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9 novembre 2024 6 09 /11 /novembre /2024 09:36

Les médias français n’ont pas de mots assez forts pour décrier Trump, mais restent discrets sur sa politique en matière de condition animale. Est-ce parce qu’il a promulgué durant son premier mandat « plusieurs mesures historiques de protection des animaux »? Ces mots sont ceux de la Humane Society Legislative Fund, affiliée à la Humane Society of United State qui est une « SPA américaine » à la puissance 10 et ouvertement transpartisane.

Parmi ces mesures historiques, l’emblématique loi de 2019 « sur la prévention de la cruauté envers les animaux et de la torture ». Tout acte impliquant l’écrasement, la brûlure, la noyade, l’étouffement, l’empalement ou autre de mammifères, d’oiseaux, de reptiles ou d’amphibiens est devenu un « crime fédéral » (sous juridiction du FBI) et passible de sept ans de prison (en France la peine maximale est de trois ans). Une loi qui aurait dû faire réagir positivement chez nous L214 ou la SPA mais il ne semble pas que cela ait été le cas.

Sous Trump, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) avait promu un plan visant à mettre fin « à tous les tests sur les mammifères pour détecter les produits chimiques et les pesticides d’ici 2035 ». Le plan était doté de 4,25 millions de dollars, nécessaires au développement de technologies d'expérimentation sans animaux. Las! Ce plan a été interrompu par l’administration Biden, un retour en arrière dénoncé par le White Coat Waste Project (WCWP, en français: « Projet Gaspillage Blouse Blanche »). Le WCWP s'oppose aux expériences animales financées par l'argent public, une combinaison typiquement américaine: défense des animaux et des contribuables!

Les enquêtes du WCPC ont révélé que l’EPA faisait, entre autres choses, respirer aux animaux la fumée des armes (afin d'étudier si les armes sont mauvaises pour la santé… de ceux qui les utilisent) ou surchauffait leurs cages pour mesurer l’impact du réchauffement climatique. Car - et c’est à souligner - toutes ces expériences ne sont pas le passe-temps de savants fous mais sont réclamées par des organisations de protection de l’environnement qui veulent absolument voir démontrée la nocivité de telle substance chimique ou tel effet du changement de climat. Là, le bien-être animal est allègrement sacrifié, et l’administration Biden y a plus que consenti. On a vu avec « l’affaire Peanut » que les animaux ne sont pas son affaire.

 

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9 novembre 2024 6 09 /11 /novembre /2024 09:33

Nice a ouvert le bal. Mais le mouvement n’est pas réservé aux villes maritimes. La preuve, en Essonne, au moins deux communes affichent leur soutien à Paul Watson, arrêté en juillet et que la justice groenlandaise a décidé de maintenir en détention ce mercredi 23 octobre. Depuis quelques jours, le portrait du capitaine de 73 ans, fondateur de l’ONG Sea Sheperd est accroché en grand format sur le fronton des mairies de Pussay et du Coudray-Montceaux.
Les édiles de ces deux communes ont répondu à l’appel lancé par Hugo Clément, journaliste et co-créateur du média en ligne Vakita. D’autres collectivités d’Île-de-France sont aussi engagées, à l’image de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) qui fera de Paul Watson un citoyen d’honneur lors de son conseil municipal fin novembre.


A l’unanimité, le conseil municipal d’Angers a voté un vœu en faveur de la naturalisation et de la libération de Paul Watson. « Ce sont bien ces pratiques de pêche à la baleine, illégales depuis 1986, qui doivent être condamnées sur la base du droit international, et non le combat mené par Paul Watson », est-il écrit dans le texte voté par l’ensemble des élus.Nous avons un homme qui se bat pour faire en sorte qu’on puisse préserver les baleines. Il peut arriver que ses méthodes entraînent quelques contestations, mais ce qu’il nous dit et ce sur quoi il alerte, c’est sur le fait qu’à force de faire disparaître une part de la biodiversité, c’est nous-mêmes qui finissons par être menacés », a déclaré le maire d’Angers, Christophe Béchu.


La ville de Luc-sur-Mer (Calvados), symbolisée par une baleine, a décidé de déployer une immense banderole sur la façade de sa mairie, pour témoigner son soutien à Paul Watson.
Interrogé par France Bleu, le maire de la commune, Philippe Chanu, insiste cependant sur son intention de défendre la cause, avant l’homme. La banderole a été placée ce 30 octobre, centième jour d’emprisonnement du militant écologiste. Enfin, pour marquer encore plus la symbolique, celle-ci trône sur la façade de la mairie, près du squelette d’une baleine, qui s’était échouée sur une plage de la ville en 1885.


