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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 08:19

Chers ami(e)s de la forêt tropicale,

La réserve de gibier de Selous en Tanzanie est inscrite à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1982. Plus grande réserve animalière d'Afrique, elle est l'habitat naturel d'éléphants, rhinocéros noirs, guépards, girafes, crocodiles ou de lycaons, ces chiens sauvages africains, une espèce en voie d'extinction. 
Mais l'UNESCO vient d'approuver la modification des frontières de Selous, une décision qui va permettre l'extraction d'uranium dans cette réserve à la biodiversité unique. L'UNESCO réagit aux protestations, comme nous le montrent des actions passées de Sauvons la forêt. 
Joignez-vous aux protestations mondiales contre la décision fatale de l'UNESCO en signant notre pétition : 

PÉTITION  
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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 08:16

 

 

Alors qu’Hiroshima et Nagasaki commémorent cette semaine le 67ème anniversaire des bombardements atomiques, le message des survivants de cette tragédie n’a pas changé : « Plus jamais ça ! ». Un mot d’ordre repris par les maires membres du réseau Maires pour la Paix.

Le recueillement est toujours aussi fort au Japon pour ne pas oublier les 200 000 personnes qui périrent les 6et 9 août 1945 après le largage de deux bombes atomiques. Cet évènement tragique est à la base de la création du réseau international Maires pour la Paix en 1982. En 30 ans, celui‐ci est passé de quelques villes membres, autour d’Hiroshima et de Nagasaki et de leurs villes jumelles, à 5 312 collectivités aujourd’hui dans153 pays. Un mot d’ordre universel : vivre dans un monde où plus aucun Hiroshima et Nagasaki ne pourra avoir lieu.

Ne pas répéter les erreurs de l’histoire

Comme l’a rappelé le maire d’Hiroshima et président de Maires pour la Paix, M. Kazumi Matsui, lors de la déclaration de Paix du 6 août, il est essentiel de transmettre la mémoire des survivants et de travailler à réaliser leur voeu le plus cher, celui d’un monde sans armes nucléaires. Ainsi dans le monde entier les initiatives se multiplient au sein des collectivités territoriales membres de Maires pour la Paix pour sensibiliser à l’histoire d’Hiroshima et de Nagasaki, avec une forte mobilisation en Belgique, Italie et Royaume‐Uni.

En France

L’AFCDRP‐Maires pour la Paix France organisera en septembre une série de conférences autour du témoignage de Mme Kyoko Hama, une survivante du bombardement d’Hiroshima. Elle interviendra dans les villes d’Angers (49), Vaulx‐en‐Velin (69) et Carrières‐sous‐Poissy (78). Des expositions seront aussi organisées notamment à Dijon (21) lors du colloque « Paix et Constitutions » les 20 et 21 septembre prochain, présidé par Frederico Mayor, en présence d’éminents juristes venus d’une vingtaine de pays.

Nous nous tenons à votre disposition pour répondre à vos demandes et questions.

‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐

L’AFCDRP–Maires pour la Paix France a été créée en 1997 par et pour les collectivités locales. En 2012, nous comptons plus d’une centaine de membres dont : Aubagne, Arradon, Bègles, Carrières‐sous‐Poissy, Châlette‐sur‐Loing, Cordes‐sur‐Ciel, Dijon, La Rochelle, Maillé, Malakoff, Nanterre, Oradour‐sur‐Glane, Saint‐Denis, Sanary‐sur‐Mer, Tours, Vitry‐sur‐Seine...

L’AFCDRP est l'antenne française du réseau international Maires pour la Paix (Mayors for Peace), créé en 1982 et qui regroupe maintenant plus de 5 300 villes et collectivités dans 153 pays et régions.

Contact presse : Alexia Berny ‐ secretariat@afcdrp.com

Site : www.afcdrp.com ‐‐‐ Blog : http://afcdrp.blogspot.fr/

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 08:38

Nous apprenons que le Préfet de l’Indre, Mr Xavier Péneau, chargé de faire régner la loi et la morale républicaines dans le département 36, vient d’être nommé pour « une destination inconnue. » Une promotion pour ce criminel de l’escroquerie, de droite en plus ? Non, on redoutait seulement que ce délinquant ne cherche à monter dans la hiérarchie en accédant au grade de criminel de sang, ou, à tout le moins, de commanditaire. Sans atteindre l’ampleur des hommes du SAC, dont le caïd, Charles Pasqua, est toujours en liberté, il pourrait se hisser au grade de troisième couteau comme un simple assassin de l’emploi, voire un « droit commun » comme dans la si peu connue « Tuerie d’Auriol ».

