« L’habitude nous apprend à servir et à avaler sans le trouver amer le venin de la servitude […]
Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres. »
La Boétie (1530 – 1563)
Blog de la chanteuse Elizabeth
et des Editions de l'impossible cliquez

« L’habitude nous apprend à servir et à avaler sans le trouver amer le venin de la servitude […]
Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres. »
La Boétie (1530 – 1563)

On ne peut pas voter pour Marine Le Pen pour des raisons évidentes, qu’il n’est pas utile de développer ici. Mais ceux qui pensent voter Macron avec la bonne conscience de s’opposer à un quelconque « fascisme » se trompent lourdement. Ce ne sont pas les rêveries pseudo révolutionnaires qui font le fascisme, c’est la volonté de l’oligarchie financière de commander sans partage. Le représentant, aujourd’hui, sous nos yeux, de cette oligarchie financière s’appelle Emmanuel Macron.
Comment peut-on s’apercevoir qu’il est l’homme de l’oligarchie ? Simplement en ouvrant les yeux sur ceux qui le soutiennent. La presse, qui est gérée par l’oligarchie, et ses principaux éditorialistes, n’ont que des mots d’amour à son égard tout en listant soigneusement ses ralliements. Pis, ils s’offusquent de ce que certains, tels Jean-Luc Mélenchon, osent ne pas se soumettre.
Macron se voit entouré de tout ce que la politique anti populaire, depuis cinquante ans, a pu créer comme dirigeants réactionnaires, c’est-à-dire toute la droite, toute la gauche, tout le centre ! On peut ajouter des « antifascistes » bien connu comme Gattaz, président du Medef ou Laurence Parisot, qui en est l’ancienne présidente. Bonjour le progrès social !
Vous avez sans doute remarqué que notre petit banquier gère les ralliements sur le mode psychorigide : il n’envisage aucune négociation programmatique. Mieux, il nous a expliqué qu’il gouvernerait par ordonnances. Tous ceux qui s’apprêtent à voter pour lui en se réservant pour les élections législatives peuvent déjà commencer à pleurer.
Macron représente non seulement l’oligarchie en France mais aussi l’oligarchie mondialisée : il a été faire allégeance à Berlin, à New-York, à Tel-Aviv, à l’Otan. Il a aussi déclaré qu’il interviendrait en Syrie, même sans mandat de l’ONU, tout en affirmant son hostilité à la Russie.
Évidemment, il s’enthousiasme pour l’Union Européenne, qui est précisément le syndicat de l’oligarchie, et il soutient la mondialisation, les deux mâchoires à broyer les intérêts populaires.
Les élections, organisées par la bourgeoisie, avaient pour but de nous demander de choisir un Président, mais sans nous permettre de choisir sa politique : on l’a clairement vu lorsque, pour se débarrasser de Sarkozy, François Hollande fut élu. On a vite compris qu’il a fait pire. Cette élection est une nouveauté, parce que le candidat explique clairement sa politique : «je vous écraserai… » La moindre des choses est de répondre : « sans moi ! »
L’Assemblée nationale a publié le détail du scrutin public qui a permis la nuit dernière, par 25 voix contre 5, l’adoption du dispositif des boîtes noires qui surveilleront le comportement des internautes par des algorithmes. Ces derniers auront la charge de « dénoncer » automatiquement les internautes qui devraient faire l’objet d’une surveillance accrue par les services de renseignement, avec la possibilité d’une levée de leur anonymat.
Sur 577 députés élus, 5 se sont opposés à ce dispositif orwellien :
• Laure de La Raudière (UMP)
• Lionel Tardy (UMP)
• Isabelle Attard (Nouvelle Donne)
• Sergio Coronado (EELV)
• Jean-Jacques Candelier (GDR)
Les députés du groupe Gauche Démocratique et Républicaine, dont fait partie le Front de Gauche et qui n’ont pas voté contre cette loi sont donc:
4e Seine-Saint-Denis Marie-George Buffet
5e Puy-de-Dôme André Chassaigne
11e Seine-Saint-Denis François Asensi
4e Hauts-de-Seine Jacqueline Fraysse
20e Nord Alain Bocquet
2e Cher Nicolas Sansu
13e Bouches-du-Rhône Gaby Charroux
6e Oise Patrice Carvalho
2e La Réunion Huguette Bello
1re Martinique Alfred Marie-Jeanne
4e Martinique Jean-Philippe Nilor
1re Guyane Gabriel Serville
2e Martinique Bruno Nestor Azérot
Tous les députés socialistes présents (19) ont voté pour. Le Front National, qui avait dit son indignation lors de la discussion générale, n’a pas jugé utile de se déplacer.