En faisant figurer le hashtag #FreePaulWatson sur sa façade, la mairie d’Arras appelle à la libération de l’activiste, détenu par les autorités danoises depuis le 21 juillet 2024.
La Ville d’Arras a fait le choix de s’engager aux côtés de Paul Watson en affichant un portrait appelant à sa libération. La mairie se dit « portée par des valeurs écologiques et de justice sociale » et défend les combats de l’activiste, qu’elle juge « d’intérêt général ». Elle appuie également la demande de Paul Watson adressée mi-octobre à Emmanuel Macron, demandant l’asile politique en France.

 

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19 octobre 2024 6 19 /10 /octobre /2024 09:43

Lundi 23 septembre, dans une forêt suisse, le corps d'une Américaine de 64 ans a été retrouvé inanimé, enfermé dans une capsule d'assistance au suicide, le «Sarco », invention « d'une association de défense des droits de l'homme et d'aide au suicide », « The Last Resort ». Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue pour « incitation et aide au suicide » et le ministre de l'Intérieur helvétique, Élisabeth Baume-Schneider, a publiquement dénoncé l'illégalité du procédé pour des motifs surprenants qui n'ont en aucun cas à voir avec la dignité humaine : « non-conformité aux exigences concernant le droit à la sécurité des produits » et « incompatibilité avec le but de la loi sur les produits chimiques ». De quoi s'inquiéter de la métamorphose d'un pays qui pratique l'euthanasie depuis plus de 80 ans.

En l'espèce, le « Sarco » tel que présenté par les concepteurs de « The Last Resort » ressemble à un petit sarcophage dans lequel le client s'allonge pour se payer une mort « choisie, paisible et digne » puisque, sur simple pression d'un bouton et après avoir répondu aux « questions posées par la machine », « la personne perd conscience et meurt quelques minutes plus tard », étouffée par libération d'azote (pour la modique somme de 18 francs suisses [environ 19 euros], le prix du gaz). C'est « l'avenir de la mort », est-il précisé, car l'objet «d'une grande beauté esthétique », de couleur violette, « celle de la dignité » (sic), « est transportable dans un lieu extérieur choisi : par exemple, la forêt, la plage ou les montagnes ». Cerise sur le gâteau, le Sarco duplicable à l'infini «pour les personnes âgées de plus de 50 ans et saines d'esprit » qui pourront en commander un plan 3D à « The Last Resort » pour 15.000 euros. Une paille, comparé à la générosité de ses créateurs qui y ont investi 650.000 euros.

En Suisse, les suicides assistés non considérés comme des actes médicaux sont autorisés, à l'exception de ceux « poussés par des mobiles égoïstes ». Il semblerait que cela profite un peu trop bien aux associations militantes (censées être à but non lucratif) qui « accompagnent » les clients, étant entendu que le coût du suicide, en Suisse, oscille entre quelques centaines (pour les adhérents aux associations) et un millier d'euros (plus onéreux pour les étrangers).

Le marché est en pleine expansion. Car en Suisse, à l'instar de la Belgique, le nombre d'euthanasies pratiquées a augmenté de 9,85 % en 2022 ; et le Québec, avec 17 % de plus, connaît une recrudescence des suicides assistés. Ils représentaient 2 % des décès, en 2021.

Une expérience pleine d'enseignement pour la France, qui s'apprête à reprendre les discussions parlementaires sur la fin de vie, selon les vœux du nouveau ministre de la Santé Geneviève Darieussecq qui a annoncé vouloir « terminer le travail » interrompu par la dissolution. Sous les pressions, à n'en pas douter, de députés qui ne veulent rien lâcher (Olivier Falorni et Yaël Braun-Pivet, entre autres) et de l'omniprésente ADMD (Association d'aide à mourir dans la dignité) couplée avec l'appétit des Mutuelles. Au risque d'aboutir, un jour, à la mise sur le marché d'un Sarco « à la française » ?

On le baptisera alors Sarko en hommage à l’ancien président qui donna des envies de suicide à bon nombre de citoyens.

 

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19 octobre 2024 6 19 /10 /octobre /2024 09:40

Gérald Darmanin qui, il y a quelques jours encore, menaçait de ne pas voter le budget du gouvernement Barnier, refusant au passage toute idée de nouvelles augmentations des impôts, sera-t-il l’ancien ministre de l’Intérieur qui coûtera le plus cher aux contribuables français ? Si l’on en croit les révélations du Canard enchaîné paru le 16 octobre, tel pourrait en effet être le cas.

