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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 10:18
Guillaume le mal aimé…

Oui, il mérite ce titre honorifique, Guillaume Apollinaire. Sa vie est une suite de petits malheurs. Petits, les malheurs, mais à force ça s’accumule. Guillaume n’a pas de chance avec les femmes. Guillaume n’a pas de chance avec la justice. Guillaume n’a pas de chance avec la Joconde. Guillaume n’a pas de chance avec la guerre. Guillaume est blessé dans une tranchée alors qu’il lit le journal. Guillaume est trépané. Guillaume est victime de la grippe espagnole. Guillaume meurt le 9 novembre 1918, et la foule scande sous sa fenêtre: « A mort Guillaume ! » Guillaume ne sait pas que la foule hurle le nom de l’empereur d’Allemagne, Guillaume n’a pas de chance avec la foule. Guillaume n’a pas de chance avec la victoire. Guillaume n’a pas de chance avec la mort. Voici le Pont Mirabeau.

« Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu’il m’en souvienne

La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l’heure

Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l’onde si lasse »

Le vocabulaire de Guillaume, ça part comme un feu d’artifice. Ca paraît tout simple. Au début seulement.

Le « pont » : Ce petit mot est d’une richesse miraculeuse. Il permet la traversée dans l’espace et dans le temps. Le pont triomphe du temps, comme en témoigne l’expression actuelle « faire le pont » entre deux jours fériés. Mais un pont c’est aussi dans l’espace, sur les deux rives de la Seine, un pont sur les souvenirs. Le pont est également utilisé pour franchir les classes sociales : la rive gauche n’est pas la rive droite. Mais le pont a donné lieu a tellement de mythes qu’on en reste ahuri ! Le Pont de l’épée auquel est affronté Lancelot, dans la légende « arthurienne ». Le pont donne des pouvoirs inédits au chevalier. Des pouvoirs magiques. Lancelot, à cause du pont, ne se décourage jamais. Il passe sur la lame que constitue ce pont en apparence impraticable à l’humanité ordinaire. Et de l’autre côté de la rive, Lancelot n’a pas peur des lions qui l’attendent avec férocité. Lancelot n’a pas besoin de pontonniers comme plus tard dans les armées ordinaires. Et maintenant la méditation à propos du temps, et à propos du fleuve. La « Seine » est souvent prise à témoin par les poètes. La Seine est devenue un mythe. Mais relisons bien. Notons l’inversion du sujet : « coule la Seine ». Ce qui est mis en valeur, c’est la fuite du temps. Allons jusqu’à Héraclite, le philosophe grec. Héraclite est l’auteur de la fameuse formule : « on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ». Cette phrase s’interprète ainsi : le monde est perpétuellement en mouvement. Il est vain de chercher à retrouver le « temps perdu ». Les anciens grecs imaginent le monde à partir des quatre éléments : l’eau, le feu, l’air, la terre. Dans ce cas précis, l’eau est l’élément essentiel. L’eau a donné naissance à des créatures féminines : Nausicaa, Ophélie, Ondine… elles portent malheur à Guillaume Apollinaire. Le poète ne maîtrise pas son destin. Voir le texte « Mon beau navire ô ma mémoire… dans une onde mauvaise à boire … avons-nous assez divagué… »

« Mirabeau ». Mirabeau était très laid. Le pont où l’on se « mira beau » : C’est ce qu’évoque le patronyme. Le regret inutile, implacable, du passé. Mirabeau renvoie une image très pénible d’une beauté entièrement reconstruite, d’une beauté purement imaginaire.

« Et nos amours » : les « amours » de Guillaume sont toujours en fuite, comme la Seine sous le pont Mirabeau. Comme les créatures de la mythologie grecque.

« Faut-il qu’il m’en souvienne » : le souvenir s’impose à Guillaume (impersonnel « il »). C’est un phénomène étranger, un phénomène atmosphérique, le destin domine Guillaume. Etrange emploi du subjonctif, assorti d’une interrogation. (Le subjonctif est le mode du « doute ». Rien n’est sûr… et Guillaume nous laisse dans l’incertitude, dans l’angoisse).

