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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 09:33

L’ancien secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant est arrivé mercredi peu après 09H00 chez les juges financiers parisiens pour être entendu sur son rôle dans l’arbitrage de plus de 400 millions d’euros dont a bénéficié Bernard Tapie, a constaté une journaliste de l’AFP.

L’ex-bras droit de Nicolas Sarkozy est arrivé en voiture au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, accompagné de son avocat qui n’a pas souhaité faire de déclaration.

Le parquet de Paris a demandé fin juin aux juges d’instruction de mettre en examen Claude Guéant dans ce dossier pour « complicité de détournement de fonds publics ».

A l’issue de cette audition, les juges d’instruction pourraient donc décider de sa mise en examen ou le placer sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Les magistrats financiers sont convaincus que la sentence arbitrale ayant octroyé 403 millions d’euros en juillet 2008 à Bernard Tapie pour régler son litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d’Adidas dans les années 90 est le fruit d’un simulacre organisé avec l’aval de l’Elysée.

La justice s’intéresse notamment aux nombreux rendez-vous organisés à l’Elysée avec Bernard Tapie en 2007 et 2008 alors que Claude Guéant était secrétaire général de la présidence de la République et cherche à savoir s’il à eu un rôle moteur dans la décision du gouvernement de ne pas contester la sentence malgré la polémique.

Bernard Tapie, son avocat Maurice Lantourne, un des trois juges-arbitres Pierre Estoup, Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, ainsi que les anciens patrons des structures chargées de gérer le passif du Lyonnais, le CDR et l’EPFR, sont mis en examen dans ce dossier pour « escroquerie en bande organisée ». L’ancienne ministre de l’Economie, aujourd’hui patronne du Fonds monétaire international, est, elle, mise en examen pour négligence.

Fin juillet, l’avocat de Claude Guéant, Philippe Bouchez El-Ghozi, avait contesté que son client ait donné des « instructions ou des consignes » dans cette affaire: au regard de ses fonctions de l’époque, « il n’est pas anormal qu’il se soit tenu informé et qu’il ait suivi un dossier qui concerne des fonds publics », avait-il estimé.

Claude Guéant est déjà mis en examen dans l’affaire de la vente de ses tableaux flamands. Il sera également jugé à partir du 28 septembre en correctionnelle pour les primes en liquide touchées quand il était directeur de cabinet au ministère de l’Intérieur.

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 09:32

La Fédération Wallonie-Bruxelles veut s'armer juridiquement pour pouvoir plus facilement sanctionner administrativement les membres de son personnel enseignant qui adopteraient des comportements ou exprimeraient des opinions non-démocratiques, même en dehors de l'exercice de leurs fonctions.

À l'initiative de la ministre de l'Éducation Joëlle Milquet, le gouvernement de la Fédération soumettra ainsi le mois prochain à l'approbation du Parlement une nouvelle disposition décretale qui imposera à ces enseignants un "devoir de loyauté vis-à-vis de la Communauté française elle-même". La mesure ne sera toutefois applicable qu'aux enseignants du réseau d'enseignement organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles (ex-État).

Cette mesure vise à dissuader dans le chef de ces personnes tout comportement ou propos non-respectueux des principes démocratiques qui seraient susceptibles "d'ébranler la confiance du public dans les écoles organisées par la Communauté française", selon la ministre.

Source : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2440614/2015/08/31/Les-propos-extremistes-des-enseignants-plus-vite-sanctionnes.dhtml

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 09:27

Le chercheur Joaquín Sorianello, qui avait dénoncé des failles de sécurité dans le système de vote électronique choisi par la mairie de Buenos Aires, est poursuivi en justice par l'entreprise privée qui a fourni le logiciel, Magic Software Argentina. Il sollicite les dons des internautes pour payer sa défense.

Au début du mois dernier, le chercheur en sécurité informatique Joaquín Sorianello voyait débarquer chez lui la police argentine, venue perquisitionner son domicile et embarquer l'ensemble de son matériel informatique. Quelques jours plus tôt, ce professeur d'informatique avait démontré que le système de vote électronique mis en place par la mairie de Buenos Aires pour les élections municipales avait des failles de sécurité qui permettaient, entre autres, de dérober les certificats SSL pour envoyer de faux résultats de bureaux de vote vers l'ordinateur central.

