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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 09:57

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Fourest et les complotistes : il était une bergère
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Ce mardi 5 octobre, France 5 diffusait le premier reportage d'une série réalisée par Caroline Fourest et consacrée aux réseaux de l'extrême. Fidèle à elle-même, la journaliste nous a servi une belle soupe dont elle a le secret. Mélangez les fachos et les cocos, rajoutez des théories sur le 11 septembre et sur Mars, saupoudrez copieusement d'amalgames et faites tremper le site Investig'Action. A table !
> Lire la suite
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L'enquête de Caroline Fourest est-elle crédible ? - Investig'Action
> D'après un sondage du forum France 5, vous n'êtes pas nombreux à croire en Sainte-Caroline.
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Ma réaction suite au « documentaire » de Caroline Fourest - Jean Bricmont
> Jusqu'à quel point faut-il être naïf pour ne pas être complotiste?
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Caroline Fourest ou la nouvelle BHL - Aurélie Meunier
> Un su-sucre pour le chien de garde?
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Merci à Caroline Fourest !- Olivier Taymans
> Quand on a droit à un joli coup de pub, il faut se montrer reconnaissant.
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AGENDA
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Bruxelles - 16 février
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Michel Collon et Tariq Ramadan participeront au débat « L'enjeu malien ou le nouvel ordre colonial de l'Occident ? », organisé par l'European Muslim Network
> A partir de 13h00 aux Facultés Saint Louis, Auditoire 1 - 43 Bld du jardin Botanique, 1000 Bruxelles. métro Botanique ou Rogier. PAF : 6 euros
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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 09:55

 

Est-il normal que l’Etat donne sa garantie à 9.000 traders pour qu’ils continuent à spéculer sans risque avec des revenus scandaleux alors que 60 millions de Français se serrent la ceinture ? C’est la question que posait un député mardi soir lors de la réunion organisée par le collectif à l’Assemblée Nationale à la veille de l’arrivée de la loi bancaire en Commission des finances et à une semaine de son arrivée devant les députés en première lecture.
Est-ce normal ? Non. C’est totalement scandaleux. Et Michel Rocard affirmait en conclusion :
« je suis arrivé à cette réunion dans une logique d’amendement de la loi mais vu tout ce que nous ont dit les experts depuis 2 heures, je pense plus que jamais qu’il faut obtenir une vraie séparation des activités de dépôt et des activités de banque d’affaires. Tenez bon les gars ! »
Toute la presse est d'accord pour dire que, sur les questions essentielles qui sont 1) lutter contre la spéculation et 2) protéger l’épargne des citoyens et les finances publiques, ce projet est nul :
« La réforme Volvic, toute en douceur » (La Tribune), « Les banques françaises peuvent (presque) souffler » (Les Echos), « Les banquiers avouent qu'ils sont épargnés » (Libération), « Le projet de réforme fait sourire tout le monde dans les salles de marché »(Capital) « C'est comme si la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat avait été rédigée par les évêques ! » (Libération). « Les banquiers ne s'en cachent pas : cette loi ne les inquiète pas le moins du monde. » (Le Monde de ce jeudi).
Quand AIG est tombé à cause d’une de ses micro-filiales, il a fallu qu’Obama mette sur la table
 130.000.000.000 de dollars pour éviter un effondrement de toute l’économie américaine. Que se passerait-il en France si Hollande devait faire pareil l’an prochain parce qu’une de nos grandes banques sera à eux doigts du KO ? En Angleterre, le gouvernement vient d’annoncer qu’il voulait « électrifier les parois entre les banques de dépôt et les banques d’affaires. » Les socialistes français peuvent-ils se permettre de voter une réforme nettement moins ambitieuse que celle que préparent les conservateurs anglais ?
Plus de 25 000 personnes et une dizaine de réseaux ont déjà rejoint l'appel pour une vraie séparation des banques sur le site 
www.monadversairecestlafinance.fr. Notre objectif est d’atteindre 50.000 signatures et de les déposer à l’Assemblée en organisant un nouveau débat contradictoire. Une quarantaine de députés sont déjà d’accord pour voter les amendements que nous avons proposés. Il faut intensifier notre action.
Avez-vous signé l’Appel ? Pouvez-vous prendre quelques minutes pour le diffuser auprès de vos amis ? Pouvez-vous
faire un donpour financer les actions en préparation ? On compte sur vous !