 Nous proposons, afin d’éviter les mauvaises fréquentations, que Mr Péneau obtienne la gestion de la Terre Adélie ou de l’île de Pâques.

 Il est remplacé par un vrai républicain de gauche tout neuf, qui n’a encore guère servi à grand-chose. En tout cas, il faudra attendre pour connaître son pedigree ! Il s’appelle Jérôme Gutton et son casier judiciaire est mince, pour ne pas dire inexistant. Il ne semble pas cependant que ce soit une lumière, comme son prédécesseur puisque, né en 1960, il est encore inconnu des services de police !

Il est vrai qu’à Dunkerque, d’où il vient, on n’a pas intérêt à briller pour éclairer  la situation économique : les pauvres se tiennent tranquilles. Nous aimerions le rassurer tout de suite. Il sera accueilli ici, à Châteauroux, par une population paisible, qui l’invitera dans les salons huppés de la ville. Il ne se mêlera pas des petites magouilles qui sont dérisoires comparées à l’action des gangsters de haut niveau. Une petite tricherie par ci une petite tricherie par là, ça ne va pas loin.

Qu’il s’attende à inaugurer des clapiers industriels, des élevages de médiocres cons en batterie, et qu’il s’habitue aux amours de nécropole avec la demi mondaine la plus courte de l’hexagone : George Sand. Ensuite il disposera d’un secrétaire pour rédiger les lettres émouvantes destinées aux jeunes qui obtiennent le baccalauréat avec une moyenne de 21,7 sur 20. Il ne négligera pas les déclarations réconfortantes aux licenciés de la plupart des entreprises indriennes, avant la solution finale de l’industrialisation de Châteauroux.

 Il va sans dire que les Castelroussins l’inviteront à toutes les partouzes et autres divertissements culturels de la vie locale, à condition qu’en compensation il invite les habitants de Châteauroux (que l’on appelle aussi les Castelrudolphiens, car ce ne sont pas des cons, loin de là !) à des « parties fines », appellation lancée par Mr DSK.

 Mr Gutton devra veiller au développement harmonieux de la partie céréalière du département. En effet, les propriétaires ont pris l’habitude de se manger les uns les autres. Il veillera à ce que tout se passe dans l’hygiène et dans la dignité. Il pourra se fixer pour objectif une surface minimale de 1000 hectares par célibataire paysan. Ceux dont l’épouse exerce la profession de demi-mondaine, voire de mondaine entière seront imposés au prorata de l’activité sexuelle de l’épouse, légitime ou non.

 Ces règles sont simples et permettent un assainissement de la pauvreté, laquelle produit toujours une mauvaise impression auprès du touriste potentiel.

 Il n’oubliera pas qu’en principe, et bien que la parité n’existe pas vraiment dans les codes préfectoraux, le nombre de femmes misérables devra rester égal au nombre d’hommes de même condition.

 Certains penseurs locaux ont suggéré qu’au nom de cette même parité on refasse une guerre de 14-18 avec des poilues, uniquement. Indépendamment de l’aspect esthétique inattendu, il n’est pas certain que les féministes acceptent d’être trucidées, découpées en morceaux plus ou moins égaux, empoisonnées à l’ypérite, au nom de l’égalité homme femme. Qu’il abandonne donc cette initiative qui lui sera forcément proposée dès son arrivée.

 A Châteauroux, où les gens vivaient dans la crainte de voir passer Mr Xavier Péneau à l’étape supérieure de sa carrière on est soulagé ! En effet, le préfet ne sera pas un tueur en série, ce que les vieilles gens redoutaient dans les établissements où elles sont incarcérées !

Enfin donc une bonne nouvelle, qui s’ajoute à la disparition de Mme Boutin, native d’une localité voisine productrice de fromages de chèvres, souvent avariés au départ.

Merci de votre attention.

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 08:33

Par-dessus les moulins  (Mars 1942)

 Ma grand-mère portait un bonnet, comme toutes les femmes bien élevées. Elle ne l’avait pas jeté par-dessus les moulins. J’avais entendu cette phrase, une fois, dans une conversation et c’était un signe de mauvaise moralité.

Si je me souviens bien.

 On n’avait pas de moulins, par mesure de précaution. Je le dis ça maintenant parce que je ne savais pas mettre d’ordre dans ma vie.