Avec 12 officiers de sécurité dévolus à sa protection et 3 voitures avec chauffeurs dédiées à sa personne au titre de ses anciennes fonctions, l’addition s’avère salée. Rien que pour sa protection personnelle, le coût annuel avoisinerait ainsi les 900.000 euros (en 2010, la Cour des comptes estimait le coût d’un officier de sécurité à 71.879 euros).

Le même Canard enchaîné dénonçait également dans son édition la faveur consentie à Gabriel Attal, comme d’ailleurs à l’ensemble des anciens Premiers ministres - soit plus d’une vingtaine, aujourd’hui -, de bénéficier « à vie » (il est âgé de 35 ans !) d’une voiture avec chauffeur toujours aux frais de l’État. Si ces révélations n’ont rien de surprenant, car l’on sait régulièrement par la presse ce que coûtent au pays les anciens présidents de la République (environ 3 millions par an) et les anciens locataires de Matignon et de la Place Beauvau (entre 3 et 4 millions par an), elles sont cependant réitérées par le palmipède dans un contexte bien particulier.

Le débat parlementaire budgétaire qui s’annonce promet d’être tendu. La situation financière de la France est catastrophique. Avec une dette publique qui ne cesse de croître, pour se situer à 3.300 milliards d’euros aujourd’hui - soit près de 48.000 euros par habitant -, la France figure, dorénavant, dans le Top 3 de l’Union européenne, derrière la Grèce et l’Italie.

 

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19 octobre 2024 6 19 /10 /octobre /2024 09:34

Retour de la Rome antique dans sa phase la plus décadente ; les bacchanales semblent à la mode. En témoigne, entre autres fantaisies, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, avec un Philippe Katerine couleur de Schtroumpf offrant au public les replis de sa bedaine et sa zigounette bleue au milieu d’un compotier.

Dans la même veine, celle des hommages à Bacchus, le maire de Naples, ville d’Histoire s’il en est, vient d’inaugurer l’érection d’un phallus de 12 mètres de haut sur la piazza del Municipio. L’œuvre est signée Gaetano Pesce, un artiste italien mort à New York le 3 avril dernier. Paraît-il inspirée par Pulcinella, personnage de la commedia dell’arte, elle s’intitule Tu si' 'na cosa grande (« Tu es une grande chose »).

Exposée jusqu’au 19 décembre prochain, l’érection de Gaetano Pesce a coûté 180.000 euros, dont 160.000 financés par la région. Et l’on s’étonne que les Napolitains râlent…

Comme ont râlé les Parisiens, voilà dix ans, lorsqu’on a disposé un « plug anal » en guise de sapin de Noël, place Vendôme. Intitulée Tree, installée là dans le cadre de la programmation « Hors les murs » de la FIAC, l’œuvre de Paul McCarthy était une structure gonflable de 24 mètres de haut. Mais voilà que de mauvais plaisantins, peu sensibles à l’art contemporain, s’en vinrent la débrancher. Et tandis que le vigile était parti remettre en marche la soufflerie du machin, ils retirèrent les sangles qui le tenaient debout. Débandade de la chiffe molle, « les responsables ont alors choisi de dégonfler la structure […] Samedi matin, avant le remballage, le fier sextoy vert était tout raplapla », écrivait alors Libération, dénonçant « l’ire haineuse des coincés anti-art contemporain habituels, façon Manif pour tous ». Comme dirait Anne Hidalgo, rien que des « peine-à-jouir », ces Parisiens-là…

Pour la petite Histoire, racontée cette fois par Le Monde, Paul McCarthy n’était pas satisfait de l’emplacement. Il trouvait que l’échafaudage autour du « trophée guerrier de Napoléon » – la colonne Vendôme alors en restauration – nuisait à la compréhension de son œuvre. Cela empêchait de percevoir « l’humour féroce et les connotations sexuelles et scatologiques » qui font l’essence de son travail et qu’il voulait opposer au trophée napoléonien…

Hélas, la pénétration de l’art « trouduculesque » ne se limite pas aux sextoys géants. Elle sévit aussi grandement sur les scènes de théâtre, et particulièrement d’opéra où les metteurs en scène donnent dans le sexe débridé.

