Blog de la chanteuse Elizabeth
et des Editions de l'impossible cliquez

Les gens qui n’aiment pas Céline, il faut les mépriser. Ils sont malhonnêtes, sournois, ils ont sûrement participé aux chambres à gaz, sans le dire !
Céline, c’est d’abord un individu. « C’est un garçon sans importance collective…tout juste un individu », cette phrase est en exergue de la première édition de La Nausée. Extraite de « l’Eglise ». de LF Céline.
Et puis cessez de vous avancer avec vos préjugés. On ne devient pas antisémite en lisant Céline. On ne devient pas pédé en lisant Proust. On ne devient pas chevalier en lisant le Roman de la rose. On ne devient pas consommateur en lisant Baudrillard.
Céline en veut à toutes les races de la terre. Il a le droit. Antisémite, ce n’est plus la mode du moment, en 2015. « Bagatelles pour un massacre » est un livre très drôle. Un livre génial. Relisez le passage sur le Docteur Toutvabienovich. Comme vous êtes trop faignant, je vous cite un passage (le narrateur est en visite dans un hôpital de Leningrad):
« Les étudiants, un peu abrutis, un peu boutonneux, un peu malveillants, comme tous les étudiants du monde, en prennent de la graine…il s’agissait de farfouillages, de décollages des replis, de grands suintements du vagin…du col…en grande série…un petit jet de permanganate et floutt…je te plonge dans une autre motte…la moitié du bras…il se secouait à peine les doigts…et floup !... fonçait dans la prochaine…pas une seconde de perdue… »
Vous avez tous compris, sinon c’est que vous n’êtes pas faits pour les études. Vous n’êtes faits pour rien d’artistique. Vous n’êtes pas faits pour grand-chose. La planète aurait pu se passer de votre présence.
Tout d’abord critique des étudiants. Céline généralise facilement. Il demande pas l’autorisation. Les étudiants se posent jamais de questions. Ils « en prennent de la graine ». Les étudiants ça réfléchit pas. Quand on est abrutis, boutonneux, malveillants, impossible de réfléchir.
Ensuite, il y a le lexique de Céline. Céline, qui est médecin, n’emploie pas le vocabulaire médical. Céline est médecin des pauvres, il utilise non pas les pauvres, mais le langage des pauvres, « farfouillages, décollages… » un mot technique quand il peut pas faire autrement (permanganate, vagin, col…) Céline a volontiers recours à ce que les écrivains de plateaux télévisés, appellent les grossièretés (la motte). Il procède par exagérations, comme Rabelais dans son Gargantua (je te plonge, la moitié du bras). Recours aussi aux onomatopées (floutt, floup).
Critique de la médecine, qui est une lutte contre le temps, un vaste combat pour le fric…(pas une seconde de perdue…) La médecine est pas humaniste, pas humanitaire…
Céline a écrit un texte sur Rabelais (médecin comme lui). Ca s’intitule « Rabelais il a raté son coup ». Céline écrit comme Rabelais, pour écrire comme Rabelais il faut « mettre sa peau sur la table »…(entretien télévisé en 1957)… « il faut payer ». Payer de sa vie, certainement…
Madame la Ministre,
Encore une fois, je suis sidérée par votre capacité de nuisance, votre politique désastreuse en terme de préservation de la biodiversité, votre allégeance au monde de la chasse et de l’élevage… comment pouvez-vous être une telle catastrophe écologique ?
Les arrêtés que vous venez de prendre pour faciliter le tir aux loups, espèce protégée très peu présente en France, montre une fois de plus, une fois de trop, que votre vision de la « gestion » passe par les armes et la destruction.
Ma Fondation tente, en vain, depuis des mois de vous présenter les expérimentations menées pour protéger les troupeaux d’éventuelles attaques de loups. Le collectif Cap Loup, dont ma Fondation est membre, essuie le même refus de dialogue, le même mépris, mais vous ouvrez votre porte aux lobbies de ceux pour qui la nature doit être sacrifiée. Autoriser les tirs sur une espèce protégée, au cœur des parcs nationaux, est une honte, un scandale !
Plutôt qu’armer les chasseurs et les éleveurs, vous feriez mieux de prendre des mesures utiles, qui relèvent de vos compétences, comme abolir la chasse à courre, le déterrage et toutes ces pratiques barbares, interdire l’exploitation des animaux dans les cirques, delphinariums et autres lieux où l’animal est réduit à l’esclavage, supprimer la liste des “nuisibles” et reconnaître à l’animal sauvage le caractère d’être sensible… S’il fallait établir la liste des espèces nuisibles, la nôtre serait en tête et vous en seriez la Reine !
Madame la Ministre, annulez ces arrêtés lâches et écoutez, enfin, les arguments de ceux qui agissent pour la préservation de la biodiversité, la cohabitation des espèces sauvages et du pastoralisme.
