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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 08:02

Nouvel attentat, nouvelle justification de la surveillance et du projet de loi renseignement. Mais que demanderont de plus les responsables politiques lorsque la loi renseignement entrera en vigueur, et que se produira tout de même un nouvel attentat ?

C'est, espérons-le, la dernière fois qu'il pourra dire cela. "Ce nouvel attentat confirme l'impérieuse nécessité du projet de loi renseignement", a tweeté vendredi le député Eric Ciotti (Les Républicains), en guise de première réaction à l'attentat commis ce matin en Isère, qui a fait un mort et plusieurs blessés. D'ici maximum un mois, la loi sera promulguée au Journal Officiel et entrera en vigueur aussitôt que le président de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) aura été désigné, ce qui devrait se faire rapidement.

Mais si c'est la dernière fois qu'Eric Ciotti peut ainsi trouver prétexte à un attentat pour justifier la loi renseignement adoptée cette semaine par le Parlement, ce n'est, hélas, certainement pas le dernier attentat en France. Il est même à craindre, en raison de la situation géopolitique et des tensions communautaires plus vives que jamais en interne, qu'il y en ait rapidement d'autres.

Or c'est toute la question qui se pose : que demanderont Eric Ciotti et tous les partisans de la logique sécuritaire lorsque se produira le nouvel attentat ?

La question n'est pas de savoir s'il aura lieu mais quand. Et lorsqu'il aura lieu, que demanderont encore de plus, en renoncement aux droits de l'homme, ceux qui ont déjà obtenu que l'on fasse surveiller par des machines le comportement des hommes et des femmes, en recoupant leur activité privée avec des schémas comportements réputés typiques des terroristes ? Faudra-t-il affiner les algorithmes pour mieux cibler, ou les élargir pour ne plus manquer personne ? Faudra-t-il aller plus loin encore dans la discrimination, notamment religieuse, au prétexte que ceux qui commettent des attentats ont très souvent la même obédience ?

Le projet de loi renseignement a enclenché, comme la loi anti-terroriste de novembre 2014, une spirale du sécuritaire dont on ne sait où elle peut s'arrêter. Si elle le peut.

Pourtant, une fois encore, comme c'est systématiquement le cas, il semble que l'identification des potentiels terroristes ne soit pas en cause. "Un individu d'une trentaine d'années connu des services de la DGSI a été interpellé", nous dit déjà le Dauphiné Libéré. La surveillance à outrance n'est pas la solution. Elle ne l'a jamais été et ne le sera jamais. La réponse au terrorisme ne peut être que politique. Elle commence par refuser la censure qui n'a jamais été qu'huile sur le feu dans toutes guerres, et par une interrogation sur la réponse collective que l'on veut opposer au terrorisme : abandonner nos libertés pour tenter d'être en sécurité, ou risquer notre sécurité pour conserver nos libertés ?

S'il faut faire un choix, il faut préserver ce que l'on veut avoir comme définition de nos valeurs. Sommes-nous un peuple qui veut la liberté, ou un peuple qui veut la sécurité ?

Il n'y a pas de bonne réponse. C'est un débat de société, qu'il faut avoir impérativement avant que le glissement vers le sécuritaire ne devienne irréversible. En faisant adopter sa loi renseignement dans l'urgence et dans l'émotion, avec la totalité des articles adoptés en première lecture par les députés moins d'un mois après la divulgation du texte, le gouvernement a privé le peuple de ce débat.

En savoir plus sur http://www.numerama.com/magazine/33529-attentat-en-isere-deja-instrumentalise-pour-soutenir-la-surveillance.html#lXOWYAwsa3wcrkhD.99

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:53

Le résultat était couru d'avance. Après une procédure express, la nouvelle loi sur le renseignement a été approuvée par les députés ce mercredi 24 juin 2015 en début de soirée dans un hémicycle quasiment vide. Malgré les nombreux amendements déposés lors de son examen au Sénat et par la commission paritaire, l’essence du texte reste la même : donner un cadre plus large à la pratique et aux techniques de l'espionnage en France.

Les changements positifs imposés par les parlementaires

- Des motifs détaillés : le recueil de renseignements est prévu si sont en jeu des intérêts « relatifs à la défense et à la promotion des intérêts publics ». Une notion que les parlementaires ont tenté de préciser. Ils ne parlent ainsi plus de « sécurité nationale », comme cela était indiqué à l'origine, mais de « l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et la défense nationale », par exemple.