« Vienne la nuit, sonne l’heure… » : Ici encore, on ne sait pas qui parle. La voix du destin ? Peut-être… La nuit vient, elle domine le destin de Guillaume, comme l’heure qui sonne va dominer la vie de Guillaume… est-ce un ordre ? Un souhait ? En tout cas, cet ordre est subi par le poète. Comme nous subissons nous-mêmes le temps, la nuit, et l’heure… nous subissons les questions posées par la vie…nous sommes tous chassés par les heures…

« La joie venait toujours après la peine » : il s’agit d’un passé idéalisé. Apollinaire est incurable : le passé lui apparaît comme une saison heureuse et impossible à retrouver.

« Sous le pont de nos bras passe

Des éternels regards l’onde si lasse… »

La syntaxe est bousculée, dans la poésie de Guillaume. Et le pont est utilisé dans une très belle métaphore. Qui aurait eu l’idée du pont de nos bras, sans Guillaume Apollinaire ? Les bras sont comme les arches d’un pont. Les bras sont vraiment fraternels, les bras sont amoureux.

Reste une image à préciser, image qui explose la grammaire. L’onde est lassée par les éternels regards. Mais avec cet ordre bouleversé, on peut comprendre d’abord comme une formule magique. Et puis on réfléchit : l’eau est lassée par les regards des hommes. C’est donc interactif, comme disent les internautes, qui ne sont pas, en général, des cosmonautes de l’esprit.

Onde : ce mot n’est plus guère employé en 2015. Mais Victor écrit vers le milieu du 19ème siècle : « Waterloo Waterloo morne plaine » et il ajoute : « comme une onde qui bout dans une urne trop pleine ». Et La Fontaine avait devancé Victor avec son histoire d’agneau qui se désaltère dans une onde pure. Donc, Guillaume a bien le droit d’employer l’onde pour l’usage qui est le sien…

Vous avez vu comment je procède ? Je n’ai rien inventé. Simplement je dis tout ce qu’il est possible de dire à propos d’un mot… ou d’une phrase. Vous pouvez faire mieux que moi. En tout cas, différemment…

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 10:11

VENDREDI 31 JUILLET A 21H, LIBRAIRIE SCRUPULE : INTERVENTION THÉÂTRALE SUR LA VIE DE MARIUS JACOB

La compagnie Catamavra (Périgueux) présente une "intervention" théâtrale sur la vie de Marius Jacob, cambrioleur, bagnard, anarchiste, infatigable travailleur de la nuit.

Cette « intervention » théâtrale évoquant certains éléments de la vie de Alexandre Marius Jacob a été écrite à partir d'archives et de témoignages.

Elle se présente sous la forme de quatre tableaux ponctués de chants :

Elle débute par l'évocation du suicide programmé de Jacob. Ensuite, est présenté le procès de 1905 à Amiens des « Travailleurs de la nuit », le groupe de cambrioleurs anarchistes dont Jacob avait été l'initiateur et le principal organisateur.

Le troisième tableau concerne le bagne de Guyane où Jacob passa dix-neuf années.

Enfin le quatrième tableau, à partir du témoignage imaginaire d'un enfant, enregistré et restitué par un amplificateur, revient sur le suicide de Jacob. Les paroles de l'enfant reposent sur les récits de personnes ayant vécu la scène évoquée.

Repas partagé.

Entrée libre, au chapeau pour les artistes!

Venez nombreux, et faites-le savoir autour de vous.

Librairie Bibliothèque SCRUPULE26 boulevard Figuerolles 34070 MONTPELLIER

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 10:00
Guy Debord, l’antimoderne

Ce fut par hasard que je découvris Debord, en tombant sur les premières minutes de la version filmée de La Société du spectacle. Je me souviens des premiers mots : « Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation. » Ce qui frappe immédiatement dans le film, avant même le sens des mots, c’est l’énonciation, presque liturgique, de Debord qui commente les images – une diction lente, retenue, intentionnellement neutre et privée d’affects. Cette voix nous vient assurément du Parnasse.