Assumez avec courage et impartialité le poste capital qui vous est imparti et pour lequel vous manquez, hélas, de compétence… »
Brigitte Bardot, Présidente de la Fondation Bardot.
Les États-Unis ont une responsabilité écrasante dans le désordre sécuritaire actuel et ses métastases mondiales, le terrorisme islamique. Cela a commencé à la suite de l’invasion soviétique en Afghanistan. Ils financèrent et armèrent les premiers moudjahidines, au Pakistan voisin, dont Ben Laden – lequel créa Al-Qaïda et ses réseaux d’égorgeurs. Ceux-ci essaimeront en Tchétchénie, en Bosnie puis ailleurs sous divers labels.
Leurs guerres aux prétextes tordus – Koweït, Afghanistan, Irak – engendrèrent de lourdes rancœurs côté arabe : l’intrusion de mécréants en terre sainte d’islam, ressentie comme une profanation !
Le feu vert donné à Sarkozy et à Cameron afin d’éliminer Kadhafi créa le chaos en Libye, devenue depuis une base militaire pour l’État islamique et une tête de pont de l’invasion islamique en Europe.
Le bombardement de l’OTAN sur la petite Serbie afin de lui imposer l’indépendance de son territoire, le Kosovo, au profit des envahisseurs musulmans albanais, et l’appui constant à la Turquie pour intégrer dans l’Union européenne ses 100 millions de musulmans – malgré l’invasion de Chypre et le déni du génocide arménien – créent un cheval de Troie dans l’Europe chrétienne en voie de décadence déjà avancée.
Ce sont les colonnes blindées de l’État islamique qui traversent 200 km de désert en toute quiétude et prennent Palmyre – sans la moindre bombinette d’un drone de coalisés – et voilà leur dangereux laïc Bachar el-Assad bien muselé !
Ajoutons la magouille – pendant une année entière – d’une cellule de la CIA à Kiev pour fomenter une révolution ukrainienne dans le but d’installer des missiles au nez de Poutine et la flotte de l’OTAN ancrée à Sébastopol. Encore une fois, ils affaiblissent l’Europe d’une partie d’elle-même : la Russie.
Pour les non-convaincus, il suffit de lire la récente déclaration de février 2015 du général américain Wesley Clark – « Nos amis et alliés ont créé Daech pour détruire le Hezbollah… depuis avril 2006 » – reconnaissant ainsi la responsabilité des États-Unis, de l’Arabie saoudite, d’Israël, du Qatar et de la Turquie dans le recrutement, la formation, le financement, l’armement des filières issues d’Al-Qaïda en Irak et au Levant.
Avec leur prévisible nouvel allié, l’Iran chiite et nucléaire, vers quelles nouvelles catastrophes vont-ils nous entraîner?
D’autant qu’ils peaufinent en grand secret celle – économique – du traité TAFTA, dans lequel n’importe quelle firme commerciale américaine – et elles sont nombreuses et puissantes – pourra poursuivre en justice l’État français en cas de refus de celui-ci d’accepter leurs marques « camembert » de Californie ou « champagne » de Floride…
Sacré Oncle Sam : après ses crocs pointus, ses grandes oreilles ! Hollande, président espionné et bafoué, réagit énergiquement en refusant net le droit d’asile à Assange, grâce à qui ces révélations ont pu être diffusées.
Ne cherchez pas l’erreur, il n’y en a pas ! Hollande/Sarkozy… des pleutres !
J’ai hâte que ce mois de ramadan s’achève. Non, non, je ne jeûne pas, je ne suis pas même musulman. Cependant, ce mois qui, pour près d’un milliard et demi de croyants, est censé être une période de sanctification, de piété et de générosité, ressemble de plus en plus à une surenchère dans la quantité de sang versé.
Vendredi 26 juin, un homme apparemment sans histoire étrangle son patron, le décapite, accroche sa tête à la grille d’une usine qu’il tente de faire sauter. Cela s’est produit dans un petit coin de France dont je n’avais jamais entendu parler jusque-là.
Le même jour, à Sousse, en Tunisie, un jeune homme de 23 ans, amateur de danse moderne, déambule sur une plage bondée de touristes se prélassant au soleil et profitant des eaux bleues de la Méditerranée. Du parasol qu’il portait, il sort une kalachnikov et ouvre le feu sur les vacanciers. Bilan : 38 morts, dont une trentaine de Britanniques. Que reprochait Seifeddine Rezgui Yacoubi à ces paisibles Européens ? Que lui avaient-ils fait ? Pourquoi cette folie meurtrière à l’égard de gens qui amènent à la Tunisie devises et emplois ?
