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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 09:28

De temps en temps je relis les classiques, parce que, devant l’avalanche de publications inutiles, on est désemparé, noyé dans des flots de livres inutiles. Elias Canetti pensait qu’il est peut-être nécessaire d’éviter d’être ainsi submergé. « C’est tout un art de lire suffisamment peu. », écrit-il. Et l’on connaît certainement, dans un tout autre style, la fameuse énumération de Céline dans le DVD « Céline Vivant ». On lui cite des grands auteurs du 20ème siècle, et il répond d’un mot, pour Mauriac, pour Malraux, pour Montherlant, par exemple : « Insignifiant …Insignifiant…Insignifiant… »
Ca devient vite comique, surtout quand on lui demande pourquoi il est le meilleur. Réponse :
« Les autres, y foutent rien…Moi je travaille ! » Et ce n’est pas une simple vantardise. Céline était apprécié de Lecoin, avec qui il échangea une correspondance. Mais on ne veut pas l’entendre, enfin on ne voulait pas, parce qu’il était antisémite ! Or, de tout temps, si l’on examine un peu l’histoire, on s’aperçoit que les Juifs ont été tantôt appréciés, quand on avait besoin d’eux, tantôt persécutés, quand le pouvoir les trouvait nocifs. Par exemple, Philippe Auguste, l’un des fondateurs du Royaume de France, les taxait si lourdement qu’il leur rendait la vie impossible. C’est que les Juifs détenaient l’argent, puisqu’ils n’avaient pas le droit d’être installés. Ils étaient condamnés à la route : ils étaient les errants par opposition aux sédentaires. Quelques mots sur le raisonnement célinien : tout le mal vient de l’argent, or les riches sont juifs, donc l’ennemi est le juif. Véronique Anglard qui est l’auteur d’un « Céline »  (Fernand Nathan. 1993) explique : le syllogisme est faux, à cause de la « deuxième prémisse ». Tous les juifs ne sont pas riches !


Mais les « marchands de canons » de la Grande Guerre étaient juifs. Et nous revoilà dans le sujet. C’est le moment de parler de Georges Bernanos, auteur de « La grande peur des bien pensants », ouvrage consacré à Edouard Drumont, auteur de « La France juive » et créateur d’une revue antisémite : « La libre parole ». On pardonne à Bernanos, pas à Céline ! Pourquoi ? Parce que Bernanos a choisi de défendre les Alliés en 1940. Ses écrits eurent un impact considérable. De Gaulle voulut le faire entrer à l’Académie Française. Bernanos refuse. On cherche à le décorer de la Légion d’honneur, à plusieurs reprises. Il refuse encore. C’est que Bernanos est une grande gueule, comme Céline, dont il fit l’éloge à propos du « Voyage ». La motivation de Bernanos est certainement différente: les Juifs ont tué le Christ. Mais il a choisi le combat, la guerre si on préfère, après avoir connu les tranchées de 14-18. Céline vitupère contre la guerre ! Céline n’est pas un nazi et on le refuse dans « Je suis partout ». Vous voyez bien que c’est quand même parfois utile de lire !
 Au fond, Céline n’avait qu’un défaut : il ne buvait pas ! Il était obsédé par l’hygiène et ça, c’est pas bon signe non plus. Un vrai soldat de la Grande Guerre, ça élève des poux, des morpions, des rats, des bactéries, bref ça aime les animaux. Et en plus, c’est sale, donc ça économise l’eau, ça protège les nappes phréatiques. Les poilus de 14-18 sont les précurseurs du Grenelle de l’environnement !
 Et il y a longtemps que ça dure ! Les hommes ont passé une partie de leur temps à s’entretuer ! Depuis le début, chez les Grecs et dans la Bible, surtout l’Ancien Testament !
Regardez la première grande œuvre d’art occidentale : « l’Iliade ». Ensuite les Romains, qui n’étaient pas des poules mouillées non plus. Ils s’entretuaient pour faire du spectacle.


La guerre, c’est tout simple. On commence à bastonner et ensuite on cherche et on trouve la cause. Il y en a toujours une qui traîne dans le cerveau des illuminés ! Gaston Bouthoul a bien étudié le phénomène. Il suffit de lire le petit « Que sais-je », « La guerre ». On comprend vite que la guerre est au cœur de l’homme, que Dieu dans sa grande bonté, a laissé à l’homme ce jeu sacré aux grands enfants que nous sommes. Je cite encore Céline, qui cite lui-même Elie Faure :
« Les Aztèques éventraient couramment, qu’on raconte, dans leurs temples du soleil, quatre-vingt mille croyants par semaine, les offrant ainsi au dieu des nuages, afin qu’il leur envoie la pluie. C’est des choses qu’on a du mal à croire avant d’aller en guerre ».

