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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 08:59

 

Programme provisoire /Draft Programme

 

PACIFISME ET OBJECTION DE CONSCIENCE

Colloque européen surla dimension historiquedudroit à l'objection de conscience au service militaireet desmouvementspacifistes engagés en sa faveur

 

Vendredi-Friday19 oct.2012 (9:00-18:30)

Auditorium de la Faculté de Théologie Protestante de Paris, France

(les interventions se feront, soit en français, soit en anglais, avec interprétation limitée)

(working languages: French and English, with limited interpretation)

 

Auditorium IPT Faculté de théologie protestante de Paris
83, bd Arago
F 75014 PARIS

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:47

Dans la Nouvelle République du mercredi 18 septembre 2012, Marius Alexandre Jacob est qualifié de « bandit anarchiste ». Voici la phrase complète : « Celui qu’on a parfois pris pour un héros était un bandit anarchiste. » Ceci a été écrit à l’occasion d’une exposition publique sur cet anarchiste qui est donc qualifié de bandit.

Cette comparaison nous paraît très intéressante du point de vue sémantique: quelle est en effet la différence entre un héros et un bandit ? Entre un général et un simple tueur qui s’est installé à son compte ? Entre un « gros bonnet » (les grands dealers portent en effet une coiffure caractéristique : le bonnet, qui est plus gros que la moyenne) de la drogue et un troisième couteau de la Mafia ? Le troisième couteau est-il moins héroïque que le deuxième ? Force nous est de répondre oui.

 Première observation : le héros a une bonne réputation. Celle du bandit est mauvaise.

Il s’ensuitqu’il faut chercher pour quelles raisons exactes. Or un raisonnement du niveau du certificat d’études primaires nous apprend que c’est avant tout une simple question de chiffre concernant les victimes. Jean Rostand a écrit cette remarque pertinente, qui fut donnée en sujet de dissertation au bac : « Si vous tuez un homme, vous êtes un criminel. Si vous en tuez mille, vous êtes un héros. Si vous les tuez tous, vous êtes un Dieu ! »

 C’est là qu’apparaît la situation paradoxale de Reuilly : l’anarchiste Marius Jacob n’a jamais tué personne ! Il ne peut donc accéder au rang de héros. Par contre les habitants mâles de la commune, ceux qui ont eu l’occasion de participer à deux guerres mondiales et à deux ou trois guerres coloniales, qui nous dit qu’ils n’ont pas été des héros, sans le savoir ? Ou, si l’on préfère, selon la définition de Rostand, des « criminels » ? En service commandé certes, ce qui constitue une importante atténuation de leurs mérites dans le domaine de l’héroïsme. Mais poussons encore plus loin le raisonnement, Ceux qui ont leur nom gravé sur le monument aux morts n’ont-ils tué personne ? Ne serait-ce que par inadvertance en montant à l’assaut d’une tranchée allemande ? Etre une victime ne suffit pas à les disculper. Car les morts finissent toujours par perdre la guerre, leur guerre à eux. ! Sont-ils pour autant des héros ? Ou des criminels ? Les condamnera-t-on au bagne, comme Marius ? Un mort ça n’aurait pas de sens, au bagne. Ca chercherait des planques pour éviter les corvées, à cause de l’arthrose qui finit toujours par atteindre les articulations du tueur à la main ou à la machine, dont la composition se réduit assez vite à des ossements.

Ceci nous amène à approfondir encore davantage la différence : c’est quoi exactement, un héros ? C’est quoi, exactement,  un bandit ?

Un esprit superficiel et sournois ferait observer que le bandit bande et même qu’il vit en bande, et même qu’il vit en bandes de bandeurs. Il ajouterait que c’est là l’étymologie du mot. Vous savez, les gens ne sont pas tous très intelligents dans l’ensemble, surtout les militaires de carrière, et j’en connais de très surfaits, qui se satisfont d’explications très simples.