- Plus de contrôle : La commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) aura davantage d'outils à sa disposition pour assurer sa mission et verra son champ d'action élargi au fameux algorithme imposé aux FAI et aux opérateurs pour repérer des personnes suspectes en ligne. Elle donnera un avis préalable à l'identification des personnes et jouira d'un accès permanent au dispositif. Elle sera même informée de toutes ses modifications.

Le Premier ministre devra également motiver son autorisation s'il passe outre l'avis négatif de la CNCTR.

- Encadrement plus strict du recueil des données de connexion : un registre spécial sera tenu à la disposition du CNCTR et les renseignements seront détruits dès qu'il apparaît qu'ils ne sont pas en rapport avec l'autorisation de mise en oeuvre.

- Des sanctions : deux ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende sont prévus pour l'agent ou le responsable qui refuserait « de communiquer les informations ou document ou de communiquer des renseignements erronés ».

Les points noirs qui demeurent

- Les missions assignées à la surveillance demeurent floues et dépassent largement la lutte contre le terrorisme.

- Les services pourront recourir à des « interceptions de sécurité » : des intrusions informatiques pour siphonner les données stocker ou échangées.

- Le texte va légaliser l'utilisation des « Imsi-catcher », c'est-à-dire de fausses stations de base permettant d'intercepter toutes les communications mobiles dans une zone donnée.

- Le gouvernement sera en droit de demander aux opérateurs de communication et aux fournisseurs d'accès internet de mettre en place un algorithme pouvant déceler « une menace terroriste » par une suite de comportements sur internet, comme des mots clés tapés et des sites consultés. En cas de menace détectée, l'anonymat de ces métadonnées pourra être levé.

- Des agents pourront s'introduire, sans l'accord d'un juge, dans un véhicule ou un lieu privé pour y poser caméras, micros ou balises GPS.

- Les services bénéficieront d'une connexion directe aux réseaux des opérateurs via les fameuses boîtes noires. Ils capteront ainsi en temps réel les données de connexion des internautes. Le gouvernement assure que seules les métadonnées seront conservées et pas le contenu des messages des utilisateurs.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:42

23/06/2015 – 06h00 Angers (Breizh-info.com) – Voilà une affaire qui pourrait relancer le débat sur la vaccination obligatoire, à l’heure ou le professeur Henri Joyeux récolte des centaines de milliers de signatures pour sa pétition réclamant le retour du Vaccin DTP trivalant au nom de la protection sanitaire des enfants : Ayana, une petite fille de 7 mois, est actuellement plongée dans le coma au CHU d’Angers, et devrait voir sa respiration mécanique stoppée, les médecins ayant jugé que les dommages au niveau du cerveau sont irréversibles. Ses parents, qui refusaient sa mort programmée et qui avaient même porté l’affaire en référé, se sont en effet finalement résignés dans la douleur et la tristesse à laisser partir leur enfant.

On sait deux choses sur la dégradation de l’état de santé de la petite Ayana : le 4 mai dernier, ses parents l’ont emmenée se faire vacciner contre le DTP + coqueluche + haemophilus B + hépatite B + 13 souches de pneumocoques , les pneumocoques étant responsables de certaines pneumopathies, certain type de méningites, et certaines otites ( pas toutes loin de là ) à la PMI (protection maternelle et infantile) de Sées. Dans la nuit du 4 au 5 mai, suite à une poussée de fièvre impressionnante, et alors que les parents avaient appelé le 15, les médecins régulateurs n’ont pas jugé nécessaire de faire prendre en charge le bébé.

Selon Maître Ludot, l’avocat des parents de la petite Ayana, « cette enfant a eu le cerveau détruit par une hyperthermie maligne. C’est la fièvre de 42,5 qui est à l’origine de cette destruction. Si cette fièvre avait été traitée en temps et en heure, nous ne serions pas au chevet d’un bébé qui est sur le point de mourir ». L’avocat évoque aussi la responsabilité de vaccins dans l’état de santé de l’enfant.

Serge Rader, pharmacien, appuie également la thèse de la responsabilité du vaccin: « Dans l’Infanrix Hexa, il y a en réalité 6 valences mais 8 souches et dans le Prevenar, treize, comment voulez-vous que le système immunitaire d’un nourrisson qui n’est même pas encore formé résiste à un tel choc ? C’est criminel» affirme-t-il. « Des cas semblables ont eu lieu en Italie, avec morts subites dans les 24H et autisme (23.9.2014 Tal de Milan). La pharmacovigilance italienne annonce 3,7 fois plus d’accidents neurologiques avec cette double vaccination simultanée. Quant au Pneumo 23 (les 13 mêmes que Prévenar sauf le 6a), injectable en France à partir de 2 ans, il a été tout simplement retiré du marché en Italie pour inefficacité en juillet 2013….».