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 09:48

L'année commence mal pour les salariés allemands de HP. Le fournisseur vient d’annoncer, le 1er février dernier, la suppression des 1 100 postes de sa filiale de Rüsselsheim, ville située à proximité de Francfort. Cette entité, qui va fermer ses portes d’ici à fin octobre, est spécialisée dans les services pour entreprises. C’est le troisième plus grand site du constructeur en Allemagne qui, au total, emploie environ 10 000 personnes.

Sur les 1 100 postes supprimés, 250 devraient être transférés chez des partenaires et des clients de la société. Près de 200 salariés pourraient ainsi trouver refuge chez le constructeur automobile Opel, selon le site Golem.de. Les 850 autres salariés n’auront pas forcément cette chance : soit ils seront retenus pour un poste vacant quelque part dans un autre site de HP, soit ils seront licenciés. Lire la suite.
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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 09:43

 

kayopo.jpgPendant que les magazines et les chaînes de télévision parlent de la vie des célébrités, le Chef de la Tribu des Kayapo a reçu la pire nouvelle de sa vie : Dilma, la présidente du Brésil, a donné son approbation pour la construction d'une énorme centrale hydroélectrique (la 3ème plus grande au monde). C'est la sentence de mort pour tous les peuples vivant près du fleuve, car le barrage inondera environ 400 000 hectares de forêt. Plus de 40 000 Indiens devront trouver de nouveaux endroits où vivre. La destruction de l'habitat naturel, la déforestation et la disparition de plusieurs espèces sont des faits ! Nous savons qu'une image vaut mille mots, et montre le véritable prix à payer pour la "qualité de vie" de nos modes de vie dit "modernes".Il n'y a plus dans notre monde de place pour ceux qui vivent différemment, que tout doit être aplani, que chacun, au nom de la mondialisation, doit perdre son identité, sa façon de vivre.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 09:38

Nous ne pouvons plus prétendre que la création de richesses pour une poignée de privilégiés bénéficiera inévitablement au plus grand nombre – trop souvent, c’est le contraire qui est vrai.”

Jeremy Hobbs

Directeur général, Oxfam International

Publié le : 19 Janvier 2013

Selon Oxfam, les dirigeants doivent se fixer pour objectif d’au moins ramener les inégalités au niveau de 1990

L’explosion de la richesse extrême et des revenus colossaux exacerbe les inégalités et entrave la capacité du monde à combattre la pauvreté, comme l’explique aujourd’hui Oxfam dans un rapport publié en vue du Forum économique mondial de Davos, qui se tiendra la semaine prochaine.

Le revenu net des 100 milliardaires les plus riches s’élevait en 2012 à 240 milliards de dollars, ce qui suffirait à éradiquer quatre fois la pauvreté extrême, selon le rapport d’Oxfam intitulé « The cost of inequality: how wealth and income extremes hurt us all» (Le coût de l’inégalité : comment la richesse et les revenus extrêmes nous portent préjudice à tous). L’organisation exhorte les dirigeants mondiaux à endiguer les revenus extrêmes d’aujourd’hui et à s’engager à au moins ramener les inégalités au niveau de 1990.

Ces vingt dernières années, les revenus du pourcent le plus riche de la population ont augmenté de 60 %, une évolution que la crise financière contribue à intensifier, et non à freiner.

Oxfam souligne le fait que la richesse et les revenus extrêmes ne sont pas seulement contraires à l’éthique ; inefficaces sur le plan économique et destructeurs sur le plan politique, ils divisent la société et nuisent à l’environnement.

« Nous ne pouvons plus prétendre aujourd’hui que la création de richesses pour une poignée de privilégiés bénéficiera inévitablement au plus grand nombre – trop souvent, c’est le contraire qui est vrai », a averti Jeremy Hobbs, directeur général d’Oxfam International.

« La concentration des ressources entre les mains du pourcent le plus riche affaiblit l’activité économique et rend la vie de toutes les autres personnes plus difficile, en particulier au bas de l’échelle économique.

« Dans un monde où même les ressources les plus essentielles, telles que les terres et l’eau, se raréfient, nous ne pouvons pas nous permettre de concentrer les actifs entre les mains de quelques personnes et laisser le plus grand nombre se disputer les restes. »

Selon les estimations, les personnes appartenant au pourcent le plus riche émettent jusqu’à 10 000 fois plus de CO2 que le citoyen américain moyen.