Toujours le même jour, au Koweït, un homme s’est fait exploser au milieu d’une foule de fidèles participant à la grande prière du vendredi, dans une mosquée chiite. 27 personnes tuées, 222 autres blessées. Les victimes avaient le tort de ne pas appartenir au sunnisme, le courant majoritaire de l’islam.
Encore le même jour, à Lego, en Somalie, un poste occupé par des soldats chargés du maintien de la paix est pris d’assaut par un groupe de miliciens chebabs. Des dizaines de soldats burundais sont tués. Nos grands médias n’ont quasiment pas évoqué cette attaque. Les soldats africains intéressent moins que les touristes européens, semblerait-il.
À Kobané, localité martyre de Syrie, ce sont 146 civils qui ont été tués par les forces de l’État islamique. L’annonce en a été faite le 26 juin, alors que les terroristes étaient repoussés, mais les faits se sont produits les jours précédents. Quelques jours plus tard à Palmyre, ce sont des prisonniers de guerre syriens que l’on a fait exécuter par des adolescents, pour réaliser un film de propagande.
Dans l’État de Borno, au Nigeria, pas une seule journée ne s’est écoulée sans que des tueries aient lieu. Des attentats ont également eu lieu en dehors de cet État, fief de Boko Haram : dimanche 5 juillet, 5 personnes dont une femme et ses deux enfants, ainsi qu’un pasteur, ont trouvé la mort dans un attentat contre une église, dans l’État de Yobe. Comme si cela n’était pas suffisant, Boko Haram a étendu ses activités meurtrières aux pays voisins : Niger, Cameroun et maintenant Tchad. Ce samedi 11 juillet, ce sont 15 badauds qui ont trouvé la mort à l’entrée du grand marché de N’Djamena, la capitale tchadienne, lorsqu’un homme déguisé en femme s’y est fait exploser. Déjà, le 15 juin, deux attentats-suicides avaient été commis dans cette même ville, faisant 27 morts.
La liste serait trop longue pour que je puisse citer toutes les horreurs perpétrées au nom de l’islam en ce mois de ramadan. On l’a vu, les victimes sont très diverses : un chef d’entreprise français, des touristes européens, des musulmans chiites, des soldats burundais, des Kurdes, des musulmans sunnites, etc. Il serait par contre intéressant de trouver des traits de ressemblance chez les massacreurs et dans leurs motivations. Qu’est-ce qui peut bien convaincre une personne saine d’esprit que massacrer son prochain et, pour ce faire, sacrifier sa propre vie, répond à un commandement divin ? Où est-il écrit que répandre le sang assure l’accès immédiat au paradis ?
Les mesures antiterroristes adoptées en urgence l'année dernière par le Parlement britannique sont illégales, a estimé aujourd'hui la Haute cour de justice de Londres, qui donne neuf mois au gouvernement pour revoir sa législation. Cette haute juridiction a ainsi donné raison à deux parlementaires qui jugeaient que l'obligation imposée aux opérateurs téléphoniques de conserver les données de leurs clients pendant un an contrevenait à la législation européenne.
"Le gouvernement était prévenu que des lois importantes pour la sécurité adoptées dans l'urgence seraient des lois bâclées", a réagi le travailliste Tom Watson, l'un des parlementaires à l'origine de la procédure devant la Haute cour. L'année dernière, le Premier ministre, David Cameron, avait jugé que les mesures prises étaient "vitales" pour le pays, en raison de la menace que font peser le groupe djihadiste Etat islamique (EI) et les Britanniques de retour de Syrie et d'Irak.
Selon la justice britannique, la législation adoptée en 2014 doit être "supprimée" car elle ne permet pas de garantir que les données téléphoniques recueillies par les opérateurs servent uniquement à prévenir des actes dits terroristes. La Haute cour a donné au gouvernement jusqu'au mois de mars 2016 pour présenter une nouvelle copie. "Nous ne sommes absolument pas d'accord avec ce jugement et nous allons faire appel", a dit le ministre chargé de la Sécurité, John Hayes.
Alors que tous les yeux sont tournés vers la Grèce après le « OXI » (Non) démocratique à l’austérité, un autre évènement de taille vient de se produire dans l’indifférence médiatique totale.
Le conseil communal de Bruxelles vient de déclarer la ville « zone hors TTIP », ce fameux traité de libre-échange négocié entre l'Union européenne et les Etats-Unis.
On ignore pourquoi, mais la décision symbolique n'a pas retenu l'attention des médias. Cependant, l'enjeu serait de taille, car « en tant que capitale européenne, Bruxelles peut créer un effet domino et envoyer un message d'espoir afin de protéger les intérêts de la population face aux multinationales, » a annoncé Mathilde El Bakri, du Centre démocrate humaniste.
