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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 09:01

Joyeux Anniversaire Jann Halexander' - jeudi 13 septembre - Paris

CONCERT JANN HALEXANDER

JEUDI 13 SEPTEMBRE 2012

...Ah atteindre 30 ans...paraît-il, l'âge des remises en cause, des angoisses, du doute abyssal face à la totale incertitude...Ah 30 ans...mais le chanteur Jann Halexander a t-il attendu d'avoir 30 ans pour : se remettre en cause, avoir des angoisses, être habité par le doute abyssal ? Que nenni...Sieur Halexander, chanteur, pianiste, comédien, angoissé, désinvolte nous invite à fêter son anniversaire avec lui en chansons s'il vous plaît, et dans l'amour et aussi dans l'humour...nous vous attendons nombreux, nombreuses à son centième concert, en présence des choristes Ouman Dee et Miss Decky, du Duo Chokola, au Magique, l'un des plus anciens cabarets de Chanson Française de Paris!

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 08:53

 

Paru le 18 juillet 2012 au Journal Officiel :

L'Institut a pour objet de promouvoir en France les divers aspects de la culture et de la création artistique de Palestine, et des palestiniens de la diaspora, et de favoriser les échanges culturels entre la Palestine et la France : en organisant ou en coordonnant des évènements culturels, tels la production et la diffusion de spectacles vivants (concerts, représentations théâtrales, conférences/formations, ou toute autre action culturelle) ; en créant des contacts et des conditions permettant de faciliter l'intégration d'artistes, et en particulier de jeunes talents de Palestine dans le processus d'échanges et de production culturels, en France et à l'échelle internationale ; en soutenant des initiatives qui favorise le dialogue interculturel fondé sur des principes de respect entre cultures, d'équité et de solidarité internationale ; toute autre activité relative à l'objet précisé ci-dessus.

Siège social :

18, rue du Général Malleterre

75016 Paris.

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 08:50

Chers ami(e)s de la forêt tropicale,

Dans les forêts tropicales de l'état de Sabah en Malaisie vivent des espèces rares comme l'éléphant pygmée, le rhinocéros de Sumatra et l'orang-outan. Mais la nature est en danger.

Le gouverneur Musa Aman et son clan s'y enrichissent systématiquement de la destruction des forêts tropicales. La banque suisse UBS, en étant peu regardante sur la provenance des fonds de ses clients, a participé de façon passive au blanchiment de leur argent acquis illégalement. Non contente de ne pas assumer sa responsabilité dans la lutte contre le blanchiment d'argent, la banque reste silencieuse et entrave l'enquête des autorités suisses. 

Demandons aux dirigeants d'UBS de coopérer avec les autorités et de bannir de leur clientèle les membres corrompus de la mafia du bois tropical :

PÉTITION  

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 08:48

De nombreuses associations de protection animale connaissent de grandes difficultés actuellement.
Beaucoup ont du mal à joindre les deux bouts. Beaucoup ne savent plus quoi faire car si elles ne réussissent pas à trouver les fonds nécessaires, l'avenir de leurs animaux sera en jeu.
Alors que de nombreuses subventions sont accordées aux autres associations (ce qui est bien pour elles), les associations de protection animale sont totalement délaissées par l'Etat. Pas ou très peu aidées, nos chères associations de protection animale ne pourront plus s'en sortir très longtemps si l'Etat ne les aide pas !
Pourtant, elles rendent un service important à la collectivité ! Sans elles, qui assumerait le travail que l'Etat ne veut plus faire ???
Sans elles, qui accueilleraient chaque été les 100 000 animaux abandonnés ?

