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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 09:41

 

Chapitre court, un peu hard

 Alors là, deux dossards, je trouve qu'elles se payent notre tronche, les gonzesses. Nous abandonnons la joyeuse salle des fêtes pour une discussion plus argumentée, qui se déroule dans le salon de Monsieur le Directeur.

- C'est pas parce qu'on a passé la cinquantaine qu'il faut nous prendre systématiquement pour des débiles...

- Non... pas systématiquement... me dit Arnesse, songeur...

Moi je trouve sa réaction un peu faiblarde. On va se laisser monter sur les pinceaux par des pisseuses qui portent encore des pampers ?...

- Là t'exagères, elles portent pas de pampers, puisqu'elles portent rien... et nous, on est un peu "just", question raisonnement... ce serait bien l'Eugène le moins con des trois...

- Alors là, ou t'en as trop dit, ou t'en as pas dit assez... explique-toi, ami, sinon, on va plus être amis... d'autant plus que ton "just" m'énerve singulièrement en tant que membre de l'Académie des Belles-Lettres de la banlieue sud de Châteauroux...

- Je veux dire que ces gonzesses sont pas nettes. Elles mériteraient un casier judiciaire...

- Enfin Arnesse, c'est ce que je veux te dire !.... on répète souvent que la vérité est toute nue... le mensonge aussi est tout nu... parfois...

- Et c'est vrai qu'il est attirant, le mensonge... on se laisserait tenter... c'est comme une entreprise du Malin...

Je suis pas sûr mais je crois que c'est à ce moment précis que ça a fait tilt dans mon cerveau, plutôt vers l'avant, là où se fabriquent les idées de génie. Oh un truc très rapide, un déclic, peut-être... peut-être... un très petit bruit mais significatif des grandes inventions de l'humanité.

 "Tenter", c'est ça le mot important et c'est Arnesse qui l'a prononcé !... sans se rendre compte... notez, il est pas con, Arnesse, mais s'il m'appelle, c'est qu'il se sent inférieur. Avec raison, il faut d'ailleurs lui reconnaître ce sens aigu des réalités... tenter, ben oui, les vieux se laissent tenter... on a écarté l'hypothèse tout à l'heure, bêtement... les vieux sont tentés par les belles formes arrondies des bac+8... et les vieilles ? eh ben j'ai fait remarquer, les vieilles, c'est pas la même psychologie... bien sûr, et heureusement, il y a encore deux ou trois vieilles salopes... mais l'important pour elles, c'est les friandises.

Alors j'ai dit, solennellement, pour qu'on confonde pas avec le discours moyen de nos habituelles conversations :

- Tenter.... Arnesse, mon vieil ami, les vieilles aussi succombent à la tentation... il suffit de les tenter...

 Voilà encore un grand mot de lâché ! J'oserais dire un "mot-clé"... si... les vieilles ça s'appâte davantage avec la bouche qu'avec le cul ! La bouche dans son usage classique. La bouche avec toutes ses possibilités gustatives, qui vont du réglisse à la pâte à mâcher, du bonbon acidulé au caramel mou, de la praline de Montargis à la bêtise de Cambrai, de la madeleine de Commercy à la fouace de Laguiole... j'arrête là ? tout le monde a compris ? même le petit con du fond ?... celui qu'a les oreilles dégagées comme un élève de l'Ecole de Gendarmerie de Châtellerault ? OK comme disent les ingénieurs en informatique et les secrétaires qui se font mettre pendant qu'elles font semblant de regarder l'écran de l'ordinateur.

J'en parle à M le Directeur de l'Eternel Repos, Arnesse en l'occurrence :

- Je t'ai dit "tenter", tu n'as pas eu l'air de réagir... du moins ce n'était pas une réaction à la hauteur de ma remarque... j'en ajoute donc une autre... les vieilles se laissent tenter par les friandises... je répète les vieilles se laissent tenter par les friandises... les Français parlent aux creusois...

J'ai pas employé le ton qu'il fallait. C'était trop solennel, trop mystérieux et j'aurais pas dû dire "je répète" et surtout pas répéter à côté "les sanglots longs des vi-olons de l'automne". Après le coup des Français qui parlent aux creusois.... j'aurais pas dû... maintenant on communique plus...