Parce que la guerre, c’est la fête suprême, c’est ce que dit aussi Roger Caillois. Quand on a tout cassé, on reconstruit, sinon on n’a plus rien à casser. Allons je vais finir optimiste, avec une citation de Jaurès : « Donnez du blé aux hommes, ils se battront. Donnez leur une cité à construire, ils deviendront frères.»
Jaurès a été assassiné la veille de la déclaration de guerre. On n’a jamais voulu retrouver son assassin. C’est normal : Jaurès était un rabat-joie, un trouble-fête !
 Finalement, la lecture, à petites doses, ça peut être utile. En ce moment on ne risque rien. Même les « universitaires » ne savent plus lire. Je ne parle pas des Maîtres du Monde. Eux, ils savent compter. On devrait en pendre un tous les matins, c’est ce qu’on fait pour effrayer les corbeaux. Et ça marche !

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 09:18

Ouf ! Le n°53 spécial "Crise de la dette" est enfin sorti ! Bon d’accord, avec 15 jours de retard mais pour 3€, lisez, découvrez, retrouvez le journal Fakir en kiosques ou alors abonnez-vous ! Car on ne peut réaliser des enquêtes, des reportages, que parce qu’il est acheté.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 09:04

Tondues-en-44.jpgLa recluse raconte le séjour de M. Dautraye (clone de l’auteur), à Montaignan. (Saint-Flour) Un fait divers, peu ordinaire, l’a attirée dans ce petit chef-lieu d’arrondissement du Cantal qui va la fasciner. En huit jours, la narratrice évoque la destinée d’Estelle Boulay, une jeune fille tondue à la Libération qui, ne supportant pas l’humiliation, est restée cloîtrée chez elle durant quarante années. Grâce à quelques articles et photos, recueillis dans la presse régionale, puisant dans ses souvenirs personnels mais donnant libre cours à son imagination, l’auteur va mettre en scène l’histoire d’Estelle Boulay et celle de toute sa famille.
Peu à peu, la narratrice s’attache à son héroïne au point de s’identifier à elle, d’entretenir avec elle des rapports fusionnels et la descente aux enfers qui s’en suit peut ébranler les sensibilités ou les susceptibilités.
La recluse, c’est à la fois des larmes, du sang, de la rage, de la folie, de la mort et de la merde formant une alliance tantôt attendrissante, tantôt horrifiante. L’histoire de Marie et d’Estelle rencontre l’Autre, l’Histoire Majuscule. A la lecture de ce récit (de semi fiction) chacun, selon sa sensibilité, pourra choisir entre s’émouvoir et s’indigner.
La recluse, s’inspire d’un fait divers des années 80 qui rappelle un épisode peu glorieux de la Libération, occulté dans la commémoration de cette dernière.
Il peut se lire comme une lente descente aux enfers qui touche à ce qu’il y a de plus pervers en l’Homme, se libérant dès que les verrous de la morale sautent.
La composition en contrepoint Estelle / Marie permet de montrer avec finesse la sorte de mue, l’identification entre l’auteur et son héroïne. Jamais le lecteur n’a l’impression qu’aucun des personnages n’en fait trop et, très vite pris au piège du récit, il ne peut le lâcher avant la fin.
Le travail sur le style, l’écriture – parfaitement maîtrisés – est incontestablement la marque de la réussite de cet ouvrage bouleversant qui nous conduit à faire table rase de tous nos tabous et de notre moralité.
Le lecteur ne sort pas serein de cette lecture. Il ressent un impérieux besoin d’en savoir plus.
( Texte inspiré par la lettre reçue d’Elisabeth Samama, le 9/11/88 – Editions Julliard ).

 

A commander chez l'auteur :recluse

Odette Laplaze-Estorgues
33 rue Vallée de la Préguille
63122 CEYRAT
Prix : 12 € port compris

 
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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 08:56

 

Une centaine d’activistes devrait arriver dans la bande de Gaza mardi prochain avec le 8ème convoi « Miles of Smiles » qui apporte de l’aide médicale à la population assiégée de Gaza, a déclaré le professeur Isam Mustafa.

Les activistes emmènent avec  eux 497.000$ de médicaments ainsi que des ambulances et des voitures adaptées pour des handicapés.