Pour appuyer sa démonstration l'homme avait publié sur Github de la documentation et le code source de la machine à voter, en principe confidentiel même s'il s'agit d'une élection publique censée respecter les standards de transparence d'une démocratie digne de ce nom (rassurez-vous, en France non plus le code source des machines à voter est un secret industriel).

L'élection était programmée le 5 juillet 2015 — et a bien eu lieu à cette date, mais Joaquín Sorianello avait prévenu dès le 25 juin la société Magic Software Argentina (MSA), qui avait remporté l'appel d'offres pour la fourniture des solutions de vote électronique à Buenos Aires. Elle avait donc tout le temps de corriger les failles et de remercier le hacker.

Mais MSA a porté plainte. Le chercheur n'a toujours pas récupéré son matériel informatique essentiel à son travail, et demande désormais l'aide financière des internautes. Il précise qu'il a besoin d'un peu moins de 30 000 pesos (2 900 euros environ) pour payer ses avocats.

En savoir plus sur http://www.numerama.com/magazine/33978-un-activiste-poursuivi-pour-avoir-denonce-un-vote-electronique-mal-securise.html#WhErgTKq1oxz30rk.99

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 10:02

Les anarchistes et les pacifistes doivent beaucoup au « mouvement dada ». En effet, les « dadaïstes » regardent les femmes par en-dessous. Les dadaïstes regardent le monde entier par en-dessous. Ils passent à côté de la guerre de 14, et ils regardent les dessous de la guerre de 14. Et c’est pas forcément beau à voir. Il y a des millions de cadavres pendant la guerre de 14. Et ils les voient, les dadaïstes. Et ça leur donne des idées, des mauvaises idées. Alors ils demandent à un vrai cinéaste de faire un film sur les cadavres. Et ils le trouvent, les dadaïstes. Et ça donne « Entracte ». Et c’est vraiment un entracte, puisque ça passe pendant l’entracte du film « Relâche ». Et ils se relâchent vraiment, les dadaïstes ! Non seulement ils regardent les femmes par en-dessous. Les ballerines suédoises, ils trouvent que c’est mieux, vues par en-dessous. Et comme il y a beaucoup de cadavres, entre 1914 et 1918. Et que les croquemorts ne peuvent plus fournir pour les enterrements, ça leur donne une idée. C’est pas vraiment une idée mais une association d’idées. Et voilà ce que ça donne : ceux qui suivent l’enterrement, le cortège, au lieu d’être des gens bien comme il faut, ils se mettent à faire la course. Il faut dire qu’ils ont aperçu les couronnes de fleurs. Et les couronnes de fleurs sont des couronnes de pain. Alors ils arrachent des morceaux de pain aux couronnes de pain. Et puis ils sont tellement nombreux, les dadaïstes, qu’ils s’aperçoivent que du pain y en aura pas pour tout le monde. Malgré la multiplication des pains. Alors ils se mettent à courir. Ah j’oubliais le corbillard est tiré par un chameau. Et le pauvre animal est bien content d’enterrer tous ces cadavres. Le chameau conserve en effet un mauvais souvenir des généraux de la guerre de 14. Enfin c’est moi qui vois les choses comme ça. Parce que les dadaïstes ils se contentent de montrer des images. Le mouvement dada ça peut pas s’expliquer ? Si ! C’est une révolte générale contre la société qui encourage la guerre et toutes les autres misères. Besoin d’une petite explication ? Voilà, anarchiste, ça a signifié longtemps « désordre, pagaille ». Jusqu’à l’arrivée de Joseph Proudhon, qui a rappelé l’origine du mot : absence d’autorité. « L’anarchie c’est l’ordre sans le pouvoir ». Les dadaïstes sont d’accord avec ce qui remet en cause la société dans sa totalité. « Les dadaïstes sont contre tout » : l’armée, l’église, l’état… Picabia et René Clair sont à l’origine du film « Entracte ». La musique est d’Eric Satie. Regardez-le sur Internet, parler d’un film aussi inventif c’est le réduire à n’être qu’un étron. Et voilà pourquoi je ferme ma gueule. Après avoir proféré une ultime grossièreté.