Ainsi, un certain nombre de spectateurs ont quitté la salle au premier entracte d’une magnifique représentation du Couronnement de Poppée, en avril dernier, à Toulon. Chanteurs magnifiques, orchestre aussi mais, hélas, mise en scène déplorable de l’Américain Ted Huffman, sauf à aimer les pelotages incessants… Jusqu’au débraguettage ultime qui fit quitter la salle.

De même, l’écho est venu jusqu’à nous depuis le festival Opéra Bastide de Villefranche-de-Rouergue, où le metteur en scène, américain lui aussi, voulait absolument caser une scène de viol dans La Flûte enchantée de Mozart. Il aura fallu une menace de grève des chanteurs pour qu’il y renonce.

L’apothéose se joue actuellement à Stuttgart, où l’on donne l'opéra Sancta Susanna, de Paul Hindemith. Certes, le sujet se prête à la débauche, puisqu’il s’agit des fantasmes sexuels d’une nonne. Ben oui, pas d’un imam ou d’un mollah : on n’oserait pas. Notons qu’à sa création, en 1922, le chef refusa de diriger l’œuvre qui, « très rarement jouée », nous dit Diapason, « fait souvent polémique ». Elle est cependant à l’affiche de l’Opéra national de Lorraine.

Et, donc, se joue à Stuttgart où une vingtaine de spectateurs ont fait des malaises au point qu’il a fallu appeler les secouristes. Certes, avec les rajouts, l’œuvre dure trois heures sans entracte, mais la vénérable institution prévient : « Ici, la personne qui se produit n’incarne pas un personnage, c’est son corps lui-même qui est le médium ». Diapason cite quelques moments forts de ce spectacle interdit aux moins de 18 ans : « Une artiste enfonce une épée en forme de crucifix dans sa gorge, des femmes nues suspendues à des cordes et imitant la position du Christ en croix se voient déverser sur elles des flots de (faux) sang, un morceau de peau est découpé sur une artiste avant d’être mis à griller… »

Question : prévenues, que vont faire les âmes sensibles dans cette galère ? Elles en redemandent : il y a encore cinq représentations à venir. Toutes affichent complet !

 

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19 octobre 2024 6 19 /10 /octobre /2024 09:28

Le quotidien « Libération » est depuis longtemps financé par des milliardaires :

2005 Édouard de Rothschild sauve une première fois le journal.
2012 Bruno Ledoux, magnat de l’immobilier vient à la rescousse.
2014 Patrick Drahi de SFR prend la relève.
2022 Daniel Křetínský, l’homme du charbon et du gaz injecte au total 26M€ et évite le redressement judiciaire.

C’est pour tenter d’éviter de recourir à un troisième coup de pouce (un très joli coup de pouce) du milliardaire tchèque Daniel Křetínský que le directeur de la rédaction Dov Alfon, ancien membre des services de renseignement de l’armée israélienne (unité 8200), entend doubler le nombre d’abonnés numérique et papier d’ici 2028 ; pour l’heure, Libération vient de dépasser les 100 000 abonnés numériques. Le pari risque d’être difficile, si l’on en croit La Lettre qui notait que « le taux d’attrition [du magazine] était supérieur à la moyenne de ses concurrents [soit que] les lecteurs [étaient] plus nombreux à résilier leur abonnement ». Le pari de l’indépendance vis-à-vis de Kretinsky semble également quelque peu naïf puisque le milliardaire tchèque a placé à la présidence du conseil d’administration de la structure hébergeant le capital du quotidien l’un de ses proches, Branislav Miskovic.

Il va sans doute falloir rogner un peu sur les principes originaux du journal « de toutes les gauches » pour y faire entrer trois sous. Sous la houlette de son nouveau chef de la régie publicitaire, Vincent Arvers, qui estime que « La publicité n’est pas un tabou chez Libération ! », le quotidien va devoir amender sa charte de publicité actuelle en supprimant  l’interdiction des contenus publi-rédactionnels des articles sponsorisés. Reste à voir sous quelles conditions la Société des journalistes et du personnel de Libération comme la direction accepteront l’immixtion de cette forme du capitalisme scélérat entre ses pages.

Dov Alfon a également fait connaître sa volonté d’utiliser davantage les technologies de l’intelligence artificielle. Doté d’un comité de pilotage sur l’IA, Libération devrait tenter des expériences comme la génération de résumés ou l’automatisation des tags pour les articles en ligne. Là encore, il faudra s’entendre avec la rédaction qui ne devrait pas voir d’un bon œil dans son travail le remplacement des tâches confiées à ses propres petites mains. Une autre forme de grand remplacement ?

