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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:28

La longue interview d’Attali au Soir contient trois thèmes-clés que nous allons analyser un par un : 1° Il est pour la liberté de circulation des migrants et réfugiés. 2°Il craint une Troisième Guerre mondiale très « probable » mais inquiète aussi en disant : « Il y a des moments où la guerre est nécessaire. » 3° Il appelle les citoyens à réagir pour plus de « fraternité ». Sur certains points, nous pouvons le rejoindre, sur d’autres nous pensons que son diagnostic est faussé et donc aussi ses solutions.

A contre-courant du refrain général en Europe occidentale « Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde. », Attali souligne l’hypocrisie de ce refrain : « A partir du moment où on admet que les libertés sont fondamentales, la première liberté, c’est celle de circulation. » Rappel salutaire.

Mais il poursuit : « Et donc les gens vont venir et c’est très bien. Il faut se doter des politiques d’intégration et ces gens-là vont faire de l’Europe la première puissance du monde. » Là, on suit moins : le but de cette « générosité », c’est que l’Europe devienne plus forte que ses rivaux ?

Deux remarques. D’abord, il n’est pas « très bien » que tant de gens soient obligés de quitter leur pays parce que les multinationales y pillent les ressources, s’appuient sur des dictateurs corrompus, bloquent le développement, provoquent des guerres (y compris via intermédiaires) et multiplient ainsi les souffrances. Pas d’accord, Attali ! La migration libre, oui. La migration forcée, non.

Ensuite, quel intérêt y voit Attali ? Eh bien, c’est la fuite des cerveaux. Europe et USA veulent « importer » des travailleurs qualifiés dont la formation ne leur aura rien coûté. Ils grossiront le marché de l’emploi et travailleront à bas prix, faisant ainsi pression sur les salaires de tous. Sarkozy appelait ça « l’immigration choisie ». Par les pays riches bien sûr. Cette politique fut lancée en Europe de l’Est par le commissaire européen Bolkestein : mettre les travailleurs en concurrence maximale entre eux afin d’augmenter les profits.

D’ailleurs, Attali se contredit dans son interview. D’un côté, il démasque bien : « Pour Merkel [accepter les migrants], c’est de l’égoïsme total car cela va dans l’intérêt de l’Allemagne qui était en situation de suicide : les migrants comblent un vide. » (Exact : population vieillie, Sécu en déficit). De l’autre, il se réjouit : « J’ai vu avec plaisir la réaction du patronat belge qui dit qu’il faut accueillir les réfugiés. » Mais ces patrons le disent, à condition de baisser les protections salariales et sociales des réfugiés : donc pour se procurer une main d’œuvre plus faible. En fait, Merkel, les patrons belges ou Attali, c’est kif kif. Tous veulent profiter des migrants pour diviser le monde du travail et augmenter les bénéfices. Aucun ne dénonce le néocolonialisme qui appauvrit le tiers monde.

La « solution Attali » aggrave le problème du Sud et augmentera la concurrence entre grandes puissances capitalistes. En prenant des travailleurs qui seraient utiles pour développer leur pays, la « solution Attali » aggrave le problème du Sud et augmentera la concurrence entre grandes puissances capitalistes. Est-ce ainsi qu’on va contrer la menace d’une guerre mondiale ?

Source : Investig’Action

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:24

Fin septembre nous avons mis fin à des doutes sur la présence d’un dispositif de surveillance visant la bibliothèque anarchiste La Discordia dans le Nord-Est de Paris. Un dispositif qui se trouvait dans l’école Montessori « Plaisir d’enfance » située juste en face de la bibliothèque au premier étage dans un cagibi, donnant sur la fenêtre (le dispositif avait la forme d’un « dossier en carton »).