 Elle était encore  trop courte, ma vie, pour avoir un sens. Un moulin, c’était un moulin à café, pour moi. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi c’est mal de jeter son bonnet par-dessus un moulin à café.

 D’autant plus qu’il n’y avait pas de café, mais de l’orge qu’on faisait griller dans le four à pain. On avait rallumé le four à pain, avec des fagots, puis on attendait qu’ils soient brûlés. Ca nous avait bien amusés. Et puis les fagots s’étaient éteints, on avait enlevé les cendres. C’était le four qui chauffait, pas les flammes. On trouvait ça bizarre.

 C’était presque aussi un miracle.

 Les miracles me rappelaient la Mort.

 Les miracles étaient mauvais.

 Finalement, je ne sais pas si on l’a enterrée avec son bonnet, ma grand-mère.

Et ça m’a tracassé longtemps, parce que le bonnet, pour moi, il faisait partie de ma grand-mère.

J’avais déjà près de trois ans et j’améliorais ma connaissance de la vie.

 Petit à petit.

 Je sentais bien que c’était une énorme vacherie qu’on m’avait faite.

 Mais trop tard, c’était fait, maintenant ! Oui, c’était trop tard…il aurait fallu ne pas naître du tout…

 « Le plus grand bonheur est de ne pas naître. Une fois né, c’est de rentrer dans le néant le plus vite possible. »

 Cette remarque est de Sophocle, un vieux, pas de ceux qu’on voit affalés sur les bancs dans les villages, vers 1945. On les dépose là pendant que les femmes préparent le rata, ou qu’elles font le ménage, pour qu’ils les gênent pas, vu qu’ils vont à des vitesses trop lentes. Ils sont quasiment en stationnement bilatéral. Sophocle, il est connu que dans les livres, il est encore bien plus vieux que ma grand-mère. Ils n’ont pas pu se rencontrer.

 Sophocle, il vivait au 5ème siècle avant Jésus-Christ, pas dans la région.  Je ne l’ai découvert que très tard, vers 65 ans.

Sophocle écrivait des tragédies. C’est quoi, une tragédie ? C’est de naître et puis de mourir après, parce qu’on est bien obligés.

Comme quoi les Anciens n’étaient pas aussi bêtes qu’on le dit aujourd’hui ! Ils ne savaient pas se servir d’un ordinateur, comme les jeunes de maintenant.

 Ils ne connaissaient ni m.d.r ni lol.

 Ils n’étaient pas évolués.

 Mais ça ne les handicapait pas du tout, puisque les ordinateurs n’existaient pas. Du moins à la ferme. Quand une chose n’existe pas, on ne peut pas en avoir envie.

Entre 1940 et 1950, il y avait très peu de choses à vendre.

 

La Bricoline et la Cuisinière

Le 2 novembre 1943, est arrivée la Marthe. J’avais donc deux ans et cinq mois.

 Elle était d’abord la Bonne, au début, ou la Bricoline.

 Au dessus d’elle, il y avait la Cuisinière. La Cuisinière lui avait ordonné de laver le carrelage, mais j’ai oublié le mot exact, parce que la cuisinière était bretonne et elle parlait dans son langage à elle.

 Mon père disait qu’elle était de « Pousse ta Gamelle ».

 Mais j’ai compris plus tard que c’était sûrement une blague.

La femme de Pousse ta Gamelle disposait d’une vraie chambre, avec des barreaux en fer. Elle avait une porte qui communiquait avec la laiterie. La laiterie, puisqu’il faut tout vous dire, c’était une pièce sans aucune porte qui aurait pu ouvrir sur l’extérieur. Une fenêtre étroite, avec des barreaux. Dans la laiterie, je me souviens bien du fromage, du beurre et du lait. Le beurre, on le plaçait en mottes dans des moules (attention, ces mottes et ces moules, c’est pas des cochonneries, cet ouvrage s’adresse à de futurs ethnologues, de ceux qui sauront lire écrire et compter couramment ! Cet ouvrage est un document ! Il pourra donner lieu à des thèses de doctorat). C’était astucieux, parce que le moule dessinait une vache !

Il y a aussi des pâtés, des conserves, des pots en grès qui contiennent du cochon, et une branche de vigne que l’on conserve, accrochée au plafond, jusqu’à la Saint Vincent (21 Janvier). La vigne, c’est de l’Othello, mais ça n’a rien à voir avec la pièce de Shakespeare, qui porte le même nom, et que l’on désigne sous le nom de « Chat qu’expire ». Vous savez sûrement combien les enfants sont facétieux, et aussi vous connaissez la fable de La Fontaine : « Cet âge est sans pitié ! »

Vous ne connaissez pas encore la formule magique de Sigmund Freud (non, il a pas été gazé !), alors la voilà : « L’enfant est un pervers polymorphe ».