- Mais qu'est-ce qu'y t'prend ? encore une défaillance cervicale ?... une confusion mentale ?... t'es pas sur radio Londres avec la manivelle derrière.... oh reviens ! c'est fini le maquis avec les blousons de cuir et les tractions avant.... tu m'inquiètes, sais-tu... ce mélange entre le passé et le présent, je vois que Marcel Proust qu'a réussi là-dedans...

 Alors je reprends exactement onze fois et enfin, le contact revient ! Ah la communication, c'est une science.. .Arnesse comprend que je parle normalement. Que je lui livre une information, tout simplement... un message... comme quand le laitier dit à l'arracheuse de betteraves, qu'il rencontre pourtant inopinément : "La Mélie, dis, vins t'en ben vouèr qué j'n'en nous payons une tranche vite fait bin fait su l'champ à Toine..." et qu'elle lui répond la femme aux lourdes betteraves : " Arnesse, dis point d'grous mots.. .j'seus point une opinée..."

 Revenons à Arnesse. Il s'exprime, lui, et clairement :

- Ah bon! fallait le dire... tu me parles... tu énonces un corpus oral... à mon intention... tu es le locuteur et moi le récepteur, libre à moi de capter le signifiant du signifié... fallait le dire mon vieux pote...

 Et alors il se remet et on ré-aborde le sujet:

- C't'intéressant (c'est agaçant cette façon d'élider le "e" du démonstratif, vous trouvez pas ?... mais décemment je peux pas le relancer sur la linguistique) ta théorie... d'autant qu'elle est confirmée...

- La région est catholique ?... on communie encore ici, sur ces socles granitiques de l'ère primaire ?...

- Confirmée par le fait que les vieilles ont besoin de sucre... un peu comme le sel pour les vaches...

- C'est pas de très bon goût, tu sais...

- C't'une comparaison...

- En effet, et le sel n'a rien d'infamant...

- La vache non plus ! ... mais ne polémiquons pas.... je veux dire que pour attirer les vieilles, les petites sucreries, c'est mieux que les grosses bites !

- Arnesse, tu vas enlever ce mot, sinon, je perds deux lecteurs !...

- J'enlève "grosse"...

- Enlève "bites" !

- Je veux bien, j'enlève "bites" mais ils comprennent plus...

- Ils comprennent très bien sans "bite"...

- Alors j'enlève "bite"...

- Je suis content que tu enlèves "bite"...

- Si tu m'avais plus nettement dit d'enlever "bite", j'aurais enlevé "bite" tout de suite et ça n'aurait donné lieu à aucune répétition...

- Je te remercie, Arnesse, d'avoir enlevé "bite", en dépit de ma maladresse à te dire de ne pas employer "bite"...

- Je t'en prie, on ne va pas se fâcher pour une "bite" de plus ou de moins, elles en ont vu d'autres, dans nos régions...

- Plutôt moins que dans les régions plus peuplées... mais comme elles se ressemblent toutes un peu...

- Disons qu'elles ont un air de famille... et cessons là!

Il nous faut bien finir par résumer la situation : les gonzesses sont nettement accusées de sortir en lousdé les vieux, mâles et femelles, par des procédés inhérents à chaque sexe. Voilà, ça c'est sûr.

 Seulement, il faut les prendre sur le fait, et surtout connaître le mobile du crime.

Après vous serez libre, c'est promis. Vous prendrez le chemin de Margouillat, il en reste encore, des bac+8, et, bien qu'on soit dans un mois sans "r", elles sont fraîches. Parole de creusois!

 Y a qu'une dernière recommandation que je vous fais dès maintenant: faites bien attention en haut des côtes, ils vont comme des cinglés avec leurs nouvelles races de boeufs... pas plus tard qu' hier, à Frigouleix de Gelat, il y a encore eu un accident de bêtes à cornes, c'est marqué dans le quotidien local "Lo Journiau dé Combraillou lou Châtaigna".

 Vous voyez je vous raconte pas de conneries à propos des limites de la langue d'oc. Ca passe à peu près au-dessus de "L'Eternel Repos".

- C'est juste au milieu de la cour d'honneur, m'assure Arnesse, on la voit pas, la limite, parce que le temps est pas suffisamment clair. C'est un peu comme pour les apparitions, c'est à cause de l'humidité de l'air, qui gène la visibilité.


