Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 08:37

Chers ami(e)s de la forêt tropicale,

Des assassinats par dizaines. Au Honduras, des bandes armées terrorisent une population protestant contre l'expansion des plantations de palmiers à huile sur ses terres. Les monocultures causent aussi des pertes écologiques importantes avec l'assèchement des zones humides des côtes Caraïbes et d'une partie de la vallée de l'Aguán. 

Face aux manquements des autorités honduriennes pour élucider ces meurtres, faire respecter leurs droits fonciers et les protéger des groupes armés, habitants de l'Aguán et Garifunas en appellent à l'aide internationale. Aidons-les à se faire entendre !

PÉTITION  

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 08:27
L’Autrement dit – A nos marques !
Vous souhaitant bonne lecture…
Cyril C.Sarot
Le Coq des Bruyères 264 est arrivé :

L'édition 264 du 04-09-2012 est en ligne !

Des apparitions conférencières et librosalonardes d’etienne cornevin, foliphilosophe,au cours des quatre derniers mois de l’an de grâce 2012

Samedi 22 Septembre : Halle Saint-Pierre 2, rue Ronsard – 75018 Paris M° : Anvers à 15 heures : Raymond Queneau et la folie (Keno éla foli)

 Jeudi 27 Septembre :    auditorium de la Médiathèque de Châteauroux à 18h30 : Les as du crétinisme artistique, 3 : Queneau losophe fou

 Jeudi 11 Octobre : Fédération des Oeuvres Laïques – Châteauroux -à 18 heures : Propos roses mais bien cuits sur La langue verte et la cuite, de Noël Arnaud et Asger Jorn (Jean-Jacques Pauvert, 1964)

 Samedi 13 & Dimanche 14 Octobre : Espace d’animation des Blancs Manteaux 48 rue Vieille-du-Temple 75004 PARIS M° Saint-Paul ou Hôtel de ville : présence et présentation, au 22ème salon de la revue, de Nouvelles Hybrides (le n°8 ½, qui doit succéder au n°11, qui lui-même succédait au n°7, n’est toujours pas en vue, mais, bien que ce soit à peine croyable, il y a une foule de tas de gens qui n’ont encore ni le 11, ni le 7, ni le 6, ni même les n°s antérieurs – épuisés, ça leur apprendra) et de Le Hurlu berlue n°1, son double internetique

Jeudi 18 Octobre : Centre multimédia Gantner à Bourogne (près de Belfort) à 20 heures Propos roses mais cuits à point sur La langue verte et la cuite, de Noël Arnaud et Asger Jorn (Jean-Jacques Pauvert, 1964)

 Jeudi 8 Novembre : Auditorium de la Médiathèque de Châteauroux à 18h30 : Les as du crétinisme artistique, 4 : le Daily Bul dans tous ses (B)états (Bury, Balthazar, Breucker, …) 

Du Vendredi 16 au Dimanche 18 Novembre : Blancs Manteaux48 rue Vieille-du-Temple 75004 PARIS M° Saint-Paul ou Hôtel de ville : dégustation-vente, dans le cadre du Salon de l’Autre Livre, des publications des Éditions du Céphalophore entêté (avec présentation, si les laids dés le permettent, de deux nouveautés : La forêt de l’arbre unique, un recueil de photographies dessinées de Vincent Puente – avec une postface de Paul Valéry, immortel ; Croquotidiens, un recueil de poèmes bien complets de toutes leurs dents, écrits au cœur de la jungle du monde moderne par Odile Krok – avec des collages de Nicéphore Iniepce et une préface de l’auteure, dure à tuer mais mortelle)

 Jeudi 6 Décembre : Auditorium de la Médiathèque de Châteauroux à 18h30 :Les as du crétinisme artistique, 5 : Charlie Brown (mais pourquoi ce petit garçon à tête de lune est-il si sympathique, si amusant?)


Partager cet article
Repost0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 08:25

 

Des signes inquiétants de guerre imminente avec la Syrie se multiplient. Un cauchemar se répand dans les maisons de Al-Heffa et Houla et, maintenant, dans les rues de Damas et Alep. Au moment d'écrire ces lignes, le ministre de la Défense, Dawoud Raha et Assaef Shawkat, beau-frère d’Assad, viennent d'être assassinés, probablement par une attaque terroriste. Et nous sentons tous comment cette histoire va sans doute se terminer: des milliers de soldats et de civils tués, des villes et des familles détruites, le Président Assad et sa famille blessés à mort dans un fossé.
L'OTAN et l'Union Européenne confortent le soutien de la Turquie à l'opposition, ainsi que l'Arabie Saoudite et le Qatar, et des millions de dollars et des armes affluent de toutes parts. Les medias occidentaux multiplient les arguments pour justifier une intervention étrangère.

