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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 09:02

Selon le Bloomberg Billionaires Index, qui classe les 500 plus grandes fortunes mondiales, les Français les plus riches ont gagné plus d’argent en 2019 que n’importe qui d’autres dans le monde. Au premier semestre, la richesse cumulée des 14 milliardaires français du classement de l’agence financière a augmenté de 34,8 %, soit +78 milliards de dollars (68,8 milliards d’euros).

Ce qui les place au premier rang mondial des plus fortes progressions, devant les grandes fortunes de Thaïlande (+32,7%), de Singapour (+30,8%), du Japon (+24,2%) et du Danemark (+23%). Cette hausse est par ailleurs deux fois plus importante que celles des riches Chinois (+17%) et Américains (+15%).

Sur les 78 milliards de dollars cumulés cette année par les milliardaires français, 53 appartiennent à François Pinault (Kering), Françoise Bettencourt-Meyers (L’Oréal) et Bernard Arnault (LVMH). Ce dernier est par ailleurs devenu cette année la troisième personne au monde dont la fortune dépasse 100 milliards de dollars (103), derrière Bill Gates et Jeff Bezos.

Avec 56,9 milliards, Françoise Bettencourt Meyers se classe huitième alors que François Pinault est 22ème avec 38,8 milliards d’euros.

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 08:58

Une énième tentative de coup d’État a eu lieu le 24 juin 2019 au Venezuela. Tous les protagonistes ont été arrêtés les 22 et 23 et le ministre de l’Information, Jorge Rodríguez, a longuement expliqué à la télévision les tenants et les aboutissants de l’affaire. Elle a été éclipsée par le malaise d’un des chefs lors de sa comparution au tribunal, puis de sa mort à l’hôpital. Elle est pourtant très instructive.

À la différence des fois précédentes, ce complot était observé depuis 14 mois par une unité du Renseignement militaire qui avait été formée par le Renseignement cubain. Durant toute cette période, les Vénézuéliens ont pénétré le groupe et surveillé ses communications audio et vidéo. Ils disposent ainsi de 56 heures d’enregistrement qui fournissent autant de preuves irréfutables.

Plusieurs des individus arrêtés avaient déjà été mêlés aux complots précédents de sorte qu’il est difficile de concevoir cette opération distincte de celles commanditées précédemment par la CIA.
Pas plus d’avenir pour l’opposition que pour le gouvernement

Deux remarques s’imposent. En premier lieu, ce complot était à la fois dirigé contre le président constitutionnel Nicolás Maduro et contre le président autoproclamé Juan Guaidó pour porter un troisième homme au pouvoir, le général Raúl Isaías Baduel.

Ce dernier, ancien chef d’état-major, puis ministre de la Défense, avait été démis de ses fonctions par le président Hugo Chávez, s’était retourné contre lui et avait pris la tête de l’opposition en 2009. Cependant, il s’avéra qu’il avait détourné de l’argent de son ministère. Il fut jugé et condamné à 7 ans de prison ferme qu’il purgea. Il fut à nouveau incarcéré durant le mandat du président Nicolás Maduro et est toujours emprisonné. Un commando devait le libérer et l’emmener à la télévision nationale pour annoncer le changement de régime.

Le fait de promouvoir un troisième président confirme notre analyse, publiée il y a deux ans [1], selon laquelle le but des États-Unis n’est pas de remplacer le régime bolivarien par un autre plus obéissant, mais de détruire les structures étatiques du pays. Du point de vue US, ni la majorité nationaliste ni l’opposition pro-US ne doivent espérer d’avenir.

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 10:53
Craignent-ils un coup de matraque du Saint Esprit ?
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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 10:50

«Les Gilets jaunes ont décidé de toucher à l’économie directement.» C’est le mot d’ordre lancé au micro de RT France par Eric Drouet, figure des Gilets jaunes, le 22 juin, alors que ces derniers réalisent une opération péage gratuit au niveau de Chamant-Senlis (Oise) sur l’autoroute A1. Le rendez-vous avait été fixé à 9h, selon notre journaliste présente sur place. A 17h, l’opération rassemblait encore plus de 300 personnes.