Oxfam ajoute que les dirigeants mondiaux devraient tirer les enseignements des réussites actuelles observées dans des pays tels que le Brésil (qui a connu une croissance rapide accompagnée d’une baisse des inégalités), mais aussi des réussites historiques telles que le New Deal du président Franklin Roosevelt dans les États-Unis des années 1930, qui a permis de réduire les inégalités et de freiner les intérêts particuliers. De fait, Roosevelt avait déclaré : « l’égalité politique que nous avions su conquérir a perdu sa signification face aux inégalités économiques ».

Un « New Deal » mondial contre les inégalités

« Nous avons besoin d’un nouveau New Dealmondial pour renverser la croissance des inégalités constatée ces dernières décennies, a ajouté Jeremy Hobbs. Pour commencer, les dirigeants mondiaux devraient s’engager officiellement à ramener les inégalités au niveau de 1990.

« Dans les paradis fiscaux aux lois laxistes en matière d’emploi, les plus riches tirent profit d’un système économique mondial faussé qui joue en leur faveur. Il est temps que nos dirigeants réforment le système pour que celui-ci œuvre dans l’intérêt de l’ensemble de l’humanité et non d’une élite mondiale. »

La fermeture des paradis fiscaux, qui abriteraient 32 billions de dollars, soit un tiers de la richesse mondiale, pourrait générer un supplément de recettes fiscales de 189 milliards de dollars. Outre la lutte contre les paradis fiscaux, un nouveau New Dealmondial pourrait également viser à :

  • renverser la tendance actuelle à des formes de fiscalité plus régressives ;

  • instaurer un taux minimum d’imposition des sociétés à l’échelle mondiale ;

  • stimuler les revenus plutôt que le rendement des capitaux ; 

  • accroître des investissements en faveur de services publics gratuits et de filets de sécurité sociale.

Contacts

Pour de plus amples informations, merci de bien vouloir contacter :

Jon Slater +44 (0)1865 472249/+44 (0)7876 476403/ jslater@oxfam.org.uk

 

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:37

La Cognette, 6 boulevard de Stalingrad à ISSOUDUN (36100)

vous invite :

VENDREDI 8 FEVRIER 2013

à partir de 17 heures jusqu'à 19 heures : dédicace du livre de Max Ploquin "Aventures d'un toubib de campagne et accoucheur dans le Berry de George Sand"

et de 19h à 20 heures: café littéraire avec Rolland Hénault, Isabelle Ploquin et les Editions de l'impossible.

Venez nombreux ! Entrée gratuite

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:35

Combien d’usines ont encore fermé cette semaine en France ?...Réponses : je ne savais pas qu’il restait des entreprises en France, avec des ouvriers à vélo, et qui se rendaient au boulot, avec plein de bouteilles qui dépassaient de la musette. J’en étais resté aux années 50 !

 C’était le bon temps. Quand on voulait écraser un vieux dans la rue, il suffisait d’accélérer et de donner un grand coup de klaxon ! Le vieux (ou la vieille) tombait sur place, assourdi par un phénomène paranormal. Certains invoquaient le Diable, d’autres le Bon Dieu…En ce temps là, les gens croyaient encore en Dieu, et il faut dire que Dieu n’était pas encore Président de la Banque Mondiale, mais il commençait à comptabiliser ses actionnaires. Les actions, il appelait ça des « indulgences ». En ce temps-là, mes frères, Dieu était indulgent ! Quand il se promenait dans les Beaux quartiers, il avait l’œil rivé au sol et repérait très vite les vieux mégots, il les conservait dans une petite boîte métallique mais sacrée, il appelait Matthieu, qui obtiendra une promotion flatteuse par la suite (Evangéliste des Pauvres) et il lui disait :

« -Matthieu, toi qui es plus souple que moi, ramasse les clopes, et mets de côté les joints…on en aura besoin plus tard quand viendra Saint Karl Marx et qu’il faudra passer à une autre spécialité : « La religion est l’opium du peuple ». Tu ajouteras : « -Au commencement était le verbe !  Alors ils répéteront tout ce que tu dis, notamment sur l’élevage bovin, les vaches maigres et les vaches grasses, les vaches folles etc… »

 A cette époque en vérité je vous le dis, batifolez mais pas trop quand même et surtout pas de pédés ni de gouines et pas de mariage entre ces fidèles qui sont dans l’Erreur !!!