Frappe ensuite la beauté de la langue. En quelques phrases ciselées, concentrées, « distillées » jusqu’à la perfection, Debord capture l’effondrement de notre monde : « Sous-produit de la circulation des marchandises, la circulation humaine considérée comme une consommation, le tourisme, se ramène fondamentalement au loisir d’aller voir ce qui est devenu banal. [… ] La même modernisation qui a retiré du voyage le temps, lui a aussi retiré la réalité de l’espace. »

L’homme moderne, selon Debord, est avant tout l’homme spectateur, séparé de la vie réelle ; la consommation touristique, la fabrique des opinions par le pouvoir journalistique, ou encore la disparition des frontières et des États souverains, ne sont que les faces d’un même cristal spectaculaire. Les accents antimodernes du Debord tardif sont plus nets encore : « Qui voit les rives de la Seine voit nos peines : on n’y trouve plus que les colonnes précipitées d’une fourmilière d’esclaves motorisés ». Il ne fait guère de doute que la mutation suivante, celle du trottinetteur delanoëen, ne l’eût tout autant consterné.

Il importe peu que Muray ait jugé les analyses de Debord inactuelles ; il s’agit là d’une querelle de famille. Parti de Marx, Debord fait tourner la roue de l’Histoire à l’envers, et achève son œuvre en écrivant en vieux français, se rêvant, dans Panégyrique, compagnon du poète médiéval Francois Villon. Antimodernes, affreux réactionnaires, patriotes de gauche et de droite, eurosceptiques et américano-incrédules, Guy Debord est des nôtres !

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 09:55

Au bout des 30 jours qui lui étaient impartis, le Conseil constitutionnel a livré jeudi soir sa décision très attendue sur le projet de loi Renseignement, dont la conformité aux principes constitutionnels était contestée de toutes parts. Pour la première fois dans l'histoire de la Cinquième République, l'examen du projet de loi avait été demandé par le président François Hollande lui-même. Pour la forme, les présidents du Sénat et de l'Assemblée Nationale l'avaient suivi.

Submergés comme rarement par de nombreux mémoires produits par diverses organisations de la société civile, les sages ont censuré une partie du texte, mais validé l'essentiel.

Le nouvel article L851-3 du code de la sécurité intérieure (CSI) qui autorise Matignon à imposer l'installation de boîtes noires pour détecter des comportements suspects sur internet, a été validé malgré les craintes sur d'inévitables violations des droits de l'homme.

Pour valider les boîtes noires, le Conseil se contente de rappeler le dispositif prévu et d'estimer sans argumenter davantage qu'en raison de l'encadrement des algorithmes, "ces dispositions ne portent pas une atteinte manifestement disproportionnée au droit au respect de la vie privée".

En savoir plus sur http://www.numerama.com/magazine/33776-loi-renseignement-le-conseil-constitutionnel-valide-l-essentiel-du-texte.html#AC2QI5I74IjeIuMF.99

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 09:53

4 à 500. C’est le nombre de suicides d’agriculteurs recensés en France, chaque année, d’après des chiffres provenant des Caisses de la MSA (Mutualité sociale agricole) et de l’INVS, l’Institut national de veille sanitaire. Mais le chiffre réel est sans doute bien supérieur aux statistiques car, pour des problèmes liés aux assurances notamment, beaucoup de décès seraient déclarés dans la catégorie accident ou maladie. Le suicide dans les exploitations agricoles révèle un effrayant constat : par des lois scélérates, par une multiplication des contraintes administratives et environnementales notamment, par le système du « toujours moins cher » auquel on a habitué le monde urbain, le monde politique accule des agriculteurs à mettre fin à leurs jours. Au-delà de toutes ces explications, il y en a une autre, essentielle celle-ci : l’européisme et le mondialisme défendus par le système politique, le dogme intangible de l’ouverture des frontières pour qui la disparition du monde paysan et les suicides dans les campagnes sont de simples « dommages collatéraux ».

Suicides dans les campagnes, disparitions d’exploitations : la fin du monde paysan ?

De plus en plus vilipendés par le monde urbain, par les médias, écrasés sous le poids de leurs charges, soucieux de leurs traditions – « la ferme » souvent transmise par les parents est un patrimoine qu’il faut conserver et pérenniser coûte que coûte – harcelés par des contraintes économiques qu’ils n’ont pas voulues – des agriculteurs décident de se suicider. La France a perdu 300.000 exploitations agricoles en 25 ans ! Il y en avait 800.000 dans les années 80. Preuve de son mal-être, le monde agricole a lancé un cri de désespoir au monde politique il y a trois semaines avec « la nuit de la détresse » organisée partout en France. Depuis les actions ne cessent de se multiplier.