Lire la suite et signer la pétition

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 08:45

 

Les dessins de Burki du mois d’août 2012 :

http://chansonrebelle.com/dessins-de-burki/burki-aout-2012.html

Un petit bêtiser qui vaut son pesant de cacahuètes :

http://chansonrebelle.com/betiser/quans-la-foi-rend-aveugle.html

Un voyage mouvementé dans l'antiquité au travers de l'histoire d'un personnage centrale Basiléos, avec ses aventures dans différents pays et sous diverses conditions :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/robert-blondel-les-cendres-de-persepolis.html

Une réactualisation de la page Jean-Pierre Huser, avec une super chanson sur Mai 68 «Pavés Cristal»:

http://chansonrebelle.com/les-chanteurs/huser-jean-pierre.html

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:41

Ca y est, ils rentrent, on se demande d’ailleurs à quel endroit exact ils passaient leurs vacances…Et c’est toutes les semaines comme ça ! Et ça n’étonne pas grand monde…depuis toujours ? Non ! S’ils avaient été aussi mous entre 1939 et 1945, et aussi lâchement obéissants, on serait tous nazis avec une croix gammée dans le cul et du poil autour.

 Vérifiez bien, quand vous marchez, celui qui vous précède. A chaque fois ou presque, c’est un nazi en puissance, la croix en moins…Mais patience attendez, ça vient !

 En effet, les hommes politiques sont désormais uniquement des profiteurs du système. Ils n’ont pas envie de prendre des décisions, qui leur feraient perdre leur sinécure, mais le voudraient-ils qu’ils ne le pourraient pas. Le peuple, alors, croit à ceux qui sont l’image de leurs représentants. L’image seulement et c’est une illusion, un leurre. La propagande et l’enseignement de l’ignorance, systématisé par la réduction des programmes scolaires, par leur adaptation sans cesse grandissante au marché, ou, si vous préférez à la marchandise, ont contribué largement à faire des jeunes des instruments dociles. A moins d’être des enfants du sérail, il n’est guère possible à un français de la classe moyenne d’accéder à la connaissance. Car le fameux Temps libre est celui de la consommation des marchandises. L’être humain ordinaire est sans cesse incité à la dépense, à l’engraissement monstrueux des banques. C’est le seul but de ces sociétés carnivores. Ce n’est pas du Temps libre, c’est du temps d’Esclavage.

 On finit par ne plus croire à la différence entre une droite et une gauche. L’un des derniers en date des « hommes de gauche » fut un petit ouvrier pâtissier qui rassembla sous son nom et son idéal communiste, 22 % des voix. C’était dans l’immédiat après soixante huit : il s’appelait Jacques Duclos. On n’a pas besoin d’adhérer au Parti communiste pour regretter des gens de cette trempe, qui sont prêts à des séjours en prison pour leur idéal (Duclos avait été condamné à 47 ans de prison, quel cumulard ! Gracié par Daladier).

Il n’accepta jamais d’être déguisé par les maquilleuses de service pour chaque émission de télévision. Pas de conseillers en communication, des menaces de partout, y compris de ses amis politiques, injuste avec Guingouin par exemple, et poursuivi dans une affaire d’espionnage montée de toutes pièces.

 Avec un pedigree comme le sien, on faisait près du quart de l’ensemble des électeurs. Et pourtant il ne mesurait qu’un mètre quarante neuf, ce qui ne l’avait pas empêché d’être mobilisé en 1914, d’être blessé et réparé sur place avant d’être renvoyé au Chemin des Dames.

 Or, ces militants d’un parti politique étaient issus du peuple, des paysans, des artisans, des petits commerçants. Evidemment, ils n’étaient pas parfaits, et ils pouvaient aussi tricher, voler, braconner. Mais c’étaient ce qu’on nommait d’une expression plaisante, des « voleurs de poules ». Aujourd’hui les voleurs de poules se sont mués en de monstrueuses maffias, prêtes à tous les actes du grand banditisme, comme, par exemple, piller des régions entières, des groupes sociaux, jusqu’à l’épuisement complet de leurs ressources. Quand une usine ferme, combien de morts parmi les victimes des « plans sociaux » ?