Malgré tous les beaux discours de la COP21, l'artificialisation des sols se poursuit en France à un rythme effréné, avec la disparition chaque année de près de 80 000 ha de terres agricoles. Aux portes de Paris, le dernier prétexte en date à bétonnage massif est l'accueil d'une exposition universelle en 2025.
Les élus ont décidé sans consulter les habitants de s’engager dans la course à la candidature, au sud de l’Ile de France, sur le Plateau de Saclay – site de la très contestée et mal engagée « Université » Paris-Saclay, au nord sur le site agricole du Triangle de Gonesse - déjà menacé par le projet « EuropaCity », un giga complexe d'affaires-loisirs-commerces porté par le groupe Auchan et le groupe chinois Wanda. Ce sont deux sites riches de leur agriculture sur des terres parmi les plus fertiles de France.
Les moyens de propagande mis en œuvre sont gigantesques : grands panneaux dans les mairies, communication dans les journaux officiels, affiches dans les abribus, campagnes sur les réseaux sociaux, publipostages massifs, spam des boîtes courriel des établissements et entreprises, etc. Tout est fait pour arracher a posteriori au citoyen son « consentement », sans jamais lui avoir donné l'occasion d'examiner ces projets sur le fond, ni de s'informer réellement sur leurs coûts et leurs conséquences. Pire, les discours délirants des promoteurs du projet sont repris sans recul et propagés en boucle par certains élus. On nous parle d'une « chance inouïe », d'un "accélérateur de développement et d'innovation", et on ose promettre "23 milliards d'euros de retombées économiques et 160 000 créations d'emplois durables" alors que tous les récents exemples montrent des surcoûts supérieurs aux retombées financières et des dégâts irréversibles !
En réalité, il s'agit d’accélérer des projets d'urbanisation et de concentration à grande échelle, dans une logique auto-circulaire, où "le futur métro justifie l'Expo, qui accélérera la venue du métro", ces beaux équipements devant attirer de nouvelles populations et activités économiques, qui à leur tour auront besoin d'équipements... Devant cette congestion programmée, tel maire, soutenant l'Exposition Universelle sur le Plateau de Saclay, prétend encore contester le vocable de « ville nouvelle ». Tels autres élus n'ont pas d'idée quand on les interroge sur l’explosion du trafic aérien de Roissy, sur l'augmentation de l'afflux automobile et sur les pollutions et nuisances induites. Pourtant, on attendrait entre 45 et 60 millions de visiteurs, sur une période de 6 mois. Sans compter la nuisance visuelle que représente une sphère de 125 mètres de diamètre posée au milieu des champs.
La réalité, nous le comprenons bien, est une opération essentiellement foncière et immobilière à Saclay, commercialo-immobilière à Gonesse, qui porterait irrémédiablement atteinte à l'agriculture la plus proche de la capitale et à la qualité de vie des populations. Cette agriculture péri-urbaine, développée sur des terres d'une exceptionnelle fertilité, est souvent en cours de transition, avec le développement de circuits courts, de filières bio et du lien citadins-agriculteurs. Il importe aujourd'hui de protéger ces ressources vitales au plus près de nos villes.
Alors que les États-Unis avec l’aide de l’OEA ne cesse d’intensifier ses attaques contre le Venezuela, Caracas a décidé d’engager le processus de retrait de cette organisation. Un processus soutenu par les pays de l’ALBA mais également la Chine et la Russie qui dénoncent les attaques contre un pays souverain. Rappelons que le Venezuela n’est pas le premier pays victime de l’OEA, Cuba avait également était expulsé de l’OEA en 1962. Autorisé à y revenir, la Havane a refusé de rejoindre cette organisation que les cubains dénoncent comme un « instrument de domination impérialiste de l’hémisphère, pour briser la souveraineté, l’indépendance et la dignité de notre Amérique ».