Et je n’ai toujours pas expliqué les dadaïstes. Vous zètes grand, allez zy voir vous-même !

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:56
Les prophéties d’Albert le libertaire…

Oui Albert Camus a la réputation d’être un libertaire. A cause de « l’Homme révolté ». Je trouve que c’est un peu court. Parce que « l’Etranger » c’était déjà libertaire. Ou anarchiste si vous n’avez pas peur des mots. Je vous reproduis le début :

« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier ».

Ça suffira pour commencer. Puisqu’on a déjà l’essentiel. Et d’abord le « télégramme ». Parce qu’aujourd’hui, on ne se parle plus on se télégraphie. Voyez les caissières des supermarchés, pardon les « hôtesses de caisse ». Et la première partie de l’Etranger est rédigée en style télégraphique. Dans la seconde partie, quand Meursault est en prison, on retrouve le langage poétique, parce que la prison est « noble » (L.F Céline). Bon, vous avez compris l’intuition géniale d’Albert Camus ? J’ai dit « géniale » et je maintiens le mot. Parce que, dans ce télégramme, on voit les ravages de l’écriture simplifiée. On voit que le pauvre Meursault est perdu dans le temps : « Aujourd’hui », « peut-être hier » et « je ne sais pas ». D’autres termes sont très intéressants : « l’asile ». L’asile est psychiatrique, l’asile fait devenir fou. L’asile fait perdre les repères dans le temps et dans l’espace. Mais on n’en est pas encore là. En attendant, Camus se livre à une critique du langage : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués ». Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. Camus manifeste ici une clairvoyance, (peut-on dire une « voyance » ?) inhabituelle. Mais ce n’est pas tout. Albert Camus s’interroge aussi sur les formules de politesse. La politesse n’est pas une vertu.

Continuons avec le texte :

« L’asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d’Alger. Je prendrai l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi ».

Ainsi la méconnaissance du temps fait perdre la notion de réalité dans l’espace. L’espace devient complexe. Les quatre-vingts kilomètres nécessitent de prendre l’autobus et ensuite on entre dans le futur. Ainsi le télégramme contribue à désorienter Meursault. Plus loin, mais à la même page du livre, on apprend que le narrateur a un « patron ». Même qu’il n’a pas « l’air content ». Les patrons ne sont jamais contents. Continuons : « Je lui ai même dit : « ce n’est pas de ma faute ». Il n’a pas réponduC’était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. » J’ai isolé les mots condoléances et deuil parce que le patron a besoin des signes officiels de la mort, sinon il ne comprend rien, ou il refuse de comprendre. Le patron ne sait pas qu’il va mourir. Le patron croit que les patrons sont éternels.

Bon, je vois que vous comprenez, parce que vous êtes intelligent. Tous les lecteurs de ce blog sont intelligents. Avant la lecture, ou après la lecture du blog. Le blog de la chanteuse Elisabeth rend intelligent, il est fait pour ça.

D’ailleurs je vous donne la fin de la première page de l’Etranger. La voici :

« Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle. »

Les abrutis ont besoin qu’on leur explique, mais pas vous. Vous voyez de vous-même que les mots les plus importants sont « affaire classée » et « allure plus officielle ».

Et vous saisissez pourquoi : la société dans laquelle nous vivons n’a pas besoin des vieux. Elle les préfère enfouis dans l’Etat Civil. Enfouis à jamais. (Que les vieux soient dans une affaire classée. Bien à leur place dans leur petit cercueil.) Et ceux qui sont les complices de cette société ne comprennent que les textes « officiels ».

Je ne pars pas en vous abandonnant. Je rappelle que l’Etranger constitue encore la meilleure vente de Gallimard en 2014. Ce roman, que Camus appelle un récit, occupe toujours la première place du classement français, parmi les cent meilleurs livres du 20ème siècle. Et le Cercle Norvégien du livre l’a classé en 2002, parmi les cent meilleurs livres de tous les temps.

