Caspar Bowden, l’un des coauteurs de l’étude du Parlement européen. Néanmoins, j’avoue avoir été estomaqué par l’ampleur de ce programme de surveillance. Il s’agit en fait du pire scénario que nous nous étions imaginé. » En effet, selon les informations révélées, neuf géants de l’Internet ont été « enrôlés » dans le programme de surveillance PRISM, depuis l’année 2007, dont Google et Facebook. Apple est le dernier à l’avoir rejoint. Lire la suite
La France a aussi son projet "secret" d'écoutes centralisées des commmunications de tout type. Au moment où est révéléle programme américain PRISM permettant à la police du FBI et à l'agence NSA (renseignement) d'accéder aux données des géants de l'Internet, les autorités françaises ne sont pas en reste.
Ce projet a pour nom "technocratique", plate-forme nationale d'interception judiciaires (PNIJ). Ce système d'écoute et d'identification de tout type d'échanges téléphoniques (voix/SMS) ou électroniques sur Internet (email, réseaux sociaux), vise à centraliser les réquisitions judiciaires et les écoutes légales mandatées par les juges.
Les défenseurs du projet soutiennent la réalisation d'une structure unique d'interception, comme un excellent moyen de maîtriser la progression des frais de justice (liés aux écoutes) et gage d'efficacité pour les forces de police.
Toutefois, la gestation tortueuse du projet, confié à Thalès comme prestataire externe, inquiète nombre d'observateurs, a révélé récemment L'Express, notamment en raison même de sa centralisation. Lire la suite.
L'OIP lance en 2013 une campagnefondée sur des « récits de vie » d’anciens détenus. Ils racontent leurs conditions de vie avant d’avoir affaire à la justice, ce qui les a menés à la délinquance, ce qu’ils sont devenus après leur passage en prison. Des parcours et histoires de vie seront publiés par l’OIP dans le prochain numéro de Dedans-Dehors, mais aussi dans les médias, un ouvrage viendra rassembler des portraits rédigés par des écrivains…
Parce que « la prison voudrait nous faire croire que l’homme qu’elle contient ne nous ressemble plus »*. Et qu’elle y parvient. Parce qu’il peut être insupportable d’admettre que le clair et l’obscur existe en chacun de nous. Parce que les clichés et stigmatisations sont tenaces et qu’ils viennent souvent justifier l’immobilisme politique. Un statu quo prenant la forme de prisons surpeuplées, d’atteintes à la dignité récurrentes, de manque d’accompagnement vers une réinsertion. Désigner le prisonnier comme l’autre, le monstrueux, le fou, l’irrécupérable, celui qui ne nous ressemble en rien, permet ainsi de « justifier l’impensable : contenir sans réparer, relâcher sans projet. La récidive est là qui attend. La machine se nourrit d’elle-même ».
Citations extraites d’un texte de Bernard Bolze, fondateur de l’OIP, dans « 70 affiches pour le droit à la dignité des prisonniers ordinaires », 1993.
Pour soutenir cette campagne, visant à faire évoluer les représentations véhiculées sur les personnes détenues et les réponses pénales qui en découlent :
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OIP-SF, 7 bis rue Riquet 75019 Paris
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Je propose à des personnes qui ont connu l’enfermement et qui souhaiteraient raconter leur parcours de vie de contacter : barbara.liaras@oip.org ou francois.bes@oip.org
Par avance, nous vous remercions chaleureusement.
Amnesty International le considère comme un prisonnier d'opinion et l'Union Européenne comme un «défenseur des droits de l'homme». Depuis des années, Bassem Tamimi se bat pacifiquement pour les droits des Palestiniens. Un engagement qui a même valu à son village de faire la Une du «New York Times Magazine».
Il a été arrêté à neuf reprises, mais malgré les pressions et les menaces, Bassem Tamimi ne veut pas baisser les bras. Inspiré par la Première Intifida de 1987, il mène une lutte pacifique contre l'occupation des colons israéliens en Cisjordanie. Une action sans arme ni violence suivie par tout son village de Nabi Saleh et qui fait aujourd'hui de lui l'un des leaders de la cause palestinienne. Cest après les attentats du 11 septembre 2001 que l'idée de «construire un modèle de résistance populaire» lui est venue, confie-t-il à ParisMatch.com. «Israël a commencé à faire le lien entre notre lutte légitime et le terrorisme dans le monde. Alors nous avons évalué la situation et nous sommes demandés comment reconstruire limage des Palestiniens auprès de la communauté internationale. Et nous avons choisi la résistance populaire comme stratégie pour atteindre notre objectif», explique cet homme de 46 ans pour qui se battre est devenu «un mode de vie». Pour lui, «le but est de mettre la pression sur l'occupant, sans jamais avoir recours à la violence».