Les participants viennent de Tunisie, du Maroc, du Barhrein , de Jordanie, d’Algérie, de France, de Pologne et de Grande Bretagne pour exprimer leur solidarité avec les Palestiniens et briser le siège illégal d’Israël.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 08:36

Lettre ouverte à la sénatrice socialiste Bariza Khiari, qui ose parler d’un bon Islam…


Tout d’abord, excusez mon audace, car j’ai beaucoup hésité avant de vous écrire, pour soulever le problème de l’Islam et pour répondre aux déclarations que vous avez faîtes sur la chaine de télévision parlementaire.

En effet, vous avez dit qu’il y a une grande différence entre votre Islam et celui qui fait débat actuellement à travers le monde.
Sachez Madame la Sénatrice, que je ne partage pas votre point de vue.
Je crois savoir, si mes sources sont fiables, que vous avez les mêmes origines que moi : berbères.
 Eh bien, ouvrons les manuels d’histoire, les plus anciens.

L’Islam s’est propagé en Afrique du nord par l’épée et il a soumis nos ancêtres communs par la terreur, en appliquant à la lettre le Djihad. Sinon comment  expliquer que Okba le conquérant était devenu le libérateur et Koceyla, le patriote,
était devenu l’ennemi de son propre pays, passant aux oubliettes de l’histoire ?

Qui se souvient du prince Koceyla en Algérie ? Personne, parce qu’il était Chrétien !

Mais une ville du sud algérien porte le nom d’Okba pour le glorifier. Qui dit mieux ? mais pourquoi pas !

Ce ‘‘valeureux’’ chef musulman Okba, pour mieux humilier et rabaisser plus bas que terre nos ancêtres amazighs, à son retour dans son pays, emmena dans ses bagages en plusieurs années 25.000 adolescentes berbères comme “butin de guerre” séquestrées au cours de ses razzias qui furent vendues comme esclaves sexuelles sur les marchés de Damas et de la région.

Et j’en passe mais sans oublier la diabolisation bien orchestrée de la Reine Kahina, par les envahisseurs de la
Numidie qui perdure jusqu’à nos jours. Quant au Coran que l’on nous impose de respecter mais pourquoi pas dans ses bons principes , c’est l’auberge espagnole, on peut y faire le marché à la carte, suivant le goût et l’odeur du moment. La religion islamique, pardonnez moi, est une vraie lessiveuse des esprits…

Madame la Sénatrice et, avec votre permission, évoquons le sort réservé à la femme en Islam. Et commençons par Mahomet, lui-même, ne s’est-il pas marié avec Aïcha, la gamine de neuf ans, alors qu’il en avait cinquante deux ou cinquante trois ? N’avait-il pas pris comme épouse Zineb, la femme de son fils adoptif Zaïd, après l’avoir contraint à se séparer d’elle, par un verset coranique ? Et combien d’épouses et de femmes esclaves, avait-il possédé durant sa vie ?...  C'est une question que je me pose et que je vous pose et j’attendrai votre réponse pour aérer mon esprit embrouillé.

Quant au statut de la femme, l’Islam a scellé son sort depuis 14 siècles. Il n’y a qu’à voir ce que les versets coraniques ordonnent en ce qui concerne le témoignage, l’héritage, la polygamie, le mariage, le divorce à son sujet…N’est-il pas écrit dans le Coran : « les hommes sont supérieurs aux femmes parce que Allah leur a octroyé la supériorité sur elles. Par conséquent, il donne aux hommes le double de ce qu’il donne aux femmes. Les maris qui souffriront de la désobéissance de leurs femmes, peuvent les châtier : abandonner leur lit et même les frapper. Il n’a pas été légué à l’homme pire calamité que la femme. »

Arrêtons de nous voiler la face et de radoter que c’est un complot ourdi par nos ennemis que nous avons appris à ânonner haut et fort pour dédouaner l’Islam de la situation d’infériorité qu’il a infligé à nos mères, à nos épouses, à nos sœurs, et à nos filles depuis 14 siècles. Mais pour ma part, je crois que nous parlons de l’Islam sans connaître sa matrice, la bédouinité.

Je pourrai soulever d’autres questions qui fâchent, à l’exemple de l’esclavage qui est codifié par l’Islam, le sort des juifs et des chrétiens qui deviennent des “dhimmis”. Quant au sort du renégat, il est vite expédié, car il est du devoir de chaque musulman de lui couper la tête. On devient musulman par héritage et pour l’éternité… Où sont passés les droits de l’homme et où est passée la liberté de conscience, de confession en territoires islamiques dont se gargarisent les intellectuels musulmans confortablement installés en Occident, terre par excellence des Infidèles, qui squattent à longueur d’année certains plateaux de chaînes de télévisions avec la complicité des journalistes en quête d’audimat ?