«C’est un virage dans le mouvement [...] Nous arrêtons les manifestations et les marches dans Paris. Les Gilets jaunes se concentrent sur les blocages et les péages gratuits», poursuit Eric Drouet, qui dit avoir rejoint une initiative décidée depuis un mois et demi par un autre groupe d'activistes. «C'est une conclusion que tous les Gilets jaunes ont faite : cela fait six, sept mois que nous marchons dans la rue, et à aucun moment, un samedi soir, le moindre Gilet jaune n’a été reçu pour des négociations, le gouvernement n’a fait aucune annonce par rapport à toutes ces manifestations. C’est une chose qui ne marche absolument pas», explique-t-il, toujours au micro de RT France.

Serait-ce là le retour de la stratégie originelle de Gilets jaunes ? Présent lui aussi sur le péage de Chamant-Senlis, Jérôme Rodrigues, autre figure des Gilets jaunes, rappelle au micro de Sputnik que «les péages [gratuits] ne se sont jamais arrêtés depuis le 17 novembre [marquant l'acte 1 de la mobilisation]».

Force est de constater que le mot d'ordre appelant à «tout bloquer» ce 22 juin a été suivi. De nombreux péages avaient en effet subi le même sort durant cet acte 32, comme à Heudebouville (Eure) au kilomètre 90 de l’autoroute A13.

Mêmes images au péage de Toulouse Nord (Haute-Garonne) sur l’A62, où les Gilets jaunes empêchaient les camions de poursuivre leur route.

Des Gilets jaunes se trouvaient également au péage d’Avignon-Nord, certains arborant une banderole «Vinci se gave, le peuple déguste» ou encore «Stop aux abus et privilèges de tous les élus».

Au petit matin, une quarantaine de Gilets jaunes, selon nos confères de France Bleu, s’étaient donné rendez-vous à l’entrée du port maritime de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) afin de bloquer les automobilistes souhaitant traverser la Manche. De nombreux Britanniques n’ont donc pas pu embarquer et ont dû être orientés vers les port de Caen-Ouistreham, Roscoff et Cherbourg. Selon un journaliste de Ouest-France présent sur place, les gendarmes sont arrivés aux alentours de 11h, soit 3h après le début du blocage, pour déloger les manifestants. Le trafic a alors rapidement repris.

Les péages et autres axes de transport n’ont pas été les seules cibles des manifestants. A Toulouse, où défilait un cortège comme tous les samedis, les images rapportées par le journaliste de RT France montrent ainsi que de nombreuses enseignes ont été ciblées par les Gilets jaunes, les forçant à baisser leur rideau ou à fermer leurs portes.

Dans un communiqué publié sur son compte Twitter par Jérôme Rodrigues le 21 juin, signé, entre autres, par Priscillia Ludosky, Maxime Nicolle, Jérôme Rodrigues ou encore par le groupe Gilets Jaunes Union IDF, ces derniers appellent à la «désobéissance civile». Le document fixe la feuille de route jusqu'au 17 novembre 2019, soit un an après le début de la mobilisation. «Si après un an de lutte sans réponse politique : 17 novembre 2019 = 17 actions de désobéissance civile visant le CAC40 dans tout le pays», peut-on lire en conclusion du texte de trois pages.

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 10:35

La commission des lois de l’Assemblée nationale examine, en ce moment, la proposition de loi Avia « visant à lutter contre la haine sur Internet » avec, notamment, l’obligation pour les réseaux sociaux de modérer les contenus jugés haineux en moins de 24 heures.

La loi Avia est débattue dans l’indifférence générale alors que ce projet de loi est problématique parce qu’il va déléguer aux opérateurs de réseaux sociaux le soin de faire eux-mêmes le ménage sous peine de sanctions énormes. Il s’agit de sanctions de l’ordre de 4 % du chiffre d’affaires mondial.
Jusque-là, tout ce qui relevait de la liberté d’expression était soumis au juge judiciaire, en vertu de la loi de 1981 sur la liberté d’expression. Le juge judiciaire était chargé de dire si, oui ou non, la personne poursuivie outrepassait les limites de la liberté d’expression.
Là, on va déléguer ce pouvoir de justice à des opérateurs privés.
Dès qu’un internaute fera un signalement, l’opérateur aura 24 heures pour faire effacer le tweet ou la publication sur Facebook sous peine de sanctions de la part du CSA.
On imagine le chaos que cela va créer. On imagine tout à fait les lobbies LGBT faire des signalements en permanence au moindre tweet sur les sujets de la PMA et les associations islamistes au sujet de l’islam. Les opérateurs vont appliquer la politique de la prudence absolue en s’assurant systématiquement que tout tweet ou toute publication par la voix des réseaux sociaux ne soit pas de nature à engager des poursuites.
Il y a pire que la censure, il y a l’auto-censure ! On s’achemine vers une privatisation de ces débats sans même que soit respecté le principe du contradictoire. Devant un juge judiciaire, il y a un débat contradictoire. Là, il n’y aura même pas la possibilité d’apporter la contradiction dans le cadre d’un débat judiciaire avec des échanges d’arguments.
Il s’agit d’un contrôle mondial des réseaux par les opérateurs qui sont d’ailleurs très souvent liés au gouvernement ou à des sociétés multinationales énormément puissantes.