 Je reviens à Marius Jacob, qui vécut la fin de son existence à Reuilly après avoir tâté du bagne et contribué grâce à Albert Londres, à son abolition. Les auteurs de l’exposition auraient dû réfléchir avant de procéder à cette exposition d’un bandit qui n’a vraisemblablement jamais tué personne. Il a volé certes, mais essentiellement les riches pour redistribuer les sommes superflues aux pauvres. Si cela suffisait pour justifier le mot « héros », on dénombrerait dans la classe politique d’aujourd’hui des bandes considérables de combattants héroïques, à qui il a fallu faire des efforts pour plonger leurs mains dans les poches des contribuables, mais vous avouerez qu’ils n’ont pas risqué le bagne. Cette situation est acceptée par tous les électeurs par exemple, disons tous les citoyens !

 Je crois avoir enfin trouvé le critère essentiel, il réside encore une fois dans l’argent. Certes le « héros » fait couler de l’argent liquide, sous forme de sang, et d’ailleurs ça s’appelle liquider, plutôt que liquéfier. Les cas les plus célèbres sont ceux de MM Bérégovoy, Robert Boulin, Fontanet, de Broglie…

 Le bandit certes ne bande plus sous terre en dépit d’un phantasme populaire concernant un célèbre ecclésiastique, et qui a donné lieu à une chanson patriotique. Il s’agit de Mr Dupanloup.  Une légende tenace veut qu’il continuerait son activité de bandit (ou si l’on préfère, de « bandeur ») sous la terre sacrée de la patrie.

 Cet homme est honorable, si toutefois des expertises devaient prouver qu’il ne s’agit pas d’une légende. Alors pourquoi l’anarchiste Marius Jacob serait-il un bandit, qui mérite tant d’honneurs, à Reuilly (36100) ?

Parce qu’il doit bien rapporter de l’argent, maintenant qu’il ne défend plus la cause anarchiste ! Pas beaucoup, il est vrai et c’est la raison pour laquelle les organisations patriotiques, comme le Souvenir Français, ne l’ont pas classé avec les héros. Il en reste une autre parmi ces raisons : Marius au cimetière de Reuilly ne dispose que d’une simple et unique sépulture. Or, la plupart des héros des guerres sont allongés dans des cimetières héroïques où leurs longues alignées de croix blanches produisent un effet esthétique indiscutable. Mais on ne peut pas demander à Marius Jacob de constituer une alignée crédible de croix sacrées, à lui tout seul.

Visitez donc l’exposition consacrée à Reuilly à ce héros-bandit unique au monde. Ce sera une excellente approche du lexique en ces temps de décrépitude de l’enseignement.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:42

Méfiez-vous de vos contemporains   (20 février 2012)

Je vous aurai prévenus ! Vous ne direz pas après que j’ai été salaud avec vous. Je connais la nature humaine, moi, et je crois pas à Saint Pol Tartre : elle existe, la nature humaine, et elle n’a pas changé d’un poil depuis le néolithique !

Si, d’un ou deux poils, qu’elle a d’ailleurs perdu.

La nature humaine à l’époque était plus poilue, à cause du froid. Ca évitait d’aller chez les marchands, qui étaient sapés comme des cochons. En soie de porc.

Avec la queue en tire bouchon ? Oui, avec la queue en tire bouchon, et pourtant le bouchon n’existait pas. Enfin, bordel ! ils pouvaient pas faire du vin, ils n’avaient pas de vignes.

 Ils pouvaient pas faire les marioles avec des dégustations à l’aveugle !

Quand ils ont commencé les dégustations à l’aveugle, ils se sont crevé les yeux. Comme ça, ils étaient sûrs qu’il y avait pas de magouilles.

Ils pouvaient rien faire, pratiquement, alors les poils ils s’en foutaient complètement.

Et ils portaient le costard en soie de porc naturelle !

Tout était naturel à l’époque : les crèmes glacées, les macaronis glacés, les macarons glacés, les marrons glacés.

Même à Stalingrad c’était déjà glacé !

L’élégance suprême c’était la massue, qui se portait derrière, dans le dos. On s’en servait, au dépourvu, pour fracasser le crâne du poilu d’en face. A l’époque (oui, parfaitement j’ai dit : à l’époque !) on s’emmerdait pas avec le code pénal et les Palais de Justice !