La femme de Poussetagamelle elle s’appelle Marie mais on dit la « Grand’Marie » pour simplifier. Elle est en somme la gardienne du fromage et du cochon. Notez au passage, c’est plus facile de garder un cochon, découpé en tranches dans un pot en grès, que dans un champ où il se livre à toutes les incongruités que la libre circulation lui permet.

Pour laver le carrelage, la Marthe était obligée de s’accroupir et c’était encore plus intéressant que les puces. On voyait sa culotte blanche, en entier. Et ça durait longtemps. Comme j’étais petit, je pouvais voir de près, mais je n’ai jamais vu que la culotte. J’aurais aimé voir en dessous. La Marthe avait 17 ans et c’était mieux que la bretonne.

 La Marthe faisait aussi le coup des puces, mais plutôt le soir et on ne pouvait pas prévoir le moment.

 C’était un numéro surprise.

 Je trouvais que c’était dommage et je ne savais pas pourquoi elle ne faisait pas plus souvent une représentation, comme pour le colis des prisonniers. A la rigueur on se serait passé de la musique.

La Marthe, elle n’a pas de chambre à elle. Elle dort dans la cuisine et dans « un lit pliant ». Le soir, elle déplie le lit, qui était avant un genre de meuble recouvert par une housse. Elle est plutôt mieux lotie que la Grand Marie, parce qu’elle est juste à côté du poële. Et bien protégée du dehors par des murs de quarante centimètres, et en plus dans un coin. Elle est aussi à proximité du four. Il en sort souvent une ou deux souris mais en 1943 on n’a pas peur des souris. Les rats, il faut être habitué, mais eux, ils voyagent au-dessus de nos têtes, entre un plancher et un plafond de briquettes. On les entend en permanence, la nuit. Parfois, mon père, excédé, trouve qu’ils ont passé les limites, alors il soulève une briquette et il glisse de la « mort aux rats ». On est tranquilles pendant deux jours. Mais faut bien l’avouer, c’est une solution inhumaine. Dans ce cas on dit que « c’est vache ».

J’ai pourtant jamais vu une vache empoisonner des rats.

Bon, la Marthe, la voilà au lit recouverte d’un couvre pieds qu’on dit « américain ». C’est un genre de couverture molletonnée. Et par-dessus on place un gros édredon rouge. Sous un édredon rouge, on n’a jamais froid. Au début, on a fait chauffer une brique, on l’a enveloppée avec un journal et voilà pour les pieds.

Les laboureurs dorment dans une pièce commune, que mon père appelle un « dortoir ».

Au milieu un poêle à bois ou à charbon. Un long tuyau.

Les sept lits sont des caisses, sur lesquelles on a passé une peinture marron clair.

Ils disposent d’une paillasse. Ils ont des draps, des couvertures.

Dans la journée, la bricoline vient faire leur lit.

Ils n’aiment pas ça.

Sous leur lit, il y a toujours de la terre, qui est tombée de leurs sabots galoches.

La bricoline veut la balayer.

Les laboureurs n’aiment pas ça du tout. Ils sont trop attachés à la terre. La terre n’est pas sale, pour eux.

Ils veulent de la terre sous leur lit.

Les laboureurs sont intelligents et très prévoyants : ils s’habituent à la Mort.

La Mort dans la terre.

En novembre 1942, une petite fille de 2 ans est décédée du croup. Le mot a résonné longtemps dans ma tête. J’entends encore le coup de revolver. Le coup de canon, plutôt.

Le croup me faisait peur.

La Mort me faisait peur.

La Mort était là, tout autour.

On l’entendait gronder, la Mort…on l’entendait rôder. La nuit, elle en profitait et elle venait faire une ronde avec ses sœurs, autour de la maison. On aurait dit une « danse macabre » si on avait connu l’expression.

Une nuit j’ai aperçu ses yeux blancs et ça m’a réveillé.

La Mort me surveille en permanence et j’écris pour la tuer.