Ah mais je sais être sérieux ! Vous pouvez me croire sans crainte.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:49

Au nom de la lutte contre le terrorisme, l'Etat français accélère ses opérations clandestines visant à exécuter des personnes ciblées sans forme de procès. François Hollande maintient une liste de cibles potentielles de personnes à tuer, qu'il discute régulièrement avec de hauts responsables de l'armée et du renseignement.

Ce programme de meurtre d'Etat, qui viole des droits constitutionnels fondamentaux dans un pays où la peine de mort est illégale, souligne la dégénérescence profonde de la démocratie bourgeoise. Alors que les guerres impérialistes se généralisent dans l'ancien empire colonial français et que la crise sociale se généralise en France, l'Etat revient vers des niveaux de criminalité connus lors de la guerre d'Algérie et du régime de Vichy.

La presse a révélé le programme d'assassinat mené par Paris – notamment dans les régions où la France a lancé des interventions militaires prétendument pour lutter contre le terrorisme, en Afrique et au Moyen Orient – et l'a applaudi.

Dans un article du 8 août intitulé « Guerre contre le terrorisme - Permis de tuer », Le Point a insisté que la président français a le droit de tuer une personne qui n'a pas été accusée, et encore moins reconnue coupable, d'un crime. Le magazine écrit, « L'État de droit a sa part d'ombre. Le président de la République a le droit de tuer, malgré l'abolition de la peine de mort. Monarque républicain, le chef des armées possède la faculté de baisser le pouce en décidant, seul et de sang-froid, de faire passer un homme de vie à trépas ».

Selon Le Point, « Ce droit est incontestable, parce qu'il n'est écrit nulle part. Et parce que son exercice n'est ni discuté, ni partagé, ni contrôlé ».

Selon Slate, la liste de cibles à assassiner maintenue par Hollande « regroupe les noms des terroristes et autres ennemis déclarés dont le président de la République autorise l’élimination sans autre forme de procès. C’est à dire leur mise à mort, sans sommation, n’importe quand, dès que les services secrets ou les officiers du renseignement militaire seront parvenus à les localiser ».

Ceci souligne la complicité de toute la classe politique bourgeoisie dans la création et la promotion en France d'un appareil étatique entraîné à commettre des assassinats politiques.

Le Point révèle l'existence d'un escadron de la mort au sein des renseignements français : « Les moyens humains de conduire de telles actions existent, avec une chaîne de commandement identifiée et entraînée, aboutissant soit à des forces discrètes, celles du Commandement des opérations spéciales (COS), soit à des unités clandestines appartenant au service Action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Au sein même de cette dernière entité, il existe une unité plus mystérieuse et encore mieux cachée que les autres ».

Cette unité, dénommée « Alpha », fut créée aux années 1980 par le général Jean Heirich, le directeur des opérations de la DGSE, « pour enfouir leurs éventuelles actions dans les ténébreux replis du monde des ombres », selon Le Point.

Dans son livre récént, Les Tueurs de la République, le journaliste Vincent Nouzille expose le programme d'assassinat de gouvernements français successifs. Pour avancer ses intérêts en Afrique et au Moyen Orient, l'Elysée dirige secrètement une campagne de meurtre d'Etat. Nouzeille révèle l'existence d'une cellule clandestine à l'intérieur du Service Action de la DGSE, dont les agents et les commandos sont formés à mener des assassinats ou « opérations homo » (homicide) autour des zones de conflit.

S'exprimant en avril auprès de Sud Ouest, il a dit: « Au sein du Service Action a été constituée au milieu des années 1980 une mini-cellule : la cellule Alpha, qui regroupe une dizaine de personnes.Des tueurs, les 'tueurs de la République'. Ils agissent sans que l'on puisse rattacher leur action aux services français. À ce Service Action s'est ajoutée une montée en puissance des forces spéciales, qui œuvrent dans des conflits déclarés, comme c'est le cas au Mali....Au sein de ces forces ont été constitués des mini-groupes de tireurs d'élite qui peuvent identifier et tuer un individu en quelques heures ».