« Errare humanum est ! »  Mais il ne faut pas en abuser : ne violez qu’en période de Guerre Sainte, il y en a toujours une qui traîne dans le secteur ! Ne torturez que dans les grandes occasions, sacrées de préférence !...Et puis faites couler le sang, le sang c’est du picrate, mais n’employez pas ce mot, dites que c’est mon sang divin…

Et puis n’oubliez pas la Justice de Dieu : ceux qui ont mal travaillé à l’école seront SDF, ceux qui ont eu de mauvaises pensées seront enculés dans les sacristies, ceux qui ont voulu m’acheter un maximum d’Actions de Grâce seront récompensés. Ils iront se promener au Ciel du Capitalisme Libéral, ils seront décorés de la Légion d’Honneur et ils déplaceront sur des chevaux climatisés !

 Les gens qui travaillent édifieront des cathédrales avec plein d’images représentant la vie des saints et des saintes, et tout ça sera vite fait bien fait parce qu’on n’a pas de temps à perdre avec les peigne-cul, qui seront autorisés, dès qu’ils seront licenciés des entreprises, à faire la quête à la sortie des usines. Ils n’auront pas le droit d’ouvrir leur braguette. Les plus méritants disposeront d’un chien catholique. Vous ne crucifierez pas les chiens catholiques, c’est trop difficile de fabriquer une croix prévue pour quatre pattes.

 Comme les clous sont de mauvaise qualité (ils sont fabriqués par des nègres et surtout des jaunes) vous aurez le droit d’utiliser l’électricité, et d’installer des barbelés le long des routes pour que les Infidèles ne nous échappent pas. Quand un Infidèle, je veux dire un SDF s’échappe, il ne fait que des conneries.

 D’une façon générale, mes frères, en vérité je vous le dis, les pauvres, s’ils avaient un peu d’amour propre ils auraient acheté des actions à ma Banque ou à celle de Mr ArcelorMittal, ils auraient bu que de l’eau usée et ingéré que des plats bénis et trafiqués.

 Pour les guerres de Religion, toute Guerre est une guerre de Religion, d’ailleurs c’est prévu dans une publication explosive qui s’appelle le Droit Canon.

 En fait les Riches auront le droit d’avoir des Canons, mais sous la version moderne : des Missiles !

Pourquoi des Missiles ? Parce que c’est la traduction en Français de l’Araméen « Missel ». Enfin, dernier petit détail pour fignoler, la Religion Catholique sera cotée en Bourses ! Et l’on aura enfin le droit de faire sécher son linge sur la bite du pape ! C’est tout ce que j’avais à vous dire. Vaquez à vos occupations, attention je vois une vache catholique qui cherche à s’échapper du paradis !

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:32

Les deux filles remercient d'un geste de la tête et disparaissent en direction de la cour sans honneur, vers leurs quotidiennes activités...Nobles tâches journalières, ennuyeuses et faciles comme dit le poète...mais d'autant plus méritoires.

Seul au milieu de la Cour d'Honneur, avec ses majuscules, Eugène est grandiose. Et le harnachement insolite qui lui sert de vêtement, ajoute une touche d'héroïsme à son attitude. Ah non, nul ne saurait en ce moment, en voyant la noble allure d'Eugène, se laisser aller à je ne sais quel ricanement!

 Mais le silence, qui désormais règne dans la Cour d'Honneur, ne peut pas durer éternellement. Une minute au maximum, c'est la règle, sinon, après, on s'emmerde. On regarde ailleurs. On se gratte le nez. On passe d'un pied sur l'autre. Il faut savoir s'arrêter.

- Allons je descends je suis illico à l'écoute, l'Ugène!

Eugène attend. Pas un geste. Pas un mot. Rien. Le silence. Lourd. Pesant.

Heureusement, voici M le Directeur, suivi de son fidèle ami, votre serviteur (n'en abusez pas cependant, je ne prends pas de commandes en terrasse).

- Queuqui n'y a, l'Ugène?

Ah il est drôlement bilingue le Arnesse, il le cause, le patois d'Eugène!

- Cré bordel, ceux saprées salopes j' yeux z'y fourre mon bâton queuque part si qu'à recoummencent un joûr...