Le Comité International de Coordination du Réseau NON-A-LA-GUERRE/NON-A-L’OTAN s'oppose à toute intervention qu’elle soit militaire, économique ou diplomatique, visant à contrôler les affaires intérieures de la Syrie, ou de tout autre pays.
Des sanctions font du mal à la population syrienne, causant des pénuries alimentaires, des coupures d’énergie et bloquant la distribution des biens.
L’interventiion étrangère multilatérale contribue à l'escalade de la violence, à la possibilité d'une guerre civile, à une totale déstabilisation. Ceci inclut toute intervention sous prétexte de prévenir l’utilisation d’armes chimiques. Les populations qui en souffrent le plus sont celles qui ne sont pas engagées directement dans le conflit.
Le monde connaît très bien les résultats des guerres "humanitaires" des USA Irak et de l’OTAN en Afghanistan, où le peuple, et spécialement les femmes et les enfants, sont dans une situation pire qu'avant, avec des millions de morts, de blessés, de déplacés, avec les infrastructures et l'économie en lambeaux et certainement pas avec la paix.
Les buts de Washington, de l'OTAN et de l’UE en Syrie, sont d'imposer leur hégémonie et leur contrôle sur la partie du monde qui a la plus importante quantité de réserves connues de pétrole, et de gagner un avantage stratégique en isolant et en contenant des concurrents comme la Chine et la Russie. Les USA, l'OTAN et l’UE n'ont pas intérêt à la démocratie ni à la justice sociale ou économique pour les peuples du monde, spécialement dans les régions où les puissances occidentales ont des intérêts économiques et stratégiques.
Nous nous opposons à toutes les formes de répression politique, inclus celle réalisée par le gouvernement Assad. La liberté, la démocratie, la participation du peuple, font partie des objectifs de notre mouvement de paix.
Nous pouvons avoir des points de vue différents en ce qui concerne le système politique de la Syrie. Nous sommes tous d'accord que les gouvernements occidentaux et leurs alliés n'ont pas le droit d'imposer leurs vues à d'autres Etats, même si ceux-ci choisissent des formes différentes de gouvernement, adaptées à leur culture et leur histoire. Dans tous les cas, nous soutenons le droit des nations à l'auto-détermination, càd, leur droit à décider et résoudre leurs conflits internes , en dehors de toute intervention étrangère.
Pour toutes ces raisons, le Comité International de Coordination du Réseau NON-A-LA-GUERRE/NON-A-L’OTAN  demande:
- pas d'intervention US, ni OTAN, ni UE dans les affaires intérieures de la Syrie !
- pas de guerre, pas de sanctions!
- auto-détermination pour le peuple syrien!

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 08:21

 

Appel à faire cesser l’agression contre la Syrie et à refuser la participation de la France à celle-ci

Nous sommes aujourd’hui l’objet d’une longue et importante campagne médiatique qui nous abreuve de mensonges à propos de la Syrie. Cet acharnement des médias de la pensée unique a pour but de nous faire accepter la participation de la France à une agression criminelle contre un pays souverain, qui fut longtemps un pays ami et que nous avons aussi, autrefois occupé sous mandat de la SdN. Cette agression que subissent déjà l’Etat-nation et le peuple syrien, viole les lois internationales, les traités signés par notre pays, notre constitution et nos lois.

 Ainsi :

Comment qualifierait-on, en France, l’appui que donneraient l’Allemagne, la Suisse ou l’Espagne par exemple, par la mise à la disposition de bases, d’armements, d’argent, de munitions, de matériel de communication, de service de propagande sans nuance, à des groupes armés et fanatisés, ces groupes attaquant notre gendarmerie, notre police, détruisant à l’explosif les trains, les aéroports, les lignes électriques, assassinant fonctionnaires, journalistes, élus, choisis sur critères ethniques ou religieux ? Que diraient les Etats-Unis si le Canada ou le Mexique se livraient contre eux à des attaques semblables ?
Qui est tué en Syrie ? La moitié des morts estimées entre 17 et 20.000 par les occidentaux appartiennent aux forces gouvernementales, dites de « répression ».