Pas question, donc, d'aller manifester armes à la main. «Nous n'acceptons rien de ce qui pourrait conduire à un meurtre», assure ce père de quatre enfants. A la place des chars et des fusils, lui préfère le poids des mots. Toutes les semaines, son village - qui a fait la Une du «New York Times Magazine» en mars dernier - se réunit pour manifester, face aux soldats israéliens. Et contrairement à dautres communes qui eux aussi ont choisi la lutte pacifique, les femmes ont ici un rôle primordial. «Si nous voulons vraiment être libres, nous devons utiliser toute notre force. Et les femmes représentent la moitié de notre société et donc la moitié de notre pouvoir», lance Bassem. «De par la culture de résistance de notre village et son histoire, nous avons ici un haut niveau déducation et une réelle ouverture envers les femmes, que nous encourageons. Nos femmes doivent être fortes et capable de faire face à loccupation pendant que les hommes sont en prison», poursuit celui que l'Union Européenne qualifie de «défenseur des droits de l'homme».
«Nous savions que nous allions en payer le prix»
Régulièrement, les colons arrêtent en effet des manifestants. Depuis la Première Intifida, Bassem Tamimi a été arrêté neuf fois. Le 24 octobre dernier, il a été interpellé alors quil participait à une manifestation dans un supermarché à Shaar Benjamin, au nord de Ramallah avec une centaine de personnes. Il a finalement été libéré trois mois plus tard. En mail 2012, il a écopé dune peine de 13 mois. Amnesty International avait alors demandé sa libération immédiate et sans condition. Mais son expérience la plus douloureuse remonte à 1993: «Ils mont interrogé si violemment que jai été partiellement paralysé pendant plusieurs semaines. Finalement, ils mont relâché le jour-même, mais ma sur a été assassinée ce jour-là par une employée du tribunal». Pourtant, malgré le choc, il na jamais baissé les bras. «Quand nous avons commencé à nos battre pour nos droits, nous savions que nous allions en payer le prix», affirme celui qui «craint plus l'occupation que la résistance».
Inspiré par «Gandhi, Mandela, Luther King et toutes les personnes qui se battent pour leur liberté», Bassem sait que sa «cause est unique» et qu'il doit «créer [son] propre modèle pour devenir un exemple pour d'autres». Réfléchi, calme, l'homme avoue cependant avoir eu par le passé une vraie colère envers les Israéliens: «Je n'avais en tête que limage de ceux qui m'enfermaient, de ceux qui m'interrogeaient ou de celui qui a tué ma sur». Mais malgré cela, il «na aucune haine dans le cur». «Je suis les enseignements de Jésus: aimez vos ennemis». Et puis, depuis le début de la résistance populaire, Bassem a découvert «un autre aspect de la société israélienne». «J'ai appris à connaître ceux qui se battent aussi contre l'occupation et qui ont su faire évoluer leur mentalité et leur humanité. Ils sont devenus les partenaires de notre lutte, contre un ennemi commun: l'occupation et le sionisme».
«Palestiniens et Israéliens, nous souffrons tous à des degrés différents»
Pour trouver enfin la paix tant attendue, Bassem estime qu'Israéliens et Palestiniens doivent vivre ensemble: «D'après moi, l'objectif est que nous devons former un seul Etat. Ce que préconisent la communauté internationale et nos deux pays, à savoir mettre en place deux Etats n'est qu'un pas vers la solution ultime: un Etat démocratique pour tous les citoyens, avec exactement les mêmes droits pour tout le monde».
Mais pour en arriver là, les attentats suicides des Palestiniens doivent cesser, affirme le quadragénaire. «Cela dessert notre cause», commente-t-il. «Israël exploite ces attentats pour nous rendre, nous révolutionnaires non violents, illégitimes. Nous avons la crainte qu'Israël nous pousse à utiliser la violence à nouveau, pour détruire notre image et nos actions», déplore-t-il, ajoutant qu'une paix politique «est impossible pour le moment». «Mais nous luttons avec l'espoir de trouver une solution bientôt, poursuit-il. Parce que nous tous, Palestiniens et Israéliens, souffrons de l'occupation, à des degrés différents».
Il semblait que le monde était entré dans l'âge des émeutes contre l'austérité. Et puis vint Istanbul. Qu'il n'y ait pas de méprise, Istanbul ne peut pas être confondue avec Athènes, Barcelone, Lisbonne ou New York. Ce qui se passe en Turquie est le côté pile de la lutte anticapitaliste. C'est un soulèvement contre le développement. C'est une bataille de la rue pour des villes qui appartiennent aux gens et pas au capital. C'est une résistance contre un régime autoritaire enhardi par un boom économique.
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« Le Monde » et les conflits yougoslaves : entre manipulation, mensonges et désinformation
Fabrice Garniron
Le nazisme comme grille de lecture incontournable des guerres en ex-Yougoslavie (1991-1999) a joué et joue encore un rôle central dans le discours médiatique. Interdisant toute réserve, mobilisant facilement l’opinion sous le drapeau de l’antifascisme, l’équation « Serbes = Nazis » a eu un effet de sidération qui explique largement son succès. À côté de la plupart des autres médias, mais à sa place de « quotidien de référence », Le Monde a largement participé à cette campagne, multipliant dès 1992 les allusions à la nouvelle Shoah qui aurait eu lieu lors de la guerre en Bosnie (1992-1995). (Extraits du livre de Fabrice Garniron, Quand Le Monde... décryptage des conflits yougoslaves, Editions Elya, 2013)
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