- Qu'à r'commençons quoué, cré nom...

- A m'capter!...alle ont v'lu m'capter mais c'est point d'main la veille qu'on l'couidnappe l'Ugène, l'est assez membru pour y en rabatt' une boune râclée en plein ed'sus la châte...

 Cette révélation provoque l'étonnement de Arnesse. Arnesse est incrédule. Il se dit que l'Eugène débloque. Qu'il est devenu sinoque. Il a certainement raison. Ces deux jeunes filles, sanitaires et sociales en diable, ne sauraient se livrer à de pareilles pratiques.

Mais voilà l'Eugène qui gémit, qui geint, qui rugit, qui mugit:

- Et pis l'Arnestine cré nom! j'l'oubéliais l'Arnestine alle est point t'au lit...

- Aspliquez-vous, membru...

On va pas continuer en patois. Je sais que ce serait plus réaliste. Mais ce serait aussi trop long. C'est dommage dans un sens. On perd en pittoresque. On gagne en concision. Faut savoir ce qu'on veut dans la vie.

Alors voilà.

Je résume le discours du père Eugène. En cette nuit chaude de juillet, l'Eugène avait été saisi par le démon de midi. En pleine nuit, c'est plus fréquent qu'on ne l'imagine. Il s'était donc allé étendre un instant dans le lit de Mme Ernestine, ainsi qu'il avait accoutumé de faire depuis déjà pas mal de mois. Seulement voilà, en tendant la main, exactement à l'endroit où, habituellement il rencontrait quelque chose de rebondi et velu, il n'avait rencontré que platitude glabre, ou, si l'on préfère absence de système pileux et surface plane. Il s'en était étonné. Il avait attendu, espérant que sa vieille dulcinée s'était allée promener sous la ramée, humant l'air nocturne dans une communion solennelle avec l'univers végétal.

-" A moins qu'a soye sortie pisser!" avait-il aussi pensé, pragmatique.

Mais Ernestine point ne revenait sur sa couche. Minuit. Une heure. Deux heures. Trois heures.

Etc...

Alors Eugène avait soudain été saisi d'un pressentiment. L'Ernestine avait été capturée, comme les autres. Ainsi on lui retirait le pain de la bouche, à lui, un gars de Margouillat? C'en était trop. Son sang ne fit qu'un tour, un seul!

 Le pain de la bouche. A vrai dire, c'était une image, qui exprimait l'idée d'une privation. Elle eût d'ailleurs mieux convenu dans la bouche de Mme Ernestine. Car c'est plutôt à elle qu'on retirait le pain. Mais tout le monde aura compris, même les bacs-5, il n'était point là, à proprement parler, question de pain.

 Alors, en hurlant, Eugène descendit dans la Cour. Puis en hurlant plus fort, il enfonça la porte de la Cour d'Honneur, tirant de leurs sommeils angéliques Mlles Branletta et Turlutatata, qui accoururent aussitôt. Et nous arrivons ainsi à cette scène hurlante et agitée décrite plus haut. Ca y est le flash back est terminé.

 Et voilà toute l'histoire!

 L'embêtant, c'est que cette histoire, précisément en entraîne encore une autre, on se demande si va pas mal finir tout ça. Neuf disparitions! Dans la Creuse! Et là, c'est pas les Islamistes! Ni les Bosniaques! Ni Carlos. Ces gens-là ne connaissent pas la Creuse!

Alors qu'est-ce qui se passe au juste? On va finir par découvrir le pot-aux-roses?

Voilà au moins une belle expression qui ajoute sa touche de poésie à cette scabreuse histoire qui avait grand besoin d'un peu d'innocence.


11 La métamorphose d'Eugène

 

 Nous voilà donc avec cette fois neuf vieillards capturés mais la dernière victime n'est pas des moindres: l'Ernestine, la copine à Eugène, le membru de la Bouzarde. Alors là, les ravisseurs ont commis un sacré impair! Une considérable bévue!... Et pris un sacré risque! Je voudrais pas être à leur place! Ils étaient pourtant prévenus, les ravisseurs, par un dicton déjà cité au début du roman! Eh bien, ils ont voulu passer outre!

Tant pis pour leur gueule!