 Pendant ce temps sur les écrans, on nous passe, avec un petit frisson des histoires de « criminels en séries ». Ce ne sont même plus des « fauteurs de guerre », ce sont les représentants de la haute finance qui ont fermé les usines d’Aulnay sous Bois !

 Il y a trente ans, les militants d’Action Directe, par exemple, exécutaient ces gredins, hautement nuisibles aux travailleurs, qu’on appelait les « petites gens », voire les « braves gens ».

 Evidemment, exécuter des ministres ou des banquiers, des hauts responsables économiques, ça s’appellerait du terrorisme. Mais je m’empresse de dire qu’on pourrait d’abord les capturer comme on capture les animaux nuisibles. On les anesthésierait puis on leur injecterait un poison mortel, il paraît que le curare fait merveille dans ces situations là. Ne soyons pas exigeants sur la nature du produit ! Il ne s’agit pas de les faire souffrir. Et puis on demanderait son avis à Brigitte Bardot, on n’est pas des sadiques ! Avant on pourrait leur donner le choix : vous travaillez pour le même salaire qu’un Français moyen. Mais cela suppose que tous les éléments pourris de la haute administration, de la justice, de la police soient mis hors d’état de nuire.

 Et j’y pense soudainement ! On pourrait rentabiliser enfin ces crapules. Il suffirait de les disposer dans un cimetière paysager, dont l’entretien serait confié à des vrais travailleurs utiles : des ingénieurs paysagers, des architectes spécialisés et de simples jardiniers. Je vois d’ici des visites guidées : Allée des Sénateurs, Rond Point des Chefs d’Etat, avec des Médiathèques consacrées à l’œuvre de tous ces assassins.

 On ne parlerait plus des « pauvres cons », sauf dans l’appellation de ces nécropoles d’un nouveau genre : « Vie et morts des grands tueurs du peuple ».

 Un beau titre, clair et très parlant, qui serait intégré aux guides touristiques. Je vois déjà les foules se presser aux entrées de ces Champs Elyséens : et la « plus belle avenue du monde » verrait affluer les visiteurs, désireux de connaître enfin l’histoire de France, qu’on n’enseigne plus.

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:36

 

Triste fin des Anciens combattants  (11 novembre 1967)

 Les Anciens Combattants, cette fois, ils étaient vexés, ils disaient que la guerre, c’était plus ce que c’était, elle était devenue trop facile, que ça valait pas les tranchées avec les baïonnettes. Les Nouveaux tenaient leur revanche !

 On se foutait de la gueule des Anciens. On les appelait « grand père », on les asseyait, de force, dans un fauteuil. Parfois on les attachait, parce que sinon, ils tombent.

 Ca fait mauvais effet devant les voisins. Déjà qu’ils se chient dessus. Enfin, dessous !

 Les Anciens Combattants passaient le reste de leur vie à ronchonner.

 Fallait pourtant qu’ils se reposent, ils n’étaient plus dans le coup.

 Ils ne servaient plus à rien !

 Plusieurs se sont coupé la moustache. Ils rasaient les murs quand ils allaient toucher la retraite du combattant. Ah ! ils n’étaient pas fiers ! Peu à peu ils se sont voûtés.

 Renfrognés.

 Après ils se sont dispersés dans les jardins. Pour semer des salades et planter des poireaux.

 Honteux. Ils nous foutaient la paix. Et il y avait du grillage autour des jardins, comme ça, ils pouvaient pas s’évader. D’ailleurs ils n’étaient pas en bon état.

 Ils ont commencé à boitiller ver 1950. Plusieurs sont morts, ils disaient qu’ils avaient été gazés, eux…

Mais on ne les écoutait pas.

On utilisait le gaz pour la cuisine depuis plusieurs années.

 Ca s’appelait Butagaz ou Primagaz ! Les Anciens Combattants disaient : « de l’Ypérite ».

J’ai jamais vu de bouteilles d’Ypéritagaz en vente libre !

 Les Anciens combattants, c’étaient des menteurs !