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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 09:37

 

Y en a qui maigricent sulla terre

Du vente du coq-six ou des jnous

Y en a qui maigricent le caractère

Y en a qui maigricent pas du tout

Oui mais moi jmégris du bout des douas Oui du bout des douas

Moi jmégris du bout des douas oui du bout des douas

Moi jmégris du bout des douas

Seskilya dplus distinglé

 

L'autt jour Boulvar de la Vilette

Vlà je renconte le boeuf à la mode

Jlui dis tu mas l'air un peu blett

Viens que je te paye une belle culotte

Seulement j'ai pas pu passque

Moi jmégris du bout des douas...

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 09:35

Imaginez quelques pages du livre d'entretiens que Dali a fait avec le photographe Halsman.

- Pourquoi portez-vous une moustache ?

Afin de passer inaperçu (et la photo le montre en homme invisible dont on ne voit que les cheveux et la moustache)

Pourquoi faites-vous de la peinture ?

Parce que j'aime l'art. (et la photo montre le visage de Dali avec ses moustaches et deux pinceaux formant le signe du dollar, et des pièces autour)

Comment obtenez-vous ces superbes détails dans vos tableaux ?

La nature m'a doté des meilleurs outils (et la photo montre Dali utilisant une de ses moustaches comme un pinceau)

Avez-vous progressé dans un style défini ?

Non, je suis complètement mobile (et la photo montre un mobile façon Calder avec une moustache prolongée d'un sourcil, et un œil de Dali)

Qu'est-ce que le surréalisme ?

Le surréalisme, c'est moi. (et la photo montre « La persistance de la mémoire », le célébrissime tableau des montres molles, augmenté d'un visage de Dali ramolli)

et à la question ultime : - J'ai le sentiment d'avoir découvert votre secret, Salvador, ne seriez-vous pas fou ? Il répond avec une expression à la fois folle et extrêmement malicieuse : Je suis certainement plus sensé que la personne qui a payé 95 francs pour acheter ce livre.

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 09:30

DÉCÈS DE MARGARET THATCHER
> La guerre totale de Margaret Thatcher - Maria McGavigan
> Les coups bas de la Dame de fer contre le syndicat des mineurs.
>

>
Trois mots sur Thatcher - Bernard Gensane
> " Intellectuellement, Thatcher fut un mélange d’idéologie dure et de pragmatisme débridé".
>

>
« Privatisons ses obsèques » - Ken Loach
> L'hommage du cinéaste britannique à Thatcher.
>

>
« Bobby était en lutte contre l'impérialisme britannique » - Guillaume Beaulande
> L'histoire de Bobby Sands, ce militant irlandais qui tint tête à Thatcher.
>

>
Que retenir de la guerre des Malouines - Chris Marsden - Paul Bond
> Les enjeux de la guerre menée par Thatcher contre l'Argentine.
>
> SYRIE
> Lille : Martine Aubry censure un débat sur la Syrie - Bahar Kimyongür
> Conférence de Bahar Kimyongür annulée à Lille. Les chabbihas de Hollande ont encore frappé.
>

>
Lettre ouverte aux parents des jeunes Belges qui se battent en Syrie - Bahar Kimyongür
> "Si Mme Milquet s'inquiète pour vos enfants, son gouvernement devrait cesser de leur fournir des armes".
>

>
Armes chimiques, une nouvelle croisade anti-Bachar - Cécilia
> Qui a vraiment intérêt à ce que le gouvernement syrien utilise de telles armes?
>
> VENEZUELA
> La Seine ou l'Orénoque - Thierry Deronne
> Maduro favori dans les sondages? Déçu, Le Monde manipule.
>

>
Au Venezuela, la mort perd son combat face au peuple - Jean Araud
> Comment Chavez a laissé au peuple bolivarien du Venezuela une immense lueur d´espérance.
>
> FACE AUX MULTINATIONALES
> Evo Morales : « Nous prenons 82% aux multinationales. Avant, c'était l'inverse ! » - Vadim Kamenka, Jean Ortiz et Fabien Perrier
> Evolution citoyenne, conquêtes sociales, émancipation de la tutelle US: le président se livre.
>

>
La nouvelle ruée vers l'Afrique bat son plein - Tony Busselen
> Entretien avec Raf Custers, auteur d'un livre-choc sur les entreprises minières en Afrique.
>
> CE N'EST PAS FINI
> Mexique : les Zapatistes existent toujours - François Houtart
> On en parle plus, mais ils n'ont pas disparu pour autant.
>

>
Kosovo : un nouveau Rambouillet imposé à la Serbie (et la guerre ensuite ?) - Slobodan Despot
> Si seulement les grandes puissances avaient un semblant de conscience historique et de responsabilité politique.
>

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 09:27

TorrentFreak a analysé le trafic sur certaines adresses IP dépendant du Vatican. Il semblerait qu’on pirate au Saint Siège et qu’on télécharge même des films pornographiques d’un certain genre.