Le ministre cubain des affaires étrangères a affirmé le soutien de Cuba au Venezuela :
« le Venezuela a adopté la digne décision de se retirer de l’OEA, ce que nous soutenons fermement, après avoir affronté courageusement le harcèlement, l’ingérence, et l’ignominie auquel il a été sujet dans cette institution et par son secrétaire général ».
Le ministre chinois des affaires étrangères a déclaré son soutien à Caracas :
« Nous espérons sincèrement et croyons que la société vénézuélienne peut elle-même mener ses affaires intérieures, maintenir sa stabilité nationale et continuer de réussir son développement économique et social »
Le ministre des affaires étrangères russes a lui fustigé « le rôle destructif de forces extérieures » au Venezuela en référence aux morts dans les violentes « manifestations » dans le pays. Dénonçant « les efforts pour obtenir des résultats politiques via des manifestations violentes ne correspondant pas à des pratiques démocratiques ».

Les revendications des prisonniers en grève de la faim comprennent : les visites de la famille, des soins adéquats, la fin de la pratique israélienne de détention de Palestiniens sans accusation ni procès dans ce qu’Israël appelle la détention administrative et l’arrêt de la mise à l’isolement.
Voici quelques éléments sur la grève de la faim des Palestiniens :"
Lire ces éléments publié par l'ONG de soutien aux prisonniers palestiniens "Addameer" en français sur le site de l'Agence.
Israël, qui punit les prisonniers en grève de la faim a décidé de rester sourd à leur demandes.
En Palestine occupée, une grève générale a été lancée en solidarité avec les grévistes de la faim, comme le rapporte cet article de France 24.
Des rassemblements sont prévus dans plusieurs villes de France en solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens. Voir aussi ces belles PHOTOS de solidarité avec ces prisonniers prises au parlement européen à l'initiative de députés européens.
Les malheureux sont pas contents
Les pauvres deviennent franch'ment méchants
C'est emmerdant
Les chômeurs n'ont pas envie de rire
Et les comiques c'est de pire en pire
Les font gémir
Dans leurs fauteuils-télévisions
Les enculés ont mal au fion
L'irritation
S’ faire mettre profond et si rigide
ça leur fout des hémorroïdes
ça devient sordide.
D'être toujours à jamais vaincus
Ils se grattent le trou de la Sécu
Z'ont mal au cul
Pour un peu ils deviendraient vulgaires
Z'en oublieraient les bonnes manières
Retourneraient primaires
Sur l'écran s'étalent des palaces
Des voyous qui parlent à leur place
A force ça lasse
Ils lorgnent leur taule un peu cradingue
Ils voient Schuller à Saint- Domingue
C'est tout d’ même dingue.
Ils se rappellent Super Menteur
Et comment on leur a fait peur
Aux électeurs
Sur les routes et puis même ailleurs
Les flics leur font des haies d'honneur
Pour leur bonheur
Quand ils leur sucrent leur permis
C'est pour leur espérance de vie
C'est c' qu'on leur dit
Ils ont beau chercher l'espérance
Ils en voient pas tell'ment en France
Drôle de substance.
Quelle époque c'est vraiment superbe
Les citoyens bouffent de la merde
Mais aux fines herbes
ça s' commercialise en sachets
Très hygiéniques mais sachez
On peut cracher
Cracher sur ces gueules de tafiotes
Tirer la chasse d'eau sur les chiottes
Et l’ bulletin de vote.
Extrait du CD : Elizabeth « Je me souviens » (2005)
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=6ZYCECayh9w
Il est né le divin poussin ! L’artiste performeur qui couvait des œufs au palais de Tokyo depuis une vingtaine de jours a enfin donné la vie. Que d’émotions… Vingt jours de gestation assis dans une boîte en Plexiglas au vu du public. La performance est indéniable. L’avant-gardisme ébouriffant. Le Monde annonce la naissance avec le plus grand sérieux. On ne rigole pas avec l’art contemporain. Le couveur Abraham Poincheval, dont le patronyme laisse augurer des projets les plus fous, peut s’envelopper dans 150 mètres de papier toilette ou se suspendre par les oreilles à l’Arc de Triomphe, Le Monde s’extasiera quoi qu’il arrive. Le type a sa carte d’artiste contemporain. Officielle, estampillée, timbrée, lue et approuvée par les instances boboïsantes. Intouchable. Il éternue : œuvre ! Il pète : installation ! Il s’assoit dans les cabinets : avant-garde !