 Le seul correspondant accepté par nos journalistes et les médias en France, leur source unique concernant la situation en Syrie est une officine partisane (une seule personne en réalité) pilotée par les services secrets britanniques, l’autoproclamé « Observatoire Syrien des Droits de l’Homme ».

 Comment qualifiait-on chez nous pendant l’Occupation la radio et les journaux inféodés à l’ennemi du peuple et de la nation ? « Radio Paris est allemand ».

 Même si, et beaucoup d’entre nous ont conscience que ce n’est pas le cas, Bachar Al Assad était bien le dictateur affirmé par les médias du système, les Syriens qui refusent l’agression de leur pays souverain par des hordes étrangères seraient-ils pour autant des suppôts de cette prétendue dictature ?

 La France et l’Angleterre sont entrées en guerre pour défendre la Pologne de Pilsudski, qui coopérait juste avant avec Hitler ; les millions de personnes qui ont dénoncé les guerres US contre l’Irak soutenaient le peuple irakien agressé et pas nécessairement Saddam Hussein.

 Comment ose-t-on parler de « la communauté internationale », comme si elle était unie ou majoritaire, alors que les réunions organisées par l’OTAN et les émirats et rassemblant de pseudo « amis de la Syrie », concernent moins de population que la dernière réunion de Téhéran, le jeudi 9 août 2012, où plus de la moitié de la population mondiale était représentée ? Cette majorité des peuples, n’en déplaise aux pseudos « humanitaires » ou aux « bobos de gauche ou de droite », dénonce l’alliance agressive de l’OTAN, des euro occidentalistes, du Japon avec des émirs et les salafistes et djihadistes du Proche-Orient. Les peuples prennent conscience du risque grandissant de guerre mondiale qui ne pourrait être que nucléaire. Ils n’acceptent plus les guerres d’agression déclenchées sous des prétextes aussi divers que mensongers comme en Irak, Afghanistan (il n’y eut aucun ultimatum ni déclaration de guerre), Yougoslavie, Côte d’Ivoire, Libye, et qui aujourd’hui avec la Syrie servirait de détonateur à une conflagration généralisée.

 Si la France officielle installée dans une logique de guerre et qui déjà soutient de différentes manières l’agression extérieure, notamment en fournissant des armements et des spécialistes aux extrémistes salafistes aux origines diverses, franchissait le pas de la guerre ouverte que certains réclament dans ses rangs, alors nous nous trouverions du mauvais coté, celui des fauteurs de guerre que nous imposent les politiques, les journalistes et les « élites » autoproclamées qui monopolisent le pouvoir au détriment de la souveraineté populaire.

Nous, organisations et citoyens d’horizons divers, de sensibilités différentes, estimons avoir le devoir d’alerter sur le péril imminent qui menace non seulement l’honneur et les valeurs de la France, les principes de notre République, mais également, au-delà, notre sécurité, notre vie et celle de nos enfants. Au nom de la paix et du respect de ces valeurs, nous demandons que cesse cette agression contre la Syrie, afin de briser l’engrenage d’une nouvelle guerre mondiale, que seuls les peuples peuvent empêcher.

 15 août 2012

Cet appel ouvert à la signature des citoyens qui souhaitent contribuer à cette initiative, est initié par le Bureau national du Comité Valmy ainsi que par des personalités et des militants d’organisations et de sensibilités diverses.
La liste des premiers signataires sera publiée ultérieurement.

Contact et signatures :

Claude Beaulieu 
> info@comite-valmy.org

Exemples d'organisations signataires (dont WikiStrike) :

Comité Valmy
> Pôle de Renaissance Communiste en France
> Résistance et Renouveau Gaulliste
> Rassemblement des citoyens pour la République
> L’appel Franco-Arabe
> Réseau Voltaire
> Comité Pour une Nouvelle Résistance
> Clubs Penser la France
> Association Nord Sud Patrimoine Commun
> Comaguer
> Le Cercle des Volontaires
> Rassemblement des Démocrates Libanais et Amis du Liban
> Le site Liban Résistance : http://libanresistance.blogspot.fr 

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 09:26

Max-Ploquin-3.jpgBien que je n’aie jamais accouché à la clinique du bon docteur Ploquin, je peux dire qu’il a accompagné mon existence pendant plus de quarante ans. Nommé professeur de Lettres au Collège des Capucins (qui s’appelait un C.E.S) à la rentrée 1968, je l’ai très vite connu et d’ailleurs sa réputation s’étendait loin comme médecin généraliste et comme obstétricien. Je devrais dire aussi comme artiste.