Le mardi 6 octobre, nous avons décidé de rentrer dans l’école pour prendre contact avec la direction. Nous finissons avec insistance par obtenir un rendez-vous avec la directrice administrative et financière de l’école. Celle ci, dans un premier temps nie, mais acculée, elle finit par reconnaître (à demi-mot) l’existence du dispositif dans son école (et donc l’autorisation/collaboration de la direction). Après de longues « négociations » avec elle et son supérieur, et de lourds efforts de leur part de temporisation (pour pouvoir « appeler son contact »), nous finissons, après la sortie des classes, par obtenir l’accès au cagibi. Prenant nos responsabilités, nous décidons rapidement de nous emparer du dispositif par la force. Nous nous rendons alors compte que tout le monde est au courant de sa présence dans l’école. Nous réussissons à sortir rapidement malgré quelques « résistances ». Le kéké de l’école est sorti pour regarder où nous allions afin de faciliter encore plus (et une fois encore), le travail des flics. Nous apprenons par ailleurs que le dispositif était en place depuis au moins la deuxième semaine de juillet 2015.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:18

Les manifestations générées par la crise des ordures se sont étendues et comprennent désormais des revendications relatives à l’élimination de la corruption politique en général

Le mouvement de protestation au Liban qui a commencé comme une manifestation contre la crise des déchets du pays a attiré l’attention pour une autre raison : chose rare, les manifestants dans les rues scandent leurs revendications indépendamment des groupes communautaires/sociaux et des partis politiques.

Le 17 juillet, le contrat du gouvernement avec la société de nettoyage Sukleen a expiré, entraînant la suspension des services de collecte des ordures. Les déchets se sont entassés dans les rues, le soleil brûlant de l’été accentuant l’odeur nauséabonde et des monceaux répugnants obstruant les routes et les carrefours.

Alors que cette crise constitue un des signes les plus évidents de l’effondrement des services de l’État, le mouvement de contestation, en raison d’une participation étendue et variée, a élargi l’éventail de ses revendications à la corruption politique au sens large, aux inégalités auxquelles sont confrontés les nombreux réfugiés et à la situation socio-économique qui accable ce petit pays.

Escalade des manifestations

Le mouvement de protestation n’a que quelques semaines, et la formation de différents groupes a alimenté cet élan, au lieu de le faire capoter.

Le plus connu de ces groupes, le mouvement « You Stink », a été créé par des militants de la société civile en réponse à la crise des déchets début août. Bien que ses membres aient davantage d’influence sur les réseaux sociaux que dans les rues, il n’en restait pas moins le premier groupe à réussir à rassembler un grand nombre de personnes pour manifester. Leur revendication initiale était la démission du ministre de l’Environnement, Mohammed Machnouk, et le traitement de la crise des déchets comme un problème environnemental distinct des autres questions politiques. Ce mouvement insiste sur l’action directe non-violente et sur sa non-participation à l’action politique, de peur de sa récupération par des partis politiques.

Pourtant, les manifestations se sont engagées dans une autre voie lors du weekend des 22 et 23 août, lorsque des milliers de manifestants ont occupé les principales places de Beyrouth. L’élément déclencheur serait le comportement des forces de sécurité libanaises, qui avaient répliqué avec force lors d’une manifestation tenue quelques jours plus tôt. Des vidéos montrant la brutalité de la police sont devenues virales. Selon Moe Ali Nayel, un journaliste basé à Beyrouth, de nouveaux groupes de manifestants ont été mobilisés et ont revu les revendications à la hausse pour y inclure des questions politiques, telles que la « démission de ministres spécifiques, de l’ensemble du cabinet et même le renversement de l’ensemble de la classe politique. »

« Le cadre initial du mouvement You Stink a été remplacé par des appels à la démission du gouvernement », a déclaré Nayel, « mais, par défaut, cette campagne est restée la représentation publique dominante des manifestations. »

Des infiltrés ou une classe ouvrière en colère ?

Les tensions entre les organisateurs du mouvement You Stink et d’autres groupes ont commencé le 23 août. La veille, des milliers de manifestants avaient fait face à la violence policière. Même les médias n’ont pas été épargnés. Selon Joey Ayoub, l’un des organisateurs de You Stink, des retransmissions en direct et des vidéos ont capturé les images de ces violences, prouvant que celles-ci étaient presque totalement unilatérales – c’est-à-dire, du fait de la police.