Le pauvre homme ne peut plus faire un geste sans avoir la direction du palais de Tokyo à ses basques. Chaque moment de sa vie quotidienne est susceptible d’être classé au patrimoine. Lui-même ne s’appartient plus. Propriété du ministère de la Culture ! Son simple reflet dans une glace vaut une fortune. On s’arrache le miroir.
« Ça a été très dur pour lui, beaucoup plus dur que lorsqu’il était enfermé dans un rocher de douze tonnes », déclare un porte-parole de centre contemporain-poulailler. Le bougre est un coutumier de l’acte gratuit, inutile et ridicule.
Là est la performance. Le tiercé gagnant.
À tout moment, nous pouvons croiser Abraham Poincheval sans le savoir. Enfermé dans une poubelle, allongé sous un rail de métro ou en train de couver discrètement au rayon frais d’un Carrefour Market. L’artiste est imprévisible. Avant de jeter un mouchoir usagé, toujours penser à vérifier qu’Abraham n’est pas à l’intérieur du réceptacle. Sous le capot de votre voiture, dans le conduit de la cheminée… Tout peut devenir performance. Avant d’allumer un feu, inspectez le tuyau du poêle avec une lampe de poche. Il est peut–être dedans à réchauffer des œufs d’hirondelle.
Le langage pompeux du bonhomme pour expliquer sa démarche « artistique » est un monument d’intellectualisme décadent. À la limite du sketch : « C’est mon premier travail avec du vivant… Avant, je faisais corps, j’étais à l’intérieur des choses. Là, c’est une véritable transformation, je suis à l’extérieur, je suis celui qui entoure. » Traduction en français normal : « Quand je suis dans un objet, c’est pas pareil que quand je suis assis dessus. » L’enfumage à son plus haut niveau. Le journaliste du Monde en frémit de plaisir. Tant de contorsions pour décrire une banalité insignifiante est un art en soi. Du point de vue de l’intello tourmenté, l’œuvre n’est plus la chose mais le discours alambiqué qui la présente. Dans ces conditions, un presse-purée peut finir exposé au palais de Tokyo. Pour peu qu’Abraham Poincheval s’assoie dessus dans l’espoir d’obtenir une soupe bien chaude… Le monde en fera ses choux gras. Sans une seule coquille !
La technique de base du coup d’État consiste à s’emparer des organes centraux de l’administration et en l’occurrence, des institutions de la République. Les auteurs, nous disent les spécialistes, appartiennent le plus souvent eux-mêmes, aux structures étatiques. Nous y sommes.
Qui sont les commanditaires ?
Il ne fait plus de doute maintenant que c’est François Hollande et son homme de confiance, Jean Pierre Jouyet, le Secrétaire Général de l’Élysée, qui sont à l’origine du projet qu’il faut bien définir comme un véritable coup d’État.
Qui sont ils ?
C’est Aquilino Morelle qui va dévoiler le pot aux roses. C’était en avril 2014, cet ex conseiller de François Hollande (il était l’une des plumes des discours présidentiels) venait de quitter l’Élysée après la révélation de ses liens présumés avec l’industrie pharmaceutique et de sa passion pour les chaussures bien cirées. Dans la presse, il accusait l’entourage du chef de l’État d’avoir monté toute l’affaire pour l’éliminer politiquement parce qu’il était trop à gauche. « Les Français ont voté pour le discours du Bourget, pas pour le programme des Gracques, dit il, ce sont leurs idées qui sont aux commandes tout simplement ! Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, en est membre. Emmanuel Macron, je n’en sais rien, peut-être. Mais il n’a pas besoin d’y adhérer ; il est totalement en symbiose avec eux ». Et de conclure : « Oui, c’est bien leur programme qui est appliqué aujourd’hui. Un programme pour lequel les Français n’ont pas voté ».
Mais qui sont ces gens dont parle Aquilino Morelle ?
Le nom « Gracques » a été donné à deux frères et hommes d’État romains Tiberius et Gaius Gracchus renommés pour leur tentative infructueuse de réformer le système social romain (espérons que leurs contemporains aient le même succès !)