C’était le premier qui avait dégainé qui gagnait !

Le plus rupin, aussi, c'est-à-dire celui qui avait le maximum de comptes gelés dans les banques.

Congelés dans les banques.  Eh oui ! la banquise, c’est un mot qui vient de là !

 Et puis on ne vantera jamais assez l’esprit pratique de nos ancêtres vraiment poilus.

 Siné a réalisé un dessin remarquable qui représente un monument aux morts avec un vrai poilu ! Un poilu de la grande époque des Poilus. Je vous enverrai une photocopie gratuitement si vous achetez le livre.

De la peau des couilles aux oreilles et jusqu’aux orteils, il est poilu, le poilu de Siné !

 Il faut dire qu’ils ont été des précurseurs pour soigner les nourrissons : ils les planquaient déjà dans le congélateur ! Et le congélateur fonctionnait au gel naturel !

 Ils avaient également inventé le plan Blanc pour les canicules d’été ! Les vieux au congèle !

Ah ! Les braves gens ! Et ici on mesure les progrès de l’humanité en marche !

Ah ! les poilus de 14 n’ont rien inventé ! S’ils avaient bastonné les Boches à la massue traditionnelle, on pourrait les décorer. On leur planterait une étiquette avec le prix de la gloire à la poitrine : « Pectoral de Héros, 12 euros le kilo ! »

« Plat de côtes de Héros, 9 euros ! »

 On pourrait s’acheter du héros au détail. Alors qu’aujourd’hui, si on veut s’acheter un héros, histoire d’impressionner les voisins, il faut le prendre en entier !

 

Une journée sans souvenirs   (17 juin 1943)

 Je n’ai pas de souvenir marquant du 17 juin 1943. J’en suis navré pour tous ceux qui en attendaient un et après tout, c’est leur droit. Mais j’ai beau chercher, et rechercher je n’ai rien concernant cette journée qui dut être tout aussi historique que les autres.

Essayez de bien vous mettre ça dans la tête : il n’y a pas de journée sans intérêt.

Il s’est forcément passé quelque chose !

Si c’est pas chez vous c’est peut-être chez le voisin. Je parle ici du milieu rural, en ville il y a bien davantage de jours inutiles, on vide les poubelles et hop finis les souvenirs…à peine s’il y a de temps en temps un fœtus dans la poubelle, c’est rien du tout…J’ai lu ça dans un ouvrage populaire consacré à Aubervilliers. Les vidangeurs retiraient des cabinets (ils appelaient ça comme ça !) environ 7 à 8 fœtus par semaine…C’était le bon temps, les affaires tournaient !

 Mais à la campagne c’est plus sonore, plus parfumé. Chaque jour a son parfum !

A la campagne, il y a aussi plein de choses à raconter parce qu’on croit entendre des voix…des voix célestes, qui résonnent longtemps.

Encore plus longtemps que ça ! Et c’est souvent vrai, en plus !

Parfois c’est le mari qui essaye d’étrangler sa légitime, parfois c’est l’inverse. Ou alors dans le même ordre d’idée il y a les zoophiles. Je ne vous ai pas tout dit sur les zoophiles. Par exemple je vous ai narré l’enculeur de chèvres d’une commune rurale, mais pas les amours d’un laboureur avec sa jument.

Vous me permettrez d’aller me coucher il est tard, les créatures maléfiques frappent aux volets de la cuisine, la cuisinière brûle d’amour et pourtant c’est une cuisinière en acier et laiton, il y en a une autre qui brûle d’amour aussi et elle est en chair et en os.

 Elle va se consumer, cette conne. Faut la refroidir…

Attention, elle brûle surtout en de certains endroits de son corps velu, à une époque où le harcèlement sexuel n’est pas réprimé !

C’est une honte d’ailleurs.

C’est un scandale. Les hommes se jettent sur les femmes en criant des mots obscènes, et, le pire, c’est que les femmes ne se plaignent pas !

Les femmes pendant l’occupation et même bien après cherchent au contraire à attirer les hommes !