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 07:33

DISPARITION - L'écrivain-réalisateur, prix Goncourt en 1989 pour Un grand pas vers le Bon Dieu, est mort ce mardi à son domicile à Gradignan, près de Bordeaux, à l'âge de 82 ans.

Le romancier et scénariste Jean Vautrin, de son vrai nom Jean Herman, est mort mardi à son domicile à Gradignan, près de Bordeaux, à l'âge de 82 ans, a-t-on appris auprès de son agent, Danielle Gain. Touche-à-tout, il avait commencé sa carrière par le cinéma sous son véritable nom, Jean Herman, avant de se lancer, au début des années 1970, dans la littérature, sous le pseudonyme de Vautrin emprunté au héros de Balzac dans la Comédie humaine. En 1968, il signe son premier film, adaptation d'un roman de Sébastien Japrisot, Adieu l'ami avec Charles Bronson et Alain Delon. Un polar sec et intense qui a marqué l'histoire du genre.

Scénariste prolifique, il écrit une dizaine de scripts pour des films, comme ceux d'Yves BoissetCanicule et Bleu comme l'enfer.

En 1989, il obtient le prix Goncourt pour son roman Un grand pas vers le Bon Dieu. Il a été un écrivain populaire et engagé résolument à gauche. Une de ses œuvres phares, adaptée en bande dessinée par Jacques Tardi, est le Cri du peuple, vaste saga sur la Commune de Paris. En 2012, il publiait Les années faribole, le quatrième volet d'un autre récit historique consacré à quatre compagnons d'armes de la Première Guerre mondiale.

«Comme d'habitude, ça claque, ça grince, ça tangue, ça saute de joie ou de douleur sous la plume de Vautrin. Pas une page sans émotion. Pas une ligne sans ce style argotique, façon Alphonse Boudard, qui propulse le lecteur dans un Paris lointain peuplé d'individus que l'on a l'impression de connaître(...). Quel voyage à grande vitesse dans le temps et dans les sentiments! Quel hymne à la paix aussi! La paix qui fait cesser le fracas des canons bien sûr, mais aussi celle, beaucoup plus difficile encore à obtenir, qui doit se frayer un chemin dans le cœur de chacun» écrivait Blaise de Chabalier au sujet de l'ouvrage.

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 10:29

Chut ! Ne les empêchez pas de travailler. Nos étudiants sont penchés sur Face book, sur les Go fast et sur les Game fair. Je redoutais que vous ne comprissiez pas. J’ai pris tout ce lexique dans la presse quotidienne. Ainsi qu’à la télévision et sur les réseaux sociaux. J’ai compris que nos étudiants sont d’un niveau très supérieur à tout ce qu’on a pu voir jusqu’en ce début de troisième millénaire. Nos étudiants sont en outre de plus en plus jeunes et instruits de plus en plus précocement. Ce qui n’est pas sans poser des problèmes nouveaux qu’il faudra bien résoudre. En effet, il faut prévoir des programmes pour le bébé-éprouvette. Mais ce n’est pas tout, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Il faut prévoir des programmes adaptés aux fœtus. Il ne faut pas craindre d’aller de plus en plus loin. A une époque où les vieillards s’abattent communément dans les avis nécrologiques, à cent dix ans et davantage, il faut accélérer le mouvement. Il faut voir jeune. Et ces vieillards accablés par les années sont-ils capables de concevoir des programmes adaptés à l’homme prénatal ? A l’embryon d’homme ? Face à ces nouveaux problèmes qui nous attendent, il faut nous mettre déjà au travail. Et c’est commencé, heureusement, avec l’épreuve anticipée de français. Je vous donne le sujet ? Un texte d’un très jeune auteur, prix Goncourt des lycéens, un foetus de quarante deux ans, Prix des libraires, Prix Goncourt tout court. Un vrai jeune adapté aux jeunes, adapté aux fœtus. Mais il faut aller plus loin et très vite. Les petits jeunes, question littérature ne suivent pas tous. J’ai repéré un candidat qui écrit carrément ceci : wsh c. En guise de protestation. C’est un précurseur, il est trop en avance. Voici ce que je propose, en tant que prof resté près des jeunes. Il faut servir les jeunes avec une littérature de plus en plus jeune. Je trouve la réflexion de ce candidat très légitime. Vivent les wsh c ! Vivent les Go fast, vivent les Game fair. Quand je pense que des attardés disent encore la chasse, alors que les Game fair c’est tellement plus parlant. Il faut que les jeunes s’expriment enfin en toute liberté. Qu’ils puissent dire librement wsh c. Il faut en finir avec l’oppression de la langue française ! Bien sûr de nouvelles questions vont se poser ! Il faut les aborder avec courage. Par exemple, il faut prévoir un bac pour les fœtus et aller encore plus loin vers la jeunesse. Il faut prévoir un bac spermatozoïdes et un bac ovule. Un bac ovocyte ! Et là on se trouve confronté à une question d’actualité. Il va falloir respecter la parité ! Or, la biologie ne respecte pas l’égalité des chances. La biologie envoie jusqu’à quatre cent mille spermatozoïdes alors qu’elle ne produit qu’un seul ovule. C’est une honte ! Comment voulez-vous que les candidates au bac de l’avenir ne se sentent pas agressées ? Quatre cent mille petits machos contre un seul ovule, on croit rêver. Il faut convoquer immédiatement des biologistes hautement spécialisés qui vont plancher sur la question. Sinon, on va se trouver devant des protestations, devant des wsh c… et ça va encore être le Go fast, ou pire encore le Game fair. Voilà ce qui nous attend, si on ne réagit pas très vite. L’an dernier, nos jeunes s’étaient plaints d’un nommé Victor Hugo. Un vieillard ! Il faut éviter que ça se reproduise.