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 09:50

Par la bouche de son ministre des affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel qui intervenait à la veille de l’ouverture de la Conférence internationale sur la lutte contre l’extrémisme et la dé-radicalisation, l’Algérie vient de réaffirmer son refus de toute base étrangère sur son sol. Pour justifier une telle position, M. Messahel a usé d’un langage diplomatique assez pertinent. Il a notamment soutenu qu’un « Etat capable » n’a pas besoin de bases étrangères pour combattre la menace terroriste, sachant que les puissances étrangères qui désirent établir des bases militaires en Afrique du nord utilisent généralement le mobile de la lutte antiterroriste pour justifier leur demande. Et M. Messahel d’affirmer que l’Etat algérien a toutes les capacités pour faire face à la menace terroriste à ses frontières et sur son territoire. Une façon de « remercier » intelligemment les puissances étrangères qui proposent leur « aide » intéressée sous la forme d’une base militaire.

La position algérienne telle qu’elle a été exposée par M. Messahel permet de repousser les pressions qui se multiplient ces derniers temps en vue d’établir des bases étrangères sur le territoire national tout en évitant que ce refus algérien ne soit interprété comme un signe d’hostilité à l’égard de ces mêmes puissances dont la « capacité de nuisance » ne doit pas être négligée. Le rappel de la position algérienne concernant cette question sensible par M. Messahel est à mettre en rapport avec la dernière mise au point publique d’un autre haut responsable politique algérien. En effet, dans le cadre de sa dernière sortie médiatique, Ahmed Ouyahia, secrétaire général par intérim du RND et directeur du cabinet à la présidence de la république a rappelé clairement les raisons qui pourraient expliquer les difficultés auxquelles fait face l’Algérie dans la conjoncture régionale et internationale actuelle.

M. Ouyahia a rappelé notamment le fait que l’Algérie refuse d’envoyer son armée guerroyer en dehors de ses frontières (sous-entendu en Libye et au Moyen orient) et le fait qu’outre la Syrie (dont on sait ce qu’il en est advenu malheureusement) l’Algérie est le seul pays arabe à demeurer debout aux côtés du peuple palestinien contre l’occupant israélien. M. Ouyahia est allé jusqu’à déclarer que l’Algérie est toujours « juridiquement en guerre » (contre Israël). Les observateurs diplomatiques n’hésitent pas à mettre en rapport ces positions officielles de l’Algérie contre l’interventionnisme des grandes puissances dans la région et les pressions exercées sur l’Algérie sous différentes formes, y compris sous la forme d’actions de déstabilisation visant à porter atteinte à la paix civile et à l’unité nationale comme cela s’est produit récemment dans la wilaya de Ghardaïa.

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 09:46

La signature de l’accord des « 5+1 » avec l’Iran sur son programme nucléaire bouleverse le Proche-Orient et, par conséquent, l’ordre du monde. Alors que les commentateurs internationaux sont extrêmement hésitants sur ce qui va suivre, je poursuis mon analyse sur la base de ce que j’ai publié tout au long de ces négociations.

Après avoir neutralisé l’opposition cubaine, la neutralisation de l’opposition iranienne est un coup de maître pour Barack Obama car elle laisse la Russie et la Chine isolées. En effet, il s’agit bien d’une neutralisation : si l’Iran n’a pas complètement abandonné l’idéal anti-impérialiste d’Ali Shariati et de l’imam Rouhollah Khomeiny, il a renoncé à entrer en conflit avec les États-Unis, donc à exporter cette révolution.

Bien que l’on ignore les différentes annexes bilatérales entre Washington et Téhéran, on voit —en moins d’une semaine— un nouveau paysage commencer à se déployer, pour le moment conforme à mes pronostics [1].

Pendant que les politiciens états-uniens se déchirent pour savoir s’ils vont ou non soutenir cet accord, l’Iran s’est retiré d’Aden qui est immédiatement tombée aux mains de la Force commune arabe, c’est-à-dire —contrairement à ce que son nom semble indiquer— d’Israël et de l’Arabie saoudite. Ce faisant, le détroit de Bab el-Mandeb revient sous contrôle de l’Otan. Le Saudi Ben Laden Group pourra construire un pont sur la mer Rouge reliant le Yémen à Djibouti. Israël et l’Arabie saoudite pourront exploiter les réserves naturelles de l’Ogaden (Éthiopie).