« Cela a commencé avec des passages à tabac qui ont été suivis peu après par les canons à eau et les gaz lacrymogènes », a déclaré Ayyoub à Middle East Eye. « Vous pouvez clairement nous entendre crier ‘‘silmiya, silmiya’’ [pacifisme]. Il aura fallu attendre plusieurs heures avant que le gouvernement ordonne aux forces de sécurité de cesser le feu. »

Le lendemain, la manifestation sur la place Riad al-Solh a tourné au vinaigre quand de violents affrontements – impliquant notamment des tirs à balles réelles en l’air et des jets de cocktails Molotov – ont eu lieu entre la police et les manifestants. Le mouvement You Stink n’a pas tardé à qualifier les manifestants qui s’étaient engagés dans ces affrontements comme des « infiltrés » et des « émeutiers » et a cherché à se distancer.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:14

Une manifestation contre l'austérité a dégénéré, ce matin à Bruxelles. Plusieurs interpellations sont à signaler et la police a utilisé des canons à eau. La manifestation reste toutefois un succès, avec près de 100 000 personnes dans les rues.

Alors que près de 100 000 personnes défilaient dans les rues de Bruxelles contre les mesures d'austérité du gouvernement libéral du Premier ministre Charles Michel, des échauffourées ont éclaté entre la police et une centaine de manifestants.

Selon le quotidien Le Soir, la réaction des policiers aurait été rapide et plusieurs photos sur les réseaux sociaux montrent qu'ils ont utilisé des canons à eau. Selon un photographe de l'AFP, un policier aurait été blessé lors des heurts. La police aurait rapidement chargé les manifestants et procédé à plusieurs interpellations.

Ces violences surviennent dans le cadre d'une importante manifestation organisée le 7 octobre à Bruxelles et qui entend dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement de droite. Le front syndical commun évoque 100 000 manifestants, quand la police parle de 80 000 personnes. Dans tous les cas, il s'agit d'un des plus importants défilés de ces dernières années en Belgique. Vendredi, un nouveau mouvement social est prévu dans le pays, avec une grève nationale des chemins de fer.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 09:08

L’ US Air Force a bombardé un hôpital en Afghanistan. Massacrant des dizaines (des centaines?) de patients et de médecins.

Nos médias parlent de « tragique bavure ». Alors que bombarder un hôpital est un crime de guerre et que l’ONU parle d’un raid aérien « inexcusable et possiblement criminel ».

Quelle délicatesse de la part de nos médias à l’égard de leurs maîtres : le pouvoir et les grands capitalistes… Mais il est vrai que nous sommes habitués à la novlangue médiatique. Hier France 2

parlait de Poutine en le présentant comme « le maître du Kremlin » alors que Obama avait droit, lui, à un mignon « le chef de la Maison Blanche »…Vous saisissez la nuance…

Au fait imaginez que ce soit la Russie qui ait bombardé l’hôpital afghan….

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:39

Les gros mots, ça n’existe pas. Les gros mots c’est le langage à l’état brut. Il n’existe aucun vrai lexique des gros mots. Tout dépend uniquement du lieu où on les emploie. Je prends un exemple très simple. Dans le langage médical il n’existe que la vulve pour désigner le sexe de la femme. Pour le peuple, à l’origine, c’est le con, la cramouille, la chatte, le minou, qui a donné la minette. Curieux de constater que la minette n’est pas classée dans les gros mots, alors que le minou, quand il désigne la même chose est répréhensible. (Voir Les galettes de Pont Aven, le film de Joël Séria, dont le langage est qualifié de « osé ». A un moment Marielle demande à Jeanne Goupil : « fais-moi voir ton minou »). Ici il faut bien aborder une question essentielle, celle de la différence entre le signifiant et le signifié. On doit cette distinction à Ferdinand de Saussure. Pour schématiser disons que le signifié c’est la chose elle-même et que le signifiant c’est la manière dont on en parle. Oui, je sais, la distinction est superficielle. Mais vous avez très bien compris, ne faites pas les innocents.

A partir de cette constatation, tous les développements sont permis : le bénitier, par exemple, l’autel sacré, pour les amateurs de religion, ou l’abricot fendu pour les amateurs de fruits et légumes (comme le répètent les fayots de la télé : « mangez cinq fruits et légumes par jour ». Ils ne disent pas : « mangez un abricot fendu ». Ca leur arracherait leur gueule, à ces cons !… Céline s’amuse beaucoup avec la craquette, la craquouse, et il s’amuse aussi avec le verbe « enculer » (il faudrait dire : « Sodomiser » traduction officielle de la Bible). Mais Céline ose le verbe « encuguler ». Manifestement, Ferdinand est joueur, ça s’appelle aussi « artiste ». Il admire Rabelais qui a inventé l’expression « faire la bête à deux dos ». Les vrais artistes n’utilisent pas les « lieux communs », pas les « idées reçues ». Sinon Gustave (Flaubert) va se mettre en colère.