Quant à moi, j’ai des trous de mémoire, excusez-moi, j’ai oublié qu’il y a une vraie douceur de vivre en terre Chrétienne, mille fois mieux qu’à la Mecque. Alors de grâce, ces censeurs de conscience (surtout en la doulce France) qui croient dur comme fer que l’Islam est humaniste, pourquoi s’accrochent-ils contre vents et marrées à demeurer en Occident alors qu’ils seraient mieux lotis en terre d’Islam pour adorer Allah en toute quiétude sans qu’ils soient gênés par le comportement immoral des Occidentaux comme ils ne cessent de le radoter, aux pays du porc et du vin?

Quant à moi, je les invite à me rejoindre dans l’enfer de l’arabo-catastrophisme, je les y attendrai avec du lait et des dattes tout en leur souhaitant la bienvenue au club des damnés de la terre, car de Tanger jusqu’à Djakarta, je n’aperçois qu’aliénation culturelle, haine, sous-développement, misère et désolation.

J’arrête de divaguer mais pas avant de vous avoir dit, Madame la Sénatrice, que la femme (comme vous) n’a pas le droit de fouler le paradis où elle sera remplacée par les houris. Heureux le musulman qui accédera au ferdaous, le jour du jugement dernier, car il aura à sa disposition soixante douze houris et des rivières de vin ( verset coranique).
Et je vous défie de m’apporter les arguments contraires.

Arrêtez de faire de la manipulation, car tôt ou tard la vérité éclatera et les Français de gauche découvriront enfin le vrai visage de cette religion basée sur les mensonges, l’exclusion et la barbarie quand ils seront devenus des dhimmis mais ce jour-là, il sera trop tard.

Veuillez agréer, Madame la Sénatrice, l’expression de ma haute considération.
Hamdane Ammar

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 08:30

Il nous est difficile de communiquer cette nouvelle, mais les propres membres d'Avaaz se font torturer par le monstrueux régime syrien. Manhal* raconte qu'il a été détenu dans une prison secrète où ils lui ont arraché les ongles des mains et des pieds et électrocuté plusieurs parties du corps. "J'ai vu la mort, et j'ai été torturé presque à mort," nous a-t-il dit. Mais si nous agissons maintenant, nous pouvons faire du sacrifice de Manhal la goutte d'eau qui fait déborder le vase et qui force le monde entier à se retourner contre le régime d'Assad.

Les observateurs de la Ligue arabe n'ont pas réussi à faire cesser la violente répression, mais la pression mise sur Assad s'intensifie. Avaaz vient de publier un rapport terrifiant qui dévoile l'ampleur des centres de détention en Syrie, y compris ce qu'ils ont infligé à Manhal. Si nous lançons maintenant un immense tollé mondial, nous pouvons contraindre des gouvernements clés à faire face aux horreurs détaillées dans ce rapport et accélérer la chute d'Assad.

Signez la pétition dès maintenant, et lorsque nous aurons atteint 500 000 signatures, nous la remettrons avec le rapport d'Avaaz à la Ligue arabe et au Conseil de sécurité des Nations Unies, afin de les exhorter à déférer Assad devant la Cour pénale internationale pour qu'il y soit jugé pour crimes contre l'humanité:

http://www.avaaz.org/fr/arrest_syrias_torturers_fr/?vl

Les Nations Unies ont déjà déclaré qu'il y a eu crimes contre l'humanité en Syrie. Et à présent le régime reçoit un nouveau coup de massue -- un rapport accablant compilé par les courageux militants syriens d'Avaaz conclut que ces crimes contre l'humanité ont été perpétrés par de hauts dignitaires du régime d'Assad. Aucun autre rapport n'a détaillé aussi précisément les liens entre les hauts dignitaires du régime et la torture pratiquée par celui-ci -- c'est peut-être là notre meilleure chance pour que la communauté internationale agisse.

Nous avions tous espéré que la mission d'observation de la Ligue arabe puisse mettre fin aux violences, mais ses membres se sont compromis et discrédités. Bien qu'ils aient vu de près les snipers d'Assad en action, ils ont simplement prolongé leur période d'observation, sans même demander une intervention d'urgence. Cela permet à des pays comme la Russie, la Chine et l'Inde de bloquer le processus de décision des Nations Unies, tandis que la défense pathétique du régime pour justifier ses crimes odieux a consisté à prétexter combattre une insurrection terroriste, au lieu d'un mouvement démocratique pacifique. Mais des rapports tels que celui publié par Avaaz dévoilent les mensonges de ce régime atroce et corrompu. Il suffit à présent de rendre le monde témoin des horreurs que ce régime a commises.