 

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12 octobre 2024 6 12 /10 /octobre /2024 09:28

Les médias français se taisent mais c'est un terrible carnage auquel se livre le régime fasciste israélien dans la bande de Gaza.

Il n'y a plus aucun refuge, car le centre, Deir El Balah et Nuseirat sont également bombardés, de même que Khan Younès et Rafah, surpeuplés de tentes au sud de la bande de Gaza.

Et c'est aussi la terreur en Cisjordanie, et dans les prisons israéliennes où sont détenus arbitrairement plus de 10.000 Palestiniens.

Netanyahou promet aux Libanais, également bombardés, qu'ils vont subir le même sort que Gaza

Nous devons refuser de nous taire. LE SILENCE TUE.

Les étudiants montrent à nouveau la voie. Nous ne devons pas les laisser seuls.

Nous vous donnons rendez-vous ce :

SAMEDI 12 OCTOBRE À 15 H À LA FONTAINE DES INNOCENTS À PARIS (Métro Châtelet-Les Halles)

Pour réclamer des sanctions contre Israël, seules à même de faire cesser le génocide en cours. Il y va de notre humanité.

 

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12 octobre 2024 6 12 /10 /octobre /2024 09:20

Des trains qui arrivent à l'heure, des tarifs moins élevés. Parmi les demandes inhérentes aux services de la SNCF, pas un seul voyageur n'avait émis le souhait de voir un guignol amuser la galerie. Raison suffisante pour que la direction teste entre Paris et Lille, la présence d'un humoriste dans la voiture-bar. La tentation de le nommer "boute-en-train" fut forte. Nous y résistâmes tant le calembour rappelait les années les plus sombres de la rigolade.

L'expérience se déroulera entre gens sensibles au ricanement convenu. Quelques journalistes, des invités au bon goût légendaire et une poignée d'inévitables influenceurs vérifieront que le gag ne perturbe pas l'ingestion de délices ferroviaires. L'amuseur chargé de dérider ce parterre de cobayes se nomme Baptiste Lecapelain. Le visionnage de quelques minutes de ses prestations scéniques entraîna une vague de consternation chez l'auteur de ces lignes. L'ambiance d'humour décongelé qui plane sur le spectacle peut amener à préférer l'avion. Ce qui le fit sélectionner réside, à ne pas douter, dans sa faculté de ne jamais aborder les sujets qui fâchent. Sa carrière sur les rails du politiquement correct entre Paris et Lille s'annonçait donc prometteuse.

Le nom de cette opération que jamais passager de seconde ou première classe estima manquer à bord est :  « TGV Inoui Comedy club ». La tristesse entourant la pénurie d'imagination de la non-trouvaille augure mal de l'originalité des comiques à venir. Faire rire celui qui constate 45 minutes de retard n'est pas l'affaire de débutants. Il lui faut accompagner le client jusqu'à sa correspondance ratée tout en débitant des blagues de Toto. C'est un métier.

En bref, la SNCF a compris que le voyageur mécontent devait être choyé. Spectacle de marionnettes, stand-up, Muriel Robin pour contrôler les billets, tout sera mis en œuvre pour que la suppression de TER régionaux déclenche une poilade généralisée.

La maladie du cadre sup résolu à paraître branché frappe une nouvelle fois une institution dont le sérieux est l'unique gage exigé. Les victimes de l'épidémie ne manqueront pas de voir en cette initiative un grand pas vers un wokisme débridé. « Tout sauf l'essentiel » est la devise du dirigeant mondialiste.

 

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12 octobre 2024 6 12 /10 /octobre /2024 09:17

Pour combler le déficit causé par la loi Rothschild du 3 janvier 1973, l’État français a vendu les bijoux de famille. À partir de ces biens vendus par l’État dans l’urgence, propriétés pourtant payées et rentables, fruits des grands travaux et des plans des années 1960, certains acheteurs ont rentabilisé très rapidement leurs investissements en se payant "sur la bête".

Comme le souligne Roland Hureaux, ancien membre de la Cour des Comptes : « Entre les lobbyistes discrets de fonds de pension américains, les dirigeants d’entreprises publiques rêvant de stock-options, banques d’affaires et fonds d’investissement en cheville avec Bercy d’où ils sont parfois issus… se sont nouées des relations incestueuses qui ont participé à la décadence de l’esprit public et au dépeçage.