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 10:21
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 10:16

L’ancien directeur général de la deuxième banque islandaise jusqu’à l’effondrement du secteur financier du pays en 2008 a été condamné à de la prison ferme. Et bien d’autres dossiers attendent.

« Pourquoi l’Islande arrive à envoyer les patrons de banque en prison, et pas les autres pays ? Il y a une explication locale ? », se demande-t-on sur Twitter.

Ce mercredi matin, l’ancien responsable de Landsbanki, la seconde banque du pays avant le krach bancaire en 2008 (qui a entrainé l’effondrement complet du pays) a été condamné à 12 mois de prison, dont trois ferme, par un tribunal de Reykjavik.

Sigurjon Arnason, 48 ans, était accusé de manipulation du cours des actions de la banque. Pour soutenir ceux-ci, Landsbanki prêtait de l’argent à des investisseurs, à condition qu’ils achètent en retour des actions… Deux autres anciens cadres-dirigeants de la banque ont été condamnés par le même tribunal à neuf mois dont trois ferme, pour avoir participé à la combine.

La réponse à la question posée sur Twitter est à rechercher dans la volonté de faire de la crise financière un sujet politique : dès l’explosion du système, les Islandais ont pris la question à bras le corps, réfléchi à leur « contrat social », bref, politisé le sujet.

• Ils ont manifesté dans les rues de Reykjavik et obtenu la chute du gouvernement de droite qui dirigeait alors ce petit pays ;

• Ils ont organisé des référendums qui ont conduit à refuser le remboursement, par les contribuables, des épargnants étrangers lésés ;

• Ils ont engagé un processus de révision de la constitution (qui n’a pas abouti) ;

• Ils ont enfin décidé de nommer un procureur spécial (Olafur Thor Hauksson, alors commissaire de police d’Akranes, un petit port de 6.500 habitants) pour traquer les éventuels délits commis par les responsables : les “néo-vikings” indélicats, ces financiers peu scrupuleux qui étaient encore des stars en 2007, mais aussi les responsables politiques du désastre.

Les « banksters » ? Beaucoup vont bien, merci

Cela dit, il ne faut pas trop exagérer les résultats de cette traque judiciaire : la justice n’a pas poursuivi les « responsables de la crise », mais les responsables de délits avérés.

NDLR : Ce qui ne risque pas d’arriver en France puisque l’on se refuse même à lancer de simples commissions d’enquêtes publiques …

Un seul homme politique, bouc émissaire facile, a été jugé : Geir Haarde, l’ancien Premier ministre à l’époque du Krach. Il risquait deux ans de prison ; finalement, il a été jugé coupable d’une broutille, sans qu’aucune sanction ne soit prononcée : le tribunal lui a reproché de ne pas avoir organisé de réunions gouvernementales après la chute de la banque Lehman Brothers en septembre.