Passons à table, maintenant. Et voyons le sexe masculin. Il est désigné par « les parties » mais les artistes sont intervenus très vite, pour embellir les choses, et on a eu « les bijoux de famille », le « service trois pièces ». Sans compter une infinité de synonymes qui ne sont pas des synonymes pour de vrai.

En résumé il faut distinguer (simplification abusive, j’en suis conscient) entre le mot et la chose. Tout dépend, disent les gens bien élevés, de « la situation de communication » où l’on est placé. On n’aborde pas un ministre, par une expression du genre : « comment vas-tu vieille crapule ? » Je trouve que c’est dommage mais c’est une opinion personnelle. Les gens du peuple comprennent par instinct. Dommage que l’on continue de les enculer à longueurs d’émissions de télévision. Il est vrai que les enculés sont souvent volontaires pour l’enculage. Tenez, je vous ai parlé en langage populaire. Ca vous a fait mal ? Non, c’est le lecteur qui pense que ça fait mal, c’est le lecteur vicieux, alors que là j’ai employé les termes vrais. Parler vrai c’est un retour à la simplicité, à la candeur. A l’innocence des premiers âges.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:34
Ca s’est fait comme ça… (Gérard Depardieu)

Gérard Depardieu est un classique de la littérature populaire. Oui, de la littérature. Il n’a écrit que deux « ouvrages » : « Les lettres volées » et un récit autobiographique : « Ca s’est fait comme ça ». En voici un extrait avec les commentaires de mon crû.

« A dix ans je suis dehors. Je regarde un peu entre les cuisses de la voisine, la Memmette, et je me branle la main dans la poche. J’entre dans les cinémas sans payer. Je traîne dans les magasins devant les étalages, une main dans la poche en train de me branler, c’est bon, ça chatouille, et avec l’autre je ramasse ce qui me fait plaisir. Il faut bien manger. J’apprends à repérer les mecs pas clairs, ce regard de curieux, de vicieux. J’apprends à sourire. Si tu ne souris pas, c’est que tu as peur, que tu es perdu –tu deviens une proie. »

Par où commencer ? C’est toujours le même problème, quand on est devant un texte qui sort de l’ordinaire. Un texte qui n’offre pas de prise au langage des gens dits « honnêtes ». Et pourtant il suffit de procéder selon les habitudes apprises.

1 / de quoi ça parle ?

2/ ton du texte ?

3/ explication détaillée ligne par ligne.

4/ conclusion à la fin.

De quoi ça parle ?

D’un errant, qui n’a pas de famille. D’une sorte de marginal.

Le ton du texte : familier, populaire.

Explication détaillée.

1ère phrase et la suite…

Importance de « dehors ». Ce jeune n’a pas reçu d’éducation et ça se voit. A « dix ans je suis dehors ». Toutefois il n’a pas l’air d’en souffrir. On peut comparer avec Rimbaud « Ma bohême ». Plus loin « je traîne » et « je ramasse ». Avant on a eu « sans payer ». En plus il repère des individus (des mecs) qui sont qualifiés de « pas clairs ».

Mais surtout ce jeune homme « se branle ». Il emploie des « gros mots ». Ici un peu de linguistique, c’est nécessaire. On va distinguer entre le signifiant et le signifié. Voir l’article ci-dessus. Il n’y a pas de « gros mots ». C’est le lecteur instruit qui voit des « gros mots ». Ici, Depardieu s’exprime sans préjugés. Il parle selon les mots qu’il a entendus, et qui lui plaisent parce que, pour lui, c’est la seule vérité. Donc, il regarde entre les « cuisses » de sa voisine et il dit qu’il « se branle ». Et il répète ce verbe. Dans le fond, c’est de la naïveté, de la pureté. De la même façon, il trouve naturel « d’entrer au cinéma » sans payer. Depardieu dit qu’il « ramasse » et c’est légitime pour lui. C’est une nécessité, pour les pauvres (« il faut bien manger »). Depardieu apprend à se battre, c’est la lutte pour la vie. Depardieu ne veut pas devenir « une proie ». On notera aussi le tutoiement. Parce que, pour Depardieu les hommes sont tous frères. Par nature. Depardieu est un « bon sauvage », façon Jean Jacques Rousseau. Il a compris ce qu’est « le mythe du bon sauvage » mais pas à l’école, dans la vie de tous les jours.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:25
RAMINAGLOBISH AU POUVOIR