J’étais jeune en 1943, je ne lisais pas encore Rabelais…ces femelles auraient pu me violer !

 

Deux Saints très souvent invoqués   (27 Juillet 1949)

 L’année suivait tranquillement son cours, l’astre du jour commençait sa tournée le matin dès l’aube, en compagnie du facteur, les jours succédaient aux jours, on passait ainsi régulièrement du 15 au 16 juin, puis du 16 au 17 juin et j’arrête ici pour ne pas vous fatiguer davantage par des lectures inutiles.

 Il y a tellement de livres inutiles aujourd’hui, alors qu’il suffirait d’une guerre mondiale et de quelques restrictions sur la production de papier (abattre la totalité de la forêt amazonienne par exemple) pour éviter l’entassement de toutes ces publications pleines de photographies et de phrases insipides, que beaucoup d’auteurs parviennent plus ou moins péniblement à rédiger pour vous dire qu’ils sont les meilleurs de leur canton.

A ce propos on me pose souvent la question : pourquoi Saint Trou du cul et Saint Trou de bite n’apparaissent-ils pas sur le calendrier des Postes alors qu’ils sont si souvent sollicités par les paroissiens de ma commune ?

La réponse est simple, la fête du premier nommé tombe le 25 décembre et le second ferait double emploi avec le 14 juillet.

 

J’en arrive ainsi au fameux 28 juillet 1949.

Cette année-là, les blés n’avaient pas gelé, je ne vais pas vous refaire ce récit tous les matins ! Donc ils avaient prospéré et au-dessus de leurs longues tiges, les lourds épis penchaient leur tête appesantie avant d’arriver en vrac au Crédit Agricole, où d’immenses silos à fric étaient disposés, avec des robinets à fric, qui fonctionnaient seulement pour les riches. Si on se met à alimenter les pauvres, ils vont former une masse considérable et graisseuse, gênante pour la circulation, et inutile pour l’écoulement des marchandises. En plus ils iront tous se réfugier dans la Bande de Gaza, sous prétexte qu’ils ont des copains pauvres, ah ! les pauvres sont devenus intenables !...

 Or, ces longues tiges, ainsi que je l’ai fait observer, et ces lourds épis qui penchaient leurs têtes appesanties, cela a permis de nombreux incendies !

Les incendies présentent un intérêt sanitaire et social.

(Mr Monsanto avait inventé le produit phytosanitaire qui fait pousser le blé en hauteur, mais pas celui qu’on pulvérise quinze jours plus tard pour la raccourcir, la paille, sinon nous assistons, impuissants, au phénomène de la « verse », je n’insiste pas vous ne pourriez pas comprendre, et donc, à cette époque lointaine, la surabondance de paille permettait de somptueux incendies, et provoquait une animation dans les champs trop souvent désertés par les touristes. Alors qu’il y avait un spectacle pyrotechnique, gratuit en plus, voire une initiation à l’abstraction lyrique, en live !)

 Il suffit, en 1949, de disposer d’un simple tracteur « Société Française », fabriqué à Vierzon (Cher) avec échappement à l’arrière et en bas, ce qui facilite l’expulsion d’étincelles qui ne demandent qu’à allumer les fameux incendies.

Ici je me permets une question, j’espère que vous ne la jugerez pas insultante.

 La voici, toute simple : avez-vous déjà assisté à un incendie ? Je parle d’un vrai incendie, comme celui du Bazar de la Charité, ou celui que le Créateur fit s’abattre sur Sodome et Gomorrhe il y a déjà un certain temps. (Entre nous, c’était pas très fin de sa part puisque les feux de l’amour faisaient rage en bas, que de réactiver les flammes par le haut. Il eût mieux valu, tant qu’à faire un miracle, qu’il déclenchât alors les vannes célestes connues sous le nom de déluge !)

 On combat en général le feu par l’eau, alors que l’inverse est inefficace, car jamais on a vu, en dépit de l’expression populaire, « y a pas le feu au lac ! », arrêter les inondations par des colonies d’incendiaires, même très bien entraînées, équipée de napalm, de lance flammes, ou pour les plus préhistoriques, de deux bois bien secs, ou de deux malheureux silex !