« Les Gracques » d’aujourd’hui, c’est un petit groupe d’hommes d’affaires, de hauts fonctionnaires et d’intellectuels qui s’activent depuis 2007 dans les coulisses du pouvoir pour convertir la gauche française au libéralisme. Pour la plupart, ils occupent des postes hauts placés, souvent dans des banques, des compagnies d’assurances, des fonds d’investissement. Tous ont fait au moins l’ENA ou HEC. Anciens du PS, pour beaucoup d’entre eux, ils ont peuplé les cabinets ministériels des années 1980 et 1990, servant les socialistes « modernes », Rocard surtout mais aussi Jospin, Fabius, Bérégovoy ou Strauss-Kahn. Quand la droite est revenue au pouvoir, ils ont déserté le service de l’État pour rejoindre (ah! le pantouflage! ) le monde de l’entreprise. Ils y ont gagné beaucoup d’argent mais sans jamais abandonner tout à fait la politique. Aujourd’hui, ils sont dans les coulisses du pouvoir et ils ont des ramifications qui vont jusqu’au plus haut sommet de l’État.
Il est quasiment certain que c’est Jean-Pierre Jouyet qui a cofondé ce groupe semi-clandestin. L’ASPEN et la NED ont déterminé son cadre idéologique (lire « Macron ciblé par la CIA ? »). Voici ce qu’il dit à propos de l’action des Gracques à l’occasion de l’élection présidentielle de 2012 et ensuite. Lisez bien, car c’est tout simplement époustouflant:
« L’approche des Gracques entre les deux tours, celle d’un rapprochement des réformistes et des sociaux-démocrates, était préconisée aussi par Ségolène Royal. Elle n’a pas fait l’unanimité au PS. J’en ai pris acte. Nicolas Sarkozy m’a demandé de m’occuper de l’Europe. J’ai constaté que ce n’est un enjeu ni de droite ni de gauche, mais qu’il répond à un impératif national. J’observe qu’il s’est lancé dans une politique de réforme que les Gracques appelaient de leurs vœux. (!!!) Je remarque que l’homme a l’énergie nécessaire pour les mener à bien et qu’il est loin de la caricature de l’ultralibéral qu’on avait dessinée de lui ». Jouyet laudateur de Sarkozy ! Et maintenant Valls qui propose ses services à Fillon… No comment.
On y trouve des gens comme Roger Godino, Guillaume Hannezo, Gilles de Margerie, Ariane Obolenski, François Villeroy de Galha, Erik Orsena, Denis Olivennes directeur général d’Europe 1 et Lagardère Active (Paris-Match, JDD, Newsweb), Matthieu Pigasse, responsable monde des fusions acquisitions (fusac) et du conseil aux gouvernements de la Banque Lazard dont il est directeur général délégué en France. Il est propriétaire et président des Nouvelles Editions Indépendantes qui contrôlent le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova et actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post. Bernard Spitz, président de la Fédération Française de l’Assurance regroupant la Fédération française des sociétés d’assurance et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance. Il préside également le Pôle International et Europe du MEDEF. Mathilde Lemoine, macro économiste Group Chief Economist chez Edmond de Rothschild Group et membre du Haut Conseil des Finances Publiques… et il y en a d’autres du même calibre.
Et qui participent aux travaux des Graques ? Cohn Bendit et…. Macron !
Breizh-info.com : Que représente Macron ?
Alain de Benoist. La morphopsychologie nous dit déjà qu’Emmanuel Macron est une petite chose caractérielle, manipulable et incapable de décision. Disons que c’est un algorithme, une image de synthèse, un milliardaire issu des télécoms, un joueur de flûte programmé pour mener par le bout du nez « selzésseux » qui ne voient pas plus loin que le bout de ce nez. C’est le candidat de la Caste, le candidat des dominants et des puissants. C’est un libéral-libertaire qui conçoit la France comme une « start up » et ne rêve que d’abolition des frontières et des limites, des histoires et des filiations. C’est l’homme de la mondialisation, l’homme des flux migratoires, l’homme de la précarité universelle. Le chef de file des « progressistes » par opposition à ceux qui ne croient plus au progrès parce qu’ils ont constaté que celui-ci n’améliore plus, mais au contraire assombrit leur ordinaire quotidien.
Dans le passé, les milieux d’affaires soutenaient le candidat qu’ils estimaient le plus apte à défendre leurs intérêts (Alain Juppé en début de campagne). Cette fois-ci, ils ont jugé plus simple d’en présenter un eux-mêmes. Aude Lancelin n’a pas tort, à cet égard, de parler de « putsch du CAC 40 ».