Sir Luc Besson fait délicatement pression sur l’ex-« Young Leader » Fleur Pèlerin (faudra-t-il désormais écrire Flower Pilgrin ?) pour que la ministre de la culture abroge la loi obligeant les producteurs de cinéma à tourner en français s’ils veulent obtenir des subventions d’Etat (et à travers elles, l’argent de ces demeurés de contribuables francophones)… Et si l’Etat-PS – qui ne demande que ça*– restait sourd à ses sommations (hypothèse d’école !), Besson quitterait aussitôt le 93 pour licencier son petit personnel et tourner ailleurs ses futures « superproductions »… Que c’est beau le patriotisme et la dignité humaine dans certains milieux de la « culture »… et du parti « socialiste » !

Relayant le chantage bessonien, M. Leroux, le député PS du 93 (qui est aussi le patron du groupe PS) demande aussitôt, non pas que le 93 soit réindustrialisé pour rendre un vrai travail à chacun, mais que la loi républicaine soit amendée et re-calibrée selon les vœux très désintéressés de M. Besson… Tant pis pour le principe selon lequel la loi est faite pour tous et non pour offrir des privilèges à certains, et surtout, tant pis pour la langue française, cœur de la « personnalité de la France » aux termes de la loi Toubon, que nos « élites » sacrifient derechef au tout-anglais cher au MEDEF et à l’UE atlantique…

Après tout, ce gouvernement ne va-t-il pas prochainement demander au Congrès parlementaire de « désétablir » encore un peu plus la « langue de la République » en ratifiant la Charte européenne des langues régionales et minoritaires ? Qu’importe que ce texte dangereux détricote la citoyenneté républicaine en institutionnalisant l’idée de « minorités » linguistiques, créant une sorte de droit opposable à ne pas parler le français en France ? Cette charte vise-t-elle à promouvoir nos langues régionales, ce patrimoine indivis de la nation qu’il faudrait associer à l’apprentissage du français et non pas opposer à la langue nationale et à l’unité de la République ? Nullement : la « charte » favorisera au contraire les groupes euro-séparatistes qui, de la Bretagne à la Flandre et de la Corse au Roussillon rêvent d’en finir avec la République une et indivisible pour inscrire leur « indépendantisme » médiéval dans le cadre de l’Europe des régions. Au final, qui bénéficierait d’un tel désétablissement du français si ce n’est le tout-anglais patronal qui s’apprête à faire un nouveau bond en avant avec la mise en place annoncée du « Grand Marché Transatlantique » ?

Ainsi procède le Raminaglobish transatlantique : de même que notre peuple est pris en étau entre le Parti Maastrichtien Unique (PS et droite classique) et le « rassemblement bleu Marine », de même notre langue – celle de Molière et d’Hugo, des Lumières et du CNR, excusez du peu ! – est prise en tenaille entre les requins du tout-anglais transatlantique et les piranhas aux dents longues des séparatismes régionaux.

Or non seulement la gauche établie et l’extrême gauche-caviar ne bronchent-elles pas devant cet arrachage linguistico-institutionnel (il est vrai que presque tout l’arc politique hexagonal s’apprête à valider la contre-réforme territoriale en participant aux régionales !), mais le PCF-PGE, qui a tout oublié d’Aragon et de Ferrat, soutient la Charte européenne. Fi des Sans Culottes, l’heure est aux déculottades, qui précèdent les déculottées !

Quant à nous nous répétons que, pas plus que la « collaboration », la résistance ne se divise.

Ne nous laissons pas couper la langue, résistons de tout notre corps, de toute notre langue, de tout notre cerveau !