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 09:39

Au total, 19 OGM sont maintenant autorisés par l’Europe. Les différentes politiques nationales sont ignorées, Bruxelles a décidé : emballez c’est pesé !

L’Europe a donc décidé d’autoriser l’importation et la commercialisation de 19 organismes génétiquement modifiés (OGM). Une décision qui s’affranchit des diverses volontés nationales exprimées sur le sujet. Car les États membres ne se sont pas encore mis d’accord sur une proposition de réforme leur permettant d’interdire ces fameux OGM sur leur territoire. Ils ont été pris de vitesse par Bruxelles !

Cette autorisation s’impose. Aucun recours légal pour la France ou d’autres pays, pour s’y opposer. Ces OGM sont pourtant directement destinés à l’alimentation animale et humaine : soja, maïs et colza. Onze d’entre eux viennent de chez Monsanto.

La mesure s’est accélérée « car les Etats ne parvenaient pas à trouver un compromis ». Mais comment aurait-il pu en être autrement ? L’Europe est bel et bien une machine à créer du désaccord. Il n’est déjà pas facile de trouver un accord à deux, alors quand on rapporte l’équation aux 28 pays dans la Communauté Européenne… pas d’accord possible à 28. C’est mathématique, plus le nombre de variables est élevé, plus les possibilités de parvenir à un accord sont faibles.

La Commission impose donc de force à tous les pays son autorisation qui prend application immédiatement pour une durée de dix ans. C’est une victoire pour les multinationales et une défaite cuisante de la démocratie, une de plus.

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 10:55

Attention, la canicule a encore frappé. Et les conséquences sont imprévisibles. On s’attendait pas à ça. Voilà que les femmes refusent les transports en commun ! Je monte dans un wagon SNCF, c’est déjà courageux. A peine je suis affalé sur mon siège, qu’une grognasse pousse des cris : « Arrête de me tordre le clito ». Aussi sec je rétorque : « Quand t’auras fini de me triturer les couilles ! » Elle se calme. Je descends du wagon SNCF, je vais au supermarché, qui est aussi un lieu public. Dont les femmes se plaignent. Parce qu’on leur « met la main aux fesses ». C’est la formule officielle. Et, comme j’habite dans une région écologique, je suis abandonné parmi les vieilles gens. Au début, ça fait drôle. Des bandes de vieillards livrés à eux-mêmes pendant que leurs parents sont occupés à remplir les avis nécrologiques du quotidien régional. Ils s’abattent en moyenne à cent dix ans, les parents. Alors on assiste à des scènes pénibles. Dans les supermarchés des régions écologiques, épargnées par les créations d’emplois. J’entre sans peur, sans haine pour les vieux cons. Je suis bien obligé de décrire un spectacle interactif et désagréable. Je vois des gamins de même pas quatre vingt dix ans, qui marchent à quatre pattes. Qui rampent, pour regarder les vieilles par en dessous. Comme l’octogénaire Alain Souchon qui se demande toujours ce qu’il y a sous les jupes des filles. Il est pas curieux, le Souchon ! Moi, je vois les dessous par-dessus, elles sont renversées, les vieilles grognasses. Elles roulent, ça s’appelle les femmes rondes, cette nouvelle race. Elles m’interpellent : « Gamin, je t’attraperai par la peau de la bite ! Tu perds rien pour attendre ! ». Comment faire pour échapper à ces furies ? J’appelle la Police ? Mais les flics sont en train de s’enculer dans les commissariats. Faut les comprendre, les flics, par cette chaleur, par cette canicule. Surtout qu’en milieu policier, ils ont pas forcément le bac. Ils confondent encore la canicule avec la cane qui encule, dans les zones rurales. Je vais téléphoner à DSK il a sûrement un truc pour échapper aux vieilles. Il s’y connaît en cul, le DSK ! Il sert au moins à ça. J’ai vu sur Internet que son nom était associé à une pub pour le « French slip ». Et puis aussi, la Marie Galouzeau de Villepin. J’ai vu qu’elle luttait contre la canicule. Oui, c’est bien la fille de l’ex Premier ministre, Dominique de Villepin, au moins on sait à quoi ça sert, un Premier ministre ! La Marie, elle fait prendre l’air à ses seins, à son cul aussi. Elle a pas peur des transports en commun. Et moi je suis livré à la convoitise des vieilles. J’en sens une qui me gratte le nombril avec ses ongles crochus! Une autre qui cherche à m’étouffer avec ses énormes nichons ! Et j’ai pas le droit de lui retourner une calotte. Sinon c’est la cour d’Assises. Parce que la canicule s’est abattue aussi dans les Palais de Justice. Ah j’oubliais ! Dominique Baudis, spécialiste des parties fines de Toulouse. C’est le prénom qui dispose aux pratiques libertines. Voyez le Strauss Kahn et Dodo la Saumure. Mais ces gens là sont jamais condamnés, c’est bien la preuve qu’ils sont innocents. Purs comme de l’eau de roche, ils sont ! Cette eau de roche qui refuse de s’abattre sur nous !