J’avais la chance, au départ, d’avoir son fils Jean-Luc, en classe de 5ème. Max était membre du Conseil d’Administration de l’établissement et il ne passait pas inaperçu. Il profitait toujours de sa situation pour transmettre aux jeunes son savoir, et d’abord il projetait plusieurs films sur « l’Accouchement sans douleur », qu’il accompagnait souvent d’une causerie sur les réflexes de Pavlov.

Mais ce sont les séances du Conseil qui ne manquaient pas de pittoresque ! Par exemple, un jour, il avait proposé une conférence sur la masturbation ! Il faut se replonger dans l’ambiance d’octobre 1968 pour mesurer l’audace de ses interventions. Une partie de l’assistance baissait la tête, et l’autre souriait d’aise tout en se retenant d’applaudir !

Car ces sujets franchissaient allègrement les interdits, non formulés, des règles de l’Education Nationale. Une répression de la parole s’était instaurée très vite après mai 68, mais la liberté d’expression allait revenir, insidieusement, très rapidement. On ne respectait plus le lexique ni les consignes données aux enseignants, atteints d’un virus grave : la psychanalyse et les idées libertaires.

Max continuait son œuvre civilisatrice. Il était notre voisin, rue Ledru-Rollin, après avoir exercé dans le sud du département, à Saint Denis de Jouhet exactement. On venait déjà le consulter de loin, des communes et des départements voisins. Ses adversaires grognaient sourdement, mais sa parole était désarmante !

D’abord, sa clinique ne sentait pas l’éther, mais bien plutôt la cuisine maison. C’était très rassurant, surtout si l’on n’avait pas peur des mots, volontiers provocateurs. Je me souviens de l’avoir consulté pour une migraine (si c’est vrai, une migraine, qu’alliez-vous penser ?) et il laissait la porte entrebâillée en disant haut et fort à l’adresse du client suivant : « …tu bandes plus…ne t’inquiète pas ! Ca va s’arranger… »

J’ai assisté à cette soirée d’une très haute tenue, alléchante si l’on peut dire, et qu’il avait organisée à la défunte « Salle Racine » devenue plus tard le « Centre Universitaire ». C’était en 1973. Le titre déjà : « Liberté- Egalité- Sexualité » était emprunté au livre de Michel Meignant, lui-même présent, et tous les deux répondaient aux questions de la salle. Le public était si nombreux que plusieurs centaines de personnes étaient restées dans la hall et même dans la rue…

J’espère ne pas commettre d’erreur mais Michel Meignant accordait à la parole des vertus curatives, ce que j’ai trouvé parfaitement exact dans ma vie d’enseignant. Je lui ai dit souvent, à Max : « Ta parole, c’est déjà un traitement médical ». Les profs ne devraient pas ignorer cet aspect de l’enseignement. Un cours est d’abord une déclaration d’amour !

Formulée de cette façon, l’expression passe encore mal, mais elle est profondément vraie. Si l’on n’aime pas les gens, on ne devient pas enseignant. On se recycle dans le nazisme par exemple.

Et c’est pourquoi Max accompagna aussi bien des jeunes atteints de maladies incurables, que des filles dans des situations difficiles. Je pourrais citer des cas précis mais il vaut mieux croire en Max Ploquin, sans anecdotes.

Pour finir, j’aurais aimé retrouver le récit autobiographique qu’il avait fait de sa carrière. Si quelqu’un détient ce document, et si la famille est d’accord, je crois qu’il faudrait absolument le publier. Il me l’avait donné « à corriger », il y a quelques mois, comme si j’avais été plus fort que lui.

C’est très « grand public », parfaitement acceptable à la lecture par tout un chacun.

On ne dit pas « adieu » à Max Ploquin, puisqu’il est toujours vivant parmi nous.

Enfin, nous l’espérons, parce que nous sommes obligés de constater que, parmi ceux qu’il avait aidés, il y a des crétins ingrats qui ont très largement contribué à sa chute.

Mais Max, contrairement à ces malheureux pauvres types, ne craignait pas de descendre dans « l’ascenseur social ». Lui qui avait tant donné pour les autres acceptait avec bonne humeur de passer de sa maison de style, ouverte à tous, à une habitation plus humble, près d’un boulevard qui faisait face à un établissement de restauration rapide.