Pendant la guerre menée par l'OTAN en 2011 pour renverser le régime du colonel Muammar Kadhafi en Libye, ces commandos ont aidé des islamistes liés à Al Qaïda à capturer, à torturer, et à exécuter Gaddafi. « Ce fut le cas en Libye, les forces spéciales sont intervenus en civil. Elles ont joué un rôle clé pour faire tomber le régime de Kadhafi », dit Nouzille.

C'est sous Hollande et le PS que le rythme d'assassinats a été intensifié à un niveau jamais vu depuis la guerre d'Algérie de 1954-1962. Pendant cette guerre, des escadrons de la mort français ont assassiné des centaines de combattants algériens du Front de libération nationale.

Sous Hollande, plus d'une douzaine d'opérations homo ont été lancées entre 2012 et 2015. Selon Nouzille, « Jamais les forces spéciales et le Service Action n'ont été employés autant qu'aujourd'hui. Pour des raisons de contexte, bien sûr. À partir de 2012, on voit apparaître une pratique beaucoup plus offensive, notamment pour les répliques ».

En mai, la France a assassiné au Mali Abdelkrim al-Targui, un Touareg et dirigeant d'Al Qaïda dans le Maghreb islamique (AQMI), accusé d'avoir participé au meurtre de deux journalistes français dans le nord du Mali en novembre 2013. Un officier français a confié au Point : « Nous avons dû prendre pied au coeur des katibas touareg d'Aqmi. Pour comprendre le milieu, trouver le bon fil à tirer, attendre le moment favorable, il a fallu cinq mois ».

Le programme d'assassinats de Hollande souligne le caractère réactionnaire de Hollande et expose la banqueroute des forces telles que le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), qui ont appelé à voter Hollande au second tour des présidentielles de 2012. Ayant auparavant soutenu la guerre en Libya, ils maintiennent à présent un silence coupable sur les meurtres commis par l'Etat français.

On ne peut saisir l'importance politiques de ces meurtres qu'en examinant le contexte politique créé par l'escalade des guerres de l'OTAN et la montée des tensions sociales en France elle-même. En cherchant à recoloniser son « pré carré » africain, la classe dirigeante française craint également l'opposition sociale aux politiques d'austérité de l'Union européenne dans la classe ouvrière. Hollande est le président français le plus impopulaire depuis la Deuxième Guerre mondiale.

C'est en réponse à ces conditions que l'Etat développe une immense bureaucratie de répression meurtrière. Elle choisira ses cibles non seulement parmi les forces islamistes, dont beaucoup ont des liens étroits avec les renseignements occidentaux, dont la DGSE, comme l'a démontré la guerre en Libye, mais également au sein du peuple français, notamment contre l'opposition ouvrière.

Les révélations sur les opérations homo d'Hollande coïncident avec l'imposition d'une loi draconienne sur la surveillance électronique en France, qui donne de vastes pouvoirs aux services de renseignement et à la police pour espionner l'ensemble de la population.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:39
Librairie champêtre libertaire près de Limoges

Débats Samedi 12 septembre 15 heures : Alain Kersauze « La vasectomie » Une méthode masculine de contraception 17 heures: « L’Habitat non ordinaire (HNO) » avec des membres d’Alternattiba Dimanche 13 septembre 15 heures : Thom Holterman « L’anarchisme au pays des provos » Anarchistes en Hollande

Spectacles Samedi à 21 heures : Création théâtrale spéciale pour le CIRA de L’amour peintre de Molière par le Théâtre rural d’action culturelle de Beaumes-de-Venise (TRAC) et l’association Mirificus (du Vaucluse) Dimanche à 17 heures : Chorale les Amis de Louise

Exposition : Pierre-Valentin Berthier (1911-2012)

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:36

La Commission Européenne a invalidé l’initiative citoyenne de « Stop TTIP » contre TAFTA qui vient de dépasser le million de signatures. Plus de 320 organisations de la société civile européenne se sont regroupées afin de s’opposer avec fermeté aux traités entre l’UE et les États-Unis (TAFTA / TTIP) mais aussi entre l’UE et le Canada (CETA). Ces millions de voix ne seront malheureusement pas entendues…

2 mois, 1 million d’engagements

C’est du jamais vu. Il n’aura fallu que 60 jours pour rassembler le million de signatures nécessaire pour qu’une initiative citoyenne européenne soit prise en compte par la Commission Européenne.