Pour Assad, le temps pourrait être compté si nous créons une immense vague de pression publique capable de faire pencher la balance. Unissons le monde pour exhorter le Conseil de sécurité des Nations Unies à déférer le brutal régime syrien devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité. Signez la pétition et parlez-en à tout le monde:

http://www.avaaz.org/fr/arrest_syrias_torturers_fr/?vl

Partout dans le monde arabe, le pouvoir citoyen a fait tomber les dictateurs les uns après les autres, et notre extraordinaire communauté Avaaz a été au cœur des luttes pour la démocratie: nous avons brisé le black-out des médias imposé par des dirigeants corrompus, formé et équipé des journalistes citoyens, fourni du matériel de premiers secours indispensable aux populations assiégées en Syrie, et protégé des centaines de militants et leurs familles à l'abri des bandits du régime. Faisons en sorte que la souffrance de Manhal au nom de la liberté n'ait pas été vaine. Exhortons l'ONU à agir maintenant.

* Le nom de "Manhal" a été changé pour protéger sa réelle identité.

SOURCES

Rapport d'Avaaz sur les centres de torture du régime syrien (en anglais)
http://avaazimages.s3.amazonaws.com/DetentionCentresinSyria.pdf

Un rapport commandé par l'ONU accuse la Syrie de crimes contre l'humanité (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/11/29/un-rapport-commande-par-l-onu-accuse-la-syrie-de-crimes-contre-l-humanite_1610660_3218.html

Sarkozy: le président syrien "doit quitter le pouvoir" (France Soir)
http://www.francesoir.fr/actualite/international/syrie-sarkozy-hausse-ton-avec-assad-170179.html

L'opposition syrienne sceptique sur le maintien des observateurs (Le Point)
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/l-opposition-syrienne-sceptique-sur-le-maintien-des-observateurs-09-01-2012-1416942_240.php

Syrie: Les USA accusent le régime d'avoir accru la répression (Nouvel Obs)
http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20111227.OBS7636/info-obs-les-activistes-syriens-de-homs-ont-rencontre-les-observateurs.html

Le régime syrien accusé d'avoir torturé à mort 617 détenus (Associated Press)
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/syrie/201201/05/01-4483203-le-regime-syrien-accuse-davoir-torture-a-mort-617-detenus.php

Rapport de la commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie (Conseil des droits de l'homme des Nations Unies) -- en anglais
http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/specialsession/17/docs/A-HRC-S-17-2-Add1.pdf

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 09:55

boris_vian_trompette.jpgVoici qu’on fête Boris Vian et c’est déshonorant pour le pseudo ministre de l’a-culturation, qui a refusé Céline. Il ne mérite pas de faire semblant d’admirer Boris Vian ! Et, bien entendu, à cause de cette exposition à la Bibliothèque Nationale de France, il y a toujours un crétin  internaute qui croit malin de critiquer Vian, comme si n’importe quel trou du cul avait le droit de parler des géants de la littérature, de la chanson, de la musique et des arts en général.
 Chions sur cet étron et n’en parlons plus.
Je rappelle tout de même que, dans l’Ecume des Jours, à l’occasion du mariage de Colin et Chloé, Vian avait disposé, à la place des « Demoiselles d’Honneur », des Pédérastes d’Honneur, avec des pantalons dont les braguettes s’ouvraient par derrière…je rappellerais bien encore son petit grand ouvrage sur la nécessité de la Pornographie, son invention de la Roue Elastique, et l’enchantement qu’il produisit sur nous, quand la publication de son œuvre redémarra quelques mois après sa mort. Sa hantise de la mort, qui est le mobile de tous les vrais artistes, s’exprimait notamment dans « Je voudrais pas crever ». Citation :
« Je voudrais pas crever avant d’avoir mis mon zob/ dans des coinstots bizarres » et puis encore cette chanson qui dit :

« Je peux pas m’empêcher
Quand je vois un flic passer
De m’dire qu’y ferait bien à la morgue »