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 10:50
Céline l’emmerdeur toutes catégories

Les gens qui n’aiment pas Céline, il faut les mépriser. Ils sont malhonnêtes, sournois, ils ont sûrement participé aux chambres à gaz, sans le dire !

Céline, c’est d’abord un individu. « C’est un garçon sans importance collective…tout juste un individu », cette phrase est en exergue de la première édition de La Nausée. Extraite de « l’Eglise ». de LF Céline.

Et puis cessez de vous avancer avec vos préjugés. On ne devient pas antisémite en lisant Céline. On ne devient pas pédé en lisant Proust. On ne devient pas chevalier en lisant le Roman de la rose. On ne devient pas consommateur en lisant Baudrillard.

Céline en veut à toutes les races de la terre. Il a le droit. Antisémite, ce n’est plus la mode du moment, en 2015. « Bagatelles pour un massacre » est un livre très drôle. Un livre génial. Relisez le passage sur le Docteur Toutvabienovich. Comme vous êtes trop faignant, je vous cite un passage (le narrateur est en visite dans un hôpital de Leningrad):

« Les étudiants, un peu abrutis, un peu boutonneux, un peu malveillants, comme tous les étudiants du monde, en prennent de la graine…il s’agissait de farfouillages, de décollages des replis, de grands suintements du vagin…du col…en grande série…un petit jet de permanganate et floutt…je te plonge dans une autre motte…la moitié du bras…il se secouait à peine les doigts…et floup !... fonçait dans la prochaine…pas une seconde de perdue… »

Vous avez tous compris, sinon c’est que vous n’êtes pas faits pour les études. Vous n’êtes faits pour rien d’artistique. Vous n’êtes pas faits pour grand-chose. La planète aurait pu se passer de votre présence.

Tout d’abord critique des étudiants. Céline généralise facilement. Il demande pas l’autorisation. Les étudiants se posent jamais de questions. Ils « en prennent de la graine ». Les étudiants ça réfléchit pas. Quand on est abrutis, boutonneux, malveillants, impossible de réfléchir.

Ensuite, il y a le lexique de Céline. Céline, qui est médecin, n’emploie pas le vocabulaire médical. Céline est médecin des pauvres, il utilise non pas les pauvres, mais le langage des pauvres, « farfouillages, décollages… » un mot technique quand il peut pas faire autrement (permanganate, vagin, col…) Céline a volontiers recours à ce que les écrivains de plateaux télévisés, appellent les grossièretés (la motte). Il procède par exagérations, comme Rabelais dans son Gargantua (je te plonge, la moitié du bras). Recours aussi aux onomatopées (floutt, floup).

Critique de la médecine, qui est une lutte contre le temps, un vaste combat pour le fric…(pas une seconde de perdue…) La médecine est pas humaniste, pas humanitaire…

Céline a écrit un texte sur Rabelais (médecin comme lui). Ca s’intitule « Rabelais il a raté son coup ». Céline écrit comme Rabelais, pour écrire comme Rabelais il faut « mettre sa peau sur la table »…(entretien télévisé en 1957)… « il faut payer ». Payer de sa vie, certainement…

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