En effet, selon les règles européennes, une « ICE » (initiative citoyenne européenne) doit recueillir un million de soutiens pour orienter la politique de la Commission sur un sujet déterminé. En théorie, une audition publique devrait être organisée au Parlement Européen. C’était sans compter sur la décision de la Commission aux relents antidémocratiques.

Refus catégorique de la Commission

Les négociations commerciales sont devenues une priorité pour l’exécutif européen qui vient d’opposer une fin de non-recevoir envers la pétition. Pour le million de personnes impliquées, le statut d’initiative citoyenne européenne s’est vu refusé d’une manière unilatérale. Le pouvoir estime que ces initiatives citoyennes sont prévues pour instaurer de nouvelles lois, pas pour contester un texte en cours de législation. En d’autres termes, la contestation n’est pas autorisée. L’association Stop TTIP a immédiatement saisi la Cour de justice européenne.

Un tel mouvement de masse démontre qu’il existe une véritable inquiétude citoyenne au sein de l’Union Européenne concernant ces accords transatlantiques. Selon ces centaines d’associations, les accords représentent un véritable danger pour la démocratie. Nous aurions là le terreau d’une « corporacratie » (si tant est qu’elle n’existe pas déjà), un système de plus en plus gouverné par les multinationales.

Au prochain virage, la « World Company » ?

Parmi les grands dangers dénoncés par Stop TTIP, il y a cette mise en place de tribunaux d’arbitrages qui offriront la possibilité aux entreprises de contester des décisions gouvernementales. Toute décision collective qui entraverait le libre marché transatlantique serait susceptible d’être punie. Par exemple, si la France estime qu’il faut interdire un conservateur déterminé afin de protéger la population d’un risque sanitaire donné et que cette interdiction engendre une perte pour une multinationale, cette entreprise pourrait poursuivre l’état et exiger des dommages et intérêts.

Il s’agit là d’un pouvoir inédit dans l’histoire de l’Humanité qui serait offert aux grandes entreprises. Une menace directe contre toutes formes de démocraties. L’idée même de prendre des décisions démocratiques au nom de l’environnement contre une industrie serait implicitement compromise. Allons-nous laisser la démocratie mourir sous une salve d’applaudissements ?

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:32

Couvertes par le blackout politico-médiatique, des nuées de parachutistes sur le pied de guerre sont en train de descendre en Europe. C’est le « Swift Response » (Réponse rapide), « le plus grand exercice Otan de forces aérotransportées, environ 5mille hommes, depuis la fin de la guerre froide ». Il se déroule du 17 août au 13 septembre en Italie, Allemagne, Bulgarie et Roumanie, avec la participation également de troupes étasuniennes, britanniques, françaises, grecques, hollandaises, polonaises, espagnoles et portugaises. Naturellement, confirme un communiqué officiel, « sous la direction de la U.S. Army ».

Pour la « Réponse rapide » la US Army utilise, pour la première fois en Europe après la guerre contre la Yougoslavie en 1999, la 82ème Division aérotransportée, y compris la 173ème Brigade basée à Vicence (Région Frioul-Vénétie-Julie). Celle qui entraîne depuis avril, en Ukraine, les bataillons de la Garde nationale de nette composition néonazie, dépendants du Ministère de l’intérieur et qui, maintenant, après un exercice à feu effectué toujours en Ukraine le 6 août, commence à entraîner aussi les forces armées « régulières » de Kiev.