 Donc, le 28 juillet 1949, le feu se manifeste au loin par une colonne de fumée, qui, activée par le vent, montre bientôt que nous sommes en présence de flammes d’une hauteur considérable ! Et en plus, il avance, le feu, si bien qu’il faut le qualifier d’incendie, puis de « sinistre », qui est le troisième sur l’échelle de Richter. (on ne rendra jamais suffisamment hommage à ce Richter, qui, avec une simple échelle, permet la mesure d’à peu près tous les phénomènes humains ou divins qui se produisent dans cette vallée de larmes.)

Donc, le feu arrive à bride abattue, si on tient à le comparer à un cheval, si on préfère les femmes on dira « à la vitesse d’un troupeau de femmes qui ont le feu au cul, dévastant tout sur son passage et menaçant non seulement les récoltes, les assurances, les dépôts du Crédit agricole, mais les êtres vivants aussi (et même s’il y a dans cette catégorie un pourcentage important de charognes, c’est du gaspillage !)

 Cela se passe à la ferme, évidemment, on ne va pas demander à Trauner de fabriquer les décors, et puis c’est bientôt le cinéma de la Nouvelle Vague et on tourne en paysages réels.

  Alors voilà les pompiers (pim pom, pim pom pim pom etc…mais vous pouvez continuer !) avec les moto pompes, les auto pompes, les vélo pompes, ils déroulent de longs tuyaux et s’aperçoivent au dernier moment qu’ils ne disposent d’aucun point d’eau, pas le moindre ruisselet, et justement les puits sont à sec et même les rus ne débitent plus.

 D’ailleurs trois cruciverbistes se sont suicidés la semaine précédente.

 Alors, pas cons, les pompiers demandent qu’on leur serve à boire et les fermières ont vite fait de trouver des tréteaux sur lesquels elles disposent des planches et, miracle, voici plusieurs dizaines de mètres de comptoir :

 

Déception des femmes   (été 1949)

 - Allez chercher le picrate et tant pis si vous n’avez plus de Chambertin, nous boirons du Chasse Voisin, ensuite nous le pisserons en direction des flammes et croyez moi, quand il sera éteint, vous passerez toutes à la casserole !...Et vous verrez comment, avec nos tuyaux personnels, nos tuyaux à nous, qui sont d’un calibre sensiblement plus important que ceux que les normes de pompage ont codifiés, nous pomperons et nous saperons en même temps puisque nous sommes des sapeurs pompiers.

Ils ajoutaient parfois :

 - A cré vingt dieux !

 Pour faire couleur locale. Le sens artistique des paysans est trop souvent méprisé par les grands artistes, qui réduisent leurs activités à des gestes futiles, je pense au « Glaneuses » (ou « Glandeuses » ?) de Millet.

 Retour au feu.

 Et puis ils burent, éteignirent le feu comme ils l’avaient promis et les femmes s’étaient déjà placées en position pour qu’on éteigne leur incendie à elles.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:40

J'ai mal à ma rapière

Mais je l'dirai jamais

J'ai mal à mon bédane

Mais je l'dirai jamais

J'ai mal à mes cardans

J'ai mal à mes graisseurs

J'ai mal à ma badiole

J'ai mal à ma sacoche

Mais je l'dirai jamais, là

Mais je l'dirai jamais.


(Boris Vian. "Je voudrais pas crever")

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:36
Un petit film vient d'être réalisé et mis en ligne par CENTRE IMAGE.
Il mélange les images d'archives de spectacles créés à la Maison de la Culture de Bourges dans les années 70/80, avec une interview très récente au cours de laquelle la journaliste a demandé à Alain Meilland de réagir à ces images d'archive.
particulièrement conseillé à ceux ou celles qui avaient vu et aimé le spectacle ALLUMETTE!!!
spectacle  LEO DE HURLEVENT : Alain Meilland va présenter son spectacle sur Léo Ferré  accompagné par Stéphane Scott : le 20 octobre à Vierzon dans le cadre du festival du Livre organisé par la Municipalitéet le lendemain, le 21, il signera le livre à Sagonne.
 