 Ca va leur coûter cher, assurément, ils l'emporteront pas au paradis! Car l'Eugène, de plus avoir l'Ernestine quand il en a besoin, ça l'a rendu comme fou! Fou furieux même. Il arrête pas de pousser des hurlements, de proférer des grossièretés, de frapper le sol avec son gros bâton de houx. Et il se néglige, il se lave plus entre les orteils, il se lave plus le cou, il se lave plus la partie centrale de son anatomie, lui qui avait coutume de prendre une douche, régulièrement, tous les trimestres! C'en est même triste à voir, il se lave plus les dents!

 C'est pas qu'il lui en reste beaucoup, mais justement, c'est un avantage d'avoir seulement six dents, le récurage est plus rapide, eh bien Eugène, il profite même pas de l'aubaine! Il se rase plus. Il se fait plus les ongles.

- A quoué donc cré nom dé diou qu'ça sarvirait, dé s'nertoyer tertout partout pisque l'Arnestine alle est couidnappe par des ravisseûrs...

 Seulement, contrairement aux hommes des villes, qui se laissent abattre quand ils se marginalisent ainsi, Eugène, lui, ça lui donne des forces. Ca le structure! Plus il est sale, plus il est impressionnant, féroce, redoutable.

 Annoncé avec dix mètres d'avance par des jurons et une odeur plus puissante que celle des boucs les plus virils, il terrorise les infirmières bac+8! Et ça il faut le faire, parce qu'elles en ont vu et senti, des vieux salingues! des bêtes humaines! des qu'avaient du poil de fauve sur l'échine, et quasiment des crinières, avec des dents de cheval toutes jaunes, et d'autres, griffus, onguleux, cagneux, avec des grosses narines poilues! Et qui chmoutaient, qui crognottaient, qui schlinguaient...elles en avaient rien à cirer, les belles gonzesses, on aurait même dit que l'odeur les excitait:

- Dis-moi Branlettina, t'as pas vu ce vieux cradingue d'Auguste?

Alors Branlettina, soudain émoustillée, relevait le col, prenait le sens du vent et humait à longs traits:

- Je le sens il est par là...je sens même avec qui...avec la mère Marguerite...y a un relent, là, qui vient de derrière le camélia testicula...

Ca leur faisait pas plus d'effet que ça.

A l'Ecole Spécialisée, il y avait un cours "Flair du troisième âge", coefficient 2 à l'examen. Elles en avaient senti, des odeurs, mais quand même, pas comme celle que dégageait l'Eugène.

 Or, Arnesse finit par se ranger à ma théorie. Il accepta d'utiliser les qualités du père Eugène, sa motivation, sa puissance de travail, décuplée par la continence! Je me souviens très bien de notre première réunion de travail.

Le père Eugène, hurlant toujours son leit motiv favori:

- Ah cré nom d'cré nom y l'connaissont point l'membru ni les gâs de la Bouzarde...

Arnesse l'arrêtait là:

- Hardi l'pé, y avions t'y vout' accord censément pour que j'soyons alliés dans c't'affaire cré nom et que j'captions les couidnappeux!...

- Tu peux compter sû moué ch'tit gâs, tant qu'j'arons point l'Arnestine allongée à sa place et en l'état d'marche,  en avant coume en arrière, cré bon diou, j'soumes z'alliés...

- Topons là...

- Taupons...

C'est curieux, ils emploient pas le même mot, et ils se comprennent!

- Café bouillu, marché conclu!

Peut-être faut-il voir dans cette erreur d'interprétation d'un proverbe ancestral, un tout début de détérioration des neurones d'Eugène. Peut-être. L'essentiel, c'est que tout le monde comprenne. J'en connais à la télé et à la radio qui font pas mieux qu'Eugène.

 Alors voilà ce qu'on a décidé tous les trois: Eugène sera notre espion. Il va cesser les excessives manifestations de douleur morale qu'il offre actuellement au personnel aussi bien qu'aux pensionnaires. Il va se laver, on lui met d'ailleurs à disposition une salle de bains hyper équipée avec des appareils spéciaux pour les ongles incarnés, les poils des aisselles, la peau des gonades...

- J'avions point d'grenades, ch'tit gâs, c'est point la peine...qu'il avait dit.

On lui avait expliqué le sens du mot, ça l'avait mis en confiance, l'Eugène, de savoir qu'il avait des gonades...

- "Des gonades pour la dégonade" qu'il faisait, matois....j'vas y die d'me gratter les gonades, aux fumelles, j'vas y die...