Malgré l'opposition de la commune bruxelloise, les négociations autour du traité transatlantique se poursuivent en haute sphère. Mercredi, le Parlement européen a adopté une résolution non-contraignante sur l'accord de libre-échange entre l'Europe et les Etats-Unis, sous certaines conditions. Les eurodéputés veulent, notamment, maintenir un mécanisme d'arbitrage privé pour régler les différends entre les investisseurs et les Etats, mais avec plus de transparence.
Bruno Poncelet, formateur CEPAG, animateur de la plateforme « No Transat! », nous a décortiqué la situation.
« Beaucoup de communes belges, françaises et autres se déclarent « zones hors TTIP » et c'est une bonne initiative. D'une part, les pouvoirs communaux sont directement impliqués par le contenu des négociations, puisque le projet des négociations dit explicitement qu'en cas de l'accord, cela concernera tous les pouvoirs publics européens en passant par le niveau communal. D'autre part, de plus en plus de communes se positionnent contre des négociations qui sont menées dans la plus grande opacité par les Etats-Unis et l'Union européenne. Cela veut dire qu'il reste encore des chances pour la démocratie locale de donner son avis sur les accords qui menacent clairement certaines libertés politiques, notamment, la liberté politique en matière de marché public. »
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Ce jeudi, Manuel Valls doit rencontrer son homologue à Toulouse. Nous lui donnons un sujet de conversation à évoquer avec lui : Mike Poon, le richissime industriel chinois qui avait racheté l’aéroport de Toulouse en 2014, s’est volatilisé.
Ce riche industriel chinois est le PDG de Symbiose qui a signé l’acquisition en avril dernier à hauteur de 49,9 % de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Selon certaines sources, Mike Poon ferait l’objet d’une procédure de justice dans son pays pour « corruption ». Cette nouvelle court depuis le Salon du Bourget.
Le 18 avril dernier, Mike Poon déclarait au quotidien régional La Dépêche du Midi : « Vous verrez que nous tiendrons les promesses que nous avons faites. » Il assurait vouloir « favoriser le développement de vols internationaux et en particulier en provenance de l’Asie et de la Chine » et investir 1,4 milliard d’euros d’ici à 2020.
Il n’y a pas que Mike Poon qui soit dans l’œil du cyclone avec son consortium. Il y a également l’opérateur canadien Lavalin dont on ne connaît pas le rôle dans cette nouvelle gestion. Lavalin est interdit bancaire par la Banque mondiale également pour des faits de corruption, en Libye notamment. On ne sait même pas si Monsieur Poon a fait le chèque de 308 millions. Il y a décidément une très grosse dose d’opacité dans tout cela.
Le collectif contre la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ironise sur cette situation rocambolesque au moyen de plusieurs affiches « Wanted Mike Poon, le nouvel acquéreur de l’aéroport de Toulouse-Blagnac vient d’être cité dans un scandale de corruption en Chine ». Le même collectif avait alerté en vain lors de la procédure sur l’opacité de cette affaire. Il s’avère malheureusement que les craintes étaient fondées…
Vendre cette concession à un opérateur opaque accompagné d’un partenaire en interdit bancaire en dit long sur la lucidité de nos dirigeants… Et, pourtant, ceux-là se targuent d’une rigueur à toute épreuve ! Comment peut-on gouverner avec un tel degré d’amateurisme, c’en est confondant. Ou est-ce autre chose que de l’amateurisme ? On peut légitimement se poser la question !
Condamné en 2009 à 13 ans de prison pour des écrits révisionnistes et judéo-critiques, le dissident allemand Horst Mahler, 79 ans, a été hospitalisé le 30 juin à l’hôpital Asklepios de Brandenbourg. Dans une lettre ouverte, son fils Axel Mahler pointe ses conditions de détention et envisage une action en justice.
« Il est atteint d’une grave septicémie qui est sans doute la conséquence de son diabète, de son manque de mouvement, de la nourriture inadéquate et aussi du mauvais traitement médical à la prison. Il est pour l’instant dans un état critique hospitalisé en soins intensifs – sous surveillance constante (comme s’il pouvait s’enfuir avec sa jambe gangreneuse !). Nous attendons encore le rapport médical officiel. Sa femme Elzbieta a décidé de rendre public l’état de santé de mon père – même sans son consentement – et si possible d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre les autorités et pour contester les conditions de détention. Je suis sûr qu’elle a le soutien de toute la famille. Nous espérons tous que l’état de santé de Horst pourra être stabilisé dans les prochaines heures et jours pour être en mesure d’attaquer juridiquement la prolongation de sa détention en prison »
Pour soutenir Horst Mahler en lui envoyant un courrier :
Horst Mahler
c/o JVA Brandenburg
Anton-Saefkow-Allee 22
D-14772 Brandenburg/Havel
Allemagne