Faut tout de même être à la fois génial et gonflé pour oser dire des choses pareilles. Boris avait inventé des mots, comme le « libérationnement » ! Le recueil des « Fourmis » paru en 1947 a dû lui valoir bien des antipathies. Mais ce qui était désespérant pour lui, c’était de se trouver devant des hordes d’abrutis, qui ne comprenaient rien ! Ainsi « L’Arrache Cœur », chef d’œuvre incontestable d’imagination, de verve, de critique sociale profonde, trouva-t-il seulement 150 acheteurs.
 Boris mourut avec cette épitaphe du « Canard Enchaîné », le 23 juin 1959 : « Il ne connaissait pas la médiocrité. » Et, plus loin : « Il était deux fois condamné, par la Médecine et par la Justice ». Il fut inhumé un jour de grève des croquemorts, et sa tombe est dans le cimetière de Ville d’Avray, où l’on peut voir aussi la maison familiale, voisine de celle de Jean Rostand, un scientifique complètement irrécupérable par la bonne société, un humaniste qui avait reconnu en Boris un génie, un surdoué au-dessus des surdoués. Sa tombe, oui : elle est anonyme, introuvable, sans l’aide de la gardienne du cimetière. Boris est là, sous cette terre, il n’a pas de nom au cimetière, il a un nom dans le monde entier ! Il est impossible d’enterrer Boris Vian, qui nous a tellement, parce qu’il se savait condamné, aidés à vivre libres !
 Evidemment, il y en a d’autres qui nous empêchent de vivre, qui nous rendent cons, couards, lâches et vous voyez à qui je pense, (à beaucoup d’autres, mais à ce petit merdeux en premier, ce jouet des multinationales, qui écrase, avec leur consentement, les plus misérables de la planète entière. Mais qu’attendons-nous pour leur dire leurs quatre vérités ?)
 Aujourd’hui, à la télévision, le petit salopard se prenait pour Jeanne d’Arc.
Et pour une fois, il disait vrai. Mr Sarkozy a gardé les moutons en compagnie de Jeanne d’Arc et  je témoigne je l’ai vu. Il adorait enculer les animaux dénaturés que nous sommes, avec un peu d’eau bénie par l’immortel Bigard ! Jeanne lui enfonçait alors un bâton dans le cul, et cette enflure jouissait comme un vrai berger des connards que nous sommes devenus !
Oui, il n’a pas menti, le petit président, c’est le berger du troupeau d’abrutis que nous sommes devenus depuis que Boris nous a quittés.
 Il a ses chiens de garde pour nous tenir à portée (excusez moi, les chiens, vous êtes d’aimables compagnons, de fidèles compagnons, mais on vous a dressés parfois comme des chiens policiers).
« Comme des hommes » chante Ferré dans cette chanson audacieuse : « Mon Général ».
Boris n’est plus là ? Vous vous trompez, il est toujours présent parmi nous mais nous sommes devenus de très petits cons obéissants à tous les règlements qui nous oppriment.
 Nous sommes un troupeau, heureusement j’ai fait un rêve : Boris (190 centimètres) assommait le petit trou du cul dont c’est l’anniversaire tous les jours ! Et la fête pour bientôt ! Mais rassurez-vous, il en reste des trous du cul, on n’est pas en rupture de stocks !

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 09:47

 « On a tous quelque chose en nous de Michael Jackson. » Cette déclaration de Frédéric Mitterrand, au lendemain même de sa nomination au poste de ministre de la Culture, avait de quoi inquiéter, par sa bêtise épaisse, les amoureux de la chanson dite « à texte », déjà grandement malmenée par tous ses prédécesseurs à ce poste.


En mars 2011, comme pour mieux confirmer nos craintes, ledit ministre, dans son très officiel recueil annuel des célébrations nationales, eut l’idée très culturelle d’honorer l’éternelle « idole des jeunes », Johnny Hallyday, une façon comme une autre de signifier, sans doute, que nous avons tous en nous une part d’inculture crasse, de goût immodéré pour le ralliement à toutes les modes et pour la putasserie médiatique.


Avant de quitter sa fonction dans quelques mois, peut-être, il convenait pour le ministre de parfaire cet hommage inachevé au plus populaire des arts. C’est chose faite, depuis peu, avec l’attribution de la Légion d’honneur, pour la promotion du nouvel an, au duo de poètes délicats des années 70, Stone et Charden (« Et dans mon cœur j'ai toujours gardé/Les vaches rousses, blanches et noires/Sur lesquelles tombe la pluie/Et les cerisiers blancs made in Normandie/Une mare avec des canards/Des pommiers dans la prairie/Et le bon cidre doux made in Normandie/Les œufs made in Normandie/Les bœufs made in Normandie/Un p'tit village plein d'amis/Et puis les filles aux joues rouges/Qui donnent aux hommes de là-bas/L'amour made in Normandie »).


Cette distinction semble avoir chagriné quelques passionnés de chanson de paroles qui, depuis le temps qu’elle reçoit des coups de pied au cul et le mépris intégral des plus hautes instances de l’Etat, semblent néanmoins espérer encore un mot, une médaille, un geste de reconnaissance venu d’en haut. Sans vouloir les commander, bien sûr, il conviendrait que ces fidèles, sous peine de sombrer rapidement dans le ridicule, abandonnent au plus tôt cette vaine espérance de voir un jour la poésie mise en musique honorée par une institution qui confond absolument la chanson avec l’industrie du spectacle, le show-biz et l’abrutissement collectif.