J’écris dans tous les registres : le genre sérieux et grave, façon Baudelaire :

« Ô Mort vieux capitaine il est temps levons l’ancre… ». J’écris dans le genre grotesque, j’écris son nom sur les murs, dans les champs immenses en lettres considérables, j’écris à l’encre de Chine, c’est indélébile, on ne peut pas y échapper. Elle n’a que des os et elle court vite en émettant des grincements, son visage est effrayant, le fameux nez camus et les orbites vides, j’ai beau me réveiller, elle est là, sortie d’une gravure d’Albert Dürer, sortie d’une fable de La Fontaine, sortie d’une tragédie classique. Elle dégouline des livres de littérature, elle bave et je cours devant elle, et je me réveille…

…Et elle est encore là.

La Mort.

 

11 décembre 1937 : Emmanuel Mounier est un con !

Bien que ça n’ait pas de rapport direct, et que je sois à -3 ans, voici ce qu’écrit l’onctueux Emmanuel Mounier, fondateur de la revue « Esprit » à propos de « Bagatelles pour un massacre » de Céline, paru le 11 décembre 1937 et ça m’énerve :

« Si j’entends bien l’intention de l’auteur, ce livre signifie : petit travail sans valeur, pour exciter les gens au meurtre » écrit ce con de Mounier.

 Il faut te payer un ophtalmo, Mounier ? Tu entends très mal ! Et tu regardes même pas la couverture des bouquins que tu achètes. Mounier tu es sourdingue et taré !

La couverture comporte en gros caractères :

 « Pour bien rire dans les tranchées ». 

Est-ce que tu lis, cette fois, Mounier ?...c’est de l’humour noir.

Et puis n’oublie pas : t’as été pro-nazi jusqu’en 1941.

Il ne s’agit pas, pour Céline, d’exciter les gens au meurtre des juifs, mais d’éviter la seconde guerre mondiale, salopard ! Un bon coup de pied dans ta gueule de mastiqueur d’hosties, ce serait pas déplacé…Ca colle aux dents, les hosties ? Faut les sucer pas les croquer !

 T’as qu’à faire comme les curés avec les paroissiennes.

Je sais que je suis hors sujet, mais justement en plein dans le sujet !

Il est vrai que beaucoup de catholiques ont mis un point d’honneur à ne pas comprendre. Les exceptions sont donc d’autant plus méritoires.

Finalement j’ai été un peu dur avec Emmanuel Mounier. Il y en a des pires, parmi les Catholiques, qui vous pendent aux arbres comme pour la Saint Barthélémy.

Ils vous arrachent les ongles, vous écartèlent avec des chevaux, un pour chaque membre. Vous coupent la langue et la font frire avec des petits oignons pour donner à manger aux enfants de chœur.

Mounier, il a rien fait de tout ça. Il est donc moins gravement atteint, il cause, il cause, c’est tout ce qu’il sait faire…Il est vrai que ces vieilles coutumes ont disparu depuis longtemps dans nos régions…

 Vers 1950, on va en « retraite » de communions, mais certains sont inquiets : « la retraite, déjà ? »

Et ça va vite disparaître, les curetons et les bonnes sœurs, surtout dans les années 60-70. La concurrence est trop forte avec les supermarchés. Et puis on a le droit de pousser des caddies et de se servir tout seul. Sans compter la promo sur les hosties.

Ici je parle des jeunes qui sont nés vers 1950-55.

 Ils ne communient même plus, ces mécréants !

 Pauvre France !

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 08:30

Nous le devons, et pour un seul mot, au regretté Philippe Muray, qui a fait nettement mieux que Ségolène Royal avec sa « bravitude ».

Voici ce néologisme, qui a vraiment de la gueule :

(parlant d’un adversaire politique) :  « Ce rebellâtre »

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 08:26

Aurélie Filipetti ne change pas d’avis sur la Hadopi, la Haute Autorité chargée de lutter contre le téléchargement illégal. Après l’avoir trouvée « inefficace et négative » en mai 2012, la ministre de la Culture juge son utilité « non avérée » dans un entretien publié mercredi 1er août sur le site du Nouvel Observateur. « La Hadopi n’a pas rempli sa mission de développement de l’offre légale », estime-t-elle. Au point qu’elle va réduire les crédits de fonctionnement de la Hadopi pour 2012, car « sur le plan financier, 12 millions d'euros annuels et 60 agents, c'est cher pour envoyer un million d'e-mails », justifie la ministre. Lire la suite

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 08:16

" Je souhaite que, lorsqu'un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d'un endroit sans solution. Cela les conduit à s'installer ailleurs, dans des conditions qui ne sont pas meilleures. »

C'est en ces termes que le Président de la République, François Hollande, alors candidat à l'élection présidentielle, s'était exprimé le 27 mars 2012 lorsque Romeurope l'avait interpellé sur la situation des Roms en France. Cependant, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, annonce la poursuite du « démantèlement de campements », tout en reconnaissant que ce n'est pas une réponse satisfaisante. Les engagements de François Hollande avaient fondé de grands espoirs au sein de l'ensemble des associations et des intéressés eux-mêmes qui attendaient un vrai changement de politique.