 Cette année-là, en 1946, on a dû se rabattre sur les crimes. Je veux dire les « crimes atroces ». Pas les petits crimes minables avec un seul cadavre allongé dans la cuisine. Pas les crimes qui font rigoler. Non les crimes atroces, je viens de vous le dire !

A côté de la hache qui lui a fendu le crâne, il faut voir le cadavre…

  Non, je vous répète, les crimes mystérieux, les crimes nocturnes, les crimes qui durent, dont on faisait semblant de ne pas connaître les auteurs. C’était encore des jeux, c’était encore la fête puisque le sang coulait, et puis se caillait au petit matin…

S’agissait d’entretenir l’ambiance. Des crimes policiers, quoi !

 Parce que si on connaît la fin de l’histoire tout de suite, c’est moins rigolo. Il faut que ça occupe, le temps de reconstruire les maisons, d’approvisionner les commerçants. Comme ça on pense à autre chose.

  Fallait un genre de roman qui durait des mois, des années.

On manquait encore de papier, alors, ce qui comptait c’est la transmission orale, et à voix basse. Sur les journaux, des épisodes très brefs.

 On vivait encore une époque silencieuse, sournoise, on se regardait de travers, mais c’était trop tard pour dénoncer les voisins.

 A qui on aurait dénoncé d’abord? Et qui ? Et pourquoi ? Et puis ça rapportait plus rien…

Les Boches manquaient, les Boches nous manquaient. Il restait deux trois prisonniers dans le bourg. On aurait pu en profiter pour les tabasser.

A coups de fourches par exemple.

En tuer au moins un ! On ne l’a pas fait. Ca se serait appelé un crime. On aurait eu des histoires !

  Il y a même des femmes qui ont couché avec les prisonniers boches.

 Pas beaucoup, mais une ou deux. Il y a peut-être eu des fils de Boches, fabriqués sur place ?

 Par le fait ils étaient français.

On ne les a pas tondues.

 On n’a même pas étranglé les nouveaux-nés.

 On n’avait plus la foi.

Les Anciens combattants glissaient de leur lit les uns après les autres.

Désespérés.

Ils se fracturaient le col du fémur, le plus souvent, et ils en mouraient.

 Pour les femmes qui avaient couché avec des prisonniers boches, c’était entré dans les habitudes.

Et puis, on en avait marre de la tonte, et d’ailleurs, on n’avait plus de moutons en 1946.

Les tondeuses étaient rouillées, elles grinçaient.

Ca agaçait les dents, comme des raisins verts.

  La tondeuse, c’était devenu moins marrant.

 Très vite, ça n’intéressa plus personne.

 D’ailleurs on n’a plus jamais tondu les femmes.

 Les seules tondues que j’ai revues, c’est bien plus tard, vers 1975-80.

Elles se tondaient elles-mêmes et ça n’avait plus de rapport avec les Boches.

 La plus connue, elle s’appelait Brigitte Fontaine, mais ça n’a rien à voir.

 Si elle a couché avec des Boches, c’étaient des Allemands, et c’était autorisé, maintenant !

 

 En 1946-1947, les blés ont gelé 

 Au cours de l’hiver 46-47, les blés ont gelé.

 Je répète : au cours de l’hiver 46-47, les blés ont gelé !

 

(1) Version traditionnelle (avec poésies) :

 Alors les paysans ont levé les bras au ciel en faisant des prières excessives :

Ah ! Nom de dieu de Bordel à cul y a plus de Bon dieu !

 Ils étaient là à la lisière des champs, un peu ridicules.

J’ai pensé qu’ils n’avaient peut-être pas choisi les bonnes prières pour ressusciter les blés! Ils arrachaient un pied de blé misérablement jauni par la gelée.

Ou plutôt par Dieu lui-même.

Ils l’observaient longuement et parfois ils crachaient dessus. Par le fait, ils crachaient sur Dieu, par procuration.