S’il est, en revanche, un fait marquant dans cette récente distribution de hochets, c’est bien l’injustice flagrante consistant à ne récompenser que ces deux seuls représentants du crétinisme musical. L’hommage appuyé à la connerie chantée auquel M. Mitterrand semble tenir imposait en effet qu’on distinguât bien d’autres spécimens ayant œuvré dans ce créneau. Les Richard Anthony, Frank Alamo, Michèle Torr, Sheila, Herbert Léonard, Patrick Juvet, Rika Zaraï, d’autres encore, beaucoup d’autres…
Mais j’y songe soudainement ! Sans doute la Légion d’honneur leur a-t-elle déjà été attribuée. Jack Lang n’a pas pu ne pas y penser !…

Comme l’instituteur d’autrefois distribuant bons points et images aux élèves méritants et disciplinés, la République a ses enfants sages et travailleurs, qu’elle récompense au seuil de chaque nouvelle année en leur offrant la Légion d’honneur, petite tache de sang de cochon sur la boutonnière des gens bien.
Politiciens de haut rang, élus locaux, artistes, chefs d’entreprise, commerçants, scientifiques, sportifs, syndicalistes, gens de lettre et enseignants, tous les « acteurs de premier plan » de la vie sociale reçoivent tôt ou tard, pour prix de leur complicité et de leur attachement aux institutions, cette distinction ridiculement flatteuse qui, en janvier, fait grossir un peu plus la secte des Adorateurs de l’État.
Aux étages inférieurs, parmi ces armées de figurants jamais conviés aux coûteux banquets d’une prétendue élite, il y a bien sûr des envieux et des jaloux, qui voudraient bien… Alors, on a prévu pour eux d’autres hochets, diplômes de bons et loyaux services, brevets, certificats, médailles du travail, du mérite, du courage, inutile paperasserie ou hideuse quincaillerie pour esclaves satisfaits.
Après la fête, de tristes et misérables décorations pendouillent sur des sapins en décomposition. On dirait tout ce beau monde…

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 09:44

Siné Mensuel commence l’année en fanfare et lance une nouvelle rubrique à laquelle vous pouvez participer. Siné ouvre le bal dans sa zone. Les dessinateurs et chroniqueurs du journal suivent, dressant la liste de tous ceux qu’ils aimeraient ne plus jamais voir sévir. Ce n’est qu’un début, cette liste continuera numéro après numéro, avec vous, lecteurs, si vous le souhaitez. Tous ensemble, remplissons une chiotte symbolique. Affûtez vos plumes !
Faites court et coriace.

 

Le nouveau numéro est en kiosque depuis le 4 janvier.

Faire un journal de gauche radical et rigolo, sans compromissions ni subventions, est un fait exceptionnel dans notre monde de plus en plus mercantile. Il faut au moins que l’on tienne jusqu’à la disparition du nabot. Y a pas à chier !

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 09:38

islam.jpgL'intolérance avance à petits pas réguliers et, sur son passage, elle broie des libertés et des hommes. Connaissez-vous Gregorius Nekschot ? Non ? Rassurez-vous, même ses compatriotes n'ont, dans leur immense majorité, pas réagi à l'annonce par ce caricaturiste néerlandais qu'il mettait fin à sa carrière. Attablé dans un bistrot d'Amsterdam, il expliquait, le 27 décembre 2011, à un journaliste du Volkskrant d'Amsterdam qu'il posait pour toujours son crayon et que, dès le 1er janvier, il désactiverait son site Internet.

 

Pas de photo pour illustrer l'article en question. Le dessinateur préfère masquer son visage pour ne pas servir de cible à l'un ou l'autre illuminé désireux de lui infliger une prétendue punition divine. Il cache aussi son vrai nom : s'il s'est baptisé "Nekschot" - littéralement "balle dans la nuque" -, c'est en référence à la manière dont les régimes totalitaires, de droite comme de gauche, exécutent leurs opposants. Quant à son prénom d'emprunt, "Gregorius", il s'inspire du pape Grégoire XI, qui créa les tribunaux de l'Inquisition...