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 10:27

Des amendements au projet de loi d'orientation des mobilités, actuellement en débat au Parlement, pourraient autoriser l'Etat à privatiser des dizaines voire des centaines de kilomètres de routes nationales, sans mise en concurrence.

La voie devrait être bientôt libre pour permettre aux trois principaux concessionnaires d’autoroutes françaises Vinci autoroutes, Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) et Sanef, d'étendre leur périmètre géographique à la gestion de certaines portions de routes nationales situées à proximité directe des autoroutes. Des amendements au texte de la loi d'orientation des mobilités, discuté depuis cette semaine à l'Assemblée nationale, doivent en effet autoriser l'Etat à faire entrer des dizaines, voire quelques centaines, de kilomètres de routes nationales dans le réseau privatisé, le tout sans mise en concurrence.

Ces amendements ont été proposés par Joël Giraud et Anne-Laure Cattelot, tous deux issus des rangs de La République en marche (LREM). Ils traduisent l'une des propositions très sensibles du rapport du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) et de l'Inspection générale des finances (IGF), à qui le ministère des Transports et Bercy avaient demandé en 2018 de travailler sur cette question.

Selon le bulletin confidentiel La LettreA, le rapport a été rendu cet hiver, mais le ministère des Transports en a bloqué la publication en raison de la crise des Gilets jaunes et de la campagne électorale pour les européennes. Cette piste serait, pour le gouvernement qui peine à bâtir des budgets équilibrés, un bon moyen d'assurer l’entretien d'une partie du réseau, sachant que la question d’une vignette forfaitaire payée par les poids lourds n’a pas été tranchée.

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 10:19

On lui attribue en particulier des liens avec des déficits de QI chez l’enfant ! Il est toujours autorisé malgré des études scientifiques accablantes. Son processus de renouvellement dans l’UE arrive à son terme.

D’après les journalistes du Monde, “c’est une famille de pesticides qui vole en moyenne 2,5 points de quotient intellectuel (QI) à chaque enfant européen. Il contamine notre vie quotidienne. D’abord pulvérisé sur les cultures pour éliminer pucerons ou chenilles, le chlorpyrifos poursuit son existence sous la forme de traces dans les oranges, les pommes, la laitue, l’urine des enfants et le cordon ombilical des femmes enceintes.”

Au fil d’un demi-siècle de pulvérisation, les données scientifiques se sont accumulées sur les effets nocifs de cet insecticide. Censé remplacer le DDT et ses effets délétères en 1965, le produit de la firme américaine Dow endommage en fait le cerveau des enfants de manière irréversible.

Les éléments scientifiques sont désormais si accablants que, d’après les informations du Monde, la Commission européenne s’apprête à proposer son retrait du marché. Pourtant, les autorités ont mis près de vingt ans avant d’évaluer les données du fabricant. Des données qui, de plus, étaient erronées.

« On peut se demander pourquoi il n’a pas déjà été interdit, déplore Barbara Demeneix, professeur de biologie au laboratoire Evolution des régulations endocriniennes (CNRS-Muséum national d’histoire naturelle) à Paris. Le chlorpyrifos est toxique pour le système nerveux central, c’est-à-dire neurotoxique, et c’est un perturbateur endocrinien qui agit notamment sur la signalisation thyroïdienne. Il peut donc interférer avec le développement du cerveau. »

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 10:15

Écologie, bio et santé sont incompatibles avec l’Union Européenne dont le but c’est le profit maximal des multinationales. On l’avait déjà remarqué avec la protection accordée au glyphosate. Un autre exemple le confirme avec un nouvel accord commercial ratifié début juin entre la Commission européenne et Washington pour augmenter les importations de bœuf américain dans l’Union Européenne.