Ensuite, il s’établit à la Zup, au deuxième étage, et il n’en souffrait pas. A peine avait-il quelques mots contre les « affairistes » qui l’avaient poussé un peu dans l’escalier des pauvres et qui étaient montés au plus haut, (enfin, ils le croyaient) dans la hiérarchie sociale en piétinant un mourant qui ne se pressait pas de mourir.

Il a continué d’exercer son métier, sans fautes, contrairement à ceux qui l’avaient descendu en « justice ». 

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 09:22

 

Pour la septième année consécutive, l’antenne de l’Indre de l’Association Elisabeth Kübler-Ross France vous invite à participer à une conférence-débat :

« Deuil : l’importance des rites »

Par Monsieur Jean-Paul Guetny, écrivain, ancien directeur du Monde des religions

Jeudi 27 septembre 2012 à 20H30

Salle Gaston Couté – MLC Belle-Isle

7, avenue Daniel Bernardet – 36000 CHATEAUROUX

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 09:12

Eté 1947

Il a fait très chaud et très sec. On n’a jamais vu ça. Même les plus vieux ivrognes de la commune !

On a beau regarder le fond des puits, rien ! Sauf dans les puits des très grands cultivateurs, mais ils vendent l’eau trop cher, parce que les puits sont très creux !

Alors les petits cultivateurs ont pris une décision qui est tout à leur honneur.

Ils ont décidé de boire le Ricard, qui s’appelle encore du Pernod, sans la moindre goutte d’eau.

Et puis de plus jamais se laver les pieds !

Pour ne pas user l’eau.

Ils imitaient les canards, les paysans sont très observateurs.

Bon, ça avance, ça vous va ? Vous suivez ? Je vais revenir à du plus sérieux, sinon vous allez faire la gueule !

Je vais vous raconter des histoires. Deux ou trois seulement, parce qu’à force ça lasse. D’ailleurs c’est pas des histoires, c’est des problèmes de société.

 C’est pareil.

 

En 1949, on invente l’encre violette !

 C’est une vraie révolution, les filles brodent des collerettes bien blanches qu’elles disposent sous les encriers, les salopes, afin qu’on voie bien les taches. Comme ça, on croit qu’elles sont innocentes, elles, et on croit aussi que les garçons sont des gros cochons (« les garçons sont », je sais, c’est pas terrible ! Arrangez la phrase vous-même.)

 La question qui se pose avant tout, c’est « pourquoi violette, l’encre » ? On pourrait suggérer un aspect médical, les « ultra-violettes ». Des extrémistes du spectre solaire. Ou encore, mais là il faut avoir lu Sade et Georges Bataille, au moins : la connotation avec le viol, ou, en tout cas, la violence. Ca excite toujours un peu le lecteur !

 Innocentes, en tout cas, angéliques, ces petites filles à collerettes…on ne voit que leurs yeux, leurs gestes délicats. Mais parfois il faut bien le dire, elles puent.

Je suis un peu brutal mais c’est vrai, et certains garçons font tout leur possible pour ne pas avoir à les supporter à côté d’eux durant un mois complet ! Alors ils font des fautes exprès partout, ils choisissent d’être les derniers, au fond de la classe…Les filles aiment bien être en exposition au premier rang…

Hélas, il y a aussi des dernières ! Sans moralité…

 Et des dernières qui puent. On devient alors méfiant vis-à-vis d’elles, mais tout de même, il manquerait quelque chose sans elles dans le paysage.

L’encre violette est fabriquée par les usagers eux-mêmes. On verse une poudre dans une bouteille à limonade, on remplit d’eau, à la pompe.

 En sortant de la cour de l’école, on éprouve la sensation délicieuse d’être en liberté. On dit bonjour à une sorte de capitaine, qui vient tirer de l’eau à la pompe. Il se croit toujours dans l’Armée…En somme, il est en permission, avant la prochaine…Il porte des guêtres avec un habit militaire et des médailles qui tintinabullent !

 Retour à la poudre. Si le dosage est conforme aux normes indiquées par l’instituteur, normes qu’il a apprises à l’Ecole de Normalisation des Instituteurs, l’encre violette se détache merveilleusement, lumineusement, sur le papier !

Alors les fautes, qui ne sont pas de simples erreurs, mais des grosses taches sataniques,  apparaissent plus grosses, et l’instituteur ne peut pas les rater.