 

En mai 2008, l'auteur est sorti du relatif anonymat où le cantonnaient ses productions pour quelques maisons d'édition et magazines, qui parfois publiaient et souvent refusaient ses dessins. Lesquels avaient, il est vrai, des allures de brûlots pour les bien-pensants et ne ménageaient aucune religion. Est-ce pour cette raison qu'un ministre chrétien-démocrate, Ernst Hirsch Ballin, fit envoyer à son domicile une dizaine de policiers et de fonctionnaires du ministère de la justice ? Nekschot fut, en tout cas, interpellé, placé en garde à vue durant deux jours et mis en examen. Le parquet finit par estimer qu'il s'était rendu coupable de discrimination mais renonça aux poursuites. Huit dessins étaient en cause, caricatures féroces d'un Néerlandais converti à l'islam et devenu militant ultra-fondamentaliste.

 

L'affaire fit quelque bruit, donnant l'impression que le dessinateur était surtout une victime collatérale de l'affaire Fitna, du nom du pamphlet anti-islam réalisé par le député Geert Wilders. Le gouvernement, craignant incidents et représailles après la diffusion de ce film - qui s'avéra être un épouvantable navet -, donna l'impression de donner des gages aux courants musulmans radicaux. "On doit toujours être conscient que l'on peut devenir le pion d'un jeu qui nous dépasse", explique le dessinateur.

 

Dans les Pays-Bas d'alors - mais ont-ils vraiment changé ? -, c'est "l'incertitude et la panique" qui régnaient, rappelle le Volkskrant. Les assassinats de Pim Fortuyn, tué par un militant environnementaliste en 2002, et de Theo Van Gogh, poignardé par un jeune extrémiste musulman, étaient venus frapper de stupeur un pays présenté comme le royaume de la tolérance. Depuis, les Pays-Bas vivent dans la crispation et voient des extrémistes de tout bord s'agiter et invectiver ceux qui osent la critique ou la différence. Il y a quelques semaines, dans un théâtre d'Amsterdam, une jeune musulmane, militante de la cause des lesbiennes, a été interdite de parole par de jeunes radicaux. Dans les rues, certains juifs n'osent plus porter leur kippa. Et des homosexuels se plaignent du harcèlement dont ils sont l'objet. Sur le plan politique, Geert Wilders tient entre ses mains l'avenir du gouvernement dirigé par le libéral Mark Rutte qui, lui-même, évoque la nécessité de "rendre les Pays-Bas aux Néerlandais"...

 

Mauvaise saison pour les idées. Sale temps pour les caricaturistes et surtout pour un provocateur comme Nekschot, qui trouva un modèle et un allié en Theo Van Gogh. Le cinéaste-acteur-chroniqueur, arrière-petit-neveu du célèbre peintre et pourfendeur de toutes les manifestations du politiquement correct, lui offrit ses premiers espaces sur son site Web, De gezonde roker ("le fumeur en bonne santé").

 

Si Gregorius Nekschot se retire aujourd'hui c'est, dit-il, sans déception. "C'est ainsi. Pour les uns, la création est une chose importante, pour les autres, elle l'est moins", commente-t-il simplement. Il se dit surtout vaincu par les réalités économiques : plus de projets éditoriaux, plus de commandes, plus de dons comme ceux qu'il reçut en 2008.

 

Cet homme plus que discret, à l'âge indéfini, évoque toutefois "la fin de l'angoisse", espérant, dit-il, être enfin lui-même et pouvoir mener une existence moins secrète. Il a rencontré, à Copenhague, Kurt Westergaard, l'homme des "caricatures danoises". Toujours insulté, toujours protégé, celui-ci lui a raconté comment il avait échappé, de peu, à la mort et, quoi qu'en dise le Néerlandais, la leçon a porté : avoir assisté, dans son pays, à l'assassinat de Theo Van Gogh lui a suffi. Il n'y aura pas, pour lui, espère-t-il, de "balle dans la nuque". Seulement, comme sur le dessin d'adieu qu'il a confié au Volkskrant, un crayon qui s'envole en fumée.

 

Le mystérieux Nekschot s'en va, en affirmant n'avoir "ni idée ni idéologie", seulement de l'intérêt, explique-t-il, pour le sort des hommes qui courent derrière les idées et les idéologies : "Ceux qui veulent avoir raison et exercer le pouvoir." Sa seule référence est, souligne-t-il, l'essayiste Karel van het Reve. Ce polémiste, mort en 1999, fut honoré de la plus haute distinction littéraire du royaume au nom, expliqua le jury, de son "sens artistique très élevé", même s'il faisait montre de "méfiance à l'égard de toute croyance et de toute doctrine".

 

stroobants@lemonde.fr

 

Article paru dans l'édition du 03.01.12

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/01/02/mauvaise-saison-pour-les-idees_1624830_3214.html
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