Partout en France les évacuations des lieux de vie se poursuivent, comme à Aix en Provence, à Saint Etienne, à la Tronche… sans solutions alternatives, abandonnant à nouveau des hommes, des femmes et des enfants à la rue, dans une précarité toujours plus grande. Ces pratiques actuelles ne sont conformes en rien aux engagements du Président de la République d'un changement de politique plus respectueuse des droits de l'Homme et de la dignité.

 Des solutions sont possibles, des expérimentations sont déjà menées par des collectivités territoriales et des associations, et plusieurs sont volontaires pour travailler à des réponses durables et efficaces. Elles n'attendent plus que le soutien de l'Etat.

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 08:13

La sève monte. Avec l’expérience des incroyables comestibles de Todmorden, nous assistons à un mouvement mondial sans précédent. De proche en proche, des femmes et des hommes de tous les continents ont décidé de changer de regard. Ils ont entrepris de quitter la peur du manque et de vivre l’expérience de l’abondance par la co-création joyeuse du partage. Une nouvelle civilisation émerge ! Une civilisation de paix, d’entraide et de bienveillance. Il suffit de regarder sur la Google Map pour se rendre compte de cette nouvelle réalité à l’œuvre. Que voulons-nous vivre à présent ? De quoi voulons-nous faire l’expérience dans notre vie quotidienne ? Lien ICI.

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 08:07
Caravane à vélo
Du 5 août au 8 septembre - de Plogoff (29) à Fessenheim (68)

> Vous avez des jours libres en aout ou septembre, ce qui se passe à Fukushima vous inquiète très sérieusement parce que, vous, vous êtes au courant de ce qui s’y déroule malgré le silence médiatique et politique, et au-delà de Fukushima dans l’ensemble du Japon, vous pensez qu’il est urgent d’en tirer les enseignements et en particulier pour la France. Vous aimez le vélo, ou vous ne faites pas de vélo mais vous pouvez vous déplacer, alors n’hésitez pas, venez participer avec votre vélo, ou sans en étant présent au départ ou à une arrivée d’étape, à :

La caravane à vélo, de Plogoff à Fessenheim-Wyhl, des indignés du nucléaire de plus en plus inquiets.

> Elle partira de Plogoff dans le Finistère le dimanche 5 aout dans l’après-midi après un pique-nique musical festif, pour rejoindre Fessenheim-Wyhl le samedi 8 septembre, après avoir serpenté le long de la transversale est-ouest en passant d’un site nucléaire à l’autre. Une promenade à vélo qui se veut joyeuse, humoristique et colorée avançant à un rythme pépère, et chacun à son rythme : 40 km en moyenne par jour, soit 4 heures de flânerie vélocipédique quotidienne (en gros 2 heures le matin, 2 heures l’après-midi).

> Pour une seule ou pour plusieurs étapes, à vélo ou non, l’important est de PAR-TI-CI-PER.
>

> Ses buts :
> 1) réveiller le souvenir des résistances victorieuses à la déraison nucléaire (Plogoff, Erdeven, Le Pellerin-Le Carnet , Wyhl, en ce qui concerne le trajet de la caravane),
> 2) exiger une date très prochaine pour le débat sur l’énergie promis par le candidat Hollande et qu’il soit d’une durée suffisante afin que nous sachions enfin tirer les enseignements des catastrophes nucléaires, et en particulier celles de Mayak, Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, surtout de Fukushima ,
> 3) réclamer un dorlotement exceptionnel de tous les salariés des centrales nucléaires, y compris bien évidemment les intérimaires, à tous les niveaux de hiérarchie afin de maintenir à leur niveau le plus bas les risques d’accident,
> 4) et fixer la date de fermeture de la centrale de Fessenheim.