Voilà donc pour ce qui est un des premiers résultats des dernières “élections” européennes. Les masques tombent d’autant plus vite que cette élection n’est qu’une farce, la Commission européenne ayant toute autorité pour négocier et ratifier les accords commerciaux de libre-échange, le Parlement n’étant qu’une chambre d’enregistrement pour donner une apparence démocratique à une institution supranationale, l’Union Européenne, qui ne l’est pas du tout.
Les agriculteurs premières victimes

Déjà victimes des importations massives de soja en direction du vieux continent, ce sont les éleveurs et notamment les éleveurs de France qui témoignent régulièrement de leur désespoir devant l’effondrement de leurs revenus, qui sont les premières victimes de l’Union Européenne. La Commission européenne vient en effet de ratifier un accord pour l’importation de 35 000 tonnes de bœuf américain sur le contingent de 45000 tonnes d’importations autorisé, ce qui représente tout de même près de 6% des 6.5 millions de tonnes de viande de bœuf produites dans l’Union Européenne. De quoi accroître la pression sur les prix payés aux producteurs.

Le but de la manœuvre de l’UE est de faire grimper la part des USA dans les importations de bœuf, au détriment notamment de l’Amérique du sud ou encore de l’Australie. L’UE, c’est l’indépendance face aux USA disent certains qui prétendent que c’est le seul moyen pour les pays européens de faire entendre leurs intérêts. La preuve que non.

Le marché passé par Bruxelles vise en réalité à sacrifier les éleveurs – et les principaux se trouvent en France et en Irlande pour ce qui concerne le bœuf – dans un accord commercial préservant notamment les exportations automobiles – essentiellement allemandes – menacées par Trump.

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 11:57
VIENT DE PARAITRE

Les trois premiers volumes de la collection des « Articles » de Rolland Hénault sont parus.
530 pages chacun, ils couvrent la période de 2016 à 2001, dans une formidable rétrospective qui devrait nous mener jusqu’en 1976, si tout va bien et si le diable continue de nous encourager…

Et comme toujours, c’est écrit par un chef, un géant, un maître des mots, du rire et de la lucidité…

Alors décidez-vous vite, car on en a tiré très peu, et ils sont en vente ICI MÊME !

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 10:10

En ces temps où de nombreuses espèces sont menacées de disparition (hérissons, éléphants, rhinocéros, lémuriens, orangs-outangs et tant d’autres), et où l’on s’inquiète de la destruction de la biodiversité, une nouvelle espèce est, au contraire, en plein développement sociétal et médiatique : l’écolo-bio-bobo mondialisé.

Son habitat principal est celui des beaux quartiers des grandes villes. Ennemi de la malbouffe, qu’il laisse au peuple populiste, l’écolo-bio-bobo se rencontre quotidiennement dans les magasins et les rayons bio, où il se nourrit de diverses graines et produits issus du commerce équitable ou de l’agriculture biologique. Laissant aux gilets jaunes les barbecues graisseux, il recherche une nourriture saine et très chère, mais que ses moyens lui permettent de s’acheter.

Contempteur du carbone et des pollutions qu’il génère, il parcourt les villes, perché sur un Vélib’ ou une trottinette électrique et dénucléarisée, pour vaquer à ses occupations ou ses loisirs culturels. Et il condamne sans appel le diesel, qu’il veut taxer, et toute production de fumée, ce qui ne l’empêche pas de prendre l’avion à longueur d’année pour ses activités commerciales ou pour aller passer ses vacances dans une île lointaine…

Défenseur de la planète, dont il a fait le centre de sa religion, l’écolo-bio-bobo participe à toutes les manifestations pour lutter contre les mouvements cosmiques et les changements climatiques, et il exhorte les jeunes à épouser sa cause. Même si, en voyant défiler dans les rues ces cortèges d’adolescents niais, leurs pancartes à la main, la planète doit bien rigoler…

Depuis les élections européennes, et le score inattendu de son gourou Jadot, les médias ne parlent plus que de lui et de sa prochaine alliance avec l’espèce des Républicains en marche, à présent tournés vers un avenir radieux, une planète sauvée, un climat apaisé !

Déjà, les tractations pour obtenir petits placements et plats de soupe ont commencé, les appels du pied en vue des municipales se multiplient et l’écolo-bio-bobo se réjouit de cette nouvelle dynamique planétaire que lui annoncent les médias aux ordres.

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