*Si vous en doutez, demandez à Lady Fioraso, qui a institué l’anglais comme langue universitaire ! – ou à Mister Schrameck, le patron du CSA qui suggère d’insérer dans les quotas de chanson francophone les chansons de « Français » chantant en anglais…

Signé : FLOREAL dans http://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/raminaglobish-au-pouvoir-par-floral/

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:21

C'est à partir de ce samedi 3 octobre 2015 que les services de renseignement français pourront se lâcher et demander en toute légalité au Premier ministre l'autorisation de mettre en oeuvre des dispositifs de géolocalisation, des IMSI catchers, des micros, des caméras, des spywares, des collectes de données sur les réseaux électroniques, et autres boîtes noires riches en algorithmes de détection de terroristes potentiels.

Le gouvernement a en effet publié ce vendredi au Journal Officiel le décret du 1er octobre relatif à la composition de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), qui confirme la nomination de Francis Delon en tant que président de la CNCTR, choisi par François Hollande. Or l'article 26 de la loi sur le renseignement prévoyait que l'essentiel des dispositions de la loi entrent en vigueur "au lendemain de la publication au Journal officiel du décret nommant le président de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement". Demain, donc.

Le gouvernement devra ensuite édicter des décrets d'application, en particulier pour les conditions de mise en oeuvre des boîtes noires dont Francis Delon a reconnu qu'elles seront "une gageure" à contrôler. Mais ces décrets seront classés secret-défense et ne seront donc pas publiés. Pour les mêmes raisons il ne sera pas possible non plus de savoir sur quels réseaux ont été installées les boîtes noires qui collecteront et traiteront quantités de métadonnées pour tenter de détecter des internautes au comportement suspect, qui pourront alors faire l'objet d'une demande d'identification auprès de la CNCTR.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:19

En plus des environ 200 bombes nucléaires étasuniennes déployées en Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Turquie (qui pourraient s’avérer être beaucoup plus nombreuses que celles estimées), et en plus de celles à bord des unités navales étasuniennes dans les ports et dans les eaux territoriales de l’Europe (dont le nombre n’est pas précisé), l’Otan dispose en Europe, selon les estimations de la Fédération des scientifiques américains, de 300 têtes nucléaires françaises, dont 290 déployées (prêtes au lancement), et de 215 britanniques, dont 150 déployées. Selon les mêmes estimations, les USA disposent au total de 4700 têtes nucléaires, dont 1900 déployées. La Russie, de 4500, dont 1780 déployées. Cela signifie que l’Otan maintient 2340 têtes nucléaires prêtes au lancement vingt-quatre heures sur vingt-quatre, face aux 1780 russes.

L’avantage du déploiement USA/Otan consiste dans le fait que des centaines de têtes (plus de 600) sont déployées sur le territoire européen à proximité de celui de la Russie européenne. C’est comme si la Russie avait déployé au Mexique des centaines de têtes nucléaires pointées sur les USA. Rapprochées des objectifs, des armes nucléaires tactiques (comme la bombe B61 qui va être remplacée par la B61-12) obtiennent le même effet que celles stratégiques. Et les missiles balistiques français et britanniques peuvent frapper des objectifs en territoire russe quelques minutes après le lancement, alors qu’un missile balistique lancé depuis le territoire étasunien emploie environ une demie heure. Cela pousse la Russie à déployer dans sa partie européenne des armes tactiques, comme le missile Iskander à double capacité conventionnelle et nucléaire, avec une portée allant jusqu’à 400 kilomètres.

Une utilisation même partielle de cet arsenal effacerait l’Europe de la surface de la Terre. Il suffit de penser qu’une bombe nucléaire de 1 mégatonne pulvérise personnes et choses, fait fondre l’acier et le verre, fait éclater le ciment. Dans un rayon de 3 km, toutes les personnes meurent sur le champ et la destruction est totale. A 7 km environ la chaleur fait fondre l’asphalte des routes, incendie bois et tissus à l’intérieur des habitations. Toutes les personnes à découvert subissent des brûlures mortelles ; beaucoup sont rendues aveugles par l’éclair et perdent l’ouïe par rupture des tympans. A 14 km environ la chaleur est encore assez forte pour provoquer des brûlures au troisième degré. Le plus grand nombre de victimes est provoqué par la retombée radioactive consécutive, dans une aire de 10mille km2 environ. En fonction de l’exposition, les radiations tuent dans des délais de jours, semaines, mois ou années, et portent préjudice aux générations suivantes.

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