Le « Swift Response » a été précédé en août de l’exercice bilatéral USA/Lituanie « Uhlan Fury », accompagné par un analogue en Pologne, et par le « Allied Spirit » qui s’est déroulé en Allemagne, toujours sous commandement USA, avec la participation de troupes italiennes, géorgiennes et même serbes. Et, peu après le « Swift Response », se déroulera du 3 octobre au 6 novembre un des plus grands exercices Otan, le « Trident Juncture 2015 », qui verra engagées surtout en Italie, Espagne et Portugal des forces armées de plus de 30 pays alliés et partenaires, avec 36 mille hommes, plus de 60 navires et 140 avions.

Le but de ces exercices Otan sous commandement USA, qui se déroulent désormais sans interruption en Europe, est expliqué par le nouveau chef d’état-major de la U.S. Army, le général Mark Milley. Après avoir qualifié la Russie de « menace existentielle puisque c’est l’unique pays au monde avec une capacité nucléaire en mesure de détruire les Etats-Unis » (audition au Sénat, 21 juillet), dans son discours d’investiture (14 août) il déclare : « La guerre, l’acte de politique par lequel une partie tente d’imposer sa volonté à l’autre, se décide sur le terrain où vivent les gens. Et c’est sur le terrain que l’armée des Etats-Unis, la mieux armée et entraînée du monde, ne doit jamais échouer ».

Le « terrain » d’où sont lancées les opérations USA/Otan vers l’Est et vers le Sud, une fois de plus, est celui de l’Europe. Dans un sens non seulement militaire, mais politique. Fait emblématique : à la « Trident Juncture 2015 » participe (dans le silence politique général) l’Union européenne en tant que telle. Il n’y a pas à s’en étonner, étant donné que 22 des 28 pays de l’Ue sont membres de l’Otan et que l’art. 42 du Traité sur l’Union européenne reconnaît leur droit à réaliser « la défense commune par l’intermédiaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord », qui (souligne le protocole n° 10) « reste le fondement de la défense collective de l’Ue ». L’Otan –dont le Commandant suprême allié en Europe est toujours nommé par le président des Etats-Unis et dont les autres commandements clé sont aux mains des USA- sert à maintenir l’Ue dans la sphère d’influence étasunienne. En tirent avantage les oligarchies européennes, qui en échange de la « fidélité atlantique » de leurs pays participent à la grande partition de profits et zones d’influence avec celles des Etats-Unis.

Pendant que les peuples européens sont traînés dans une dangereuse et coûteuse guerre froide contre la Russie et dans des situations critiques, comme celle du dramatique exode de réfugiés provoqué par les guerres USA/Otan en Libye et Syrie.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:23

La crise des déchets s’est aggravée dimanche à Beyrouth où des affrontements ont à nouveau éclaté entre la police et des manifestants, faisant plus de 70 blessés et accentuant la pression sur un gouvernement libanais paralysé par de profondes divisions.

Au lendemain de heurts ayant fait au moins 16 blessés, de nouvelles violences ont eu lieu en fin de journée lors d’un rassemblement dénonçant l’impéritie du gouvernement à trouver une issue à la crise des ordures ménagères qui envahissent les rues depuis des semaines.

Selon le secrétaire général de la Croix-Rouge, Georges Kétané, 43 manifestants ont été hospitalisés pour suffocation ou fractures. Deux cents autres ont été incommodés et pris en charge sur place.

Par ailleurs, 30 membres des forces de l’ordre ont été blessés, dont un grièvement, selon une source de sécurité.

Les échauffourées se poursuivaient vers 20H00 GMT, mais avec moins d’intensité.

Le rassemblement était de nouveau organisé à l’appel du mouvement citoyen « Vous puez », qui s’est désolidarisé des heurts et a insisté sur le caractère pacifique de la protestation.

Les violences, dans l’élégant centre de Beyrouth, ont été déclenchées par quelque 200 jeunes, dont certains avaient le visage couvert. Ils ont jeté des projectiles –pierres et bouteilles remplies de sable– sur les forces de l’ordre et tenté de retirer les barbelés derrière lesquels étaient massés les policiers. Certains ont mis le feu à une moto et essayé de constituer une mini-barricade avec des tables et panneaux en bois.

La police a alors fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes. Des tirs ont également été entendus.

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