> Afin de populariser cette caravane et la médiatiser, de lui donner le maximum de publicité, les participants seront si possible déguisés et il est fait appel aux chanteurs(ses) musicien(ne)s, conteur(ses), danseur(ses) et artistes de rue pour animer les soirées d’étape, lesquelles accueilleront également des conférences, et à la tombée de la nuit la projection d’un film documentaire(*). Grâce à un feuilleton quotidien, écrit (« C’est Nabum » ( Chroniques-ovales) s’est déjà proposé) et peut-être vidéo, il s’agira de susciter l’intérêt du plus grand nombre de sites et blogs spécialisés, auxquels il sera fait appel pour le diffuser, et celui des médias traditionnels, régionaux et qui sait nationaux. Notre slogan central, ou nucléaire : vélo-inactif ce matin, radioactif ce soir. Mais ça pourrait tout aussi bien être : vélo-inactif aujourd’hui, radioactif demain. Ou : vélo-inactif ce matin, radioactif demain. Ou…) Nous fleurirons nos vélos d’hortensias en référence et soutien à la révolution qui se déroule au Japon (La Révolution des Hortensias - Tokyo : 170 000 personnes disent non à l’insulte nucléaire - Le blog de Fukushima). Nous espérons que les communes et leurs habitants informés de notre passage nous accueilleront avec ces fleurs.

> A ce propos nous décerneront plusieurs prix au terme de notre équipée :
> 1) la palme du meilleur des accueils d’étape
> 2) le trop-fait du meilleur désaccueil.
> 3) de plus, le ou la maire, ou le ou la citoyen(ne) élu(e) à cette occasion ou tiré(e) au sort, de la commune ou de la ville d’où sera partie l’étape au cours de laquelle auront participé le plus grand nombre d’indigné(e)s vélo-actifs se verra offrir au choix :
>  pour sa commune : en raison de cette conscience de l’engagement prioritaire, en résistance au rythme chronophage hyperactif et stressant imposé par notre société hyper-industrielle et consumériste (perdre sa vie à la gagner) : une étape CONTRE la montre dans le Tour de France 2013
>  pour lui ou elle-même un diner aux chandelles (forcément !) dans un restaurant bio avec Delphine Batho, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.
>  ou alors un troisième prix dont nous réservons la surprise mais qui devrait plaire. Par exemple quelque chose comme :
>  une journée passée en compagnie de notre Président et de sa compagne, mais sans repas compris. Ou en cas d’indisponibilité (catastrophe nucléaire, guerre contre l’Iran, fugue du tchat du couple…) : un diner en tête à tête avec notre Premier-ministre. Ou pareil : une journée si vous préférez ; mais alors toujours repas non compris.
>  Un jacuzzi entièrement rempli des eaux authentiques des piscines de la centrale de Fukushima Daïchi. 
>  Un saut à l’élastique du haut d’une tour de refroidissement de votre choix Deux options sont possibles : avec la tour en fonctionnement ou non. 
>  Une expérience unique en compagnie d’un fil-de-fériste qui vous fera vivre une expérience unique à haute tension 
>  Une épilation complète réalisée au cœur d’un réacteur.  Liste non exhaustive. Toutes les suggestions sont les bien venues !

Les étapes :