 Il cogne avec d’autant plus de force sur le coupable !

Avec le gros gourdin pédagogique !

Lui, il écrit en rouge parce que le rouge c’est la couleur de l’interdit pédagogique. On le voit mieux maintenant avec les feux rouges, et la circulation automobile. Et aussi les tableaux de bord des bagnoles !

 Et les informations soi-disant politiques : « Tous les indicateurs sont au rouge » répètent les enculeurs de la télé. Le marxisme est rouge, toutes les idéologies d’extrême gauche sont rouges. Comme le sang.

Une pluie de sang c’est rouge et c’est pas bon signe ! Mais c’est pourtant la réalité de la vie.

 

Jacques Prévert a écrit un poème intitulé « Chanson dans le sang ».

Mais l’encre violette, qui commence à l’école primaire, peut continuer jusqu’au collège et même davantage. Chez l’utilisatrice, elle suggère une innocence considérée comme l’expression d’une sorte de virginité scolaire particulièrement résistante.

Une virginité inusable.

L’encre violette marque cependant la fin de l’école primaire, et elle a donné lieu à quelques particularités, que je vais énumérer.

Grâce à elle, le buvard est strié par des lignes qui s’entrecroisent.

C’est presque de la géométrie.

C’est une initiation à la géométrie.

 C’est de la pédagogie.

Quelques taches sur le même buvard, révèlent le manque de maîtrise (ou la mauvaise volonté) de l’utilisateur. L’encre violette est donc policière, dénonciatrice, dangereuse. Mais elle permet aussi une plaisanterie que l’on peut classer parmi les plus réussies.

Il faut, pour la réaliser, attraper un hanneton, ce qui est facile à la campagne, le soir. Ensuite on le plonge dans l’encrier. Il ressort et ses ailes lancent des gouttelettes imprévisibles qui tombent parfois sur le cahier du premier de la classe.

 On peut donc détourner l’encre violette de sa révoltante moralité !

 On ne quittera pas le bourg sans avoir gravé son nom sur l’écorce d’un platane, où il sera accolé au prénom d’une fille, avec un cœur percé d’une flèche.

D’année en année on pourra voir ainsi s’élargir et grandir des amours supposées.

Mais au cours des saisons l’inscription perdra en profondeur et finira souvent par s’estomper, puis  par disparaître complètement…heureusement, sinon il y aurait des prénoms entremêlés, ça ferait des histoires, certains se vengeraient…

A la campagne on se venge au calibre 12, c’est un western.

Seules, les femmes empoisonnent, quand elles ont des connaissances en pharmacie.

Heureusement, on sera loin, peut-être même mort…

On n’aura rien à nous reprocher.

Manquerait plus que ça, qu’on reproche des fautes à un mort !

 

 

Le 20 juin 1950, l’Instituteur procède à la sélection pour l’entrée en 6ème.

C’est pas bon signe, c’est signe qu’on va être évacués dans des wagons à bestiaux ou des camions d’équarrisseurs vers un camp pour être concentrés.

Des gazogènes. Des véhicules qui donnent toujours lieu à la même lancinante, énervante plaisanterie : « Alors ça gaze Ugène ? »

On sera obligé de se laver, de cirer les chaussures, y compris la semelle, de se récurer les oreilles, les dents. A l’époque, les brosses à dents sont encore en fer, quand on a fini, on a la gueule pleine de sang comme dans les westerns.

On va être évacués si on est reçus à l’examen.

C’est le maître qui donne l’autorisation de faire passer l’examen.

Voici comment il procède.

 Il nous regarde tous dans le blanc de l’œil et il dit à la fin :

 « Cette année, vous êtes des crétins, j’ai jamais vu autant de crétins réunis dans une si petite commune… il y en aura deux, des candidats…si je présente des abrutis et qu’ils sont pas reçus, je serai mal considéré, encore moins payé, alors on ne discute pas ! Vu ?... »

L’instituteur, il n’est pas encore professeur des écoles, mais il a un bon coup d’œil et il est animé du sens de la justice républicaine. Parfois, son langage est un peu cru :

« - Non, pas toi, Lachieuve, t’as du poil aux pattes, t’as des mollets pleins de bouses de vache et pas de cervelle…va donner à manger aux cochons ! Prends ta part, tu leur diras que je t’ai donné l’autorisation…»

Ou encore :

« - Non, pas toi non plus, Chilpéric, t’es pas de la commune et puis ton prénom à la con, il est aussi moche que tes pattes sont sales…tu ne voudrais pas dégueulasser les cahiers de la République, laïque, une et indivisible, avec des paluches qui n’ont pas été rincées depuis Clovisse ?… » (Oui, l’instituteur il fait des fautes d’orthographe, mais à l’oral seulement, faut dire qu’il est pas encore professeur des Ecoles !)