« Tu ne déroberas point ». Un peu moins impressionnant que « tu ne tueras point », cet appel au respect de la propriété, qui est le vol, selon d’autres écrits, n’en est pas moins un des dix commandements.

Un commandement que visiblement on ne respecte pas toujours au sein du Vatican, maison mère de la pensée catholique. C’est en tout cas ce qu’a découvert TorrentFreak en surveillant les adresses IP attribuées à Holy See – Cité du Vatican. Le site spécialisé a en effet constaté quelques usages surprenants au sein siège.

Lire l'article


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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 09:08

Il y a soixante-cinq ans, le 9 avril 1948, 120 miliciens israëliens prennaient d'assaut le village de Deir Yassin en Palestine et tuaient hommes, femmes et enfants.

Albert Einstein lui-même juif,  écrivit cette lettre le lendemain pour demander "à ne pas être associé à ces criminels" :

einstein-copie-2.jpg

Lire un témoignage (en anglais)

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 09:01

Comment les USA ont préparé la « Révolution Twitter » en Moldavie
Simon de Beer
Il y a tout juste quatre ans, des milliers de jeunes Moldaves étaient dans la rue pour contester la victoire des Communistes aux élections. Ces protestations furent présentées comme un nouvel épisode des « révolutions colorées » qui, depuis une dizaine d'années, balayaient en Europe de l'Est une série de régimes jugés « non démocratiques ». Des révolutions dont le terrain avait à chaque fois été préparé par les Etats-Unis en coulisses, et qui n'avaient en fait rien de spontané. Une situation à laquelle n'échappe pas la Moldavie, pays situé aux confins de l'Europe et de la Russie.
Lire la suite...
Voir aussi : Une jeunesse « alternative » made in USA.

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 08:58
J'ai reçu hier soir un appel d'un individu s'identifiant comme étant au service de TÉLÉCOM qui effectuait un essai sur les lignes téléphoniques.
Il mentionne que pour compléter l'essai, je dois appuyer sur le neuf (9), le zéro (0), la touche dièse (#) et puis raccrocher.
 Heureusement, j'étais méfiant et j'ai refusé.
En contactant la compagnie de téléphone, j'ai été informé qu'en appuyant sur les touches (9, 0, et #) vous autorisez entièrement l'individu à se servir de votre ligne téléphonique et vous lui permettez de faire des appels interurbains qui seront facturés à votre numéro de téléphone fixe.
J'ai également été informé que cette fraude provient de plusieurs prisons.
 Donc n'appuyez pas sur les touches 9, 0, et #, pour personne !!!
 Le
 service de sécurité GTE demande que je partage cette information avec tous ceux et celles que je connais.
Après vérification auprès de FRANCE TÉLÉCOM, ils ont confirmé que c'était vrai.
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 10:05

Avec les changements de société et la généralisation du brigandage dans les hautes sphères ministérielles, il convient de préparer les jeunes à ces nouveaux métiers, non pas du commerce, mais de la truanderie !

En effet, trop de jeunes se lancent dans la criminalité sans la moindre formation professionnelle ! Résultat : ils se retrouvent en prison, où leurs activités continuent mais leur champ d’action est limité par les murs, les surveillants, corruptibles certes, mais à condition de les repérer. Or, rien n’indique sur l’uniforme du surveillant, qu’il est sensible aux dollars, au viol collectif, et, de toute façon, ce sera du « petit travail » car les gens d’en bas ignorent souvent la nature de la corruption dont ils sont responsables et victimes en même temps !

 C’est pourquoi un vaste plan de réforme de l’enseignement, axé sur le « socle » solide du grand banditisme masqué est devenu nécessaire. Je propose la création des séries suivantes :

1/ Une filière « vol simple », sans violence, destinée aux petites natures ou aux handicapés. Il s’agira simplement de trafiquer les comptes en Suisse, ou même en France, et il faudra se limiter au début à des petits épargnants, qui ne peuvent se payer des gens fortunés. Le niveau d’entrée dans cette série exige tout de même une connaissance de la langue française : lecture et compréhension d’un texte simple, c’est-à-dire un bon niveau d’Enseignement supérieur. (« Lyssance ou Masseterre », me souffle un étudiant en Lettres).