>   1) DIMANCHE 5 AOUT : départ de Plogoff après un pique-nique festif sur le site de Feunteun Aod, sur lequel grâce à un combat acharné mené de 1978 à 1981 n’erre plus désormais que le souvenir fantomatique d’une centrale nucléaire. Arrivée à la ferme de Gorré à Plouhinec.
>   2)
lundi 6 aout : arrivée à Sainte Anne La Palud
>   3)
mardi 7 aout : arrivée à la maison du cidre d’Argol, après commémoration au Fret à 17 h des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 aout 1945
>  
4) mercredi 8 aout : arrivée à la centrale de Brennilis
>   5)
jeudi 9 aout : arrivée à Carhaix
>   6)
vendredi 10 aout : arrivée à Meslan et visite des sites des anciennes mines d’extraction d’uranium
>   7)
samedi 11 aout : arrivée à ERDEVEN, lieu d’une opposition victorieuse à l’implantation d’une centrale nucléaire en 1975
>   8)
DIMANCHE 12 AOUT : arrivée à Muzillac
>   9)
lundi 13 aout : arrivée à Guérande, après passage sur le site des anciennes mines d’extraction d’uranium
> 10)
mardi 14 aout : arrivée auCARNET, lieu d’une opposition victorieuse à l’implantation d’une centrale nucléaire (1982-1997)
> 11)
mercredi 15 aout : arrivée au PELLERIN, lieu d’une opposition victorieuse à l’implantation d’une centrale nucléaire (1976-1981)
> 12)
jeudi 16 aout : arrivée à Mauves-sur-Loire
> 13)
vendredi 17 aout : arrivée à Ingrandes
> 14)
samedi 18 aout : arrivée à Champteussé-sur-Baconne, installation de stockage de déchets dangereux (de Saint-Laurent-des-Eaux, de Chinon)
> 15)
DIMANCHE 19 AOUT : arrivée à La Daguenière
> 16)
lundi 20 aout : arrivée à la centrale d’AVOINE
> 17)
mardi 21 aout : arrivée à Tours
> 18)
mercredi 22 aout : arrivée à Chaumont-sur-Loire
> 19)
jeudi 23 aout : arrivée à la centrale de SAINT LAURENT DES EAUX
> 20)
vendredi 24 aout : arrivée à Orléans
> 21)
samedi 25 aout : arrivée à la centrale de DAMPIERRE EN BURLY
> 22)
DIMANCHE 26 AOUT : arrivée à la centrale de BELLEVILLE
> 23)
lundi 27 aout : arrivée à Entrains-sur-Nohain
> 24)
mardi 28 aout : arrivée à Vézelay
> 25)
mercredi 29 aout : arrivée à Semur-en-Auxois
> 26)
jeudi 30 aout : arrivée à Darcey
>
27) vendredi 31 aout : arrivée à Moloy (Valduc, CEA : centre nucléaire pour la production d'armements)
>
28) samedi 1er septembre : arrivée à Dijon
>
29) DIMANCHE 2 SEPTEMBRE : arrivée à Pesmes, après passage à Pontailler-sur-Saône (déchets, stockage. Installation de stockage de déchets dangereux ayant reçu des boues de décantation de très faible activité provenant du Centre d'Etudes de VALDUC)
> 30)
lundi 3 septembre : arrivée à Besançon
> 31)
mardi 4 septembre : arrivée à Baume-les-Dames
> 32)
mercredi 5 septembre : arrivée à L’Isles-sur-le Doubs
> 33)
jeudi 6 septembre : arrivée à Montbéliard
> 34)
vendredi 7 septembre : arrivée à Mulhouse
> 35)
SAMEDI 8 SEPTEMBRE : arrivée à la centrale de FESSENHEIM
> 36) et
DIMANCHE 9 SEPTEMBRE : festivités puis ballade à WYHL en Allemagne. En 1975, occupation du chantier de la centrale nucléaire par 25 000 militants pendant 8 mois : de Kaisergaust (Suisse) à Gerstheim (Bas-Rhin), 12 projets de réacteurs sur le Rhin sont abandonnés.

> CONTACT : karavelopf1@gmail.com
> Un blog est en voie de réalisation



> (*) projection précédée de l’incontournable minute nécessaire de Bridget Kyoto (Chaîne de BridgetKyoto - YouTube http://www.youtube.com/user/BridgetKyoto)(qui sera présente, au départ de la caravane, en tant que journaliste de Libé)
> Les premiers textes de C’est Nabum : Parade du cycle énucléaire , Contre-Parade du cycle Nucléaire - 2 , Inexplosible, vous croyez ? , La Caravane Plogoff- Fessenheim, Suivez leur panache blanc … http://www.chroniques-ovales.com/

Laura Hameaux
Coordinatrice nationale des groupes et actions
> Réseau "Sortir du nucléaire"
> Fédération de 924 associations
> Agréée pour la protection de l'environnement
> Maison de l'économie sociale et solidaire
> 81 bis rue Gantois
> 59000 Lille
> Mail: laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr
> http://www.sortirdunucleaire.org


> Consultez l'agenda des actions organisées partout en France sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/agenda/
> Vous pouvez également choisir de vous inscrire sur d'autres listes : http://www.sortirdunucleaire.org/listes
> En cas de problème contactez myriam.battarel@sortirdunucleaire.fr

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 08:02

Une sécheresse catastrophique sévit aux Etats-Unis. Les récoltes sont en grande partie détruites. Les prix du maïs et autres céréales explosent. Des millions d'animaux sont abattus à cause du manque de nourriture. La crise menace l'alimentation mondiale et aggravera la faim dans le monde.  

Pourtant des millions de tonnes d'aliments seront utilisés cette année aux États-Unis pour la production de carburant automobile à l'éthanol. La moitié de la récolte de maïs américaine est destinée à l'industrie des agrocarburants. Le gouvernement soutient cette politique par des milliards de dollars de subventions et des taux d’incorporation obligatoire d'éthanol dans l’essence.  

Ecrivons au président Obama pour lui demander de mettre fin à la politique fatale en faveur des agrocarburants. Le maïs et autres aliments ne sont pas à leur place dans les réservoirs des automobiles !  

PÉTITION  
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