Parfois, il se contente d’une bonne paire de claques et d’un vieux coup de fouet dans les joyeuses, il faut dire qu’il est sans façons, l’instituteur qui n’est pas professeur des écoles.

« -Il est pas fier que disent les gens du village ! Il se promène dans les rues avec sa blouse grise et son béret enfoncé jusqu’aux deux oreilles. Comme avant, en 43, il portait un béret de milicien, plus plat et légèrement incliné, mais il a bien tiré dessus et finalement il a le béret d’abruti qui convient à l’époque…Ah ça non il est pas fier !... Et puis, il s’y connaît, il va deux fois par an aux « circonférences » et mon père a beau me corriger : « Aux conférences ! ».

 Ca le faisait rigoler, lui, cette confusion pourtant excusable…

 Alors je le faisais exprès. Dans l’ensemble, j’étais un bon fils.

Comme vous.

J’en reviens à l’examen d’entrée en sixième…quand il se trompait, l’instituteur qui n’était pas professeur des écoles, il rentrait chez lui et il se faisait justice : il se tirait un coup de calibre douze au travers de sa gueule d’instituteur qui n’est pas professeur des écoles…Parfois, il se ratait, il avait oublié le cran d’arrêt, parfois il avait pris le fusil dans le mauvais sens et il explosait la tête de sa collègue de travail, qui était institutrice et pas professeure des écoles. Souvent, elle était très moche, mais il avait de l’honnêteté à revendre (il en vendait très peu, les gens s’en foutent de l’honnêteté, ils préfèrent le fric, et puis il gardait tout pour se payer l’entrée au Paradis, car il était athée, anti-clérical mais on sait jamais, une erreur de calcul de Jules Ferry et voilà le paradis qui existe, et tous les habitants de la commune ont le droit d’entrer, sauf lui, alors il sort ses économies d’instituteur qui n’est pas professeur des écoles et il discute avec le gardien :

« Cartes sur table » qu’il dit, tu me la fais à combien, cette entrée ? »

Et l’autre, le portier du paradis, il répond :

« -Cinq cent mille balles, mais tu seras dans le courant d’air, et sur un banc, à côté des chiottes à la turque, ça pue mais tu t’habitueras, tu seras logé nourri et t’auras même le droit d’enculer un nègue le jour de Noël, un Roi Mage en plus…t’es pas à plaindre pour un mécréant… »

 Donc, s’il s’était raté, il recommençait. Il avouait tout aux gendarmes :

 « C’est moi que je l’avons tudée ! elle était institutrice mais pas professeure des écoles ». Certains se rataient jusqu’à près de vingt fois, autant dire qu’à la fin ils avaient une sale gueule, qui jetait le trouble dans la dignité de la cérémonie…

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 09:06

 

Météo France, encore une fois, nous a annoncé de la pluie.

Nous avons d’abord réfléchi aux prédictions terrifiantes pour le 15 août 2012 : pluies violentes, orages, tonnerre, rafales. Les derniers agriculteurs, qui viennent de dévorer le dernier paysan, ont alors frémi devant le clavier de leurs ordinateurs, qui font aussi charrue, pulvérisateurs, moissonneuses batteuses, tracteurs, pelleteuses et engins divers.

 Ces nouveaux agriculteurs ont la vie pénible de ceux qui restent assis sur une chaise durant de longues minutes, avec une sortie en scaphandre pour aller vérifier les produits phytosanitaires dans la salle spécialisée. Ensuite, les nostalgiques font un détour par le puits, qui est à sec, puisqu’il pleut désormais de l’eau sèche. Ils vérifient qu’aucun animal inhabituel n’a profité de la situation pour se mettre à l’abri dans une étable résiduelle. (Vache, cochon, couvée, mais aussi cheval, bœuf, lapin, poule mouillée à l’eau sèche) et puis, après avoir pris rendez-vous avec des agricologues, prennent la troisième douche de la journée vers midi.