Ils auraient dû se montrer plus modérés, plus humbles. Je me suis dit : les pauvres sont sûrement plus bêtes, sinon ils auraient tué les riches, pour prendre leur place.

Je ne savais pas que je citais Montaigne, c’est normal, je n’en avais jamais entendu parler !

Ils auraient tué tous les riches et ils se seraient prélassés près des femmes qui étaient demeurées chaudes malgré les grands froids.

 Elles avaient un poêle à l’intérieur, les femmes. C’est ce que je me disais.

Un Mirus, comme chez nous dans la salle à manger où l’on ne mange jamais.

Certaines femmes ne gèlent pas complètement.

Enfin c’est une idée comme ça. Peut-être qu’ils avaient leurs raisons, après tout, avec ces prières !

Evidemment les plus petits parmi les paysans, ceux qui mesuraient 5 à 10 hectares, agitaient des moignons ridicules, qui ne risquaient pas d’atteindre le Seigneur. Ils auraient mieux fait de se planquer, ça faisait une très mauvaise impression au Créateur.

Il disait, le Créateur, que c’était pas possible qu’il ait fabriqué des hommes aussi petits.

 Il voulait pas reconnaître qu’il s’était planté dans les dosages.

Il était de mauvaise foi…

Or Dieu ne se trompe jamais.

Il avait honte, le Créateur !

Heureusement, à gémir ainsi à la corne de leurs misérables champs, beaucoup sont morts, abattus sur place par le grand vent du nord, qui les a emportés on ne sait où, faut demander aux poètes, ils ont l’air de savoir comment ça se joue, cette comédie-là.

 Ils répètent souvent que les souvenirs s’en vont avec le vent…exemple :

« Que sont mes amis devenus

Je crois le vent les a ôtés 

Et il ventait devant ma porte

Les emporta… »

(Rude Bœuf, c’est son vrai nom, ah vous allez vous instruire !)

 Ce dont je me souviens surtout c’est que certains petits paysans sont devenus cinglés.

Ils se sont mis à lancer leurs chapeaux en l’air, et d’autres s’étaient trompés de saison, alors ils balançaient des chapeaux de paille. Aussi sec, des gars aux gros mollets poilus ont sorti des calibres 12 de leurs sabots galoches et se sont mis à tirer dans les chapeaux.

Je n’insiste pas sur le caractère grotesque de cette scène, surtout qu’elle peut s’expliquer, après tout.

 Surtout chez les plus petits, que les gros n’avaient pas encore mangés.

Il y en avait des plus gros, parmi les paysans, qui agitaient des fourches de 50 hectares, mais Dieu était beaucoup plus haut que ça. Ils avaient mal mesuré la hauteur à laquelle Dieu se promène dans la voûte céleste.

Il paraît même que ça le faisait ricaner !

Finalement, seuls les très grands paysans, ceux dont les fourches mesuraient entre 300 et 500 hectares ont réussi à survivre. Grâce à une méthode très simple : ils ont bouffé tous les petits. A la croque au sel, je me souviens très précisément. Ils n’en ont fait qu’une bouchée !

 Après ils avaient des gros ventres avec des billets de banques à l’intérieur, des bons au porteur, des actions, des obligations, des carnets de chèque à l’état brut, et un peu de monnaie pour se payer le Ricard !

 Un grand gaillard a mis fin à ces divertissements. Il a dit :

 « Ca suffit, on est pas au ball-trap ! »

On peut décrire la scène autrement. Parce que je l’ai vue aussi autrement.

 

(2) Version plus sobre et catholique romaine :

Au cours de l’hiver 1946-47, les blés ont gelé.

Mais les paysans se sont souvenus de leur catéchisme qu’ils avaient pieusement appris par coeur : les premiers seront les derniers. Les plus cons seront les moins cons, mais ils en tiendront quand même une sacrée couche !

Certains, petits ou grands, se sont sentis unis dans le même malheur.