- Vous disposez d'elles cré nom, selon vot'bon plaisi, mon yeu gâs de la Bouzarde...avait répliqué Arnesse.

 Et puis dans la salle de bain, il y avait des récure-oreilles, des gratte-fesses, des tire-peau, des appareils anti-rides, des aérosols, des pulvérisateurs de parfums orientaux fabriqués à Clermont-Ferrand, des séchoirs haute densité fabriqués à Limoges, des décrotteurs de nez à laser, des cureteurs de dents à distance, des télé-peignes pour cuirs fragiles, des shampooings aux oeufs d'étourneau, des potions anti-pelliculaires pour le pubis, et je cite juste quelques échantillons, bref, Eugène devait se retrouver tout neuf, pimpant, propre, élégant, fleurant bon l'après rasage et le bain à la vanille.

- Es-tu sûr qu' j'aurions pas l'allûre d'une fumelle, non dé diou d'cré non...

- Pé Ugène, juré craché cré nom dé diou, t'auras téjou la fiére allûre d'un vrai houme de la Bouzarde...

-¨Parce qu'attention, j' seus pas pédé...j'savions tout ça, qu'les salles dé bains c't'une invention des pédés...

- On vous arcouvrira d'un biau costume de mâle, hardi gâs...

Qu'est-ce que c'est fatigant ce patois à la con!

 Au début je me disais je vais m'habituer, eh bien non c'est impossible. On ne s'y fait pas. C'est une langue extrêmement pénible à entendre, elle vous arrache les oreilles, elle choque le bon goût le plus élémentaire, en plus, elle se parle en crachant et en reniflant! J'en ai marre! Franchement, il est temps que cesse cette conversation, je sens que je m'énerve je vais craquer. Or il ne faut pas.

 Eugène donc va être lavé et habillé dans un costume normal, afin de ne pas éveiller les soupçons. On sera même surpris de cette métamorphose. Il sera gentil, il parlera peu, car tout de même, lui apprendre le français des salons du 18ème siècle, c'est difficile. Néanmoins, quelques belles tournures assez bien venues sortiront de sa belle denture américaine. Car on lui a prévu un dentier neuf, rutilant, avec deux molaires couronnées en or massif vers le fond.

 Le lendemain et, par le fait, le mercredi, Eugène se lève. Il a revêtu un superbe costume colonial d'une blancheur immaculée. Son chef s'orne d'un chapeau de même origine et l'on entrevoit, sous la veste de bonne coupe, une élégante chemise à fleurs. Le cigare qu'il fume est gros comme une grosse...finalement je ne dirai pas comme quoi, ça va détruire la belle impression générale qui prévaut jusqu'à maintenant. Ses vieux sabots galoches bourrés de paille ont été remplacés avantageusement par des bottes de cuir et son légendaire bâton de houx a cédé la place à, disons-le, une badine. Une pochette agrémente sa poitrine rajeunie et il chantonne, ou plutôt il sussure une vieille chanson d'amour du temps jadis:

 

    Manon Manon belle Manon

    Mon coeur est fou d'amour pour toi

    Quand je te vois passer Manon

    Ah non mon coeur n'est pas de bois

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:31

Jarrettes et Jarneton s'avançaient sur la route débonnaire.

Darvises et Potamons fôlatraient dans les champs.

Une de parmegarde, une de tarmouise, une vieille paricaridelle

ramiellée et foruse se hâtait vers la ville

Garinettes et Farfalouves devisaient allègrement...


 

(vous n'en aurez pas davantage! Achetez "Plume" précédé de "Lointain intérieur")

Ah oui! l'auteur: Henri Michaux...

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:29

Eric Simon, Philippe Ayraud et moi-même sommes heureux de vous inviter à un récital de poèmes et chansons révoltés.
Au programme, les poètes et le milieu carcéral (Hugo, Apollinaire, Supervielle, Genet, ...)
     mais aussi les poètes indignés de façon plus générale (Rimbaud, Robin, Ferré, Brel, ...)
     ainsi que nos propres textes.
 
L'événement aura lieu dimanche 3 février à partir de 20H30 au café Les Sales Gosses, 15 rue Crucy 44000 Nantes (quartier Madeleine).
En pièce-jointe, vous trouverez l'affiche de la soirée.
 
Bien à vous!

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