Son mentor et prédécesseur de 1991 à 2005, David Oddsson, qui était au moment de la crise gouverneur de la Banque centrale (une fonction dans laquelle il s’était lui même nommé) est passé entre les gouttes. Il est vrai qu’il dirige depuis un des plus influents quotidiens islandais, « Morgunbladid » (le journal du matin). « Un peu comme si on avait nommé Richard Nixon à la tête du ‘Washington Post’ pendant le Watergate », s’était alors moqué « le Monde diplomatique »

Quand aux « banksters », ils vont dans l’ensemble très bien. Mais quelques un d’entre eux, et pas des moindres, ont été condamnés pour des malversations précises. La justice a trouvé de quoi condamner les dirigeants des trois banques en faillite :

• Larus Welding, ancien patron de la banque Glitnir ;

• Hreidar Mar Sigurdsson et Sigurdur Einarsson, ex-dirigeants de la banque Kaupthing ;

• Et maintenant Sigurjon Arnason, patron de Landsbanki ainsi que deux autres cadres.

En attendant, une bonne partie des brigands milliardaires reconstruisent leur petit business et se la coulent douce. Les quelque 20 à 30 financiers –un club exclusivement masculin — qui ont poussé l’Islande vers le gouffre vivent bien pour la plupart. Certains sont restés en Islande, beaucoup se sont dispersés dans le monde, dans les villes où l’argent tourne. Ils vivent dans de sompteux appartements à Londres, au Luxembourg, à Lausane, à Toronto, ou à Saint Petersbourg…

On a pu croiser, dans les mois qui ont suivi le krach, dans certains bars, leurs photos dans les urinoirs : à défaut de pouvoir les juger, les Islandais leur pissaient dessus…

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 10:10

Une page d’histoire du Quartier de la Vieille Chapelle va disparaitre avec la destruction des bâtiments de la COMPAGNIE DU LIN.

L’Observatoire des Quartiers Sud de Marseille vous invite à découvrir l’histoire particulière de cette entreprise et de son fondateur :

Jean ROUMILHAC

Franc-maçon, anarchiste, résistant, qui voulut faire de sa filature, la Compagnie du lin, une usine exemplaire

Jean-Marie Guillon, historien, professeur des universités émérite (Université d’Aix-Marseille, UMR TELEMME), évoquera ce parcours militant hors normes. http://telemme.mmsh.univ-aix.fr/membres/Jean-Marie_Guillon

Françoise Fontanelli, historienne, doctorante (Université d’Aix-Marseille, UMR TELEMME ; Università della Tuscia, Viterbo), suivra le Jean Roumilhac, militant libertaire, http://telemme.mmsh.univ-aix.fr/membres/Fran%C3%A7oise_Fontanelli

Gérard Leidet, collaborateur du Maitron, Dictionnaire du mouvement ouvrier, présentera Les anarchistes, Dictionnaire du mouvement libertaire francophone. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?mot28

Lundi 22 juin 2015, de 17h30 à 20h, au centre social Mer et Colline 16 boulevard de la Verrerie – 13008 Marseille

(bus 19 arrêt Verrerie - à partir du Rond Point du Prado, derniers retours toutes les 10 min entre 20h41 et 21h54)

Accueil à partir de 17h30. Début impératif : 18h. L’accès est libre et gratuit. N’hésitez pas à faire circuler l’information.

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 10:06

Lors d’une inspection à la ferme des 1.000 vaches, suite à la publication d’un article accablant dans Reporterre, les services de l’État ont constaté un dépassement important du nombre de vaches autorisées.

Suite à l’article de Reporterre du lundi 8 juin 2015 relatif à la ferme dite des « 1000 vaches » située à Drucat dans la Somme, Nicole Klein, préfète de la région Picardie, a demandé aux inspecteurs des installations classées agricoles et de la santé et de la protection animale[1] de réaliser un contrôle du site le mardi 9 juin.

Au cours de cette visite, les inspecteurs n’ont pas souligné d’infraction majeure à la réglementation en vigueur en ce qui concerne la santé et l’état corporel des vaches. En revanche, les effectifs dépassent considérablement le nombre de vaches autorisées : 796 vaches ont été comptabilisées au lieu de 500 autorisées par l’arrêté préfectoral du 1er février 2013.

La Préfète a donc sommé l’exploitant d’abaisser ses effectifs à 500 vaches dans les plus brefs délais.