Dieu, dans sa grande bonté, leur envoyait une épreuve, afin qu’ils pussent monter au Paradis, plus tard et dans de bonnes conditions. Sur une échelle de corde notamment.

Les paysans avaient emporté des bracelets bénis, des brassards miraculeux, et des petites croix qui portaient bonheur. Ils entonnaient des chants distingués :

Alleluïa ! Merci Mon dieu ! Notre Père qui êtes aux cieux ! Je vous salue Marie…

Ils avaient revêtu leurs costumes de premiers communiants, et pour certains leurs costumes de mariés, et pour beaucoup, c’étaient les mêmes costumes parce qu’ils n’avaient pas grandi, à cause de la malnutrition, des tickets de rationnement et aussi parce que le mariage empêche de grandir…et puis il fallait des bons pour obtenir un costume ! La communion était rationnée ! Les hosties se vendaient sous blister, en rations de un gramme cinq.

 Alors Dieu les entendit et il dégela les blés chez les personnes méritantes.

Il dégela les rares femmes encore congelées et il passa une bonne pulvérisation de Saint Esprit au Round-Up. Alors il dit :

Broutez, car ceci est mon sang !

Alors les paysans se sont mis à brouter les femmes, car ceci était son sang.

Les petits paysans s’envolèrent au ciel et les grands arrivèrent avant eux, forcément avec des ailes de 500 hectares.

Il n’y eut pas de bousculade. L’ordre régnait, et la paix aussi dans les cœurs.

Alors le Seigneur s’adressa à ses créatures :

« Ne vous enculez pas le Vendredi Saint et tout ira bien…de toute façon j’ai préparé les Saintes Huiles de Pénétration !... »

 

(3) Il me reste une version, plus neutre, et très brève :

« Au cours de l’hiver 1946-47, les blés ont gelé. »

(Pour ces trois versions concernant le gel des blés, je me suis inspiré de Chris Marker dans « Lettres de Sibérie ». Chris Marker est un génie du film documentaire)

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:33

Les gens riches à Paris demeurent ensemble, leurs quartiers en bloc, forment une tranche de gâteau urbain... c'est le bon morceau des villes. Tout le reste n'est que peine et fumier...

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:22

A nouveau disponible :


"Marcel Lemoine ou la Guillotine à 20 ans"

de Rolland Hénault

 

aux Editions de l'Impossible - 15 euros.

Commander ici.

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:18

 

Brice Hortefeux ayant déclaré que les effectifs de police seraient en réalité, malgré les promesses de la gauche, moins importants en 2013 qu’ils ne l’étaient naguère, sous son règne de premier flic de France, le sang de Manuel Valls n’a fait qu’un tour. « Quoi ? Qu’entends-je ? Moins de policiers sur mon territoire socialo-sécurisé ? La beauté et la douceur de vivre des cités de banlieue abandonnées aux hordes barbares avec moi Place Beauvau ? Jamais ! Mauvaise foi ! Mensonge ! Calomnie ! Ma police est plus grosse que la tienne, Brice ! »

Une société malade se reconnaissant, entre autres, au nombre d’interdits, de lois liberticides et de déploiement policier que ses tares suscitent, ce qui devrait logiquement paraître inquiétant devient de plus en plus ouvertement, au contraire, critère de bonne gouvernance. Et c’est donc à qui présentera dans ce domaine le bilan le plus « glorieux » : le nombre d’interpellations, de gardes à vues, d’incarcérations, de policiers supplémentaires, devra d’autant plus être mis en avant, avec fierté, qu’il sera supérieur à celui de ses adversaires politiques, même s’il indique avec plus de certitude que la société part à vau-l’eau.

D’où le combat de coqs entre deux fervents partisans de la répression policière tous azimuts, chacun bien décidé à montrer à l’autre qu’il a la plus grosse. Dans une cour de récréation, entre pré-ados, on peut trouver cela amusant, car de leur âge. Entre ces deux enfliqués décomplexés, c’est plutôt alarmant.

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