Les autoroutes par exemple. Elles appartenaient aux Français. À vous donc… Elles ont été bradées par l’ancien Premier Ministre Dominique de Villepin pour 60% de leur valeur. Leurs acheteurs sont rentrés dans leur investissement en moins de 3 ans !!! Et maintenant elles génèrent des bénéfices sur votre dos. Pourtant il s’agissait de votre propriété indûment bradée, et cela uniquement à cause de la loi du 3 janvier 1973 imposée par Valéry Giscard d’Estaing, celui qui écrira aussi la constitution européenne devenue traité de Lisbonne. En clair, cela revient à saisir votre appartement, que vous avez déjà payé, le vendre à un émir quelconque qui va ensuite vous le louer.

 

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12 octobre 2024 6 12 /10 /octobre /2024 09:08

Le CSEN (Conseil scientifique de l’Education nationale) en convient : « Les performances des élèves français en orthographe sont loin d’être satisfaisantes ».

Avec ou sans classement Pisa, on constate que la chose s’accroît d’année en année. Que faire alors ? Ce qu’on fait pour tout dans ce pays quand la température est trop élevée : on casse le thermomètre.

C’est ainsi que ledit CSEN, dressant cet implacable constat – il est « inutile de s’acharner à enseigner des orthographes maîtrisées par une minorité de francophones » – nous délivre ses judicieuses préconisations. Au premier chef, la suppression de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir, exercice périlleux s’il en est lorsque le complément d’objet direct est placé avant le verbe.

Moins de 20 % des élèves maîtrisent cette règle à l’issue du primaire, assure le CSEN et « elle tombe en désuétude chez les adultes ». D’où cette préconisation : « avec l’auxiliaire avoir, invariabilité du participe passé et avec l’auxiliaire être, accord systématique avec le sujet ». Non seulement ce toilettage libérerait les Français d’un gros souci existentiel, mais « ces deux choix libéreraient énormément de temps en classe, qui pourrait être consacré à des enseignements portant plus généralement sur la production écrite ». En phonétique peut-être ?

A vrai dire, il y a pire que l’accord en question ici, mais c’en est sans doute une conséquence : c’est la quasi disparition de tout accord, participe passé ou simple adjectif, au féminin, cela à l’oral comme à l’écrit. Paradoxe d’un temps où les femmes n’ont jamais autant été à l’honneur, elles ont disparu du français avec l’ignorance de la grammaire.

La chose s’est tellement répandue qu’on en vient même à des aberrations : confusion des pronoms personnels (il pour elle), disparition des pronoms relatifs (laquelle, auxquelles), etc. Exemple parmi des milliers d’autres, ceci, entendu lundi matin à la radio : « L’attaque du Hamas le 7 octobre est-il (sic) aussi un choc français ? ».

C’est dans ce contexte qu’on entend répandre l’écriture inclusive, qu’on l’impose même dans certaines universités. Mais qu’importe, puisque tout cela est noyé dans le «  globish », cet « étrange mélange entre le français et une sorte d’anglais mondialisé », comme l'écrit Valeurs actuelles qui consacre un article au sujet.

Alors qu’Emmanuel Macron vient de fanfaronner au sommet de la Francophonie, l’Académie française, qui s’alarme de l’inflation galopante des anglicismes dans « la communication institutionnelle », a publié en septembre N'ayons pas peur de parler français (Plon), un livre qui reprend les conclusions de son rapport de 2022 sur le sujet.

L’académie est allée piocher dans les ministères, administrations, SNCF, mairies, universités, écoles, organismes de formation, fondations, sites touristiques… Partout l‘anglais est préféré au français technique. Le ministère de la Transition Ecologique décline ainsi ses « agents intrapreneurs, développeurs, product owner, business developer, coach produits, UX designer ». Chez son voisin de la Santé, on apprend que la politique repose sur un concept essentiel : « One health ». Du côté de la Sécurité sanitaire, on se renseigne auprès du « Helpdesk biocides : Un service national d’assistance » ; une plateforme de documentation devenue « le sharepoint de la communauté ». Mais c’est peut-être le ministère de l’Agriculture qui remporte la palme avec sa start-up Agriloops, qui a « reçu le soutien du Food’Inn Lab d’AgroParisTech ». Quiconque a affaire avec une administration sait qu’il doit en passer par ce charabia. Si l’objectif n’est pas formulé, les conséquences sont évidentes : « une double fracture linguistique, sociale et générationnelle » ce qui est dramatique s’agissant ici des services de l’Etat.

 

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