2/ Série Vol avec Violences. Quand la « victime » n’est pas consentante, on ira progressivement, avec le rouleau à pâtisserie, ou avec le tisonnier s’il s’agit d’un vieil impotent. (Attention « impotent » et non pas « important » !) Le mode d’action se rencontre dans tous les faits divers quotidiens.

3/  Série Viol, Individuel ou en Réunion. On fera irruption dans un Conseil de classe et on aura l’élégance de demander d’abord les volontaires. La sodomie sera encouragée et permettra d’obtenir la prestigieuse Mention Bien au Bac !

4/  Série Crime Sexuel. C’est la plus demandée, suite aux émissions de Christophe Hondelatte, le fameux (maître) chanteur, équipé de son blouson en cuir humain. Christophe n’entre pas dans les détails libidineux, qui pourraient améliorer ses scores d’audience ! Dommage !

5/ Série crime sexuel avec consommation complète de l’acte ! Après quelques heures de formation, on sera présenté à un spécialiste, Mr. DSK, qu’on oublie un peu, ces temps-ci.

Suçage d’organes, diverses participations à des orgies collectives pour ne plus avoir l’air d’un plouc ! (Ne le répétez pas, sinon je vais être victime d’ennuis avec la presse locale communiste (si, ça existe encore, parce que j’avais anticipé l’Affaire DSK, privant ainsi la gauche de son principal représentant).

 Pour obtenir le vol à haute altitude, on exigera la présence de Mr Cahusac, mais il y a mieux : Mr Sarkozy, qui obtient à tous les coups un « non lieu », en suçant diverses variétés de moules, que je ne suis pas autorisé à dévoiler ici. (sauf la moule dite « de bout chaud »). Disons, pour simplifier, que malgré sa petite taille et ses nombreuses infirmités, Mr Sarkozy vous apprend à défier la Justice, dont il est vrai qu’elle n’est pas plus incorruptible que l’immense majorité des journalistes de la presse écrite ou parlée. Mais ne perdons pas de temps, il reste une dernière série, la voici :

6/  Abattage d’un nègre la nuit dans un pays africain. Il est particulièrement difficile de tuer avec une arme à feu, un Noir dans la nuit Noire. Pour cette raison le coupable obtient des circonstances atténuantes, car il est encore plus difficile de savoir si c’était un bon noir, ou un mauvais noir.

Avec cette nouvelle formation, le Français honnête aura le choix d’un métier, dans les plus hauts grades !

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 09:53

- C'est qu'une question d'habitude... les jeunes, c'est très surfait aussi...d'ailleurs, c'est jamais que des futurs vieux.

Il a du bon sens, M le Directeur de l'Eternel Repos. C'est une qualité si rare de nos jours. Mais quand même, les futures vieilles, pour l'instant du moins, c'est pas désagréable. Ca dynamise l'ambiance, je trouve.

 Et voilà donc toute la brigade des infirmières spécialisées, celles déjà suce-dites, celles qui sont suce-pas dites, du moins pas à ma connaissance et toutes les autres. Je vous donne quelques noms, mais je suis fatigué par cet établissement vous pouvez pas savoir ! Alors vous les aurez pas toutes, tant pis!

 Il y a donc là Marina Menotta, qui est un peu le kiné de la bande si on peut dire, et puis Mollettina, et puis Sanita, qui est toujours très propre et Langourosa qui chante si bien le soir en massant les vieux prostatiques prostrés, et Langoustina, qui est moins rompue à l'hygiène urbaine, mais qui obtient, curieusement, un gros succès rural, et aussi Pissanova, qui a inventé un nouveau type de bassin, et Pipeletta, non, c'est très honnête, elle cause elle cause c'est tout ce qu'elle sait faire, la confondez pas avec Pipepina, elle c'est bien ce que vous pensez, ah c'est pas facile tous ces noms en "a", mais les pensionnaires s'y retrouvent tout de suite, en fonction des besoins du moment.

 D'ailleurs la cloche sonne, ça tombe bien, ça arrête l'énumération.