Ils sont inquiets : car les prédictions des météorologues, présentées par Tania Young, qui cache la totalité de l’écran de courbes isothermiques bien plus esthétiques que les perturbations d’autrefois, laissent planer un doute sur l’irrésistible montée du prix du blé !

 Mais mon sujet c’est la prévision météorologique. Résumons-la par un exemple :

- Queue don temps qu’y va fé pé Gaston ?

- Un peu d’ieau entermis les giboulées…

- D’où qu’a v’nons ceux giboulées ?...

- D’cheux détfun l’Arnesse…c’est téjou pareil…l’Arnesse épi l’Arnestine…soi disant que c’est qu’y sont à l’ouesse…

 Or, ces êtres d’une autre époque sont en voie de disparition. En effet, ils sont remplacés par la météorologie, spécialement Météo France.

Et ce qu’ils nous prévoyaient pour le 15 août 2012 ça s’est pas passé ! Ca s’appelle pourtant la prévision numérique, ou la modélisation, et les aléas des prévisions c’est ce qui en fait le charme. La prédiction c’est qu’il va pleuvoir des femmes, et en abondance.

carteBulletin.jpgLes femmes ne se trompent jamais et ne trompent jamais les nouveaux paysans, dont la vie est si passionnante ! Car elles renouent avec les anciens. Les Grecs, en effet , faisaient appel à des devineresses, qu’ils appelaient des Pythies. Elles avaient été créées par Apollon. On les appelait comme ça parce qu’elles avaient tué le serpent python !

Mais il était de toute nécessité qu’elles fussent vierges, ou peu usagées. Sinon, la prédiction n’était pas valable ! Vous commencez à saturer ? Vous fumez de la cafetière ? Arrêtons, je vous prévois le temps pour la semaine. Elizabeth va l’illustrer. Le texte ? ah oui, j’oubliais !

Le voilà : « Soit il va pleuvoir, soit il va faire soleil, soit ce sera une alternance entre ces types de temps. Par endroits seulement. Mais la pythie, vous l’aurez. Au moins sur ordinateur. De toute façon, faut pas sortir sans scaphandre à la campagne.

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 09:05

 

« Quel bonheur ! Mais quel bonheur ! J’imagine que c’est le plus beau jour de votre vie. Tous les Français partagent votre joie, messieurs, sachez-le. Vous avez été formidables. »

On imagine sans peine ce qu’auraient pu être les sempiternels propos stupides adressés par l’ineffable Nelson Montfort auxdits messieurs, si le Médiatisme n’avait pas préféré taire la nouvelle concernant cette fière troisième place qu’ils viennent de décrocher dans une âpre compétition hélas tenue sous silence.

En 2011, les Etats-Unis, intouchables médaillés d’or, ont engrangé 80% des parts du marché florissant des ventes d’armes, qui ont doublé par rapport à l’année précédente, dans une économie mondiale pourtant en crise. Deuxième et médaillée d’argent, loin derrière, la douce Russie de Poutine avec 5,6%. Enfin, sur la troisième marche du podium, avec 5,2%, la France éternelle, exportatrice de droits de l’homme et surtout de quoi les défendre, ces engins de mort qu’on espère fabriqués par des ouvriers syndiqués et combatifs, quand viendront les sauvages réductions d’effectifs et les délocalisations tant redoutées. Au total, 68 milliards d’euros engrangés par ces trois belles et pacifiques nations.

Il est regrettable que, dans un climat pourtant morose, cette éclatante réussite ne soit pas davantage mise en avant, mais au contraire dissimulée le plus possible, comme si la honte touchait ce petit commerce un peu particulier mais parfaitement légal, enrichissant et pourvoyeur d’emplois. Pas comme celui du cannabis, substance qui, de plus, apprend-on le même jour, fait baisser dangereusement le QI des adolescents.

Le savoir-faire français récompensé, il faut que ce soit moi qui en parle. Quelle tristesse !…

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 09:02

 

C’est HP qui a ouvert le bal en mai en annonçant pas moins de 27 000 suppressions de postes. Un vaste plan social qui, selon les dirigeants du numéro 1 mondial des PC, permettrait d’effectuer jusqu’à 3,5 milliards d’économies, et qui s’échelonnera jusqu’à fin 2014.
Fin juin, c'était au tour du fabricant canadien RIM, confronté à des problèmes de restructuration pour se maintenir à flot, de prévoir 5 000 licenciements.

Lire la suite.

Partager cet article
Repost0