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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:32

Dimanche 14 octobre à 17heures, Patrick Kipper présente:

Gilles Servat et BéaTristan

au Forum Léo Ferré, 11 rue Barbès 94200 IVRY SUR SEINE.

Réservation : 0143847004

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:30

Le CODESPA 36 vous invite à une soirée « Ciné-débat » autour du film « La petite chambre ».

Excellent film avec Michel BOUQUET comme acteur principal, sur le thème de l’accompagnement des personnes âgées en fin de vie.
Le vendredi 5 octobre 2012 à 20 h 30 au Cinémovida de Châteauroux
Après le film,  un débat sera spécifiquement consacré  aux conditions de fin de vie de  nos anciens, avec les acteurs des soins palliatifs départementaux : médecins, psychologues, infirmiers, animateurs, bénévoles.
Retenez cette date et venez nombreux. N'hésitez pas à venir accompagné(e) !

consulter notre site Internet à l'adresse : www.codespa36.fr


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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:26

Le 11 mars 2011, la catastrophe de Fukushima a apporté une nouvelle preuve irréfutable des dangers du nucléaire. Depuis, de nombreux pays ont choisi de renoncer à cette énergie : lAllemagne, la Suisse, la Belgique... et même le Japon ! Mais en France, pays le plus nucléarisé du monde, où est le changement ?

Mobilisons-nous pour dire à ceux qui nous gouvernent que nous voulons changer d'ère et sortir du nucléaire !

Nous voulons en finir avec cette technologie dangereuse, avec ces milliards deuros dargent public gaspillés dans des grands projets inutiles ou pour rafistoler des installations nucléaires dont nous pouvons nous passer. Lavenir est à une société plus sobre, basée sur des énergies renouvelables et créatrices demplois locaux.

Le 13 octobre 2012, plusieurs rassemblements sont organisés pour exiger larrêt du chantier du réacteur EPR de Flamanville et des travaux de la ligne Très Haute Tension (THT) qui doit le desservir, ainsi que larrêt de toutes les centrales vieillissantes. Fessenheim est loin dêtre la seule quil faut fermer !

Le programme.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:23

En Amérique du Sud, les forêts tropicales sont détruites pour la production de soja. L'entreprise Monsanto y est doublement présente : avec son soja transgénique cultivé dans des plantations toujours plus démesurées, avec son Roundup, un herbicide hautement toxique pulvérisé par avion sur ces mêmes monocultures. Les plantations s'étendant jusqu'aux zones habitées, nombre de personnes tombent malades dont certaines succombent. Les sols et les eaux sont aussi contaminés.   

Le soja transgénique de Monsanto est importé par millions de tonnes en Europe pour nourrir les bovins, porcs et volailles de nos élevages industriels. Il arrive ainsi indirectement dans nos assiettes sous forme de viande, oeufs et autres produits laitiers. Pour cette raison nous demandons au gouvernement et à l'Union Européenne de mettre fin immédiatement aux importations de soja.

PÉTITION  

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:21

 

Il y a juste 30 ans, les milices chré­tiennes pha­lan­gistes par­rainées par Israël, com­met­taient un mas­sacre dans les camps pales­ti­niens du Liban, à Sabra et Chatila .*

Les sou­venirs demeurent, bien sûr. L’homme qui avait perdu sa famille dans un autre mas­sacre et qui devait regarder les jeunes hommes de Chatila alignés après la tuerie, conduits à la mort. Mais, tout comme les déchets qui s’accumulent sur les piles d’ordures au milieu des masures en béton, la puanteur de l’injustice perdure dans les camps où 1700 Pales­ti­niens furent mas­sacrés il y a 30 ans.

Nul ne fut jugé et condamné pour cette bou­cherie que même un auteur israélien compara au mas­sacre de You­go­slaves par des sym­pa­thi­sants nazis pendant la deuxième guerre mon­diale. Sabra et Chatila sont un monument aux cri­minels qui ont échappé à leur res­pon­sa­bilité, qui s’en sont tirés à bon compte.

Lire la suite.



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