 Deuxième sonnerie: entrée des invités, mâles et femelles. Les femelles sont plus calmes, c'est pour ça qu'elles vivent plus longtemps. Elles abusent pas. C'est l'avantage de l'ovaire sur le testicule, c'est interne, protégé, très vivant durant la période jeune, très peu actif ensuite. Alors que le testicule est dehors, il voit tout ce qui se passe, les jeunes bac+8, ça l'énerve, il a tort, ça le fatigue, résultat statistique, il est à plat bien avant. Dégonflé. Foutu.

 Je sais que ce passage, contrairement aux autres, n'est pas de très bon goût. C'est un passage anatomique et physiologique. Si c'est du mauvais goût, il faut vous en prendre au responsable, celui qui a conçu les modèles mâle et femelle. Seulement celui-là, il est pas facile à rencontrer.

 Et pour les rendez-vous, il y a une sacrée file d'attente !

Mais l'entrée des belles jeunes filles fraîches et dépourvues de sous vêtements s'accompagne d'un premier arrivage de vieux, qui entrent déguisés dans des vieux habits d'antan, c'est une idée de l'intendant, car il y a quand même deux ou trois mecs parmi le personnel. Eux aussi ont des pseudos mais c'est le nom + le prénom: Maurice Chevalier, Dranem, Georgius, Président Félix Faure, Arnesse Ladoumègue, Marcel Cerdan, Louis XV, Marcel Sembat, Maréchal Pétain, Soldat Inconnu etc... L'Intendant c'est Clémenceau. Les vieux, il a su les mener à la victoire en 14 et en chantant, alors on le respecte, les vieilles se prosternent, l'appellent familièrement Père la Victoire. Le soir, quand il a fini le boulot il se démaquille, retourne à la vie civile, le père La Victoire, c'est un pédé qui fait les beaux soirs des laboureurs homosexuels du canton d'Argouillat-la-Grande-Rigole, en Basse Marche. Alors dans les travestis, il fait merveille.

 Et voici donc une première fournée de nobles représentants du quatrième âge, vêtus de pourpoints et de hauts de chausses, de braies, une courte pointe sur le dos pour certains, un hennin sur la cafetière pour certaines, une cotte de maille avec un heaume et un haubert pour les plus solides... ah! c'est un beau défilé folklorique!

On applaudit ? On applaudit !

Tous ces braves gents et gentes dames prennent place, c'est-à-dire que les infirmières bac+ 8 les calent bien une fois pour toutes sur leurs chaises, leur attachent leur bavoir, et leur rabattent un boulier devant le nez en attendant les friandises.

 Seulement, une fois tout ce petit monde vissé à sa chaise, on s'aperçoit qu'il en manque plusieurs, des chaises, exactement huit, et c'est pas les places symboliques des kidnappés. Huit, ça c'est bizarre !!!

Eh ben non c'est pas bizarre, c'est le clou de la soirée, les huit ! Ce sont en effet les participants à la grande course de voiturettes organisées entre les arbustes au noms latins ! Ah ça c'est inattendu !!!

 Et pourtant écoutez le vrombissement des machines... mieux que ça... vous les entendez ?... mais si, le rugissement de la Mac Laren du Père Gaston, six cylindres en lignes, la Williams Renault du Père Fernand, la Bennetton-Ford du vieux père Alphonse, dit Fonfonce... premier aux essais, ce matin... écoutez ils approchent... ils entrent dans le couloir, le bruit s'amplifie, les spectateurs poussent des hurlements, les voilà !... les voilà !!!.... dernier virage... attention c'est Fonfonce, le sclérosé en plaques qui négocie un virage superbe et franchit la ligne devant la table, à plus de 23 km/h... à 1 seconde 3/100ème la Bennetton-Ford, troisième à un tour le pè Gaston, qui a du s'arrêter sur un  incident de sonde prostatique et qui fait perdre une belle deuxième place à l'écurie Mac Laren.

 Allons maintenant c'est l'heure des réjouissances, champagne pour tous avant les hors d'oeuvre récupérés à la cantine de l'usine Michelin à Guéret ainsi que les dindes congelées qui atteignent demain la date limite, ils ont intérêt à tout finir ce soir avant minuit.

 Arnesse me dit:

- Il le savent qu'ils ont intérêt à se magner le train, sinon c'est la gastro et l'hospitalisation à Guéret et là-bas, ça rigole pas, les bistouris sont maniés par les mains les plus ravageuses de tout l'hexagone!