De nombreuses associations de protection animale, dont WELFARM, dénoncent ce projet depuis ses débuts. Pour Jonathan Fleurent, ingénieur agronome et chargé d’études bien-être animal à l’association WELFARM,

« Les vaches y sont élevées en zéro pâturage, sans jamais avoir accès aux prairies. Ce mode d’élevage est une entrave au bien-être animal car il ne répond pas aux besoins d’espace de la vache laitière et favorise notamment les problèmes de boiterie.»

WELFARM est membre du comité de soutien à Novissen, association qui s'oppose au projet des 1.000 vaches. Malgré les nombreuses actions locales menées par cette association, le projet continue de se développer. WELFARM reste mobilisée contre le développement des élevages en zéro pâturage dans toute la France.

Consulter le rapport intégral de l’inspection

Le combat se poursuit : WELFARM se mobilise contre le projet des 1.000 veaux à Courtine (23). Renez-vous à la manifestation contre ce projet samaedi 4 juillet en savoir plus

[1] Direction départementale de la protection des populations de la Somme

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 10:02

Au lendemain des attentats de janvier, tandis que le parisien.fr titrait « Attentat de Charlie Hebdo : Le Pen s’engouffre déjà dans la polémique », relayé par le plus.nouvelobs.com « Zemmour et Le Pen osent déjà polémiquer. C’est indigne », à quoi s’occupait le gouvernement ? Il inventait. Une fable. « Lassana Bathily, ce héros ». Plus précisément, il brodait.

C’est ce que racontent Sandra, Jean-Luc, Yohan et les autres survivants de la tuerie du magasin casher à Libération, dans un entretien publié le 7 juin. « Lassana Bathily est quelqu’un de vraiment bien, adoré de tous ses collègues (…) qui nous a, effectivement, proposé de nous sauver en prenant le monte-charge avec lui, mais il n’a pas pu nous sauver puisque nous avons tous refusé », dit Jean-Luc. Selon Sandra, les médias et les politiques ont eu « besoin de trouver une belle histoire » raison pour laquelle les ex otages du magasin casher ne se retrouvent pas dans les versions médiatiques des faits qu’ils estiment parfois « arrangées ».

Le petit groupe d’otages réfugiés au sous-sol du magasin, là où se trouvait Lassana au moment des faits, n’a donc pas voulu suivre, selon ses dires, l’idée du jeune employé d’utiliser le monte-charge ni l’issue de secours à l’étage afin de s’échapper – qu’ils n’avaient pas réussi à ouvrir pour la seconde, et qu’ils jugeaient trop bruyant et trop petit pour eux tous pour le premier. Lassana Bathily est donc parti seul. Les autres se sont ensuite calfeutrés dans une chambre froide. Yohann raconte avoir arraché tous les fils pour stopper la congélation, éteint la lumière et trouvé les clés pour s’enfermer.

S’il ne fait de doute pour aucun des otages que Lassana Bathily a tenté de trouver un échappatoire pour tous, tous s’accordent néanmoins sur ce point : ce n’est pas lui – contrairement à ses dires – qui les a fait rentrer dans le congélateur. « Les médias et les officiels ont voulu enjoliver le tableau, ajoutant qu’il nous auraient fait descendre, etc. Ce n’est pas vrai, mais ce n’est pas la faute de Lassana. A ce moment-là, la France avait besoin d’un héros ». Et un sans-papier « musulman, pratiquant », quelle aubaine pour couper court à la polémique et tordre le cou aux amalgames.

Sandra, Emilie et les autres n’en veulent pas à Lassana, mais aux médias. Quand, à 14h58 ce jour-là, BFMTV – au mépris de leurs vies – annonce qu’« une femme se serait cachée dans la chambre froide. Et y serait encore » . Par leurs portables, ils l’ont même « su en temps réel (…) » ,raconte Emilie, encore tremblante. Pour Sandra, BFMTV « a joué avec nos vies pour une course à l’audimat ». Sans que ce grave manquement au devoir de réserve ayant mis en péril la vie d’autrui ne suscite de la part des autorités concernées la moindre polémique.

L’essentiel, pour le gouvernement, se situait ailleurs. Faire pleurer d’émotion dans les chaumières. D’un côté, un Coulibaly tuant des juifs au nom d’Allah, de l’autre, un Lassana qui les aide parce « qu’on est des frères ». La preuve par neuf qu’il ne faut pas faire d’amalgame.

Certains osaient polémiquer, c’était indigne ? Mais un gouvernement qui ment, qui instrumentalise un sans-papier, on appelle ça comment ?

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