- C'est un régime assez dur...

- C'est pour leur bien... l'ennemi du vieillard, c'est le laisser-aller... quand t'en vois un traîner la patte sous prétexte de rhumatismes, tu peux te dire, il ira pas loin celui-là...

 Cependant, le champagne ne revient pas trop cher, j'ai vu la cuve de fabrication: un tuyau qui envoie du gaz carbonique dans un vin blanc de la communauté européenne. Sur les étiquettes des bouteilles, une faute d'orthographe.

- Brute, quand on parle du vin, ça prend pas de "e"...

- Si, en milieu gériâtreux, ça donne une impression de force, c'est psychologique, un placebo en somme...

Nous voilà donc en pleine fête. Elle bat son plein comme on dit. Raclements de fourchettes, tintements de verres cassés, craquements de dentiers, grincements d'os divers, roulements de rotules, bruits d'arthrite, gémissements de rhumatisants... sans compter les plaisanteries grasses dont je vous ferai cadeau, l'ouvrage en étant suffisamment pourvu, je crois, par ailleurs.

 Par contre, il est un détail qu'on ne peut passer sous silence, c'est l'absence d'Eugène.

Ah ben non, le voilà !

Putain qu'il est beau l'Eugène, j'en viens à dire des gros mots ! Costume colonial éclatant de blancheur, chemisette Lacoste, cigare gros comme une b... (branche de palétuvier) et en plus il extrait un feuillet de sa poche, et il frappe de sa badine trois fois sur la table et le silence se fait et voici l'allocution d'Eugène:

 

Chers vieux débris, chères vieilles peaux,

(un murmure d'admiration parcourt l'assistance)

Nous voilà tous réunis encore une fois pour fêter la victoire sur les boches, la république, l'onze novembre avant la date pour ceux qui tiendront pas jusque là, la Sainte Catherine, la Saint Médard, la Saint trou du cul, l'anniversaire à la grande Gertrude, que tout le monde ici présent y se l'est faite dans la meule de foin, et puis la révolution aussi et les rois, l'épiphanie, la pentecôte et l'ascension en même temps.

 Moi le coloniau, je peux vous dire une chose avant que je ne sommes amenés à trinquer nos verres à la santé de la vieillarderie, c'est que j'ai une pensée émue pour moi-même et pis aussi cré nom pour ceux jolies salopes qu'a s'baignons sans appareil dans les lagons et dans les lacunes de corail, des choses que vous avez point vutes, hélas, à Margouillat !

 Mais surtout, moi le Coloniau, j'ai une pensée encore plus émute pour tous ceux d'entremis nous qui disparaissions coume par enchantement dépis queuque temps, qu'on les dirait z'emportés par un cyclone coume à la Martinique où y a de si beaux harnais.

 Jé l'dis sans enjambements, y a queuque chouse de pas clair, je seus pas content de la France métropolitaine. Il en disparaît trop des vieux, cré nom. Un par ci un par là, je veux ben. Mais pas neuf ....

 Ce discours, je dois dire, produit un très gros effet en ce qu'il permet de mieux cerner les réactions des personnes présentes. Certains s'en foutent, ils avalent à grandes goulées les serviettes en papier et la nourriture pêle-mêle. C'est des cochons, laissons-les, on fréquente pas les porcs.

Mais d'autres, plus sensibles, sont vivement intéressés :

- Aspliquez-vous, coloniau...

- Coloniau, ça c'est causé...

- Coloniau, on est prêt à vous suivre... le temps d'aller quéri nos cannes...

Voilà des réactions intelligentes, dignes. Nos vieux prennent conscience de la gravité des faits. Nos jeunes bac+ 8 demeurent impénétrables, ce qui est tout de même assez nouveau.

 Toutefois, un esprit exercé, rompu aux enquêtes difficiles, comme le mien, a vite fait de remarquer un tout petit élément qui n'a l'air de rien et qui pourtant constitue une piste très sérieuse : Nichonina vient d'enlever à la dérobée les deux dossards marqués 10 et 11 de sur les cottes de maille de l'Alfred Bourin et de la Grande Georgette.

 Or, 10 et 11, c'est les deux chiffres qui suivent le 9 ! Et vous, est-ce que vous m'suivez?

Ca me paraît clair, non ? En tout cas, c'est pas discutable.

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